Le New Age : Ou comment déconnecter la forme d’énergie la plus puissante des hommes

743af6476a84409d236dc7db7d33a251

LE NOUVEL AGE : UNE PRIERE FIXEE SUR L’HOMME

"La prière est la forme d’énergie la plus puissante que l’on puisse susciter, une forme aussi réelle que la gravitation universelle" (  Alexis Carrel ). " La matière y apparaît elle-même comme un tissu de vibrations, un tissu de radiations, un tissu de lumière"… De sorte que le Nouvel Age utilisera la prière dans un système mystique qu’on peut appeler " spiritualité ou mystique des énergies".
            Il ne s’agit pas tant de se relier à Dieu, ni de communier aux grâces du Rédempteur, que d’une nostalgie de retour aux plénitudes originelles de l’homme. La référence aux mythologies brahmaniques de l’homme primordial reste sous-jacente à cette mystique de prétention au retour à l’état de grâce originelle.
            D’après H.von GLASENAPP ( Brahma et Bouddha ), l’antique image du monde indique " que les premiers hommes avaient l’aspect d’êtres lumineux rayonnants, leurs corps étaient un plasma spirituel… ils ne possédaient point de sexe. La joie était leur seule nourriture ; ils planaient au-dessus des eaux. Petit à petit la terre se forma comme la crème se rassemble à la surface du lait ; ils prirent l’habitude d’en manger : leur organisme glissa ainsi de la transparence à l’opacité et ils perdirent l’habitude d’émettre des rayons de lumière".

La NOSTALGIE DU PARADIS PERDU : expulsion du Salut par le Christ

A l’envers du conseil de Jésus : "celui qui regarde en arrière, ayant mis la main à la charrue, est impropre au Royaume des Cieux", le Nouvel Age propose une dynamique de prise de possession des pouvoirs adamiques perdus. Comme toute nostalgie, elle recherche le "Bien" dans le "Beau" et dans "l’Harmonie". Cette confusion entre Beauté et Bonté est sa première erreur ( les créatures les plus belles ne sont pas les meilleures ! ).
            De plus, la nécessité du Salut par le Christ, dynamique de mort et de résurrection par la grâce, est totalement perdue : le Nouvel Age accroche tout ce qui est beau et bon à la fois : compassion, bonté diffuse, guérisons extraordinaires, impressions sensibles du divin ou du sacré, saveur, chaleur et lumière intérieures, mais contourne de son mieux les trois colonnes du Christianisme que Saint Jean Bosco et Saint Pie X ont récapitulé à travers ce que nous appelons avec eux "les TROIS BLANCHEURS" ( la Vierge Marie, les Sacrements et l’Eucharistie, l’Eglise Apostolique )  car Marie, Jésus-Hostie et le Pape témoignent trop ouvertement l’impossibilité pour l’homme de se sauver tout seul et par lui-même.

Les VOIES CONCRETES DE LA SPIRITUALITE DU NOUVEL AGE

- Les méthodes de méditation, à travers les postures ( empruntées généralement au yoga ), le contrôle du souffle ( pranayama ), le retrait sensoriel ( se "débrancher" de l’emprise de tout objet ou personne extérieurs ), permettent de saisir en soi " le corps subtil " pour localiser et structurer l’énergie de la personne. Cet éveil et maîtrise de l’énergie va faire du corps subtil la partie essentielle de l’individualité, remplaçant ainsi la dignité de la Personne dans l’union substantielle de l’âme et du corps. 

- Les capacités de concentration accentuées par exaltation du système organo-végétatif, ouvrent la voie à " l’élargissement de la conscience ", la réalisation de "soi" ( trouver " une unité " en soi, une certaine paix ), la rencontre de la conscience universelle à travers cette unité ( l’universalité des créatures ), l’assimilation magique au cosmos, à la divinité causale qui règne maternellement, ou au " principe non manifesté ".

- Cette excitation méthodique met le corps subtil au dessus des sens externes, l’Imaginaire devant la Raison, provoquant ainsi des sortes d’extases, avant que l’esprit et la chair ne soient suffisamment purifiés pour les maîtriser effectivement : le Nouvel Age met ici la charrue avant les bœufs , c’est une technique d’Inversion : Recueillir les fruits de l’oraison divine sans prier Dieu !

- Les moyens utilisés : auto-hypnose ( sons, mantras indéfiniment répétés ), développement de la chaleur interne, pénétration des rêves, sentiment d’élévation, lévitation corporelle, maîtrise des transmissions télépathiques, régressions et réminiscences, sorties astrales métapsychiques etc.. ,  sont finalisées par une recherche " d’auto réalisation " : les forces "divines" cachées en nous, réutilisées, sont en sympathie avec les "forces divines" qui donnent l’unité à l’univers. On devient Maître de Soi, Dieu de l’univers, l’idéal du Surhomme apparaît à l’horizon du réalisable !


CE QUI MANQUE CRUELLEMENT AU NOUVEL AGE

        
C’est essentiellementl’humilité.Malgré le désintéressement et l’austérité, la pauvreté intérieure ( avec ses qualités de service désintéressé, de don total de soi, de sens du péché et de la faute ), la croix et la souffrance à assumer et à aimer fidèlement, le réalisme du jugement d’existence, sont très curieusement évacués. Le sens de l’Adoration au Créateur, de la Contemplation de la Vérité en Dieu, du sacrifice de tout par amour au Père de la Vie, sont mis entre parenthèses. Enfin, les trois Blancheurs : supplication et confiance à la Vierge Marie, accueil des Sacrements, Ecoute de la Doctrine Apostolique, sont perçus comme autant de voies restrictives et contraignantes.

Les GROUPES DE POINTE DU NOUVEL AGE

         -
D’abord les groupes d’auto expérience ( origine : Elisabeth K.ROSS ), à partir de l’observation de l’approche de la mort ( " La vie après la vie " du Pr. MOODY ) :  il s’agit d’aider les malades à mourir ( techniques d’accompagnement en soins palliatifs ), les vivants à accepter leurs blessures et leurs deuils, en faisant remonter ces brisures profondes à la surface….   Deux sortes de méthodes : dynamique de groupe thérapeutique où tout est permis sauf l’agression directe d’autrui d’une part, et/ou enveloppement de lumière cosmique pour y déposer toutes les énergies négatives.

            - Les groupes thérapeutiques ("énergo-cristal" par exemple ) où la guérison passe par le mouvement des sons et des couleurs perçues dans le "corps subtil", par un jeu de purification et de maîtrise  des vibrations des centres corporels.

            - Les techniques de régression ou de réminiscence ( Patrick Drouot par exemple ) : par dédoublement et refuge dans "un être de lumière", le malade revit dans une soi-disant "vie antérieure" l’origine de sa névrose ou psychose. Revenu en son corps, les troubles du comportement ont disparu…

            - Les groupes de prière "christiques" ( ex. Maguy LEBRUN, ou les groupes I.V.I. d’Yvonne …), ordinairement pour ne pas dire toujours réincarnationnistes, permettant de puiser les "énergies positives du Christ", la "conscience christique universelle". Le Nouvel Age captera, par exemple, même à travers l’Eucharistie, non la Communion à Son Corps  réellement présent, mais les forces et énergies qu’il rayonne. Au lieu de se donner à Jésus, au Seigneur, on réutilise ces forces. Ou, à travers la récitation scandée et insistante du rosaire marial, on ne pénètrera pas dans le monde fécond et surnaturel de la Présence de la Mère immaculée de Dieu, mais on puisera les énergies qui se dégagent de ce mantra marial collectif, sans se laisser toucher par la vivante pénétration de la grâce personnelle qui est la sienne…

            - Notons ici que la Réincarnation, transmigration des âmes, est une erreur condamnée par le Christ Jésus, notre Seigneur, par l’Ecriture et la Doctrine de la Foi. L’esprit de l’Antéchrist, mystification universelle, devra être clairement démasqué dans ses séductions et ses mensonges.

            - Les programmes d’entreprise pour leurs employés, de manière à les orienter, sous prétexte de réveil de leur potentiel personnel, vers les doctrines du NOUVEL Age : par exemple ce programme d'enseignement enregistré sur vidéo-cassettes qui s'intitulait "la pensée du Nouvel Age" mais qui vient d'être rebaptisé "L'investissement par excellence". Cours utilisé par la CIA, US Air Force, la Nasa, Général Motors ... qui est obligatoire pour les cadres. Exemple du contenu:  "Tout le monde a un potentiel infini de développement" …
"on nous a trop longtemps dit que si nous ne croyons pas nous irions en enfer ... il est temps de cesser de penser de la sorte". ( Les dieux du Nouvel Age, C. Matrisciana p 147)
            - Les stages visent très particulièrement les personnels de la santé, ils sont souvent obligatoires …pour introduire les infirmières, et personnels médicaux à l’occultisme en Médecine : On s’y réfère de plus en plus aux techniques de concentration hypnotique, au biofeedback, à la méditation et à l'imagination guidée.  Le Service National de Santé anglais recommande la Méditation transcendantale pour réduire le stress et apprendre à vaincre la douleur. Le psychologue sera formé insensiblement à être une forme occidentale de guru mettant sous sa dépendance motrice ceux qui s'adressent à lui :  Guérison par la visualisation, pensée positive, imposition des mains, hypnose ...
Le courant général est de soigner l'individu de façon holistique, globale, entière, en accord avec l'environnement, le cosmos. Pour cela on fait appel à des "médecines" dites parallèles dont certaines s'appuient plus sur la philosophie hindoue ou chinoise que sur les données vérifiables de la science. Toutes ces pratiques font intervenir la même "énergie" sous des titres différents:
Le Prana (le souffle) dans l'hindouisme, le Ch'i dans le Taoisme et la médecine chnoise (acupuncture), l'infus selon Palmer fondateur de la Chiropraxie, l'énergie vitale selon Hahnemann fondateur de l'homéopathie, ou le bioplasme selon les parapsychologues soviétiques ..

            - Sans oublier la réforme des méthodes éducatives dans les écoles publiques, à l’insu des parents : les écoles laïques deviennent le vecteur où l'on propage un enseignement religieux hindou sans que les parents puissent en mesurer les conséquences dans la déstructuration de l’autonomie et du sentiment du moi de leur enfant:Yoga , arts martiaux, méditation, livres de magie… ; depuis l’embrigadement obligatoire dans l’identification aux démons de Halloween, les prêtres qui confessent les petits enfants découvrent leurs aveux inavouables et horrifiants sur leurs combats continuels contre le blasphème et vociférations contre Dieu, phénomène généralisé inconnu chez nos enfants pendant des millénaires !!
Un article intitulé "Religion pour un Nouvel Age" indique : "les enseignants qui perçoivent avec justesse leur rôle en tant qu'apôtres d'une nouvelle foi doivent gagner la bataille pour l'avenir de l'humanité qui va se jouer dans les salles de classes des écoles publiques... La salle de classe doit devenir et deviendra l'arène d'une lutte entre l'ancien et le nouveau - le corps pourrissant du christianisme ... et la nouvelle foi humaniste."( Les dieux du Nouvel Age, C. Matrisciana p 141)
 


PREPARER L’UNIFICATION DU MONDE  :  " le MAITREYA"

            - Les Evêques de France ont mis en garde contre cette immense manœuvre ayant pour but de préparer le règne mystérieux du "dernier bouddha", de la "réincarnation du Christ" , pour la transformation de la conscience universelle.

            - Pour atteindre cette "conscience", des regroupements  et réseaux de pensées et de prières "positives" sur toute la surface de la terre ont été mis en place, des mots d’ordre reliant les corps et les esprits ont été prévus pour réunir l'énergie de milliers de personnes en même temps et favoriser la production "de ce saut quantique" : ... mais "le saut" n'est pas encore venu...

... En 1986 "la Première Course Autour de la Terre" a été organisée : on a porté une torche autour de la terre de manière à la ceinturer de cette énergie universelle...... Plus tard, le 31 décembre 1986, "La Seconde de Coopération Mondiale" a été programmée et on a attendu "la Pentecôte Planétaire", mais elle n’est toujours pas advenue...

... En 1987, "la Convergence Harmonique" fut organisée, avec 144,000 réunions dans des tours sur des places antiques sacrées de l'Inde... Des monuments cristallisateurs d’énergie mondiale ont été placés en des lieux harmonisés en toile autour du globe, et dans les cités… Voir par exemple le livre étonnant : "la Rose de Notre Dame" pour la France

- Une autre route, pour obtenir cette " conscience mondiale" consiste à préparer la voie à "un Messie", le futur leader mondial, le grand Avatar :
            Benjamin Creme a par exemple attiré l’attention des "éveillés",  au début des années 1980, en annonçant l'arrivée du Messie et "Seigneur Maitreya" en 1982. Mais l’apparition de Maitreya a été plus discrète que prévue, semble-t-il...
            Le seul conseil malgré tout que nous donnons à son sujet est le suivant : que ce soit devant un poste de télévision, un écran d’ordinateur, une simple photographie dévoilant son visage, et même un document audio communicant ses paroles, il convient à toute personne douée d’un minimum de prudence de  détourner immédiatement son attention, son regard, ou une quelconque apparence de curiosité, sous peine d’en rester marqué durablement dans sa liberté psychique ou affaibli dans son autonomie intérieure… Pour l’instant nous n’en dirons pas davantage, car il convient d’orienter l’attention de nos visiteurs vers une "marque préventive", celle dont parle l’Apocalypse, par laquelle les choisis se laissent "marquer au front par le Sceau du Dieu Vivant" :
            VENEZ, adorons et fortifions-nous devant le Visage rédempteur de Jésus, la Voix immaculée de Marie, et la Face paternelle de Dieu, et détournons notre attention de ce côté, pour obéir à ce principe très simple : "l’homme devient ce qu’il contemple"…

            - La Foi n’est pas une auto-réalisation, l’Espérance n’est pas dans les énergies, la Charité n’est pas dans l’harmonie cosmique, la Grâce du Crucifié n’est pas dans l’euphorie métapsychique, la Sainteté n’est pas réalisée par l’homme mais par l’Esprit Saint en l’homme, l’Amour du Cœur blessé nécessite l’Adoration et le Don total, à travers nous, du Christ Jésus à Son Père.  Le Paradis terrestre perdu n’est pas le Ciel où Dieu Seul est glorifié…  Le Menteur n‘est pas un Apôtre.

 

La Croyance essentielle:

La vieille énonciation, "Dieu est mort", est périmée : le nouveau thème est donc devenu : "chacun est Dieu. Chacun"!.

... C'est la croyance essentielle : "tout est "un", tout "un" est Dieu, vous êtes "un"... Dieu est "Cela"!"...

... Vous êtes Dieu!, même si vous ne savez pas comment créer de rien le monde des oiseaux, des étoiles, les yeux d'un insecte, ou même un simple  arbre... Mais tout de même :  vous êtes Dieu!... Vous formez votre propre destin, vous êtes capables de surmonter tous les problèmes; c'est la philosophie suprême de " la Génération du Moi "... Puisque Dieu est en vous pour toutes les décisions, alors quoi que vous vous décidiez, ce sera divin, ce sera bon!...

…Oh comme cela ressemble à la parole du serpent : « Mais non !!! Vous serez comme des dieux, maître du bien et du mal »

... L’obstination du Nouvel Âge à favoriser l’instauration "d’un nouvel ordre mondial" dans lequel tout devient un, sans frontière nationale, sans gouvernement, ni religion, ni économie...est en proportion de cette idée que Tout est à vous!... que vous appartenez à tout!...

…Le monde passe de l'âge matérialiste au temps de la nouvelle spiritualité...

Comment devenir Dieu ?... Méthodes :

C'est facile : le temps du rationalisme, du matérialisme et de l'athéisme sont terminés... Maintenant c'est le temps "du spirituel pur"... Une spiritualité loin du Judaïsme, parce que "l'ère du Bélier" est largement terminée.  Loin surtout du dogmatisme du Christianisme et de l'Islam, parce que "l'ère du Poisson" est également terminée... C'est "l'ère de Verseau", ère des nouveaux commencements, où "l'intuition" règne que voilà...

Devenir Dieu est facile, puisque Dieu, vous l’êtes déjà .

            La seule difficulté réside dans le fait qu’il faut que vous en preniez conscience et que vous viviez comme si vous étiez Dieu, pour avoir "la conscience de Dieu"... Non par la "raison", ni par la Foi, ni par l’Union transformante surnaturelle dans le fruit des Sacrements,  mais par la seule "intuition" au travers de toutes sortes d’expériences pseudo-mystiques...

-"Les Méthodes" : Le VEHICULE ESOTERIQUE ET SON IMPACT

        
- Les livres d’initiation ( ex. L.T. RAMPA ) à domicile, permettent un impact considérable : en 1990, 900.000 livres sont sortis et plus de 200 revues rien qu’en France. Le Nouvel Age monopolise 80 % du marché des livres "religieux" ( spiritualité, ésotérisme, philosophies ).

