Lilith Déesse, et Reine des Vampires et des incubes

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Lilith Déesse, et Reine des Vampires Il fut un temps où les hommes craignaient et respectaient les histoires invraisemblables comme Lilith, Adam et Eve, Lucifer, et Satan, les dragons de toutes espèces, créatures du ciel et de l‟enfer faisant trembler leur cœur. Ainsi les histoires passaient de père en fils à travers les âges turbulents. Parfois un petit garçon jurait voir une ombre volante déployée au delà du mystère des nuages. Par exemple, le dragon du rocher sortait à chaque fois que l'on racontait son histoire afin que celle-ci demeure et que les hommes se souviennent du temps où vivaient ces créatures fantastiques. Les hommes en conservant les histoires dans leurs cœurs se souvenaient ainsi qu'ils étaient humains. Cependant doucement les histoires devinrent légendes et les légendes devinrent mythes car les pères ne les racontaient plus à leur fils ainsi le cœur des hommes se ternit. De moins en moins le dragon sortit car sa survie était inexorablement liée a la foi que les hommes portaient en lui. Hors ceux -ci ne s'attachaient plus qu'aux futilités de l'existence ne contant plus les exploits passés de leurs semblables... La Vie, sa manifestation et son évolution, s'écoulent dans un flot circulaire et répétitif. Cet aspect cyclique de la Nature (semblable à celui du jour e t de la nuit, de l'éveil et du rêve, de la vie et de la mort) s'est peu à peu glissé dans notre vision étroite et linéaire du Temps.

La notion de cycle va alors inspirer de nombreux mythes, mythes qui furent de leurs côtés inspirés par l'astronomie et le mouvement des astres. La distinction entre le passé et l'avenir va alors s'effacer pour laisser place à une vision plus globale du Temps, une vision de l'Éternel Retour pressenti par ces peuples anciens et contemporains, donc d‟aujourd‟hui. L‟histoire mythique de Lilith a commencé avec la Genèse, d‟après la Bible chrétienne et juive (le Tanakh), mais leur version est quelque peu différente. Dieu (ici je parle de « Dieu » au sens propre de la tradition juive, non du Dieu catholique) créa deux humains, Adam et Lilith. Tout allait bien jusqu‟au jour où, inspiré par un esprit maléfique, Lilith tenta de tuer Adam. Alors, Dieu envoya une autre femme, Ève. Adam et Eve eurent deux enfants, Caine et Abel. Pendant ce temps, Lilith devenait de plus en plus puissante parmi les forces des ténèbres, elle tenta encore une fois d‟attenter à la vie d‟Adam pour se venger, mais échoua et mourut en prononçant des malédictions infâmes sur la descendance de son assassin. Caine sacrifia alors son frère pour remercier Dieu pour leur victoire, mais Adam n‟apprécia pas tellement et le chassa de sa maison. Caine implora alors son Dieu et celui-ci eut pitié de son fidèle qui avait fait passer la vénération avant l‟amour fraternel. La divinité répondit aux prières et ouvrit un portail vers son monde (peut-être le Paradis, qui sait?) Là, il offrit une nouvelle vie à l‟exilé, celui-ci accepta et devint un vampire. Ensuite, il retourna sur terre, instruit par Dieu pour utiliser ses pouvoirs à bon escient et de créer d‟autre de sa race. De retour à la maison,

Caine rencontra son demi-frère, Seth, et l‟initia. Après, on ne sait pas trop comment, il eut un enfant, Enoch. Celui -ci voulut avoir un frère et une sœur, alors Caine l‟exauça et créa Zillah et Irad. Zillah et Irad eurent ensemble treize enfants qui fondèrent chacun leurs clans. (voir ci-dessous pour les clans et leurs caractéristiques). Les générations continuèrent ainsi jusqu‟à aujourd‟hui. Plusieurs siècles passèrent et la division commença à régner au sein de la communauté. Il y eut alors des Jyhads (guerres) entre les clans qui anéantissaient presque tous les vampires. Caine fut tué en tentant de ramener la paix et fut enterré sous les ruines de la ville principale des vampires (puisqu‟à cette époque les vampires ne se mélangeaient pas aux humains). La mort de leur père interrompit toutes les Jyhads, mais il était trop tard, tout était détruit. Les survivant allèrent donc vers le reste du monde et se fondirent parmi les humains, maintenant vulnérables aux armes en argent pointues, car la puissance de Caine les avait quittés. Au fil des années, ils oublièrent l`emplacement du tombeau de leur fondateur et leur histoire sombra dans l‟oubli.

Ce fut une période sombre pour les vampires, ils devinrent comme des bêtes, prenant goût au sang humain. Les chasseurs de vampires se mirent alors à l`œuvre et tuèrent leur seul ennemi dans la chaîne alimentaire. Cette chasse se poursuit encore, malgré le fait que les vampires ont repris contenance et ont recréé leur communauté. À la fin des temps, la race vampirique sera détruite par les humains. Ce sera la fin du monde connu, car Dieu verra l‟une de ses races exterminée l‟autre. Caine se relèvera du tombeau et exécutera la Géhenna, l‟extermination de tous ceux qui détruisirent ses enfants. Un autre cycle commencera alors, car Caine revivra. Telle est l`histoire perçue qui croient à l‟existence d‟une autre race intelligente sur notre planète « Terre ». Ne vous effrayez pas, ce n‟est qu‟une légende, la mythologie rien de plus. Il est dit  Lilith, cette mère obscure qui sous diverses apparences, plane à travers l‟espace et les rêves des hommes, à la fois séductrice et envoûtante, vampire ou succube, mais toujours effrayante et frigide. Dotée d‟une imagerie très variée, ce qui nous éclaire sur la notoriété de son caractère de démon, c‟est souvent sous les traits d‟une superbe femme nue, parée d‟une longue chevelure ondoyante, qu‟elle est représentée, une vulve se dessine sur son front, ses jambes prennent la forme de serpents, et pour couronner sa majesté deux ailes lui confèrent un aspect prodigieux. Une autre image de Lilith, est celle d‟une belle femme, coiffée d‟une tiare, aux pieds et aux ailes d‟oiseau rapace, elle est accompagnée d‟une lionne et de chouettes. Dans la magie gnostique, elle est vêtue de noir et assise sur un globe de même couleur, qu‟elle représente une des configurations de la Déesse mère, celle là même qui préside aux plaisirs charnels. Ses qualités de déesse de l‟amour et de la mort en on fait une divinité très conjurée dans la magie sexuelle. De nombreuses incantations retrouvées dans de vieux ouvrages attestent de sa notoriété.

Il est demeuré une invocation à Lilith, qui serait le texte délivré en 1592, par une entité inconnue, à Sir Edward Kelly, l‟assistant de John Dee, celle-ci lui aurait été donnée lors d‟une séance de vision astrale. Le nom même de Lilith représenterait les ténèbres, l‟obscurité : Leila ou Lavlah c‟est la nuit, en conséquence le noir, pareillement à ces nombreuses Vierges Noires, parentes de Lilith, telles Isis, Kali, Sarah la Noire, Marie l‟Egyptienne, dont les lieux de cultes étaient souvent établis sur l‟emplacement d‟anciens sites initiatiques, nous retrouvons là, le lien qui unit les anciennes déesses de vie, de mort, de fécondité et de forces telluriques, bien antérieures au christianisme. Il est vrai que le noir effraie, nous entrons dans le monde obscur, cependant, étudié sous un angle plus symbolique, nous devons admettre que le noir est indubitablement l‟emblème d‟une science secrète, la preuve en est que le noir est la couleur du Grand Œuvre alchimique (l’œuvre au noir) qui représente la phase de séparation et de dissolution de la matière. Pour les alchimistes, ceci constitue la partie la plus délicate du Grand Œuvre, « Elle symbolise les épreuves de l‟esprit se libérant des préjugés ». C‟est avec Agrat, Mahalath et Naamah, que Lilith passe pour être une des mères des démons, elle serait entre autre dans une tradition la mère d‟Ormuzd ou Hormiz, dans une autre légende, c‟est Asmodée, Prince des Démons qui est son fils. Alors que Lilith n‟est presque pas mentionnée dans la Bible, ou même pas du tout, il nous faut consulter le Talmud et le Zohar, pour mieux connaître son histoire, elle apparaît alors sous la forme d‟une créature démoniaque à visage de femme, dotée d‟ailes et portant de longs cheveux. Ainsi la reconnaissent différents passages du Talmud qui parle d‟ « un fœtus ailé comme Lilith », on dit encore d‟une femme qu‟ « elle laisse pousser ses cheveux comme Lilith ». Dans tous les cas, elle est définie comme une créature essentiellement nocturne, c‟est elle, également, que décrit le « Testament de Salomon », (ouvrage grec du troisième siècle de notre ère, dérivé probablement d‟un écrit ésotérique judéo hellénique), elle y est définie comme errant à travers le monde et se présentant sous des dizaines de noms, pour rendre visite aux femmes en couche et s‟efforcer d‟étrangler leur enfant nouveau-né, ce sont par ailleurs ces deux atrocités qui lui valurent sa mauvaise réputation, il était de ce fait pratique courante de protéger les femmes en couche et les nouveau-nés par des amulettes qui fixées aux murs des chambres et au dessus des lits étaient sensées de l‟éloigner.