            - Les sondages établissent à 30% environ le nombre de jeunes se déclarant lucidement appartenir au Nouvel Age.

            - La rencontre de l’ésotérisme et du gnosticisme occidental, du magique tibétain et de la mystique orientale, avec la rigueur positiviste des sciences, donnent à ce réseau sa crédibilité, alors qu’il ne s’agit en fait que de spiritisme très élaboré.

            - Les méthodes s'étendent de l'alphabet à l'acuponcture du Bouddhisme Zen, de la méditation yoga au mysticisme, du spiritisme à l’émanation des énergies des cristaux, des pyramides à la clairvoyance, du biofeedback aux thérapies réincarnationnistes de la régression, des cartes aux  ouija, de l'astrologie aux feuilles de thé, des dispositifs occultes à la thérapie des rêves, de la guérison holistique aux diagrammes astrologiques, des expériences mystiques de parapsychologie à la télépathie, de l'auto hypnose et du contrôle de l’esprit au balancement du yin et du yang, des rituels de sorcellerie à  la gnose égyptienne, des mantras à l’angéologie, des  extraterrestres à la formation en neurolinguistique, de l’herboristerie aux guides imaginaires, de la concentration à la thérapie des polarités, de la réflexologie au "contact" thérapeutique, de l'homéopathie...à n'importe quelle sorte d'activité super-sexuelle...

... Faites une de ces expériences bio énergétiques, et vous êtes dans les voies du Nouvel Âge... Pas du tout exact d’ailleurs que ce soit "nouveau", puisque nous sommes en présence des propositions des vieilles religions antiques, des cultes ésotériques et initiatiques,  et de toutes sortes de superstitions!... que vous avez rencontrés dans nos rubriques « cultes et religions ».

"LA DOCTRINE"... Satan au travail! :

Le Nouvel Âge est "le SIDA spirituel" de notre temps, parce qu'il emporte le potentiel de défense de la personne en détruisant le système immunitaire spirituel de l'humilité. C'est un défi contre le Christianisme, une collection amorphe de systèmes de croyance... Plus de 1.000 écoles différentes sur Internet!...

BUTS :
            - établir : une religion mondiale unique, un gouvernement mondial unique, une citoyenneté mondiale unique, une économie mondiale unique, une armée mondiale unique :
L'harmonie de toutes les religions m'intéresse au plus haut point. Il ne s'agit pas simplement de donner naissance à une nouvelle religion, mais plutôt de créer une perspective religieuse universelle, par laquelle toutes les cultures, toutes les religions et toutes les races pourront s'interconnecter.(Leland Steward, Président du "Conseil de l'Unité dans la Diversité" créé sur une directive de l'assemblée Générale de l'ONU en 1965)

Il faut modifier les "paradigmes" c'est à dire les manières de penser courantes:
            - REMPLACER : L'idée que l'homme est un individu par la prise de conscience qu'il est un microcosme au sein du macrocosme, une partie de la nature et du cosmos. La pensée analytique rationnelle et critique par la pensée holistique, synthétique, irrationnelle et intuitive

            - SUPPRIMER toutes les contradictions :La science et l'occultisme peuvent se rejoindre Le mal et le bien sont relatifs et n'existent plus en tant qu'absolus  Chacun peut avoir son chemin et tous les chemins sont bons. La performance et le rendement font place à la satisfaction et à la réussite personnelle. L'altruisme est remplacé par l'égocentrisme 

            -STRATEGIE ET MOYENS : Le programme général peut se résumer en deux points: SEDUIRE les "acceptants", DETRUIRE les opposants : "Nous croyons que ...la dogmatique traditionnelle ou les religions autoritaires qui placent la révélation, Dieu, les rites, ou la doctrine au dessus des expériences et des besoins humains rendent un mauvais service à l'espèce humaine...En tant que non théistes nous nous fondons sur l'homme et non sur Dieu, sur la nature et non sur la divinité. Aucune divinité ne nous sauvera: nous devons nous sauver nous-mêmes... les promesses d'un salut immortel ou la crainte d'une damnation éternelle sont et illusoires et nuisibles..." (Deuxième Manifeste humaniste)

            - SEDUIRE : La stratégie générale du Nouvel Age consiste à infiltrer subrepticement toutes religions, toutes dénominations, toutes églises, toutes sociétés et entreprises commerciales, tous médias, pour les noyauter du dedans en y insufflant l'esprit du Nouvel Age, c'est à dire un nouveau mode de pensée, une nouvelle mentalité imbibée de néo-platonisme, de philosophie Hindoue et de mysticisme oriental (Scanner sur le Nouvel Age, Alain Choiquier p 53)

            - DETRUIRE : Les globalistes ont 3 catégories dans leur ligne de mire: les chrétiens, les nations en tant qu'entités et la cellule familiale. Il faut les supprimer "parce que ces 3 catégories entravent la réalisation d'un réseau politique, économique et social qui aura un champ d'action et une portée planétaire" … Tous ceux qui refuseront d'accepter Maitraya comme "Christ" seront "destinés à l'épée de clivage". Ainsi les juifs et les chrétiens qui n'accepteront pas de collaborer avec Maitreya et la nouvelle religion universelle sont menacés de violence et même d'extermination. (NEW AGE, M.Basilea Schlink p 19)
"La nature va bientôt entrer dans un cycle purificateur. Ceux qui rejettent ces changements ... seront supprimés au cours des deux prochaines décennies" (…) (Price dit): "éliminer de la surface de la terre plus de deux milliards d'individus, c'est un peu sévère, ne penses-tu pas?"
- "Qui sommes nous pour dire que ces gens ne se sont pas eux-mêmes livrés volontairement à la destruction et à la régénération, pour que leur âme puisse se développer ?" PLG p 223


DOCTRINE :
Elle est annoncée de manière très simple, dans le Livre de la Génèse .
Nous sommes en présence des 4 mensonges de Satan à Eve décrits en Gen. 3:4-5 ::
"vous ne mourrez pas; car Dieu sait que quand vous en mangerez vos yeux seront ouverts et vous serez comme Dieu, connaissant le bon et le mauvais".

Les 4 mensonges de Satan de Genèse 3:4-5 :
   1-"Vous ne mourrez pas".
    2-"Vos yeux seront ouvert".
    3-"Vous serez comme Dieu".
    4-"Connaissance du bien et du mal"

... Et ceux-ci sont "les 4 doctrines principales" des différentsgroupesetdes cultes du Nouvel Âge:

1-"Vous ne mourrez pas" :

Au cœur du Nouvel Âge se trouve "la Réincarnation"... Et vous n'en aurez jamais fini avec la guérison holistique, l'exercice, les régimes, l’herboristerie, biofeedback, l'acuponcture, les techniques de massage, la magie, les effets guérissants des cristaux, des pyramides et beaucoup d'autres superstitions...

... Surtout, vous finirez par croire en l'utopie "de l’immortalité", parce que la matière et l'esprit sont "un" ( théorie du monisme).

2-"Vos yeux seront ouverts" :

Vous prenez conscience combien vous êtes puissant, capables de surmonter n'importe quel problème... C'est "le mouvement humain potentiel" qui a fait les incursions les plus grandes dans la diffusion du Nouvel Âge : "les séminaires" effectués dans les grandes entreprises et sociétés comme RCA, IBM, Boeing, Ford Moteur Co, Général Dynamique, etc.. conçus pour augmenter la productivité et le potentiel parmi les employés...
"L'omnipotence mortelle" obtenu par d’occultes dispositifs para normaux... ou par des drogues hallucinogènes, ou de simples méthodes hypnotiques...

3-"Vous serez comme Dieu" :

"Le panthéisme" est le cœur du Nouvel Âge : " Dieu est tout et tout est Dieu"... Parce que Dieu "n'est pas une Personne", Il est "Énergie", "Force"...

Dieu n'est pas "Je suis", mais "CELA"...

...         "Le saut gigantesque quantique" se réalise enfin quand chaque homme se rendra compte qu'il est Dieu... Cela DOIT arriver "soudainement", comme "un saut quantique", quand assez nombreuses seront les personnes de la terre qui auront cette conscience éveillée de leur identification à Dieu!... Cette grande énergie produira soudain ce "saut gigantesque" de toute l’humanité, qui prendra conscience de Dieu en devenant Dieu!...
            Et cela apportera la paix au monde la prospérité, et des solutions soudaines à tous les problèmes de l’humanité!...

Une religion universelle, "un village mondial", l’immortalité même...

4 - Sagesse : "connaissance du bien et du mal" :

            C'est le quatrième mensonge de Satan :

-La doctrine du Nouvel Âge est essentiellement fondée sur "un naturalisme" extrême : "la mère de la terre ", "Gaia", est le lieu par excellence de Dieu. Au-delà "de la transformation personnelle", le but du Nouvel Âge est "la transformation de la planète".

- De nouvelles connaissances, musicales, arts "naturels" vont apparaître : à travers les "profondeurs du chant des oiseaux, des rivières, des montagnes", la "musique ondulante de la pluie, des tempêtes, des océans, ou du désert"...

... Mais dans ce monde utopique de connaissance, quelque chose sonne faux : le Féminisme inversé à son point culminant, avec Gaia la mère-terre,... ne peut s’harmoniser qu’avec la course " toute naturelle" à l'avortement, à l’inversion sexuelle des gays, le droit des animaux, la mort de toute Vérité vivante venue d’en Haut... en médecine, la morale de la vie est inversée en éthique de mort ( EUTHANASIE : "Les médecins qui s'acharnent actuellement à prolonger la vie, réaliseraient qu'ils ne sont que des tristes clowns étalant leur ignorance du renouveau cosmique."  dans : Préparez la guerre p 224)

Tout cela au nom "du divin en vous", pour  que ce divin puisse se concentrer dans les profondeurs de votre âme ... méta-psychisée…

5 - "le 5ème mensonge de Satan"
         Comme annoncé dans Mathieu 4 :
Jésus Christ est discrédité, il n'est pas Dieu et ni même le fils d'un homme... Il est ramené à une simple et périmée émanation des "Énergies Christiques", un des Avatars de ce "Christ Cosmique"...
            Vous avez donc mieux à faire que de vivre profondément et intimement uni au Seigneur, en Jésus :  essayez le christique des énergies astrales, le spiritisme élaboré des sources illimitées du Verseau, le voyage métapsychique, les retrouvailles avec vos harmoniques de fréquence en des vies antérieures, l'adoration de déités et d’esprits intermédiaires, la transcendance des cristaux, les symboliques magiques des structures du sacré, le guénonisme, la Sorcellerie ou Wicca, la magie noire ou blanche, la magie sexuelle...

         Vous l’avez compris, vous serez alors dans la Lumière vivante, et quelle Lumière ! Mais qui est donc celui qui porte cette Lumière, celle qui actue le diaphane cosmique, celle où circulent librement toutes les "Puissances intermédiaires" ? (cherchez la réponse en latin )

            David Spangler: "Lucifer entre dans l'homme pour produire en lui la lumière intérieure dans un jaillissement d'expériences intérieures profondes." (réflexions sur le Christ p 409)
"Tandis que nous entrons dans une nouvelle ère, l'ère de l'intégralité de l'homme, chacun de nous parviendra au point que j'appellerai celui de l'initiation luciférienne. C'est la porte d'entrée particulière que l'individu doit traverser pour pénétrer pleinement dans la présence de sa propre lumière et de sa propre intégralité." (NEW AGE, M.Basilea Schlink p 15)

            Un grand fossé va établir les "chrétiens" à droite et les "christiques" à gauche …

HISTOIRE...d’un Paravent  et de beaucoup d’Argent ! :

Le Nouvel Âge n'est représenté par aucune organisation particulière, établissement, ou secte. Il est appelé "un Mouvement", mais c'est plutôt "un Paravent", où beaucoup d'esprits malades Se protègent contre la voix de leur conscience; un amalgame de toutes les croyances paranormales, polluées par ailleurs par trop d'arrangements lucratifs...

- Beaucoup "de membres" sont certes des gens honnêtes qui ont bon cœur, avec un désir profond de comprendre la bonté innée qui se trouve dans chaque être, mais elles cherchent au mauvais endroit...

-         Beaucoup de leurs "pseudo-prophètes" sont "de grands amasseurs d'argent", devenant  riches et célèbres avec leurs séminaires, livres, cassettes, vidéos, films, vente de cristaux ou de pyramides ; ou avec toutes sortes de divinations astromanciques, de lectures psychiques; ou en vendant des produits de santé naturels, ou de médecine holistique, les thérapies de régression en des vies antérieures; ou en organisant des voyages vers d’antiques places sacrées...

-         Les plus mauvais sont ceux qui créent les nouveaux cultes "de sagesse intérieure", grands ou petits, que l’on peut voir se constituer en sectes, et dont les membres finiront par donner tout leur argent et leurs vies à des maîtres sans scrupule...

Le terme " Nouvel Âge", a été inventé  par le médium "Alice Bailey" de la Société Théosophique d'Amérique, qui est morte en 1949, puis a fini par passer dans le langage courant après que la comédie musicale « Hair » ait lancé le concept de l'ère de Verseau à une échelle populaire et internationale.


Théosophie:

La société de théosophie fut fondé à New York en 1875 par Mme Blavatski. Son ouvrage "La doctrine secrète" reste le catéchisme de la théosophie moderne. La plupart des idées essentielles du Nouvel Age s'y retrouvent: relation avec les esprits, panthéisme, réincarnation, Jésus un avatar de Dieu dans la lignée de Krishna et bouddha. Opposition viscérale au christainisme authentique: "Les chefs de la société théosophiques s'opposent au matérialisme et à toutes les formes de la théologie dogmatique, spécialement à celle qui est chrétienne, parce que particulièrement pernicieuse..."
"la Société de Théosophie prouve la nécessité d'un principe divin absolu dans la nature .... elle refuse simplement d'accepter un quelconque des dieux des religions monothéismes.(Livre d'Or de la Société de Théosophie p 63)

 

C'est donc une théosophe, Alice Bailey qui, finalement reprit le flambeau et, prenant ses distances avec la théosophie créa l'école Arcane. C'est elle qui lanca le Mouvement Nouvel Age, mouvement qui devait rester secret jusqu'en 1975 selon l'ordre que Mme Blavatsky avait reçu de ses "Maitres". En 1949 c'est un écossais Benjamin Crème qui prit le relais pour annoncer le retour du Christ en Juin 1982

 

La revue fondamentale du mouvement est le Lucis Trust qui précédemment s'intitulait le LUCIFER TRUST. C'est tout dire. (NEW AGE, M.Basilea Schlink p 16)

 

Déclaration de Benjamin Crème: "Cela me tombe dessus jusqu'au plexus solaire.(noeud de ganglions du système sympathique situé dans l'abdomen) Une forme de cône se forme dans la lumière et il s'ensuit un débordement émotionnel. Un exercice mental me permet alors d'entendre intérieurement des mots. Une influence astrale permet au véritable esprit du Christ, qui est l'énergie du christ cosmique, de jaillir en moi jusqu'à la perception audible, puis arrivent les mots... Je sais alors que sa présence est là, je peux sentir une part de son esprit dans le mien. (Réapparition du Christ p 108 cité dans Scanner sur le Nouvel Age, Alain Choiquier p 60)

 

David Spangler: "Lucifer entre dans l'homme pour produire en lui la lumière intérieure dans un jaillissement d'expériences intérieures profondes." (réflexions sur le Christ p 409)

"Tandis que nous entrons dans une nouvelle ère, l'ère de l'intégralité de l'homme, chacun de nous parviendra au point que j'appellerai celui de l'initiation luciférienne. C'est la porte d'entrée particulière que l'individu doit traverser pour pénétrer pleinement dans la présence de sa propre lumière et de sa propre intégralité." (NEW AGE, M.Basilea Schlink p 15)


Noter aussi les liens avec les directives synarchiques  dont voici une émanation grâce aux bons offices de l’Assemblée générale de l’ONU : " L'harmonie de toutes les religions m'intéresse au plus haut point. Il ne s'agit pas simplement de donner naissance à une nouvelle religion, mais plutôt de créer une perspective religieuse universelle, par laquelle toutes les cultures, toutes les religions et toutes les races pourront s'interconnecter.(Leland Steward, Président du "Conseil de l'Unité dans la Diversité" créé sur une directive de l'assemblée Générale de l'ONU en 1965)…

"Robert Muller (Secrétaire Général adjoint de l'ONU)...n'avait de cesse de souligner que l'ONU devait être un système de soutien au processus de conditionnement qui amènerait l'homme à partager le même désir d'aboutir à un gouvernement mondial, avec un chef mondial." ( Les dieux du Nouvel Age, C. Matrisciana p 176) (NEW AGE, M.Basilea Schlink p 10) et  Robert Muller est un des grands responsables du Nouvel Age …

 

- "Le Nouvel Âge Magazine ", publié pendant des décennies par la maçonnerie, est un des signes avant-coureurs, aussi bien que "le Manifeste Humaniste" de 1973, mais l'esprit du Nouvel Âge y ajoute les perspectives du " potentiel illimité de l'homme ", pour proposer à l’humain de faire le plein de Dieu dans les énergies christiques de l’univers !.