Il était aussi d‟usage jusqu‟au quinzième siècle, en Europe centrale, d‟éveiller les enfants qui souriaient dans leur sommeil : on craignait qu‟ « ils ne jouent avec Lilith », celle-ci avait la réputation de les emporter avec elle dès qu‟elle les avait séduit. Nous retrouvons dans le Vendidâd (l‟un des livres de Zoroastre), un passage qui serait considéré comme l‟une des bases du mythe juif de Lilith : « l‟homme qui se souille involontairement pendant la nuit, est censé avoir eu des relations avec une succube qui concevra de lui. A moins qu‟il ne récite certaines formules à son réveil, l‟enfant appartiendra aux démons ». Lilith préside également à l‟acte sexuel et dirige les incubes et les succubes, pousse les femmes à jouir de leur corps, et leur donne passions et orgasmes érotiques. Lilith la séductrice assaille également les hommes, qu‟elle provoque à de maléfiques rapports. Voici un texte emprunté à Johann Jakob Schudt qui raconte en 1717 : « Les Juifs de Francfort croient fermement que lorsque le sperme échappe à un homme, il formera de mauvais esprits avec l‟aide de Mahalath et Lilith, mais qu‟ils mourront en leurs temps. La semence que répand à terre la masturbation, féconde Lilith et lui engendre des fils ». Les récits concernant ces créatures étaient très fréquents au Moyen-âge et à la Renaissance, et l‟on estimait couramment que les tentations physiques et les satisfactions qu‟elles offraient aux hommes imprudents entraînaient ceux-ci dans le monde obscur de la sorcellerie. Cette crainte des succubes a été omniprésente jusqu‟au vingtième siècle, l‟exemple le plus marquant étant sans aucun doute celui d‟Huysmans, celui-ci était allongé sur son lit, il fut alors réveillé, victime d‟un rêve érotique très intense, il eut juste le temps d‟apercevoir un succube qui s‟évanouissait dans les airs.

Le désordre de ses draps, l‟empreinte qui s‟y dessinait, le convainquirent de la présence physique du démon qui avait passé la nuit à ses côtés. Dans la démonologie occidentale, Lilith est la Reine des Striges, ces démones vampires, ailées, munies de serres de rapaces, qui attaquent les hommes et les détruisent après leur avoir procuré des plaisirs érotiques, au Moyen Age, l‟image de la Strige était synonyme de Goule et de sorcière, celles-ci étaient accusées de faire disparaître les enfants et de les tuer dans le but d‟utiliser leur chair et leur sang pour la confection de philtres et de maléfices. Néanmoins, la légende qui a engendré un véritable « Mythe de Lilith » est la traduction d‟un passage du livre kabbalistique nommé « L‟Alphabet de ben Sirah », ouvrage datant du onzième siècle. Voici les éléments mythiques auxquels fait appel l‟alphabet de ben Sirah (J. Bril) : 

Les incubes sont des démons mâles qui aiment rendre visite aux femmes la nuit, tandis que les succubes sont des démons femelles qui adorent abuser des hommes quand le soleil se couche. Ces créatures maudites utilisent la chair et le sang des enfants pour leurs potions maléfiques. Ils veulent absorber notre puissance psychique et notre énergie vitale, afin de nous dominer et d’envahir notre monde! Ils sont en quelques sorte les ancêtres des vampires… Il faut savoir que les démons, comme de nombreuses autres créatures, existaient bien avant nous ! À l’origine de tout cela : Lilith, la mère de toutes les démones.

Lilith déesse de l’Enfer

La légende commence pour ainsi dire par une querelle entre le mari et sa femme. En effet, Lilith aurait été la première femme de la création, bien avant Ève. S’estimant être l’égal d’Adam, elle refusa de se soumettre à lui et le couple commença à se disputer sérieusement. Désespérée, Lilith implora Dieu en hurlant son vrai prénom, ce qui était totalement interdit!
Soudain, des ailes lui poussèrent et elle s’enfuit loin du paradis.
Adam supplia Dieu pour que sa femme revienne auprès de lui. Dieu lança trois anges à sa poursuite : Samengelf, Sinwy et Sinsinwy.

Ils la trouvèrent sur les rives de la Mer Rouge, en galante compagnie avec des démons. Lilith refusa de suivre les anges au paradis, affirmant qu’elle appréciait ces nouveaux plaisir de vivre dans le péché!
Lilith jura en outre qu’elle utiliserait les humains pour engendrer d’autres démons ( incubes et succubes). Les anges la menacèrent alors : chaque jours, cent de ses fils, parmi ses très nombreux enfants, mourront.
Lilith pense alors se suicider en se noyant dans la Mer Rouge.

Attendris par la démone, les anges lui proposèrent un pacte : elle aura tous pouvoirs d’une part sur les nouveau-nés (pendant 20 jours après leurs naissance pour les filles et 8 jours pour les garçons) et d’autre part, sur les enfants nés en dehors du mariage à conditon qu’elle ne pénètre jamais dans une maison où seront posées des amulettes à l’effigie des trois anges.
Un jour, Samaël, le maître des anges déchus, rencontre Lilith qui se lamente de son sort. Il est attristé par sa peine et en tombe profondément amoureux. Lilith a ce qu’elle voulait, car en se mariant avec Samaël, elle devient la reine des Forces des Ténèbres (la Reine de Saba) et acquiert ainsi, encore plus de pouvoirs.

Les démons sont parmi nous

C’est ainsi que Lilith est devenue la reine de toutes les succubes et de milliers de créatures démoniaques comme les Stryges (le visage d’une femme, de très longs cheveux noirs, des ailes et des serres de rapaces) ou les Lamies (femmes-monstres à queue de serpent).
Quand elles ne vont pas à la chasse à l’homme, les succubes vivent la plupart du temps sous terre. Lilith et ses progénitures épient les humains quand ils sont amoureux et si ceux-ci ne sont pas vigilants, elles peuvent en profiter pour séduire l’homme ou la femme. Dans les deux cas, l’enfant qui naît, appartient alors définitivement aux démons.
Car vous ne devez jamais oublier que Lilith, comme toutes ces âmes damnées, est une grande séductrice. Désirant obsessionnellement séduire et dominer les humains, les succubes se présentent toujours sous leurs meilleurs attraits et les incubes ont souvent les traits de très beaux jeunes hommes.
La nuit, vous pouvez les croiser dans des lieux où les humains font la fête et profitent de la vie, car ils savent que les mortels sont alors plus faibles et facilement corruptibles.

Les enfants du Mal

Mais alors, que devient celle ou celui qui naît de l’accouplement d’un(e) démon(e) et d’un(e) mortel(le) ? On dit souvent que la plupart des sorcières et sorciers feraient partie de ces rejetons et que l’Antéchrist lui-même serait le fruit de cette infecte union. Mais le plus célèbre de ces «bâtard de l’enfer» serait le grand Merlin en personne…

Le Manuel du Vampirisme Energétique
Par le Grand Magister Hagur du Temple d’Atazoth
Edition Satsang
© Mars 2011 Ŕ Grand Magister Hagur, Gand, Belgique


Fetes de la toussaint fête paienne celtique Samahain nouvel an druidique

Queen initiation

Samain, la fête des calendes d’hiver, Samonios.