- Il n'y a pas "de fondateur", ni "leader mondial" : Satan est le cerveau qui se cache derrière la pensée du Nouvel Age, son plan est de changer l'esprit du monde, de le reconditionner, de le reprogrammer et cela aussi rapidement que possible. Un des faits surprenant mais caractéristique est que les différents auteurs du Nouvel Age ne se connaissent pas mais qu'ils ont tous une unité de pensée surprenante concernant les points fondamentaux. :

- "Shirley McLaine", gagnante à l’Académie Award, est peut être une des plus grandes prêtresses de ce paravent, avec ses séminaires, livres, sa série TV.... ses livres : "Out on a Limb" (sa transformation), "Dancing in the Light" (cristaux et mantras), "Going Within" (yoga et chakras).

- "Marilyn Ferguson", avec le livre le plus en vue du Nouvel Âge, "The Aquarium Conspiracy" (l'influence du Nouvel Âge sur tout le système public éducatif de l'Amérique).

- "Frijof Capra", avec son classique "The Tao of Physics". Avec "Eye to Eye" sur les visions "du paradigme" ou la théorie qui unirait la science, la philosophie, la psychologie et la religion...

-"Barbara Marx Hubbard", une des organisatrices du programme mondial pour promouvoir "le saut quantum " dans la conscience du monde divin.

Célébrités :  
  - Chanteurs John Denver, Tina Turner, Willie Nelson.
( la Musique est généralement mélodieuse, prenante et dangereuse ). "Depuis des milliers d'années la musique sert à susciter des états de conscience altérée. Tout cela est lié au yoga et aux chakras. Chaque chakra est associé à une couleur, une zone du corps, et un son. Chacun de ces systèmes a sept membres, sept notes de base, sept couleurs et sept chakras." Alice Bailey pensait que la "musicothérapie" devait faire partie de la préparation pour le Nouvel Age.
"La musique du Nouvel Age dont le style unique ne s'apparente à aucun rythme, mélodie ou harmonie connus, est conçu pour détendre les auditeurs en accordant et harmonisant leur corps, leur âme et leur esprit. Parfaite pour la méditation, le yoga et le massage, la musique du Nouvel Age fait progressivement son apparition dans tout le pays, où elle sert d'arrière plan holiste dans les restaurants d'avant garde, les centres de cure et les cabinets dentaires."

 - Cinéma
  Acteurs Levar Burton, David Carradine, Dennis Weaver.
  Actrices Linda Evans, Sharon Gless, Sally Kirkland.
  Producteurs de film Steven Spielberg, George Lucas, Gene Rodenberry... E.T., La Guerre des Étoiles, Star Trek, Ghost...
FILMS : - E.T.: L'auteur a avoué s'être inspiré des évangiles pour sa création. (30 points communs entre ET et JC)
            - LE GRAND BLEU (9 000 000 d'entrées) : Un rêve insensé de fusion avec le monde aquatique.
            - LA GUERRE DES ETOILES : Magie blanche et noire; état de conscience altérée: "déconnecte-toi de tout et laisse faire La Force"; spiritisme.
            - L'EMPIRE CONTRE ATTAQUE: Yoga, La foi en la foi (la foi en soi), l'homme a le divin en lui: l'homme est Dieu.

-                      - Astronaute :

-                      Mitchell avec " A Course on Miracles "...

- Intellectuels :  Richard Sutphen, Elisabeth Kubler-Ross, Benjamin Creme, Ram Das, P.D. Ouspensky, Ramtha, David Spangler, J. Arguelles.

- Organisations : Planetary Citizens, Pacific Institute, Planetary Initiative, Zero Population, Third Force, Forum, The Work...  

-         En France : Serge Raynaud, avec "la Grande Fraternité Universelle"... Le partipolitique « les Verts »couronné de succès en Europe, pas en Amérique.


Leaders et livres du mouvement
Les écrits suivants sont considérés comme étant la "Bible du Nouvel Age":

  • Héléna Petrovna BLAVATSKI( 1831-1891): ISIS Dévoilée - La Doctrine secrète.
  • Alice Bailey (1880-1949) 1: La réapparition du Christ - La Psychologie Esotérique
  • Nicolas Roerich: Maitreya - Shamballa le Resplendissant - L'Agni-Yoga
  • Marilyn Fergusson 2: La Conspiration du Verseau ou les Enfants du Verseau
  • Docteur Romney: Voyages dans l'espace intérieur
  • Benjamin Creme (1922-) 1: Messages de Maitreya-le-Christ
  • David Spangler 1: Révélation: Naissance du Nouvel Age
  • LIVRES POUR ENFANTS (Bisounours, etc ...)
  • de Shirley MacLaine / Danser dans la lumiere
  • Plusieurs auteurs: L'Evangile du Verseau.

1 Leaders de la tendance ésotérico-occulte
2 Leaders de la tendance scientifique

Liens : http://www.info-sectes.org/newage/newage.htm 


Le coeur humain génère le plus fort champ magnétique dans le corps,

le monde du coeur

le coeur humain génère le plus fort champ magnétique dans le corps, soit près de 5000 fois plus intense celui émis par le cerveau. Ce champ se manifeste sous forme d'un anneau s'étendant bien au-delà du corps physique et qui a été mesuré à des distances variant entre deux et trois mètres du coeur physique. Certaines données laissent cependant croire que ce champ est si grand qu'il peut s'étendre à plusieurs kilomètres autour de nous. Ce champ magnétique du coeur réagit à la qualité des émotions que nous suscitons dans nos vies. Tout comme le lien intuitif entre les sentiments et le corps semble le suggérer, les émotions positives accentuent l'équilibre hormonal et la stabilité du rythme cardiaque, ainsi que la lucidité et la productivité intellectuelle et physique. Des études ont d'ailleurs démontré que les émotions négatives peuvent influencer jusqu'à 1400 processus biochimiques dans le corps et entraîner notamment un déséquilibre hormonal, de l'arythmie cardiaque et de la confusion mentale ... LA DEUXIÈME est que certaines couches de l'atmosphères terrestre , tout autant que la terre elle-même, génèrent ce que l'on appelle une "symphonie de fréquences " ( variant entre 0,1 et 300 hertz), dont certaines coïncident avec celles engendrées par le coeur lorsqu'il communique avec le cerveau. Donc, une relation apparemment holistique entre le coeur humain et le magnétisme terrestre ...

L'homme coincé dans ce monde est semblable a un foetus ignorant aveugle à la marche secrete de l'univers,les yeux ouverts mais ne voyant rien le coeur qui bat mais ne ressentant rien en dehors de ces propres émotions conditionnés par ses gouts et se envies.

Dans le ventre d’une mère, deux bébés discutent…
- Bébé 1 : Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?
- Bébé 2 : Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir forts et nous
préparer pour ce qui nous attend après.
- Bébé 1 : Pffff... tout ça, c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement ! A quoi ressemblerait une vie hors du
ventre ?
- Bébé 2 : Eh bien, il y a beaucoup d'histoires à propos de "l'autre côté"... On dit que, là-bas, il y a beaucoup de
lumière, beaucoup de joie et d'émotions, des milliers de choses à vivre... Par exemple, il paraît que là-bas on va
manger avec notre bouche.
- Bébé 1 : Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Tout le monde le
sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, il n’y a jamais eu de revenant de cette autre vie... donc, tout
ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C'est comme ça,
il faut l'accepter.
- Bébé 2 : Et bien, permet moi de penser autrement. C'est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après
l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver. Mais j'aime croire que, dans la vie qui vient, nous
verrons notre maman et elle prendra soin de nous.
- Bébé 1 : "Maman" ? Tu veux dire que tu crois en "maman" ??? Ah ! Et où se trouve-t-elle ?
- Bébé 2 : Mais partout, tu vois bien ! Elle est partout, autour de nous ! Nous sommes faits d'elle et c'est grâce à
elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.
- Bébé 1 : C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas.
- Bébé 2 : Je ne suis pas d’accord, ça c'est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut
entendre quand elle chante… On peut sentir quand elle caresse notre monde… Je suis certain que notre Vraie vie va
commencer après l’accouchement...

http://touteslesreponsesatouteslesquestions.blogspot.fr/2013_09_01_archive.html

Pourquoi la mort n'est pas le terme final de nos âmes ?


aedazda

On peut s'appuyer sur l'existence de l'âme et son indépendance à l'égard du corps comme une preuve indiscutable de la résurrection, et d'un univers après la mort.

Les savants qui se sont penchés sur les aspects obscurs de l'âme ont émis plusieurs hypothèses. Mais au fur et à mesure que prennent de l'ampleur les débats philosophiques, que les sciences se répandent et que s'accroît la culture, des signes plus évidents de l'existence de l'âme en tant qu'entité indépendante voient le jour, bien que nous n'ayons pas réalisé le succès total au sujet de la connaissance de la nature de l'âme, et que nous n'ayons pas écarté les voiles sur tous les secrets complexes de cet élément éternel.

Pour cette raison, la religion  considère la nature de l'âme comme une vérité insaisissable que l'homme ne connaîtra jamais avec précision. Quand on interrogea le Prophète - que la paix de Dieu soit sur lui et sur ses descendants - au sujet de l'âme, il répondit:

«Et ils t'interrogent sur l'Esprit - Dis: «L'Esprit est de l'affaire de mon Seigneur.» Et on ne vous a apporté que peu de science.»42

Des  siècles sont passés depuis cette réponse au cours desquels le domaine du savoir humain s'est étendu par rapport à ce qu'il était au temps des Prophètes , et rien de fondamental n'est venu compléter cette réponse. De nos jours encore le secret de l'âme ici échappe à l'entendement humain, et nul n'a pujusqu'le percer, ni l'expliquer. Nous demeurons donc à cet égard, comme le Coran l'a clairement énoncé, enveloppés dans un voile de mystére et de confusion et il semble peu probable qu'on parvienne un jour à le lever.

* * *

 Le philosophe français Henri Bergson écrit à ce sujet:

«Posons comme postulat, comme le fit Platon, une définition de l'âme, et disons qu'elle ne se désintègre pas car elle est simple, ni ne se corrompt car elle est indissociable; et qu'elle est éternelle de par sa nature. Puis après, nous aborderons, par la voie de déduction, l'idée de la descente des âmes dans le temps, puis l'idée du retour à l'éternité. Mais que direz - vous à un homme qui nie l'existence de l'âme ainsi définie? Et comment résoudrez - vous réellement les questions relatives à l'âme, son principe réel, son devenir réel, ou plutôt comment pourrez - vous vous les poser en termes réels? Tout ce que vous aurez fait sera de réfléchir en théorie sur un concept intellectuel peut - être vide, ou d'expliquer incidemment le sens d'un mot attribué par la société à une partie du réel, découpée pour les commodités du discours?

La décision demeurera profonde tant que la définition sera fortuite (accidentelle).
Après deux mille ans de réflexion basée sur lui, le concept platonique n'a guère fait progresser d'un seul pas, notre connaissance sur l'âme.»
43

Le docteur Chaucer, chercheur anglais écrit:

«Certains ont affirmé que l'ensemble des actes mécaniques du cerveau constituent le «moi» ou «l'essence».
D'autres encore ont prétendu que l'on devrait lui ajouter une étincelle mystérieuse qui sort du corps au moment de la mort.

Vous savez que les philosophes ont longtemps réfléchi sur l'âme, sa nature, sa place dans le corps, et si elle est périssable ou éternelle. Mais cette question n'a toujours pas reçu une solution définitive, et continue d'être l'objet de réflexion des savants.
Beaucoup de penseurs, des temps récents, ont décidé d'étudier la question sous un autre angle, et se sont fixés pour règle d'écarter le problème complexe et obscure de l'âme et d'étudier seulement la mentalité et la psychologie, c'est-à dire un ensemble de sentiments, de croyances et d'idées.»
44

Si l'homme prêtait vraiment attention à son échec dans le domaine de la connaissance de l'âme, comment pourrait - il se retenir de reconnaître qu'il existe une force mystérieuse qui nous incite à nous incliner devant le Créateur et à Le glorifier?

Personne, même parmi les matérialistes dont les opinions divergent radicalement avec celles des adeptes des religions, n'a pu aller jusqu'à nier cette vérité. Ils reconnaissent comme acceptables les sciences comme la psychologie, et la médecine psychosomatique; mais la différence essentielle réside en ce que les savants religieux et les métaphysiciens croient en l'existence d'une autre chose qui concerne la vie humaine, qui est distincte au corps materiel, et qui fait partie des réalités pures et immatérielles, dotée d'une nature spécifique, et qui est la source de la méditation et de la reflexion.

Cela ne veut pas dite que le corps et l'âme soient distincts dans la réalité, l'un étant complétement indépendant de l'autre. Ils forment deux réalités liées, ayant en même temps deux natures différentes.

Quant à la pensée philosophique matérialiste, elle tourne autour de l'idée qu'il n'existe pas d'essence indépendante de la matière appelée Ame.
Ils persistent dans cette idée en arguant de ce que toute l'activité du cerveau et de ses systèmes obéissent aux lois de la matière, et ne consiste qu'en effet physique, et des actions et réactions chimiques des cellules cérébrales et nerveuses.

Notre système nerveux transmet nos perceptions à l'organe central qui est le cerveau, et ces perceptions constituent une unité dont on ne peut dissocier les parties les unes des autres; les phénomènes spirituels ne sont rien d'autre que ces activitiés physico - chimiques. Et lorsque les cellules de cerveau se disloquent et se dispersent, que les réactions entre les différents organes du corps s'annulent, et que les cellules cessent de se mouvoir et de se reproduire, il ne reste alors rien de la réalité de l'homme qu'un corps matériel. On ne peut donc pas admettre une forme de subsistance spirituelle, et l'existence d'une chose d'essence différente, indépendante et non - naturelle, et cela parce que la modalité d'apparition des êtres et de leur subsistance est conditionnée par les liens matériels dans le temps et dans l'espace.

Et c'est là que diverge la conception divine de la conception matérialiste, et que chacune prend sa propre orientation.

* * *

Si nous admettions la thèse matérialiste, l'homme ne consisterait qu'en un appareil composé d'instruments et de différents moyens, et qui perd la vie et la faculté de penser lorsque se disloque l'influence réciproque entre les parties de sa matière corporelle.

Cette thèse ne peut pas expliquer la nature de l'esprit humain, ni celle de l'homme lui - même.
Il est vrai que le corps obéit aux lois de la physiologie, mais cela ne veut pas dire que l'homme est entièrement régi par des lois matérielles. Il est également vrai qu'il existe un lien entre les phénomènes spirituels et les cellules cérébrales, en ce sens que l'esprit n'est capable, dans cet univers, d'aucune activité, autrement que par l'intermédiaire d'un ensemble de moyens et de causes.
Les cellules du cerveau et les neurones et les réactions chimiques du cerveau, tout cela constitue des moyens pour l'esprit, et ce dernier exerce son activité par l'intermédiaire de ces moyens.

On peut s'interroger dès lors si l'esprit et ses activités - comme la volonté, la décision, la compréhension constituent - ils des réalités indépendantes de la matière, ou bien sont - ils des réalités matérielles pures dépendantes des lois matérielles en toute circonstance et dans toutes les conditions?

Lorsque nous parlons avec une personne éloignée de nous au moyen d'un appareil téléphonique, l'auditeur principal est - ce nous ou bien le combiné?
Il en va de même au sujet du cerveau. Les cellules cérébrales constituent les outils de travail de l'esprit et ne créent pas l'esprit. Et tous les arguments avancés par les matérialistes pour démontrer leur thèses, établissent seulement qu'il existe une relation entre les perceptions de l'homme et les cellules de son cerveau, et non que ce dernier accomplit l'acte de perception, et aucun penseur adepte de la religion ne prétend que la pensée est éloignée de toute influence des cellules cérébrales.

Les savants matérialistes ont beau s'appuyer sur les sciences expérimentales et les travaux de laboratoires pour démontrer le lien entre la perception et l'intellect d'une part, et les réactions chimique cérébrales d'autre part, cela ne prouve rien d'autre sinon que les nerfs et le cerveau ont un rôle décisif et déterminant dans la réalisation de la perception et des situations psychologiques.
On ne peut en aucun cas conclure de ces expériences que la réalité de l'esprit et de l'âme ne consiste en rien d'autre qu'en ces moyens et en ces réactions chimiques et physiques. Enfin, démontrer cette relation ne suffit pas pour éclaircir les propriétés de la perception et de la conscience.