 Samhain

C’est le Sabbat de Mort et de repos. La récolte finale a été faite. Le pays et les créatures se préparent pour le sommeil de l’hiver. Le Dieu, Seigneur de la Chasse Sauvage, est revenu de la Mort à Mabon pour réclamer la Déesse en tant que Reine de l’Autremonde, il escorte à présent la Déesse dans le monde souterrain afin de régner sur le pays de l’été. Pendant une courte période, le voile entre ce monde et l’autre monde devient fin et nous pouvons rendre visite à nos ancêtres et apprendre d’eux. Le Sombre Seigneur, l’initiateur a accompli sa quête héroïque et règne sur le pays du repos .

L’histoire place le début du mois Samonios au premier quartier de Lune le plus proche du 1er novembre. On parle aussi des " tri nox samoni ", les trois nuits de Samonios qui se tenaient vraisemblablement au milieu du mois de Samonios.

Aujourd’hui généralement, cette fête est célébrée le 1er novembre ou le 31 octobre au soir.

Pour certains groupes druidiques la période qui commence à Samonios est placée sous le signe de la Terre et des énergies de la nouvelle Lune.

Dans la tradition ancienne , Samhain est un des moments où les portes entre le monde des vivants et l’autre Monde ( Sidh – prononcer shii) s’ouvrent pour laisser passer les âmes des ancêtres qui trouvent ainsi temporairement le chemin vers leurs anciennes demeures, les champs, les routes…Nuit où les fées et les fantômes sont omniprésents. Amicaux pour les uns inquiétants pour les autres.

Samhain est donc la fête où l’on honore les morts et tous les Dieux de la tribu.

Samhain se situe entre la nouvelle année et l’année qui se termine. En ce sens les nuits de Samhain se situent en dehors du temps ou dans un temps sacré. Le temps est « levé », suspendu et il devient possible de communiquer « hors du temps ». En particulier avec ceux qui nous ont précédés.

Samhain c’est encore une fête d’obligation. Nul ne pouvait s’y soustraire sous peine des pires ennuis. C’est donc une fête trifonctionnelle.

Du fait de la proximité de l’autre monde, Samhain est aussi le moment de toutes les magies, de la divination en particulier mais c’est aussi le moment de payer ses dettes, ses gages, ses loyers. (Samhain est le jour où les Némédiens doivent payer les deux tiers de leur blé, vin et enfants aux Fomores)

Samhain est la fête qui met fin à la période d'activité militaire. Contrairement à Beltaine qui ouvrait la porte aux guerres, campagnes, razzias…

Pour la classe des producteurs, c’était le moment où l’on abattait une partie des troupeaux avant l’hiver et où mettait la viande à saler pour la conserver. Les dernières récoltes devaient être engrangées. Samhain était un temps de transition entre un mode de vie « extériorisé », actif et un mode de vie plus intériorisé, période de repos et de repli autour du foyer.

En Irlande encore se tient un banquet ayant pour objet de renouveler les liens du souverainavec la Terre. C’est le festin de Tara: " Viande bière, andouille, c'est ce qui est dû à Samain. Feu de camp joyeux sur la colline, lait baratté, pain et beurre frais".

Ceci symbolisait le renouvellement de l’ordre sacré des choses face aux forces entropiques.On allumait également un feu, près du « centre symbolique » du royaume et tous autres les feux étaient éteints puis rallumés à partir de ce feu sacré.Ces feux étaient l’objets d’offrandes et de prières en remerciement des bienfaits accordés au cours de l’année passée et en même temps pour que le cycle à venir soit propice.

En Irlande, c'est à Samhain que le Dagda (le dieu " sage et droit " qui porte aussi le nom d'Eochu Ollathir Ruadrofessa) s'unit à la déesse Morigu, reine des spectres et des enfers, laquelle, un an avant la bataille de Mag Tured, lui donna les indications pour détruire les Fomore.

" Recoupée en Gaule par le Samonios du calendrier de Coligny, Samain est aussi la fête la plus importante puisqu'elle jouxte deux mondes et deux années : elle est le moment privilégié où le monde humain communique avec le sid parce qu'elle n'appartient, ni à l'année qui se termine ni à celle qui commence. Elle est à la fois la récapitulation de l'été (sam) par jeu paronymique en même temps que le début de l'hiver, fête de la grande divinité souterraine sous ses deux aspects, sombre et clair " (Guyonwar’ch)

Les rituels de Samonios se font le reflet de tout ceci.

La proximité des ancêtres est recherchée, ils sont invités à partager la fête des vivants, et aussi à partager leur sagesse. On leur accorde généralement une place au nord ouest du cercle de façon à ce qu’ils puissent partager la cérémonie et le « festin » qui l’accompagne.

Cette cérémonie est la plus intime, la plus intériorisée sans doute pour de nombreuses clairières et bosquets.

300 ans avant J.-C., une société secrète de prêtres tenait sous son emprise le monde celte. Chaque année le 31 octobre, ceux-ci célébraient en l'honneur de leur divinité païenne Samhain (ou Samain), un festival de la Mort des prêtres se déplaçant de maison en maison, réclamaient des offrandes pour leur dieu et exigeaient parfois des sacrifices humains. En cas de refus, ils proféraient des malédictions de mort sur cette maison, d'où le "trick or treat", malédiction ou présent (cadeau), pour être plus clair: une offrande sinon la malédiction.

Pour éclairer leur chemin, ces prêtres portaient des navets évidés et découpés en forme de visage, où brûlait une bougie faite avec de la graisse humaine de sacrifices précédents. Ces navets représentaient l'esprit qui allait rendre leurs malédictions efficaces.Au 18ème et 19ème siècle, quand cette coutume est arrivée aux Etats Unis, on a remplacé les navets d'origine par des citrouilles. Le nom donné à l'esprit qui habitait dans la citrouille était "Jock", qui est devenu "Jack" qui habite dans la lanterne, d'où le nom "Jack-o-lantern".

Le mot Halloween vient à l'origine de "All Hallow's Eve": veille de la Toussaint. Et on est tenté d'associer à cette fête à la tradition chrétienne. En réalité, les origines de Halloween sont complètement païennes et n'ont aucun rapport avec cette fête religieuse.

Aujourd'hui, dans le monde entier, Halloween est la fête la plus importante pour les satanistes. Le 31 octobre est le nouvel an du calendrier des sorciers.

Le "Word Book Encyclopédia" affirme que c'est le commencement de tout ce qui est "cold, dark and dead" (froid, noir et mort).De nos jour encore, les satanistes pratiquent des sacrifices humains, cette nuit là, aux Etats Unis et en Australie.Quand nous voyons des enfants faire du "trick or treat" et réclamer des bonbons de maison en maison, cela parait inoffensif et amusant, mais n'êtes-vous pas entrain de les associer, sans en être conscients, à un bien sombre rituel ?

Pour les parents de jeunes enfants, un aspect supplémentaire de l'invasion de l'occulte dans la culture doit être abordé au sujet d'Halloween.

N'imaginez pas que ce jour particulier n'a rien à voir avec le satanisme. Vous serez certainement surpris, en apprenant comment, le 31 octobre, est devenu un prologue pour nous amener à accepter l'occulte. Que vous le croyez ou non, Halloween est devenu le jour du diable, rituellement reconnu par quelques adorateurs de Satan et quelques groupes occultes aux USA (il prend racine aussi chez nous).

Quels sont les faits à propos d'Halloween? Est-ce le moment d'invoquer la vieille prière de la Cornouaille, "Bon Dieu délivre-nous des goules, des fantômes, des bêtes à longues pattes et qui cognent dans la nuit"?

Regardons un instant l'histoire d'Halloween.

Le prédécesseur chrétien d'Halloween, la Toussaint des catholiques romains, était célébrée à l'origine en mai et non le 1er novembre. En 308, l'empereur romain Constantin apaisa la population des territoires païens, nouvellement conquis, en leur accordant le droit de conserver leur ancien rite du Jour de Samhain, parallèlement à la dernière fête fixée, la Toussaint. Le panthéon de Rome, un temple construit à l'origine pour adorer une multitude de dieux, fut converti en église. Pendant que les chrétiens célébraient leurs saints disparus, les païens dédiaient la nuit précédente à Samhain, leur "seigneur de la mort"