* * *

Pour donner un exemple, comparons l'esprit à l'énergie électrique employée pour faire fonctionner un appareil donné. A chaque rupture de courant électrique l'appareil connaîtra une phase de mort apparente, bien que l'ensemble de ses pièces soient en bon état.

Par conséquent, la relation de l'âme et du corps cesse avec la mort de l'homme, mais cette rupture ne signifie pas dépérissement et anéantissement del'âme et de l'esprit. C'est un état comparable à celui que connaissent un appareil téléphonique, un récepteur radiophonique ou de télévision quand ils sont en panne. Nous ne percevons aucune voix, et nous ne voyons aucune image sur l'écran, parce que le moyen de liaison a cessé de fonctionner, alors que l'image et le son existent partout, sans que pour notre part nous les percevons. Nous n'en avons conscience que lorsqu'ils nous sont transmis par ces appareils.

Donc, de même que dans le cas d'une panne du combiné téléphonique, du récepteur radiophonique ou de la télévision, le son et l'image continuent d'être émis, et ont une existence indépendante du fonctionnement de ces appareils, de même l'âme humaine jouit de son autonomie tout en étant liée au corps, et ne disparaît pas avec le dépérissement du corps.

* * *

Nous savons que le fonctionnement des différents organes du corps - qui se ressemblent plus ou moins - est fondamentalement différent du fonctionnement du cerveau. Par exemple, le fonctionnement des reins et de tous les organes consiste en activité physique et chimique et est lié avec le système interne.

Alors que les phénomènes spirituels sont liés au monde extérieur, et distincts de notre existence. Il est évident que le monde extérieur ne se présente pas à la profondeur de notre existence; il nous faut cerner les entités extérieures par la connaissance et le savoir, et les cellules du cerveau sont incapables d'accomplir une telle mission.

Ces cellules ont beau subir l'influence du milieu extérieur, comme toutes les parties du corps, elles ne peuvent accéder à une connaissance de ce milieu. S'il en était ainsi, nous nous servirons de notre système digestif ou de notre poumon pour appréhender les choses extérieures. Par conséquent, les particularités de nos perceptions nous démontrent la domination d'une autre réalité sur notre existence.

Lorsque nous discernons entre le vrai et le faux, que nous percevons la beauté et la distinguons de la laideur, nous traitons en réalité de chose s extérieures que nous soumettons à des criteres. Il existe donc une force qui discerne le vrai du faux, le juste et l'erreur, et c'est cette force qui peut nous expliquer la réalité obscure de l'âme, car lejugement et le discernement échappent au cadre du système nerveux, et procèdent de la pensée et de l'activité intellectuelle, et l'on ne peut les expliquer par les sens et l'expérimentation.

Cette lumière invisible qui emplit notre intimité et nous confère la capacité de discerner entre le bien et le mal, le vrai et le faux, le beau et le laid, n'est autre que cette réalité absolue, cette âme éternelle qui est l'axe de tous les événements temporels, et qui demeure fixe et indissociable.

* * *

Il existe une autre réalité pour démontrer l'indépendance de l'âme: c'est l'unité de la personnalité que l'on retrouve tout au long de la vie de l'individu.

Sans doute, la connaissance qu'a l'homme de son existence n'est pas la même qu'il a des objets extérieurs.

Car la connaissance de ces derniers se fait par l'intermédiaire des représentations mentales de ces objets. Par conséquent, notre connaissance des objets extérieurs relève de la «science acquise» ('ilm hossouli), alors que la connaissance de l'homme de sa propre existence ne se fait pas par la représentation mentale.

C'est un savoir présent en lui en tout temps et inséparable de lui. C'est pourquoi on l'appelle: «science présentielle » ('ilm hodhouri).

C'est une science permanente, ne connaissant ni altération ni dépérissement. Iljouit de la continuité et de l'invariabilité dans la conscience, les sens et l'observation. Cette science est considérée comme représentant le savoir le plus évident de tout être humain.

Cette réalité qui échappe aux deux règles de changement et dépérissement propres à la réalité objective (extérieure), qui dirige et domine le corps terrestre eu n'obéit à aucune contrainte biologique, et que nous appelons le «moi», est une seule et même chose depuis les premières étapes de la viejusqu'à ses derniers instants; et c'est par elle que l'homme accède à l'éternité.

Au point de vue des rangs existentiels, elle se situe toujours sur un niveau qui ne se confond jamais avec celui de la matière. Tout homme garde et préserve l'unité de sa personnalité tout au long des étapes successives de sa vie.

Voyons à présent si cette réalité particulière est cet ensemble de cellules cérébrales ou quelque chose d'autre.

Nous savons que l'ensemble des cellules du cerveau se renouvellent complètement tous les 7 ans environ, grâce à l'alimentation que le corps recoit de l'extérieur.
Certaines cellules se transforment en énergie, et de nouvelles cellules naissent pour remplacer celles qui sont mortes..Et tout êtrevivant est ainsi reconstitué plusieurs fois dans sa vie, en raison des changements et transformations que subissent les cellules et les organes de son corps.

Si notre existence se réduisait seulement à ces parcelles de matières, et que n'existait aucune force invisible dominant cette communauté cellulaire et l'ordre régissant le corps, notre essence devrait nécessairement présenter des caractéristiques matérielles. Et aucun être humain n'aurait eu la conscience d'être toujours la même personne qu'il fut dix ans auparavant, car le système nerveux et le cerveau ainsi que tout le corps auraient, pendant cette période de temps, renouvelé toutes leurs cellules. Or, chacun de nous a conscience d'être doté d'une réalité permanente invariable tout au long de sa vie, et qui est ce qu'on appelle la personnalité.

* * *

Tout homme peut méditer sur son intérieur, (bâtin), et concevoir l'existence en lui d'une âme pure, différente qualitativement de son existence physique. Chacun de nous perçoit en lui - même une sorte d'autonomie, de continuité, de présence constante; et ce sont là des faits incompatibles avec l'existence matérielle en constante transformation.

Une chose qui exerce sa souveraineté sur le corps, et qui ne lui ressemble pas en ce qu'elle échappe à l'anéantissement, ne peut pas être considérée comme un produit de la matière ni soumise à ses lois. De telles hypothèses sont incapables d'expliquer la réalité humaine.

Chris Morisson dit:

«Il est admis que l'existence et la formation de cet univers ne sont pas accidentelles, car le système de l'univers fonctionne selon des lois déterminées.
L'émergence de l'homme doué de la raison et de la faculté de penser, parmi le règne animal, est une question encore plus importante et plus confuse qu'on ne le pense.

Son apparition n'est pas due à des évolutions matérielles, mais nécessairement à l'intervention du Créateur. Ainsi, l'homme devient un instrument mécanique fonctionnant sous le contrôle d'une autre main.
Nous nous demandons alors:
«Qui contrôle cette machine? Quelle est la main qui la fait mouvoir?»

La science n'a pas pu encore connaître ce gérant, mais il est indiscutable pour les savants que ce Régisseur n'est pas un être matériel.
Tout notre progrès se résume, jusqu'à présent dans l'idée que Dieu a insufflé dans notre existence une lueur de Sa science. L'homme traverse en ce moment l'âge de l'adolescence dans la création. Il a commencé à concevoir l'existence de l'âme. Il utilisera graduellement cette faveur céleste pour connaître la dimension de l'éternité et de l'immortalité en soi.»
45

Si les manifestations de l'âme faisaient partie des particularités du corps, et résultaient des activités du cerveau ou du fonctionnement du système nerveux, comment nous expliquerions - nous la permanence et la subsistance de la personnalité?

L'explication avancée par certains matérialistes basée sur la relativité du moi, et sur l'idée que l'essence tout en étant la même subit des transformations et des changements, cette explication est poétique, illusoire, et ne présente rien de scientifique, et ne rend pas compte de l'unité de la personnalité.

Cette explication erronée procède d'une mauvaise compréhension et signifie queje ne suis pas l'homme d'il y a quelques instants, je suis quelqu'un qui a pris sa place, mais je m'imagine aussi que je suis le même homme.

Outre cela, les représentations constituent des actes qui émanent de moi, et ce n'est pas le moi qui est un ensemble de représentations différentes se succédant les unes aux autres et se trouvant dans le cerveau.

* * *

Nous percevons deux réalités dans notre existence.
L'une est la structure apparente du corps, et qui fait l'objet des sciences expérimentales. L'autre consiste en choses non - sensorielles qui ne sont pas des reflets et des réactions du corps, comme la reflexion, la compréhension, le désir, l'amour, la colère, la conscience, et qui ne se prêtent pas aux sciences expérimentales et ne peuvent être mesurées en termes matériels.

Il s'agit de réalités différentes, supérieures au corps et le dominant, comme lorsqu'un homme se montre prêt à mourir pour échapper à une vie d'opprobre. Il rompt les contraintes biologiques de son corps, se refuse à manger, ou décide même de faire une grève de la faim jusqu'à la mort.

Nous faisons face à un sujet réel expérimental. Avec quelle logique matérielle pourrions - nous analyser cette volonté d'airain qui vajusqu'à sacrifier le corps pour des idéaux et des aspirations mentales?

Prétendre que l'homme n'est rien qu'un ensemble de fonctions biologiques matérielles exige de donner au préalable des explications sérieuses et logiques à ces questions. Si le moi se résumait au corps, comment pourrait - il en même temps commander et exécuter les ordres?

Tous ces commandements de la volonté, la maîtrise des différents instincts et des éléments du corps, sont une preuve manifeste de l'existence d'un élément supérieur distinct de la matière, duquel procède la volonté humaine, et cette prééminence d'une forme de l'existence sur l'autre nous conduit à une réalité supra temporelle.

Dieu dit dans le Saint Coran:

«... Et par l'âme et comme Il l'a ordonnée, en sorte qu'Il lui a inspiré son libertinage de même que sa piété.»46

Du point de vue coranique, l'homme est doté, à titre particulier, d'une essence caractérisée par la compréhension et le mouvement. Compréhension parce qu'elle est capable d'intuition, et mouvement parce que cette essence est la source d'un ensemble d'actes qui servent de fondements à la piété ou à la corruption.

Quelle est donc cette essence caractérisée par la conscience et la force? Tous les organes du corps ne jouissent pas de ces caractéristiques.

Il est donc nécessaire que le corps ait pour corollaire une essence autonome et authentique dotée de ces propriétés que nous avons mentionnées.

La matière présente une réaction qui peut servir de révélateur des agents stimulants; et cette réaction est la même dans les mêmes conditions. L'eau gèle dans le froid; les minéraux se dilatent sous l'effet de la chaleur; ce sont là des réactions naturelles invariables. Mais l'homme a la capacité de réagir de façon totalement différente, et même contradictoire, devant un même agent. Cela nous montre que l'âme, et la volonté qui émanent de lui, sont des choses immatérielles échappant aux propriétés de la matière.

* * *

L'opération de perception montre que celle - ci comprend deux choses: le moyen, l'organe de perception, comme l'oeil par exemple, et la puissance de perception.

Il existe une loi physique qui dit que tout être ne pouvant pas percevoir le mouvement du système dans lequel il se trouve, doit observer ce système de l'extérieur, et constater le mouvement des choses et le passage du temps.

L'homme ne peut pas observer par exemple le mou vement de la terre tout en étant sur elle; il doit se situer à l'extérieur de son système.

Par conséquent, si nos facultés perceptives ne se situaient pas hors du mouvement permanent du temps, nous n'aurions pas pu percevoir son passage. Donc la perception du temps est une preuve manifeste de l'extériorité de nos facultés perceptives.

Si nous supposions que notre perception varie d'in stant en instant, et se mouvait avec le temps, nous ne pourrions guère saisir le mouvement temporel, car notre perception serait émiettée, chaque partie devenant indépendante de l'autre.

Donc pour percevoir le temps, il est nécessaire que nos facultés perceptives se situent hors du mouvement du temps, et le dominent. Ainsi, est prouvée l'existence d'une faculté perceptive, comme réalité indéniable, indépendante du temps.

Donc, une partie de la réalité humaine vieillit et meurt avec le temps, une autre partie demeure hors de l'atteinte des vagues du temps, ne disparaît pas, et ne connaît point d'extinction L'Imam Ali, l'Emir des Croyants, dit:

«Ô hommes! Nous avons certes été créés, tous, pour la permanence et non pour l'extinction. Vous serez donc transférés de cette demeure - ci. Faites donc un bon viatique pour ce lieu ou l'on vous conduit et ou vous serez pour l'éternité.»47

* * *

Parmi les propriétés de la matière, il existe un rapport particulier entre le contenant et le contenu. Par conséquent, l'être le plus grand ne peut pas s'intégrer entièrement dans l'être le plus petit.

Par exemple, si, nous nous trouvant sur des hauteurs élevées, nous contemplions de larges vallées, des plaines immenses, ayant une végétation luxuriante, des oiseaux, des rocs énormes entassés les uns sur les autres, et que toutes ces choses étaient représentées en détail dans notre esprit, à la manière d'une grande page d'un livre ouvert devant notre âme et notre regard intérieur, ces différentes images, si étendues dans la réalité, trouveraient - elles place dans notre cerveau et dans ses cellules infimes, avec toutes leurs particularités?

Cette matière limitée peut - elle contenir en elle toutes ces choses énormes sans que rien n'y manque?
Il est certain que la raison répond négativement à cette question. Car nous savons tous qu'un être physiquement plus grand ne peut entrer dans un volume inférieur au sien. N'est - il pas nécessaire que le conte nant soit plus grand que le contenu ou au moins égal à lui?

Nous pouvons aisément nous représenter mentale ment une grande ville, avec ses bâtiments, ses avenues, ses jardins, ses autobus et ses habitants. Sur la base de la loi de l'incompatibilité du grand avec le petit, il semble comme évident que les images mentales sont très grandes, et ne sauraient être contenues par les cellules microscopiques du cerveau. Car il est indiscutable que la correspondance n'est possible que si le contenu est inférieur au contenant ou s'il y a égalité entre eux, alors que notre faculté perceptive présente des propriétés et des caractéristiques déterminées qui ne peuvert s'appliquer aux propriétés de la matière. Elle ne peut par conséquent pas être relative seulement à un ensemble de relations physiques qui l'accompagnent et avec lesquelles elle fonctionne.

Nous ne pouvons donc admettre ce fait qu'en cas de réalisations des images mentales; nous connaissons une autre sorte d'existence - outre un ensemble préalable de réactions physico - chimiques - ayant des caractéristiques particulières se situant hors des propriétés du corps matériel. Cette nouvelle sorte d'existence a entre autres propriétés, celle de pouvoir contenir des domaines immenses et de conserver en elle des images perceptives indélébiles

* * *

Les matérialistes disent: L'apparition de ces images dans le cerveau est comparable à la représentation d'un livre volumineux par un microfilm qui montre les choses dans des dimensions réduites, mais qui peut les restituer au besoin dans leurs vraies dimensions.

Mais où se trouv e le lieu de ces grandes images dans le cerveau et le système nerveux?

Ou bien nous nions l'existence de ces grandes images dans le cerveau, ou bien nous leur trouvons un lieu adéquat. Or personne ne peut nier l'existence de ces représentations, et si l'âme était matérielle, et que la perception n'était que l'activité cérébro - spinale, les grandes images n'auraient pas pu s'adapter et s'ajuster aux petites cellules, car elles demanderaient plus d'espace. Alors que dans le cas du microfilm, il n'existe dans la réalité que le livre et les films très petits.
Il faut admettre l'intervention d'un élément invisible qu'est l'âme, et qui est une réalité pure, capable de créer des grandes images, après une série d'opérations cérébro - spinales, qui n'en constituent que des préalables et des préparatifs. Ainsi, le problème est résolu, et nous évite les explications insuffisantes et étroites.

D'autre part, la distinction et la dissociation entre les phénomènes mentaux et les phénomènes physiques est nécessaire. Ces deux sortes de phénomènes ne présentent pas les mêmes caractéristiques et la même nature. La matière est toujours accompagnée d'un ensemble de propriétés générales, comme l'acceptation de représentations différentes, alors que les phénoménes mentaux ne le sont pas. Par conséquent, cette dualité et l'abscence de ressemblance nous conduisent aussi à reconnaître l'indépendance de l'âme et son autonomie.

* * *

Les êtres matériels exigent un développement graduel dans le temps et dans l'espace. Tout être subissant des transformations et des changements graduels a besoin de l'espace; et le mouvement engendre par lui même son temps. Outre cela, le déterminisme nécessaire des êtres matériels est la mort dans le temps, et leur entrée dans l'obscurité du néant.