Le sabbat des sorcières

Le choix du 31 octobre n'est pas une coïncidence. Le 31 octobre est l'un des quatre plus importants sabbat des sorcières, les quatre jours "cross-quarter" du calendrier celtique. Le premier, le 2 février, populairement connu comme le jour du "ground-hog" en l'honneur de Brigit, la déesse païenne de la guérison. Le deuxième, un jour férié de mai nommé Beltane signalait le temps des plantations pour les sorcières. Ce jour-là, les druides exécutaient des rites magiques, pour favoriser la croissance des récoltes. Le troisième, un festival des récoltes en août en l'honneur du dieu Soleil commémorait celui qui brille, Lugh. Ces trois premiers jours "cross-quarter" marquaient le passage des saisons, le temps de planter et le temps de récolter, de même que le temps de la mort et de la résurrection de la terre.

Le dernier, Samhain, marquait l'arrivée de l'hiver. A ce moment-là, les anciens druides exécutaient des rituels dans lesquels un chaudron symbolisait l'abondance de la déesse. On disait que c'était un temps de "betwixt and between", une saison sacrée empreinte de superstition et de conjurations spirites.

Pour les druides, le 31 octobre était à l'origine la nuit où Samhain revenait avec les esprits des morts. Ces derniers devaient être apaisés; c'est pourquoi il fallait traiter avec eux sinon les vivants seraient trompés. D'immenses feux étaient allumés, sur les sommets des collines, pour effrayer les mauvais esprits et apaiser les puissances surnaturelles qui contrôlaient les processus de la nature. Plus récemment, les immigrants européens, plus particulièrement les Irlandais, son à l'ogine d'Halloween en Amérique. A la fin du 19 ème siècle, leurs coutumes étaient devenues célèbres. C'était l'occasion de renverser des cabinets extérieurs, d'infliger des dommages aux propriétés et de se permettre des fourberies qui n'auraient pas été tolérées à d'autres moments de l'année.

Aujourd'hui, Halloween est un jour faste pour les marchands. C'est une nuit au cours de laquelle des personnes décentes deviennent des exhibitionnistes effrontés. 60% de tous les costumes pour Halloween sont vendus à des adultes. Le 31 octobre, une personne sur quatre, dont l'âge s'échelonne entre 18 et 40 ans, portera un déguisement d'Halloween. Pour les personnes ayant des pouvoirs psychiques, les voyants et pour ceux qui se disent visionnaires, c'est la période la plus occupée de l'année. Les éditeurs de livres sur des sujets classés entre astrologie et sorcellerie indiquent une forte augmentation des ventes. Salem, une ville du Massachusetts, siège de la sorcellerie américaine, célèbre maintenant un "événement hanté", lors d'Halloween, pour prolonger sa saison touristique d'été.

 Les symboles sataniques

Les pratiques traditionnelles, associées avec Halloween, sont facilement identifiables à l'occulte. Le "Jack o'lantern" est tiré d'une légende, dans lequel un homme célèbre, nommé Jack, fut chassé à la fois du ciel et de l'enfer.

Contraint d'errer sur la terre comme un esprit, Jack mit un charbon ardent dans une rave évidée pour éclairer son chemin dans la nuit. Ce précurseur (qui devint une citrouille) symbolisait une âme damnée. Les couleurs orange et noire peuvent aussi être reliées à l'occulte. Elles étaient en rapport avec les messes commémoratives pour les morts, qui avaient lieu en novembre. Les bougies en cire d'abeilles, habituellement de couleur écrue, étaient oranges lors de la cérémonie et les cercueils du cérémonial étaient couverts de draps noirs.

Autres liens évidents qu'Halloween a avec l'occulte

  • Les costumes et déguisements d'Halloween sont issus à l'origine de l'idée des druides celtiques qui prétendent que les participants au cérémonial devaient porter des têtes d'animaux et leurs peaux, afin d'acquérir la force de la bête qu'ils représentaient.
  • "Trick or treat" est tiré d'une légende de la tradition irlandaise, selon laquelle un homme conduisait une procession pour prélever des contributions chez les fermiers, de peur que leurs récoltes ne soient endommagées par des démons.
  • "Dunking for apples" venait d'une ancienne pratique pour connaître l'avenir. Le participant, qui réussissait à attraper entre ses dents une pomme se trouvant dans un tonneau plein d'eau, pouvait espérer une romance, couronnée de succès, avec l'être aimé de son choix.
  • Des chats représentaient des humains incarnés, des esprits malveillants ou des "amis intimes" des sorcières.
  • Les noisettes étaient utilisées dans la divination romanesque. Une partie de ce qu'on mange, lors d'Halloween, contenait des objets, mis à l'intérieur des aliments, comme moyens de dire la bonne aventure.
  • Les masques ont, traditionnellement été des moyens animistes pour se protéger d'une manière superstitieuse des esprits mauvais ou pour que celui qui le porte puisse changer de personnalité, afin de communiquer avec le monde des esprits.