De même, parmi les phénomènes matériels, il ne s'en trouve aucun qui ne puisse se prêter au fractionnement, soit au moyen d'instruments appropriés, soit mentalement en raison de leur infimité. Mais, en revanche, les phénomènes psychiques échappent à cette règle.

Nous nous représentons un grand immeuble sans que nous ayons pour cela besoin de temps.

Toutes sortes de visages, de formes, de couleurs, de noms, de nombres, de numéros, de mots, de titres s'accumulent dans la mémoire, sans qu'elles se mélangent, ou qu'elles s'effacent les unes les autres.

L'esprit perçoit toutes sortes de paysages et d'images et tout incident petit ou grand, l'enregistre et le conserve. Même si nous oublions des choses, celles - ci n'en demeurent pas inscrites à jamais dans le registre de l'âme, et ressurgissent, en certaines occasions et sous l'effet de certains facteurs, à la surface de la mémoire.

Où sont déposées dans le cerveau toutes ces choses avant de surgir brusquement à la vitesse de l'éclair dans notre esprit? Où se trouvent ces images mentales qui constituent un secret stupéfiant?
L'explication matérialiste à ce sujet est - elle réaliste?

Les idées peuvent - elles naître des accidents matériels; et des lignes tracées sur les cellules du cerveau? Les cellules et les circonvolutions cérébrales peuvent - elles enregistrer les évènements et faits puis les restituer à l'esprit en toute fidélité et en détail?

Cette explication n'irait - elle pas à l'encontre de la réalité?
Si le cerveau était le centre réel de la pensée, les idées et notions qu'il contient devraient disparaître et mourir lorsque meurent les cellules qui les portent.

* * *

Nous changeons de cellules cérébrales plusieurs fois dans la vie, et l'image de nos amis et de nos frères demeure inchangée et fixe dans notre mémoire depuis notre jeune âge.
Si notre cerveau changeait entièrement son contenu, y compris nos connaissances précédentes, pour le remplacer par de nouvelles cellules, il serait impossible de se référer au savoir passé. Toutes nos perceptions ultérieures ressembleraient à celles qui les ont précédées, mais pas elles - mêmes. Alors que nous savons que notre référence aux sujets anciens vise à rénover des notions, et non à renouveler la science, et si nos concepts ètaient matériels, il aurait été impossible de se rappeler les connaissances précédemment acquises.

Le philosophe Henri Bergson dit:

«Mais nous rappelons seulement que l'observation des faits, normaux ou morbides, par les sens et la conscience, nous démontre l'insuffisance des explications physiologiques de la mémoire, et qu'il est impossible d'attribuer au crâne la préservation des souvenirs.
Nous pouvons suivre les épanchements successifs de la mémoire, depuis les cas où elle se referme et ne libère que les informations dont la nècessité est impérieuse pour l'accomplissement de l'acte entrepris jusqu'au degré où elle secoue tout le passé qui ne s'oblitère jamais totalement.
Nous avons dit à titre de comparaison que ce faisant, nous montons du sommet du cônejusqu'à sa base. Le cône n'entre au contact de la matière qu'à son sommet Mais dès que nous traversons le sommet, nous entrons dans un domaine nouveau. Quel est ce nouveau domaine? Appelez - le esprit, ou si vous préférez, appelez - le âme, saufqu'il faut convenir sur le sens qu'on donnera au terme.

Sous ce terme, nous entendons un ensemble d'expériences, non une définition conventionnelle. De cette étude expérimentale, nousoboutirons à la possibilité ou à l'éventualité de la survivance de l'âme après le corps, car nous aurions désormais constaté de façon tangible dans cette vie quelque chose révélateur de l'indépendance de l'âme à l'égard du corps.
Cette éternité de l'âme ne constitue qu'un aspect de son autonomie. Oui, notre connaissance des conditions de la subsistance après la mort, en particulier de sa durée serait très insuffisante: s'agit - il d'une subsistance à terme, ou d'une permanence éternelle?
Mais nous nous serions, pour le moins, guidés vers un point pouvant faire l'objet de l'expérience, et il sera possible de montrer la réalité de façon irréfutable. Et il sera possible que notre connaissance prenne la voie du progrès. C'est ce que nous avons appelé l'expérience du monde inférieur. Et si nous passons à présent au monde supérieur, nous rencontrerons un autre type d'expérience, l'intuition mystique, qui est associée à l'essence divine. Ces deux expériences se rencontrent - elles? Cette subsistance après la mort, - qui semble assurée à toutes les âmes, du fait même qu'une partie de leurs activitiés sont indépendantes désormais du corps -, cette subsistance est - elle semblable à celle acquise par les âmes supérieures dès ce monde inférieur?

Rien ne nous sera plus utile, pour en connaître davantage que deux choses qui sont l'élargissement et l'approfondissement de ces deux expériences.»48

On ne remarque pas un lien entre les dégâts et l'atrophie qui atteignent le cerveau d'une part et l'oubli des évènements d'autre part. Alors que la moindre défaillance d'un souvenir déterminé entraîne une défaillance de la cellule liée à ce souvenir.
Si certaines cellules cérébrales venaient à se perdre, l'homme souffrira d'un handicap dans la faculté de parole, mais ses souvenirs seront préservés et ne seront pas altérés.

Mais dans le cas de traumatismes craniens graves, quand le cerveau connaît une inflammation chronique, ou bien la destruction de quelque partie, l'équilibre se rompt entre le cerveau et les souvenirs, car l'oubli se produit toujours selon une règle précise et particulière Le malade oublie d'abord les noms de ses amis et de son entourage, puis enfin oublie les mots se rapportant à des actes.

Ici, nous ne remarquons aucun lien entre la perte subie par le cerveau, et l'oubli des souvenirs, au point de vue de l'ordre, de la quantité, et de l'étalement dans le temps. Alors que selon la thèse des matérialistes, il devrait nécessairement exister un lien direct entre le dommage subi par la mémoire, et le dommage matériel qui a atteint le crâne.

Ces réalités nous prouvent que le crâne n'est que l'instrument permettant d'enregistrer les souvenirs et les notions, et dans l'opération de remémoration, le cerveau ne joue qu'un rôle intermédiaire de transformation des objets mentaux en phonèmes, en paroles. Sa mission se résume dans l'instauration d'un lien entre l'âme et l'univers matériel.

Nous avons donc besoin, en matière d'objets mentaux, d'un phénomène supérieur à la cellule cérébrale, en l'occurence l'âme pure indépendante de la matière, et aux lois de laquelle seront soumis tous les souvenirs, les notions et les représentations.

Le Professeur Guy ton écrit dans son ouvrage intitulé La Physiologie, considéré comme une référence à ce sujet:

«Le problème le plus difficile dans l'étude de la conscience, de la pensée, de la mémoire et de l'apprentissage réside en ce que nous ignorons le mécanisme nerveux d'une idée quelconque.»

* * *

Les lois et les concepts ne sont pas divisibles, et les cellules cérébrales ne leur servent pas de refuge. Ces perceptions et évidences sont liées à une entité immatérielle.
Par exemple, quand nous disons: «cet oiseau est vert», il n'y a pas de doute que l'oiseau est susceptible de différenciation, et que la couleur verte peut aussi être différenciée, mais le concept de la couleur de cet oiseau ci n'accepte nullement l'indétermination.

Si nous considérons la pensée comme un produit de la matière, l'indétermination générale qui s'ensuivrait devrait nécessairement trouver sa conceptualisation; et celle - ci n'est possible que par l'esprit. Or, la pluralité, l'indétermination du genre ne se prête pas à une conceptualisation.

Par conséquent lorsqu'un des actes de l'esprit - qui est la pensée-, perd toute trace matérielle, qui est indétermination et pluralisme, nous en concluons qu'il est caractérisé par l'immatérialité; et il est nécessaire alors que la source de la pensée, - qui est l'âme - possède également cette qualité d'immatérialité. Nous avons ainsi pu montrer l'immatérialité de l'âme à travers l'immatérialité de la pensée.

De ce qui précède, il s'avère que les arguments illusoires et froids auxquels ont recours les matérialistes pour réfuter la métaphysique, outre qu'ils reposent sur des hypothèses non - fondées, comme celles de réduire les phénomènes vitaux comme la reflexion, la conscience et la perception à des phénomènes matériels, peuvent être combattus avec des preuves logiques solides.

De pareilles théories ne peuvent pas lever le voile qui recouvre les secrets de la réalité, car les sciences expérimentales ont proclamé leur impuissance à connaître la nature et le mode opératoire de ces phénomènes.

Si le système philosophique matérialiste se montre incapable d'apporter des réponses à ces questions, il tombera en désuétude, comme une monnaie n'ayant plus cours légal. Enfin, quand la philosophie aura atteint sa maturité, que la pensée atteindra son plein développement, et que l'homme se dégagera des perspectives étroites qui le condamnent à l'unidimensionnalité, la philosophie matérialiste sera jetée dans la poubelle de l'histoire, comme d'autres conceptions périmées.

Lorsque l'esprit se déconnecte de la matière pyramidal il rejoint les désirs plus profond de l’âme,
pour ne former plus qu'un son corps devient connecté au cube par ses aspirations spirituelles alors il découvre la plénitude et la pleine croissance de son être et retourner au Paradis perdu Au commencement l'homme vivait en harmonie avec le cube d’où il tirait son énergie et son rayonnement

 

http://travelmeant.net/fundamentals_of_religion/day_of_resurrection/la_resurrection

Que reste t 'il de notre humanité ?

humanité 2012 rustyIl y a presque 400 ans, 18 années après le début de la Guerre de Trente Ans, le poète allemand Andreas Gryphius a écrit son célèbre poème «Les Larmes de la Patrie». D’une façon impressionnante ce poète décrit la destructivité de la guerre, qui s’empare de tout.
Le poème se termine par ces trois lignes: «Cependant je ne dirai rien de ce qui est pire que la mort, de ce qui est plus terrible que la peste, la violence, la famine et qui est que tant de gens soient privés des rêves et des trésors de l’âme.»

Dans ces semaines-ci, c’est, pour l’Europe, le 10e avent consécutif à la guerre meurtrière en Yougoslavie et le 18e avent consécutif à la Guerre du Golfe, et les sanctions pas moins sévères contre l’Irak. Pour des millions d’êtres humains sur notre terre, le quotidien, c’est la guerre, la mort, les souffrances et la destruction, et cela depuis des années. Alors que nous, vivant dans le reste de l’Europe, nous avons été épargnés.

Il y a plus de 60 ans, le poète allemand Wolfgang Borchert a écrit la nouvelle «Ce mardi», toujours d’actualité. Cette nouvelle se déroule sur deux lieux: au front, où, tous les jours, les hommes meurent misérablement, et dans la patrie, où l’on est fier de la promotion de l’homme en capitaine, où des petits colis sont envoyés au front, où les femmes des soldats vont à l’opéra, toutes fardées. Que sont devenus nos critères?

Le 10 décembre, cela fera 60 ans que l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la Déclaration des Droits de l’Homme. Il y est question des droits de l’homme en tant que «fondement de la liberté, de la justice, et de la paix dans le monde.» Il y est question de la nécessité de protéger les droits de l’homme par le règne du droit, afin que l’homme ne soit pas forcé de se révolter contre la tyrannie et la suppression, la révolte étant l’ultime moyen.

Quel monde avons-nous avons fait naître? Surtout, que dirons-nous aux jeunes? Car eux, ils sont contraints d’adopter ce que nous leur laissons. Celui qui parle aujourd’hui aux jeunes de l’état du monde et des droits de l’homme n’obtiendra que hochements de tête. Pourquoi parlons-nous encore des droits de l’homme, quand on ne les respecte plus du tout?

Beaucoup de jeunes ne sont que peu touchés spontanément quand ils apprennent comment on a forcé pays et peuples par des mensonges de faire la guerre. Par exemple, les acquis de la génération de l’après-guerre, comme les droits de l’homme, servent de prétextes pour faire la guerre dans d’autres nations, pour y régner et les piller. Les jeunes ne manifestent pas contre le fait que des fonctionnaires prennent part aux crimes et aux meurtres. Que près d’un milliard d’hommes doivent souffrir de la faim, que deux milliards doivent subsister en ayant moins de 2 dollars par jour, que les quelques milliardaires de ce monde possèdent 60% de la richesse mondiale et que même dans les pays «riches» de plus en plus d’hommes et de femmes doivent souffrir d’une misère amère, cela n’a pas de retentissement, ni de persistance.

Est-ce que les jeunes réagissent de manière différente de nous? Ou bien la raison de leur indifférence est-elle à trouver dans l’exemple leur avons-nous donné ces dernières vingt années? Est-ce que nous n’avons pas perdu conscience, au milieu des tourbillons de l’euphorie boursière des années 90, des trésors de l’âme et de l’importance que ceux-ci ont pour notre vie? L’éthique, la morale, les valeurs – qui oserait encore les apprendre aux jeunes? Ont-elles disparu? Ou est-ce que nous en avons seulement perdu la sensation?

Quiconque dialogue avec les hommes – avec les jeunes également – fait toujours l’expérience qu’ils se rendent parfaitement compte de ce qui est juste et de ce qui est un tort, – si quelqu’un l’appelle clairement justice ou tort. Nous ne surmonterons la crise actuelle qui s’intensifie que si nous prenons conscience en tant qu’êtres humains des trésors de l’âme, que si nous entreprenons les tâches à venir tout en gardant notre humanité et en ne perdant pas des yeux la misère d’autrui.

Un test est imminent pour nous autres Allemands. Un jeune soldat américain a demandé asile en Allemagne. Il a vu en Irak comment des êtres humains étaient «déchiquetés» par les armes des hélicoptères américains. Il a commencé à avoir honte et il a tiré la conclusion qu’aussi bien la guerre en Irak que celle en Afghanistan étaient et sont illégales «selon le droit américain et selon le droit international». Maintenant ce jeune soldat mise sur l’Allemagne. Il y a 60 ans les procès de Nuremberg avaient montré que personne ne pouvait se réclamer de l’obéissance militaire. Et il cite un modèle allemand et le verdict du Tribunal d’Administration allemand datant de 2005. Ce verdict a donné raison à un commandant allemand qui avait refusé d’obéir à un ordre quand il était question de soutenir la guerre contre l’Irak.

Les jeunes s’étonnent qu’il existe encore aujourd’hui des êtres humains qui n’ont pas été privés de leurs trésors de l’âme. Que dirons-nous, Allemands, à ce jeune soldat?

Karl Müller

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1305 http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1305

Alejandro Jodorowsky : Non seulement tout est vivant, mais vous pouvez transformer votre réalité par la pensée

1990444092

Nous inventons nos propres fantômes.

Voici une vieille histoire japonaise (où apparaît un acte de psychomagie):

“Agonisante, une femme dit à son mari: ‘Je veux que tu sois fidèle à mon souvenir. Si tu te maries avec une autre, mon fantôme viendra te déranger !’ Il jura lui être fidèle. Quand elle mourut, il garda le deuil. Mais au bout d’un an il tomba amoureux d’une autre femme. La fantôme apparut pour lui dire : ‘Je te surveille ! Je sais ce que tu dis, quels cadeaux tu lui donnes et je peux répéter les mots avec lesquels tu lui fais la cour ! Je t’interdis de continuer à la voir !’ Se sentant ainsi surveillé, le pauvre homme ne pouvait rien faire. Il alla consulter un moine. Le moine lui dit: ‘Le fantôme dit savoir tout ce que tu fais. Alors, la prochaine fois qu’il apparaîtra, prends une poignée de riz et demande-lui combien de grains tu as dans la main. S’il te répond exactement, c’est un véritable fantôme. S’il ne te répond pas, ça signifie que tu l’as inventé’. Quand le fantôme apparut, l’homme lui demanda combien de grains de riz il avait dans son poing. Le fantôme s’est dissous !”

Nous croyons vivre libres dans le présent et cependant nous sommes conditionnés, ligotés, inhibés par les souvenirs. Ces souvenirs, imprimés dans notre cerveau, se manifestent à nous dans la vie sous la forme de fantômes. Nous croyons voir la réalité alors qu’en vérité nous ne voyons que des images de notre mémoire. Il faut défier ces fantômes ! Voir ce qui est réel et ce qui est produit par notre peur de désobéir aux interdictions. Nous ne pouvons être un adulte complet si nous n’abandonnons pas ces fantômes infantiles. Ces spectres intérieurs nous disent à chaque moment: “La vie est dangereuse, attention, fuis, ne l’affronte pas telle qu’elle est, déguise-la!”. Et c’est ainsi que la plupart de nous, par crainte du monde, le transforme en illusions, par des mensonges, drogues, activités superficielles, conscience endormie. Le moine de cette vieille histoire nous dit: “Dans ton poing tu as un nombre précis, objectif, de grains de riz : tu dois savoir combien de grains tu as”, c’est à dire, en triomphant sur ta subjectivité, tu dois savoir quelle est la réalité objective, l’affronter, travailler dans ce que tu aimes, aimer ce que tu fais et construire une vie véritable, sans crainte d’être ce que tu es en réalité. Pour vivre dans le “monde”, comme a dit le philosophe Bertrand Russell, tu dois accepter qu’il est horrible, horrible, horrible… En acceptant l’“horrible” du monde, tu peux lutter en lui, sans t’enfuir, en commençant à le transformer en le paradis que doit être tout présent réel.