La fête d'Halloween a d'autres aspects négatifs, à côté de son arrière-plan païen, enraciné dans la sorcellerie, et son accent mis sur le diable.

  • L'obscurité . Quelques vandales sont plus intéressés à jouer des farces que d'obtenir des gains. Certains parents craignent qu'un criminel dément distribue des bonbons empoisonnés ou des sucreries contenant des épingles ou des lames de rasoir. Il y a aussi le danger que des chauffeurs ne voient pas des enfants costumés se promenant dans les rues mal éclairées. De telles associations ne suggèrent toutefois pas qu'un parent autorisant les célébrations d'Halloween collabore avec le diable. Toutefois, ce sera difficile de trouver une vertu positive à Halloween. Son symbolisme inclut des démons, des fantômes, des sorcières, la mort, l'obscurité, des squelettes, la peur, l'horreur et la terreur.

Les chrétiens font face à la problématique d'Halloween

Aux USA, certains groupes, luttant contre Halloween et l'occultisme, ont supprimé avec succès les célébrations de la fête d'Halloween dans les écoles publiques. Récemment, un ministre d'Arkansas a intenté un procès fédéral et a demandé que le satanisme, via les pratiques d'Halloween, ne soit pas toléré dans les écoles publiques, vu que la prière y est interdite. Le révérend Ralph Forbes considérait le diable comme l'accusé.

Une mère, qui mena un combat similaire pour retirer la fête d'Halloween des écoles publiques, a dit qu'elle n'avait rien contre le fait que ce jour soit considéré comme un festival automnal où les enfants se costument en personnages de l'histoire américaine, mais elle s'insurgeait contre le fait qu'on mette l'accent sur le côté obscur de ce jour. Selon ses termes, "si le principe de l'esprit de secte a retiré les fêtes de Noël des écoles, pourquoi ne retire-t-on pas aussi Halloween? Si on ne peut pas honorer Dieu, pourquoi honorer le diable ?" Des opposants à de telles tentatives de censurer Halloween disent que ce n'est pas une célébration religieuse et que les détracteurs d'Halloween sont des rabat-joie dont l'imagination débridée prive les enfants de plaisir.

Ne tarde-t-on pas de réaliser une évaluation plus sérieuse concernant la veille de la Toussaint? Demandez-le au refuge pour chats perdus de Chicago. Lors de chaque fête d'Halloween, il rapporte que des recherches au sujet de chats noirs disparus augmentent. Craignant que les félins aient été utilisés, lors de rituels sanguinaires, par des sorcières improvisées, la société contre la cruauté envers les animaux a déclaré les chats noirs indisponibles pour l'adoption, durant la saison d'Halloween

Dans notre monde contemporain, où le mal d'origine satanique est plus que réel, plusieurs pensent que c'est le moment d'épurer Halloween de ses éléments peu recommandables. Ils ressentent qu'une interdiction des observances officielles d'Halloween avertiraient les parents et les enfants et qu'ils comprendraient que la symbolique occulte d'Halloween célèbre des puissances spirituelles obscures et dangereuses. Les parents pourraient au moins centrer les activités familiales sur des amusements sains. Ils pourraient faire une fête, mais refuser que des costumes soient en rapport avec le mal. Par exemple, quelques églises célèbrent la Toussaint en habillant des enfants à la manière des saints de la Bible ou de l'histoire.

"Les enfants ne sont jamais trop jeunes pour apprendre qu'un jour ne doit pas être dédié au diable"

Traduction: Carol Voumard et Pierre-André Perrin
Tiré de "Satanism - The Seduction of America's Youth" de Bob Larson
Cité de "Jeunesse Libérée" n°170, avec autorisation