Alejandro Jodorowsky : Il y a plusieurs phrases qui m’ont aidé à vivre. Comme par exemple: “Ce que je donne je me le donne, ce que je ne donne pas je me l’enlève”. “Ce que tu donnes fructifie, ce que tu ne donnes pas pourrit”. “Je ne veux rien pour moi qui ne soit pas pour les autres”. “On ne peut changer le monde, mais on peut commencer à le changer”

giphyqdqs

Tout est vivant ”.
Non seulement tout est vivant, mais tout change aussi, aucune forme n’est permanente, tout grandit, se maintient, se fane, se transforme en autre chose. Les objets qui nous entourent établissent, à leur manière, des liens avec nous. Ces liens nous aident à grandir, à nous maintenir vivant, et ensuite nous dépérissons de manière équilibrée pour faire place à une nouvelle forme de vie. Si vous vous comportez ainsi, vous êtes positifs, mais si vous persistez à demeurer sans accepter le changement, vous êtes néfastes… Grandir et seulement grandir, essayant de ne jamais cesser de se développer, conduit à des catastrophes. Se maintenir dans ce qu’on considère qu’on est, éliminant de nouveaux apports et pertes nécessaires, conduit à la pétrification. Se donner à la destruction sans laisser naître la nouveauté, est néfaste…
Ce que nous avons de plus précieux c’est la vie. Nous devons la respecter, pas seulement la nôtre, mais la vie de tout ce que naît continuellement, se maintient un temps, puis périt… Nous devons apprendre à traiter les objets personnels avec la même délicatesse que celle avec laquelle nous traitons un enfant. Les objets inutiles sont des envahisseurs, ils dévorent une partie de notre énergie. Les objets que nous traitons de manière distraite, brusquement, se vengent en nous causant des accidents. Mais si nous les traitons avec respect, ils deviennent nos alliés, nous octroyant des valeurs.
La cérémonie japonaise du thé, est un acte magique basé sur le respect des objets et la reconnaissance de leur vie secrète. Le Maître du Thé, devant quelques invités, fait bouillir de l’eau et avec des gestes précis, essentiels, fabrique un thé simple, qui par l’intense attention avec laquelle il le fait, devient un élixir sacré. À l’époque où je travaillais avec le mime Marcel Marceau, j’ai assisté à une de ces cérémonies. Voir la beauté avec laquelle le Maître manipule ses cuillers en bois, son fouet pour mélanger le thé vert en poudre avec l’eau bouillante, sa manière révérencielle de lever la bouilloire, la tendresse avec laquelle il prit la tasse qu’il m’offrit, ont changé à jamais ma conception de la vie. Cette même attention intense et respectueuse pouvait se percevoir dans les objets qui accompagnaientt le Maître dans la pièce, une fleur exquise, un paysage peint avec de sobres traits noirs sur une simple feuille de bon papier, jamais d’ornement superflu, aucune lumière blessante, et, en tout, le calme guérisseur d’un temps perçu comme éternel.
Je te recommande cet exercice :
Parcours l’endroit où tu habites. Imagine que tous les meubles et les objets sont vivants, désireux de communiquer avec toi. Dis quelques phrases à chacun d’eux les remerciant de leur aide et en leur expliquant en quoi ils te sont utiles. Aux objets ou aux meubles qui sont de trop ou te sont inutiles, demande-leur pardon de les forcer à vivre sur un territoire qui ne leur correspond pas et le plus vite possible, donnes-les à qui les appréciera et les utilisera bien. Fais la même chose avec tes vêtements, avec tes livres, tes disques, tes accessoires de cuisine…
Je te l’assure : si tu te détaches de ce qui ne te sert pas et gardes seulement ce qui t’es utile, tu apprendras à faire de même avec les personnes qui t’entourent, ensuite ton esprit, et ta mémoire. Sans objets inutiles, ton foyer devient immédiatement un temple. Sans vêtements et décorations inutiles, ton aspect devient celui d’une personne sacrée. Sans pensées, ni sentiments, ni désirs inutiles, tu acquiers la santé physique et mentale, tu connais la joie de vivre.

3.- “Tout est connecté avec tout”.
Ce que tu fais ici provoque un écho là bas. Des liens invisibles nous unissent à toutes les choses de cette planète et du Cosmos. Tout ce qui arrive dans le monde t’affecte. Il n’y a pas une seule personne, du présent du passé ou du futur, avec laquelle tu n’es pas en relation. Ce que tu donnes ou fais aux autres, tu te le donnes ou fais à toi-même. Cependant, pour pouvoir vivre ta propre vie, il t’est nécessaire de créer ton “jardin secret”. Si tu ne le fais pas, tu es envahi par tes parents, tes amis, ton chef, n’importe quel intrus, profiteur ou égo charismatique. Rempli de ces personnages, tu cesses d’être toi-même. Quand en amour tu poursuis la symbiose totale, tu commets une erreur. La solitude intérieure est absolument nécessaire. Tu dois apprendre à te défendre psychiquement et matériellement pour ne pas être envahi. Ce n’est pas de l’égoïsme mais de la survie. Tu dois avoir quelque chose qui soit seulement à toi, même si, pour commencer, c’est n’est qu’un petit objet, un coin, un animal, une plante.
J’ai connu un guérisseur mexicain, Carlos Said, qui, avant de guérir ses patients avec des rites, fumigations et herbes, leur enroulait autour du cou une grosse corde avec un nœud coulant en leur disant : “Ce nœud t’indique que cette maladie est la tienne et pas la mienne. Ce n’est pas moi qui vais la guérir, elle t’appartient. Tu comprends ? Tu es malade car tu n’as pas su soigner ce qui est à toi”. La maladie est la recherche désespérée pour avoir un territoire personnel. La première chose que tu dois faire pour donner quelque chose aux autres, c’est d’être capable de te le donner à toi-même.

4. “Tout est possible”.
Certes, pour que tout te soit possible il est nécessaire que les autres croient que ceci est vrai. Si tu veux qu’une chose soit possible, tu dois faire croire aux autres que tu peux le faire. Si les autres ne le croient pas, tu n’y parviendras pas. Ton travail alors, te rendant compte que l’énergie cosmique )est partout, consistera en te convaincre que ce que tu fais est bien. Réunissant toutes tes forces, faisant des provisions de toute ta volonté, te coupant de l’inertie du passé, des nombreuses répétitions dans lesquelles s’embourbe ta famille, des angoisses que te provoque le futur, tu te submergeras dans le présent en te disant : “Si ce n’est pas maintenant, quand ? ; si ce n’est pas ici, où ? ; si ce n’est pas moi, qui ? Maintenant, ici-même est mon pouvoir. Je l’accepte et je l’absorbe. (attention l'auteur essaye de vous faire glisser dans une doctrine satanique ici est maintenant nous sommes des dieux et tout le cinemas habituel ,tout ce quil dit avant est exact cest ainsi que lon vous piège en melangeant le vrai avec un faux dissimulés dans de belles paroles qui enchantent )Ce présent dans lequel je vis est le même présent pour tous les êtres de l’univers, toute la matière cosmique. Cet immense pouvoir vital est en moi, dans mon corps et dans mon esprit. Je peux changer immédiatement ce qui est un poids, une habitude inutile qui me submerge dans le passé , toute défense d’être ce qu’en vérité je suis par peur de perdre, à cesser d’avoir, à être exclu(e). Je prendrai de toutes mes forces, maintenant, la décision de cesser de fumer, de dépendre émotionnellement de personne qui reconnaissent mes valeurs, de me plaindre que personne ne m’aime parce que j’ai le cœur fermé, de chercher des chefs, de mendier du travail au lieu de créer mes propres activités, etc… C’est à ce moment que je commence à me respecter… Avec qui je vis ? Qui est-ce que je fréquente ? Me rendent-ils la vie plus joyeuse ? Je me séparerai de ceux qui par leurs paroles ou leurs actes m’enlèvent la joie de vivre. Si une “amie” vient me voir pour remplir son temps et me parler d’elle-même pendant des heures, sans s’intéresser à moi, j’interromprai son bavardage en lui disant : “Il y a bon moment que tu ne me parles que de toi, tu m’as déjà vampirisé trop de temps, assez !, je romps avec toi, vas-t’en, je ne te saluerai plus”. Si tu ne sens pas avec l’autorité suffisante pour atteindre le pouvoir personnel, fais cet exercice : Donne des ordres anticipés à ce qui va naturellement arriver. Lève-toi très tôt et avant le lever du soleil, crie vers l’horizon: “J’ordonne que le soleil se lève !”(c'est bien pour se gonfler un ego a bloque et proclamer sa propre divinité )( Dès que tu sentiras tomber quelques gouttes, regarde vers le ciel et dit : “J’ordonne qu’il commence à pleuvoir”. Place-toi dans une rue achalandée et regarde passer les voitures en disant: “J’ordonne que les voitures avancent”. Si un patron te parle mal, pense : “J’ordonne que ce patron soit désagréable !” C’est ainsi comment tu apprendras à croire en toi-même. Après un certain temps, te sentant sûr de toi, tu pourras te dire : “Je m’ordonne de bien réaliser ceci ! La réalité peut m’obéir !”. Et la réalité t’obéira.

https://plancreateur.wordpress.com/category/alejandro-jodorowsky/page/21/


Comment acquérir une importante vertu – l’humilité

rester-debout

« Ainsi, vous aurez la confirmation et vous ne serez plus illusionnés d'avoir en vous cette humilité lorsque vous serez remplis d’une indicible lumière et lorsque vous sentirez un amour inexprimable pour la prière. Mais surtout, vous serez vraiment humble quand vous garderez votre cœur pur, que vous ne direz pas du mal de votre voisin même si vous voyez qu’il fait encore des fautes. Tout ce que vous dites doit être accompagné d’un détachement complet de la vaine gloire. »

C'est ainsi que Saint Jean Climaque parle de l’humilité dans L’échelle vers le Ciel. Sur la voie chrétienne, l’humilité est mise à la place d’honneur parmi les vertus : elle est considérée comme la plus grande d’entre elles.

L’humilité est celle qui montre le plus exactement le degré d’évolution de l’aspirant spirituel. Lorsque sur un chemin spirituel, l’aspirant est encore intéressé à être apprécié, récompensé, reconnu par les autres comme leur étant supérieur, tel un saint ou même un surhomme, de manière ouverte ou en secret et inavouée même à lui-même, ses résultats restent subordonnés à l’ego, au faux « moi » qui prend la place de la réalité tous les jours. Saint Jean Damascène ajoute : « Toute joie et tout don de Dieu, s'ils ne sont pas toujours accompagnés d’humilité, sont comme une maison construite sur des sables mouvants. Elle va s’écrouler même si elle est faite en or. »

« Qu’est-ce donc que ce merveilleux oubli de soi pour glorifier Dieu en nous? », se demande à son tour Sainte Thérèse d’Avila. L’humilité est une attitude spirituelle qui apparaît sur le fond d’un très bon équilibre intérieur et d'une compréhension correcte de la relation naturelle avec les autres êtres. L’humilité apparaît chez les êtres humains qui ont mûris spirituellement. Par conséquent, dans ceux qui ne sont pas encore  « mûrs » dans leur mental et leur âme, l’humilité n’est pas si fréquente. L’inverse est également vrai : le manque d’humilité montre en fait que l’aspirant n’a pas dépassé ses premiers pas dans son évolution spirituelle, quel que soit les années de yoga ou les TAPAS qu’il a fait. Les vertus intérieures s’expriment par des actes extérieurs et non par nos paroles.

Être humble, c’est savoir et surtout pratiquer le vécu que nous sommes tous des miettes de Dieu. L’humilité n’est pas une faiblesse ou de la servilité. La faiblesse et la servilité sont ressenties comme un fardeau, comme une soumission non souhaitée devant une puissance humaine, tandis que l’humilité est la puissance de reconnaître Dieu en toutes choses, même si quelque chose d’extérieur a tendance à ordonner notre vie autrement qu'on le voudrait. L’humilité provient de la compréhension, de l’ouverture du cœur, de la soumission devant la puissance de Dieu. Lorsque nous sommes en mesure de sentir cette puissance de Dieu à l’œuvre dans chaque être, nous pouvons clairement distinguer entre l’individualité de l’homme et ce qui se trouve au-delà. La force intérieure pour faire cette différence est appelée humilité.

Acquérir cette vertu, unanimement considérée comme la plus importante sur le chemin spirituel se fait de plusieurs façons. Saint Jean Climaque donne quelques indices :
• « Certains deviennent humbles à cause des maux qu’ils ont commis et qui les ont fait franchir les lois de la nature. S’ils se sont remis et ne se laissent plus trompés pour entrer en conflit avec le monde, à la fin ils vont acquérir l’humilité. »
• « D'autres méditent sur le sacrifice du Christ, puis comptent qu’ils lui sont éternellement redevables »
• « D’autres ont acquis l’humilité - qui est la mère de tous les dons – par les tentations auxquelles ils ont été soumis, par les maladies et les échecs qu’ils ont endurés et qu’avec l’aide de Dieu, ils ont surmontés. »
• « Enfin, il y en a d’autres, bien que je ne peux pas dire s’il y en a encore aujourd’hui, qui, plus ils reçoivent des cadeaux riches de Dieu, plus ils deviennent humbles. »


L’un des moyens les plus efficaces d’éveiller en nous l’humilité est de nous placer aussi souvent que possible à l’unisson avec la volonté de Dieu. La consécration d’une action au Divin, faite avec sincérité et aspiration nous met en contact direct avec la volonté de Dieu. En consacrant aussi souvent que possible nos actions à Dieu, l’humilité augmentera en nous en proportion directe. Cela permettra d’attirer de nombreuses réalisations spirituelles qui, si l’humilité reste en nous, seront préservées. Si l’humilité disparaît, ces dons divins disparaîtront comme s’ils n’avaient jamais été là.

Voilà pourquoi il ne suffit pas d’être persévérants et de faire notre TAPAS suite auquel nous obtenons certains résultats. Il faut apprendre à garder ces résultats et le plus facile à faire cela, c’est en cultivant l’humilité. La technique secrète de paratonnerre, connue par les initiés, a aussi une grande efficacité pour nous conduire à une compréhension complète du concept d’humilité. En fin de compte, tout procédé spirituel peut nous révéler la véritable relation entre Dieu et nous. Il faut juste être vraiment intéressé en cela, dans les profondeurs de notre être, et pas seulement au niveau du mental. « Quand tu vois ou tu entends que quelqu’un a acquis une pureté très élevée en quelques années, prends compte qu’il y est parvenu en suivant la voie courte et heureuse de l’humilité, et non pas par une autre », nous dit toujours Saint Jean Climaque.

L’humilité est le contraire de la fierté, de l’arrogance et de l’orgueil. Cette plaie du monde d’aujourd’hui, l’orgueil, est devenue presque une seconde nature de l’homme. La quête de la gloire à tout prix, la compétition dont le seul but est l’argent, l’engouement de se croire supérieur à son voisin, voilà ce que l’on trouve généralement chez l’homme moderne. Pratiquer les vertus, être humble en particulier dans un monde du « parvenisme » semble de la folie au premier abord. Mais ce n'est qu'en apparence et seulement pour ceux qui comprennent l’humilité comme une soumission aveugle devant n’importe qui. En fait, l’humilité est l’obéissance à Dieu que nous reconnaissons être tout autour de nous. Et le degré d’humilité présent en nous est directement proportionnel à notre capacité de reconnaître Dieu en tout ce qui nous entoure à travers ses attributs de l’amour, de la compassion, de la beauté, de l’harmonie et de la paix.

Nous ne pouvons pas pratiquer l’humilité si nous manifestons toujours la tendance à subordonner ou à traiter les autres avec malice, avec dureté ou si nous restons froids à leurs besoins. L’humilité prend naissance dans un être dont le cœur est vivant, chaud et pur, et qui a ce grand amour de Dieu qui le détermine par lui-même de se soumettre à Lui. Par conséquent, malgré toutes les vertus qu’on prétend avoir, la vérification est simple. Si en plus de ces vertus nous avons aussi de l’humilité, cela signifie que ces vertus sont réelles et que l’aspirant se dirige dans la bonne direction. Ces vertus vont le servir dans la connaissance de Dieu. Si, toutefois, nous remarquons d’après les réactions des autres et d’après certains signes intérieurs que l’humilité est réduite ou qu’elle existe seulement de temps en temps, nous pouvons être sûrs d’une chose : que ces vertus appartiennent à l’ego et qu'elles nous éloignent de Dieu parce qu’elles servent le pharisien qui existe en nous.

Il y a des signes d’après lesquels chacun peut se rendre compte s’il a dévié de la voie de l’humilité ou non. Le premier consiste à conscientiser le but pour lequel on fait une certaine action. Si le but est, témoigné ou non, autre chose que Dieu, ou si Dieu se trouve sur une place inférieure, alors cette action ne reflète pas l’humilité, ne la développe pas, elle fait de l’homme en question un prisonnier et renforce la chaîne qui le lie au monde illusoire.

Plus les résultats obtenus par un tel yogi sont grands, plus la tentation de se croire supérieur aux autres est grande. C’est pourquoi l'obtention de pouvoirs paranormaux peut être pour certains l’occasion de grands défis. Dans les situations où il y a de l’humilité, nous allons les surmonter avec succès. Si le yogi développe sa force mentale, il va accumuler une énergie énorme. Mais s'il manque d’humilité, il peut être facilement pris en charge par une entité maléfique, démoniaque ou satanique. Celle-ci va le tenter de façon à orienter l’énergie obtenue pour qu'il soit immergé dans l’illusion par le complexe de supériorité qui va apparaître en lui, par le sentiment de pouvoir immense sur les autres, et parce qu'il considérera à tort qu’il est fusionné avec Dieu, alors qu’en réalité, dans ce cas, ce n’est qu’une prétention d’un mental faible et errant.

Saint Jean Climaque dit à ce sujet : « Personne n’entrera dans la chambre nuptiale du Ciel sans humilité, car elle est la gardienne des découvertes, des signes et des prodiges divins qui nous ont souvent été montrés et qui ont tué cette dernière dans ceux qui n’étaient pas fort dans leur vertu. »

Une autre clef pratique et efficace consiste à renoncer chaque jour à quelque chose auquel on est très attaché : soit une idée, soit un objet, soit un être humain. L’exercice sera en mesure de nous faire comprendre la relation correcte avec l’aspect envers lequel nous manifesterons aussi naturellement de l’humilité après un certain temps.

Il est également nécessaire de se prémunir contre la fausse humilité, qui exige une soumission formelle à la Volonté Divine, sans rien sentir. Sinon, nous devenons comme les Pharisiens qui prononçaient le nom de Dieu avec leurs lèvres, mais dont le cœur est resté de pierre.

tjv2ix3n

http://www.yogaesoteric.net/content.aspx?lang=FR&item=7287

Le corps éthérique, Les chakras sont des émetteurs récepteurs harmoniques

awakening_by_mynzah-d47ab6f6

Le domaine des énergies subtiles est un vaste champ d’étude, mais peut-être le plus essentiel de nos jours. L’art, la science et la religion buttent sur la compréhension de cette nature « fluide » de la réalité. Nous sommes sur le point de comprendre que la réalité est le fruit d’une interaction permanente avec la conscience. De plus, des niveaux de matière et d’énergie supérieures – « fines » – sont nécessaires pour expliquer les phénomènes matériels, et il se trouve qu’il est possible de les discerner et même, par une transmutation intérieure et un changement d’état de conscience, de se brancher sur cette réalité invisible qui unit à la fois l’objectivité et la subjectivité. Dans ce contexte, les livres de Stéphane Cardinaux sont exceptionnels. 


Editions Trajectoire, Image : Génie du Lieu

Dans cette synthèse, vous trouverez l’évolution de la démarche de Stéphane Cardinaux, depuis l’étude des lieux sacrés jusqu’à celui du champ vital et de ses variations. Entre le premier et le quatrième livre, la compréhension des phénomènes traités s’affine. Ces quatre ouvrages sont illustrés de magnifiques planches, que je vous invite à consulter (Références des livres sur Amazon : 1, 2, 3, 4). C’est un travail minutieux et remarquable que chacun devrait se procurer pour mieux comprendre le(s) monde(s).

Géométries Sacrées, tome 1

Stéphane Cardinaux explique que le sujet de son étude est la science éthérique, qui concerne les énergies non-électro-magnétiques. Ces énergies sont détectables au Sonotest, un appareil ressemblant à un gros diapason, qui révèle les ondes stationnaires éthériques par des variations acoustiques. Le son ferait ainsi le lien entre le plan physique et un niveau de réalité plus subtil.

Traditionnellement, entre l’esprit et la matière, il y a sept plans. Selon le degré de conscience, il y a davantage de séparation et de division ou davantage de lien et d’unification. Notre plan physique habituel est donc « généré » par un plan subtil qu’on peut diviser en trois parties : l’éthérique, l’astral et le mental. La réalité se crée et s’actualise en permanence depuis le plan mental, celui des « idées pures », pour prendre forme et se cristalliser petit à petit par un abaissement de fréquence. C’est ainsi que la matière est créée. Une idée peut prendre un « poids » astral, la forme-pensée astrale peut prendre un « poids » éthérique » (énergétique), et cette création éthérique peut finir par apparaître sur le plan matériel. L’ensemble des individus, des consciences, produit la « réalité » que nous partageons tous, la perception étant plus ou moins limitée selon le niveau de conscience de l’espèce, du groupe, ou de l’individu.

[Note de Camille ce propos : "Je pense que le fait que l'humain est un animal qui vit en collectivité, notre perception de la réalité est forgée en fonction du rapport qu'on a envers nous-mêmes et que partant de là on va omettre de voir certains aspect de la vie, ou tronquer une bonne partie de la réalité. Souvent ce qui n'est pas "artificiel" ou qui ne peut pas nous servir ne nous intéresse pas. En fait on "ne peut pas" regarder un arbre et le "comprendre" en tant qu'être pur. Parce qu'on a pas les "bases d'analyses" pour voir pleinement ce que l'arbre peut être en tant qu'arbre. Son existence nous dépasse, on ne peut que se projeter. Et je pense pour un arbre la plupart du temps, "on" va uniquement projeter ce qu'il est possible d'en faire et/ou lui donner une sorte d'image, une allégorie, anthropique et faussée. En fait on va oublier tout ce qui sort de notre cadre social, ou de ce qui dépend à priori de notre survie en tant qu'individu ou espèce. C'est une constituante d'instincts de survie oubliés et maquillés, des mécaniques psychologiques/physhiques/psychomoteurs égocentriques qui ne prennent en compte que ses intérêts de développement en tant qu'espèce."]

C’est donc par un processus de « pesanteur », par une « force centripète », que la matière est manifestée (« comprimée »). A l’inverse, la vie est une « spiritualisation », une « force centrifuge ». Comme nous sommes des êtres ayant « tout l’univers en nous », nous sommes potentiellement en résonance avec tous les plans, selon notre niveau de conscience. C’est-à-dire que nous pouvons accéder à l’essence de la manifestation, mais seulement en trouvant en nous-mêmes notre propre essence. C’est l’intégration de tous les aspects de notre individualité – et particulièrement ceux qui sont niés – qui permet finalement de toucher à l’unité.

Notre constitution énergétique permettant ces résonances avec la réalité est composée tout d’abord d’un « corps éthérique » et de « chakras ». Le corps éthérique se trouve environ à 50 ou 80 cm de la peau, c’est une sorte d’enveloppe de 1 ou 2 cm d’épaisseur. Il reflète notre état de santé. Par clairvoyance, il apparaît comme un scintillement argenté. Il varie selon l’environnement, les champs électriques et magnétiques. Les chakras sont quant à eux des émetteurs/récepteurs. Ils apparaissent devant et derrière le corps. Il y en a sept principaux. Ils sont reliés par des canaux énergétiques dans lesquels passe une énergie nommée « kundalini ». C’est une sorte de double hélice qui parcourt verticalement le corps, autour d’un axe principal.

Autour de la tête existent également des « tubes » éthériques, ressemblant à des antennes, d’un mètre de long et de 10 cm de large environ. Ils sont plus ou moins développés selon l’énergie globale du corps et correspondent à nos « sens subtils ». Il y a en aussi au niveau des mains. Ces tubes éthériques peuvent « matérialiser » des formes-pensées au niveau éthérique et ils sont audibles au Sonotest.

Le corps éthérique, cette enveloppe autour du corps, forme des harmoniques. La première octave de sept harmoniques atteint environ 10 m, la seconde 25 m, la troisième 50 m. Les harmoniques sont des zones où l’air est plus dense, comme des « murs énergétiques » audibles au Sonotest. Cela forme un « biochamp » dont la taille dépend de la vitalité/conscience. Il existe aussi des axes éthériques dans ce biochamp qui forment des cloisonnements. Ainsi le biochamp ressemble à un « quadrillage », comme une grille en 3D, une toile d’araignée. Parmi les axes longitudinaux, il y a un plan axial, latitudinal, et équatorial. Le plan axial (vertical) peut être décalé par un choc émotionnel, et le plan équatorial peut se décaler au-dessus ou en-dessous du nombril. A plus de 5 cm du nombril, cela pose un problème d’ancrage. Par exemple, dans les lieux sacrés où il y a une forte énergie, un centrage est indispensable.

L’échelle de Bovis, développée par Alfred Bovis, est souvent utilisée pour mesurer la qualité des aliments. Cependant, il s’agit d’une échelle relative et subjective. Il n’y a pas d’étalonnage, et on mesure quoi au juste ? Elle dépend aussi de la perception que les gens ont d’une énergie, elle est donc variable. Stéphane Cardinaux n’utilise donc plus les unités Bovis. Il existe une meilleure méthode : la valeur bioénergétique. Celle-ci est le rapport en pourcentage entre la dimension du corps éthérique et une valeur de base.

Le corps éthérique peut entrer en résonance avec une matière (ex : le fer). Il y aura moins de résonance si nous avons une carence en fer. On peut aussi penser à un objet pour provoquer une résonance active avec l’objet, plutôt qu’une résonance passive. Chaque chakra a aussi une fréquence de résonance propre avec les fréquences sonores, variant selon les individus. On utilise la biorésonance avec les métaux pour déterminer la nature d’une ligne tellurique, et la biorésonance couleur pour déterminer la nature d’une cheminée cosmotellurique. La matière subtile a en effet une « vibration-couleur ».

Si l’on prend le spectre des couleurs visibles, on peut le mettre en relation à un spectre de « vibrations-couleurs ». C’est ce qu’ont fait Chaumery et Bélizal. Ils ont réalisé un spectre circulaire des couleurs, et ont dit qu’entre le « noir » et le « blanc », il devait y avoir un « vert négatif » qui serait propre à une vibration très élevée, ayant une action puissante sur tous les niveaux de la nature. Stéphane Cardinaux explique qu’il est idiot de parler de « vert négatif » alors que ce n’est pas du vert. Pour lui, au-delà du spectre visible, au-delà du pourpre d’un côté et du magenta de l’autre, il y a un « blanc légèrement rosé » (en correspondance avec le 7ème chakra). C’est une vibration exploitée dans les pyramides, elle peut momifier et est négative pour les êtres vivants. Elle peut toutefois être transmutée et devient alors positive, comme dans la chambre du roi. Pour plus d’informations, voir l’article sur Tom C. Lethbridge. Ainsi, certains facteurs (comme des formes, sons, etc) peuvent créer une concentration d’énergie induisant une résonance avec une réalité supérieure (fréquence plus élevée), permettant d’agir directement de façon « magique » sur la réalité de ce plan matériel.

Un facteur particulier canalisant une énergie supérieure est « l’onde d’Isis ». Il s’agit d’une orientation d’un angle de 77° par rapport au nord, et 13° par rapport à la direction est-ouest. Des églises anciennes sont alignées sur cette direction. Cet angle bénéfique est toujours le même si l’on se positionne ainsi (effet immédiat sur le champ vital, au point où il est possible de se transformer en « boussole vivante » si l’on se fie à cet effet mesurable). Cet angle est associé au pourpre-magenta, la couleur de la spiritualité.

Plus l’eau est pure, plus elle peut contenir d’informations. La mémoire de l’eau est une réalité éthérique.

Le corps éthérique réagit aussi aux polarités d’un aimant ou d’une pile. Il réagit aussi selon les lignes telluriques (positives ou négatives). Les pierres ont aussi une polarité : le haut est le côté positif, le bas est le côté négatif. Les édifices et obélisques respectent cette polarité, qui existe aussi dans le bois des arbres. L’énergie se déplace mieux ainsi.

On peut détecter les lignes telluriques avec : des baguettes, un pendule, le Sonotest, les chakras (pied ou mains), ou un tube extrasensoriel.

Le Sonotest, disponible sur le site Sonotest Ines.

Les ondes de forme éthériques sont l’équivalent d’un biochamp mais pour les objets inanimés. Toute forme est une « condensation », la matière est du son cristallisé. Les ondes de forme sont détectables au Sonotest : elles forment un « trou » dans la courbe d’oscilloscope associé à un Sonotest.

Les objets avec des arêtes droites émettent des faisceaux convergeant avec effet de pointe, qui sont problématiques. On les appelle « flèches secrètes » en Feng Shui. Les objets pointus ont le même effet, ils déforment les couches du corps éthérique. Il vaut mieux avoir des courbes que des angles, pour avoir moins d’ondes de forme négatives.

Les réseaux telluriques seraient émis par les métaux de la terre. Ces réseaux forment des grilles, un quadrillage cubique. Il y a des réseaux orientés N-S/E-O et d’autres qui sont diagonaux NE-SO/NO-SE. La trame varie selon les lieux. Ils sont de nature « sonique », car ils réagissent au son et à la voix. Ils sont aussi sensibles aux aimants et à la pensée. Les « cloisons » (lignes) créent des variations infimes de la densité d’air. On les entend plus facilement au Sonotest quand l’air est immobile. On les trouve même à l’intérieur d’une cage Faraday, cela prouve qu’il sont de nature subtile, non électromagnétique.

Il y a quatre réseaux principaux : Hartmann (=nickel), Peyré (=or), Curry (=fer, diagonal), et Wissmann (=aluminium, diagonal). Les autres sont difficiles à trouver.

Ces réseaux forment différents croisements selon le type de ligne. Ces lignes peuvent être de niveaux 1, 2, ou 3. Les lignes 1 sont simples, les lignes 2 comportent deux lignes simples, les lignes 3 sont des lignes puissantes, encadrés par deux lignes 1. Si une ligne 3 est de polarité négative, elle est dangereuse. Les lignes 3 étant moins fréquentes que les lignes 2 et 1, la taille de la trame est différente. Pour le réseau Hartmann, la trame des lignes 3 fait plus de 100m, tandis que celle des lignes 2 fait environ 15m et celle des lignes 1 fait environ 2m. Pour le réseau Curry, les proportions sont un peu plus grandes. La vibration-couleur des lignes 1, 2 et 3 est différente.

Les lignes ont un pic énergétique au milieu, deux « bords » et des harmoniques autour. Le biochamp est le plus influencé par le pic central. On peut ressentir à la main l’octave de la ligne mais elle est plus faible. Chaque réseau a un effet sur un méridien d’acupuncture spécifique.

Les noeuds (croisements) négatifs sont pathogènes si l’on dort à ces endroits. Mais la journée, l’alternance des lignes positives et négative est équilibrante. Le fait de passer par des points positifs et négatifs de manière successive produit aussi un effet de charge.

La taille des lignes varie durant la journée, elles sont au maximum au levé du soleil. Il semble que l’angle du rayonnement solaire affecte ces lignes comme des élastiques.

Les émotions ont aussi une influence. Le jour des attentats du 11 septembre, il y a eu une diminution de 50% du corps éthérique de tous les humains sur terre et les lignes H (Hartmann) ont triplé de largeur sur 24h. Les éclipses et les alignements de planètes ont aussi un effet d’élargissement (3 ou 4x). Cela expliquerait pourquoi des « portails » peuvent s’ouvrir dans certains lieux.

Un géomagnétomètre

Les courants d’eau souterrains sont souvent confondus avec des lignes 3 négatives, ou avec des failles. Ils sont dévitalisants pour les êtres à la surface (-20/30% de l’énergie vitale). Les failles produisent en plus de la radioactivité et une variation mesurable du champ magnétique terrestre. Contrairement aux lignes, le bord énergétique d’une faille n’est jamais franc mais diffus. Les failles interrompent les réseaux telluriques.

Les courants telluriques sont quant à eux un peu comme des cours d’eau, mais positifs. Ils sortent par les failles, les grottes, les volcans… peut-être qu’ils proviennent du magma. On les appelle traditionnellement « vouivres » ou « dragons »... Ils sont utilisés dans les constructions mégalithiques jusque le XIIe siècle qui marque la fin du druidisme. Ils multiplient le corps éthérique par 2 ou 5… provoquent des fourmillements, des pieds au crâne, en 2/3 min.

Les cheminées cosmotelluriques sont des « entités » éthériques, conscientes, qui ont leur racine dans le sol et qui s’étendent verticalement dans l’air (noyau vers -100m, corolle vers 130m, hauteur variable). Elles ressemblent à une fleur ou un chakra. Elles captent les énergies cosmiques, elles « nettoient » la noosphère. Elles ont une conscience collective, et son attirées par les lieux ayant une atmosphère émotionnelle positive ou négative (selon le type de cheminée). Les cheminées sont réparties aléatoirement sur terre et ne sont pas immortelles. Elles ont des « bras » et émettent des harmoniques autour d’elles (entre 0 et 8 bras). L’énergie tournoie en spirale au centre. Les effets sur le corps sont des picotements, des effets de froid/chaleur/pression… On peut parfois les confondre avec des entités du bas astral comme des fantômes. Les cheminées « pulsent », elles « respirent », le cycle de respiration étant de 3min environ. L’énergie tourne dans un sens dextrogyre à l’inspiration, et lévogyre lors de l’expiration. Les personnes captent plus ou moins bien leur énergie, les personnes ayant des blocages arrivent vite à saturation. Les cheminées laissent parfois des marques dans les champs, on voit une trace circulaire sur l’herbe. Il y a souvent une fourmilière sous une cheminée négative. Les mammifères quant à eux préfèrent les cheminées positives.

Les vortex cosmotelluriques ont une apparence de spirale, un peu comme un grand ruban enroulé avec une corolle en entonnoir en haut. Ils sont toujours par deux, l’un et l’autre étant reliés et éloignés à une distance qui varie selon leur taille. Les vortex aiment bien les régions vallonnées. Leur densité est aléatoire. Ils sont souvent sur des croisements positifs de lignes de niveau 3 ou 4. Les vortex sont toujours accompagnés d’une cheminée qui les rejoint. Les lieux sacrés comportent souvent un vortex. Les églises sont souvent dimensionnées sur la taille des spires d’un vortex. Le centre des vortex, de 20 cm, donne la sensation d’un courant d’air vertical. Les mammifères aiment les vortex. Un vortex peut être « activé » selon une certaine technique. L’activation fait doubler les valeurs bioénergétiques du biochamp si l’on se trouve sur le centre ou sur une spire. Quand on se trouve sur un vortex activé, le corps énergétique est dix fois plus grand, ce qui démultiplie les perceptions. Il faut faire attention aux entités du bas astral que l’on peut alors voir, car elles peuvent modifier le comportement.

Les lignes telluriques sont déplaçables, et peuvent être adaptées à l’architecture. Les bâtisseurs calaient les lignes dans les murs, en les déplaçant par la pensée. Ce déplacement peut être confirmé par le Sonotest. C’était une connaissance initiatique universelle, depuis le néolithique, jusqu’à la Grande Peste de 1349. Les réseaux peuvent aussi être repoussés par une pierre dressée, ou coupés artificiellement pour former un espace « neutre ». Les lignes peuvent aussi être démultipliées pour correspondre à la largeur d’un mur ou pour former des carrés ou des zones « frontières » autour d’un lieu sacré. Elles peuvent être démultipliées par 3, 5, 7, ou 21, ce qui est rare, cela forme un « rempart invisible », une sorte de protection magique. On les retrouve autour de lieux très anciens, et cela permet de reconstituer l’apparence de lieux aujourd’hui disparus physiquement.

Il existe aussi dans l’éthérique des « carrés magiques ». Ils sont artificiels, créés par la volonté humaine, et composés de lignes H démultipliées. Ils sont un peu comme un gros Rubik’s cube, placé devant l’entrée d’un lieu sacré (3x3x3, 50cm/1m de côté pour chaque cube). Les carrés magiques peuvent activer un vortex, chaque case est d’une couleur différente. En s’y tenant dessus, elles rééquilbrent les chakras. Il n’y a jamais de pourpre ou de magenta, les couleurs correspondent plutôt aux couleurs des phénomènes cosmotelluriques du bâtiment.

Les tubes magiques sont un autre phénomène éthérique qui permet de relier les lieux sacrés. Ils ont un diamètre de 30cm à 2m. Ils permettent de véhiculer l’énergie des édifices religieux du lieu de culte principal vers tous les autres (transmission d’information). On peut les confondre avec les « lignes de Ley » .Les tubes ont été placés volontairement, par magie opératoire. Ils sont audibles au Sonotest, et « piquent » le bout des doigts. Ils sont de couleur jaune. Comme des robinets, ils peuvent être ouverts et font parfois perdre l’équilibre à ce moment-là. Les points élevés du paysage servent de relais. Il est possible de communiquer par les tubes (en utilisant un langage morse par exemple). Il est possible que des entités ou le « corps astral » puisse transiter par ces tubes également.

Les Elémentaux sont des êtres éthériques, qui peuvent avoir de nombreuses formes : fées, nains, gnomes, sylphes, sirènes, titrons, feu-follets, salamandres… Ils projettent l’image qu’ils veulent montrer. Ils apparaissent parfois sous forme de taches luminescentes sur les photos. Ils dégagent beaucoup d’énergie. Les Elementaux supérieurs sont des gardiens de lieux et surveillent les Elementaux inférieurs. Ils vivent très longtemps, ils ont une autre perception du temps. Ils peuvent rendre des services ou aider à trouver des objets. Ils ont un esprit joueur, et apprécient les cadeaux (nourriture). Par perception astrale, les Elementaux peuvent avoir des couleurs vives ou être gris/noir pour ceux du bas astral.

Les lieux telluriques les plus puissants sont les montagnes les plus hautes. Les anciens captent leurs énergies par des tubes magiques qui les canalisent vers des édifices religieux en plaine. Les lieux ainsi connectés peuvent avoir 40x plus d’énergie.

Les menhirs sont toujours des émetteurs, et ne sont jamais sur des lieux négatifs. Ils ont une « boule éthérique » au sommet, comme à la pointe d’une pyramide ou d’un obélisque. Les menhirs « pulsent » (toutes les 15/20 secondes, selon leur taille). Il veut mieux ne pas se mettre là où se trouvent leurs ondes de forme, mais se coller à eux, ou bien se placer à 1m. Comme tous les menhirs pulsent à un rythme différent, les menhirs alignés augmentent l’énergie et forment un flux continu.

Les cercles et cromlechs ont une autre fonction. Contrairement aux menhirs, on peut se mettre au centre. Peut-être qu’ils avaient une fonction thérapeutique ou initiatique. On peut aussi tourner autour des cercles par circumambulation. Cela provoque un effet de charge. Les cromlechs sont ensuite devenus des cloîtres.

Pour les dolmens, il peut y en avoir des positifs ou négatifs. C’est la dalle des dolmens qui capte l’énergie. Les dolmens sont reliés par des tubes. Un dolmen fonctionne comme un four à micro-onde. Les dolmens négatifs sont assez nombreux, ils se trouvent sur des croisements de ligne négative niv. 3 et ont une cheminée négative. Comme les sépultures, ils provoquent un « contact avec la mort », et vident notre énergie. Cela permet de révéler des traumas, des émotions, et de travailler dessus.

Il y a que deux manières de savoir si une pierre était vraiment un mégalithe. Il faut voir s’il y a des tubes, ou si elle est placée sur un croisement de ligne niv.3 (celles-ci sont difficiles à déplacer). Cela indiquerait une action humaine.

Stonehenge est sur un croisement de ligne H de niv.3 et de ligne C de niv.4. Même chose pour le menhir du Mont-Mourex, lequel est relié au Mont-Blanc par un tube.

Les blocs en gneiss/granite/grès contiennent du quartz (cristal de silice). La silice a un effet bénéfique sur le corps énergétique. Cet effet est amplifié par les terres rares (n°57 à 71 du tableau de Mendeleiev). L’énergie varie selon les cristaux de silice dans les pierres. Certains dolmens, lorsque totalement activés, sont extrêmement puissants (ex : +2500% de l’énergie vitale). Dans ce cas, on doit même se tenir à une pierre pour ne pas tomber et les lignes H peuvent se retrouver repoussée à plus de 500m.

En cas de vortex de type 2, l’effet est de +3500%, et le biochamp est multiplié par 35. Ils ont 2 à 7 spires, font 300m de diamètre, et les deux centres sont éloignés de 3 à 12 km. Ils produisent des effets acoustiques, la densité de l’air est modifiée à ces endroits (comme si l’on avait un casque). Les vortex permettent de faire des rêves éveillés.

Les pierres à cupules ne servaient pas aux immolations. Elles avaient probablement une correspondance avec des régions du ciel.

Pour les tumulus, les lignes H sont coupées. Ce sont des lieux négatifs, attention aux archéologues qui fouillent trop longtemps à ces endroits. De plus il y a un risque d’attraper une entité, qui produit ensuite une grande fatigue, une irritabilité, et une envie de ne rien faire.

Les Romains agençaient aussi leurs bâtiments selon le cosmotellurisme. Le centre était sur des croisements de ligne niv.3. Les cheminées étaient sur des points importants, ne débordant pas des murs. Des lignes de polarité négative étaient placés dans les murs extérieurs. Il n’y avait pas de mur porteur qui n’était pas soutenu par des lignes H ou C. Ils déformaient les réseaux naturels le moins possible. Ils plaçaient des carrés magiques devant les bâtiments initiatiques. Les plus anciens carrés magiques datent du 1er siècle av. J.-C.

Les temples gallo-romains favorisaient aussi la circumambulation. « La faculté de se charger ne dépend ni du sexe, ni du poids, ni de la taille, mais elle est en rapport avec la longueur du 1er chakra. » (Le premier chakra, le chakra rouge, est celui qui nous met en lien avec le sol).

Dans les grottes, on trouve la fréquence de résonance quand le son nous est renvoyé plus fort. Cela augmente le corps éthérique. Le couplage son+vortex augmente de 3000% le corps éthérique.

Dans les églises primitives, le réseau H est dévié en arc de cercle, formant une abside autour de la cheminée.

Les reliques ont aussi un effet important. Dans la cathédrale de Fribourg, une pierre près d’une relique augmente instantanément le corps éthérique de 400%. « La structure cristalline des os a la propriété de garder en mémoire la fréquence vibratoire d’une personne. Plus l’âme d’une personne est pure, plus ses os auront une fréquence élevée. Une énergie cosmotellurique circulant à travers le squelette d’une saint sert d’onde porteuse à cette vibration et lui permet de rayonner beaucoup plus loin. »

Les anciens édifices utilisent non seulement les phénomènes cosmotelluriques mais aussi la géométrie sacrée. Nous allons relever ici quelques éléments concernant cette partie du livre, très détaillée.

- Le rapport de nombre est lié aux proportions, les proportions aux formes et les formes à la matière.
- Le tracé d’un architecte doit toujours servir à positionner un élément architectural.
- Connaître par coeur les valeurs des rapports fait gagner du temps.
- On chercher d’abord le principe du tracé. Une oeuvre parfaite n’est régulée que par une seule série harmonique.

« L’omniprésence de l’angle droit et de la droite est typique chez l’homme et dans les sociétés patriarcales. A l’inverse, la courbe est le propre de la femme et des sociétés matriarcales. »
Carré/rectangle = masculin/tellurique, cercle = féminin/cosmique. L’équilibre des deux est la quadrature du cercle.

- Les rectangles harmoniques sont basés sur des racines carrées, le nombre d’or, ou des rapports musicaux.
- Le nombre d’or n’est pas utilisé pour des aspects esthétiques mais pour des propriétés holographiques (cela stimule par résonance notre ADN, et les mémoires éthériques).
- Les triangles sont liés à l’esprit. Les triangles sont aussi basés sur le nombre d’or dans les constructions. Il y a un lien entre racine de 5 et le nombre d’or.
- Le triangle 3-4-5 était déjà utilisé pour les mégalithes.

- Les ondes de formes négatives sont atténuées dans les constructions. Sous la toiture, elles sont coupées par le plafond. Dans les pyramides par contre, elles momifient.

- Les mandorles sont le symbole de l’union ciel-terre, et sont assimilés au biochamp (sous la forme du corps de gloire). Les symboles liés à la conscience sont puissants.

- Certaines constructions sont basées sur les rapports musicaux.
La gamme diatonique de Ptolémée est la suivante : DO 1,00 – 1/1, RE 1,125 – 9/8), MI 1,25 – 5/4, FA 1,333 – 4/3, SOL 1,5 – 3/2, LA 1,666 – 5/3, SI 1,875 – 15/8, DO 2 – 2/1.
Le « son primordial » produit 7 notes en traversant la matière.

Stéphane Cardinaux – Synthèse – Géométries Sacrées, tome 1

http://newsoftomorrow.org/arts/geobiologie/stephane-cardinaux-synthese-geometries-sacrees-tome-1-2004-tome-2-2006-bioenergie-2009-science-et-conscience-de-linvisible

Le New-Age propose à l'adepte "d'élargir sa conscience avec le Livre des Morts tibétains

lune rusty james gif

Le New-Age propose à l'adepte "d'élargir sa conscience". Il trouvera en même temps mieux-être personnel et accès à la Connaissance.

Quelques techniques de base lui sont proposées pour cela : méditation, relaxation, yoga, sophrologie…
Le danger de la contemplation narcissique y est évident. Est-il besoin de préciser que la sérénité naturelle induite par ces techniques (yoga, zen, etc.) - qui provoquent la dissolution de la conscience personnelle - n'a rien à voir avec la Paix surnaturelle de l'Esprit ? Celle-ci ne nécessite pas un recours à des "techniques" humaines pour être accueillie. Et il n'y a pas plus de yoga chrétien qu'il n'y a d'oraisonhindoue ou bouddhiste. Par ailleurs, les sensations du corps éprouvées lors de ces séances de "relaxation" sont volontairement ou non confondues par les pratiquants avec de soi-disant phénomènes spirituels…

Le New-Age ayant largement puisé dans les philosophies bouddhiste et hindouiste les éléments constitutifs de ces techniques de méditation, il semble important d'étudier succinctement mais précisément ce qu'il en est véritablement en Orient.Pour le bouddhiste, la vie en ce monde est douleur. La seule quête spirituelle possible consiste donc à s'en échapper.
Dans son premier sermon à Bénarès, Siddharta Gautama devenu Buddha (= éveillé) dira qu'il faut arracher les hommes à la souffrance, le seul moyen efficace pour parvenir à ce but étant l'extinction du désir : "L'extinction du désir, l'extinction de la haine, l'extinction de l'illusion (causes ou fruits du désir), cela, ô moines, est appelé l'absolu. [...] Ne te laisse pas abuser, Ananda, la vie est une longue agonie. [...] N'attendez rien des dieux impitoyables... Attendez tout de vous-mêmes, en n'oubliant pas que chaque homme crée sa prison, et que chacun peut acquérir un pouvoir supérieur à celui d'Indra lui-même." (Indra est le Roi des dieux dans le védisme-hindouisme). L'homme étant défini comme son propre maître, c'est donc par son effort personnel qu'il supprimera la souffrance, en passant par l'extinction du désir.

Ashvaghosa, l'un des maîtres actuels du bouddhisme tibétain en France, explicite ainsi l'idée de l'impermanence des choses, et de l'illusion de la vie : "Toute existence est comme une réflexion dans un miroir, sans substance, un simple fantôme de l'esprit. [...] Les idées cessant, le monde se termine aussi [...]. Tous les phénomènes ont leur origine dans l'esprit et n'ont réellement aucune forme extérieure : c'est une erreur de croire que quelque chose est là." Rien n'existerait donc en dehors de l'esprit.

Nagarjuna, autre maître du bouddhisme en France, va encore plus loin : "L'océan du sans formes est à la base de toutes les formes... Il n'y a ni naissance ni mort, ni unité ni pluralité. Tout est illusion, tout est Vide. Cette vacuité n'est ni l'être ni le non-être, ni le néant..." Il y a là identification du Vide et de l'esprit pur, dans l'unique Réalité.

On retrouve cette approche de la Réalité bouddhique dans le Livre des Morts tibétains (Bardo-Thödol) : "Tu vas connaître la Réalité, dans l'état de Bardo où toutes choses sont comme le ciel vide sans nuages (la Sagesse du Miroir), et où l'intelligence nue et sans tache est comme une vacuité transparente sans circonférence ni centre (la Sagesse du Vide)..."
Dans ce monde d'illusion, les dieux mêmes ne sont que création de l'esprit de l'homme : "Puisses-tu reconnaître que toute apparition (toute déité) est une réflexion de ta propre conscience. [...] Puisses-tu ne pas craindre les troupes des divinités paisibles et irritées qui sont tes propres formes-pensées."

Une dernière citation permettra de situer parfaitement la pensée bouddhique relative à la nature de l'esprit. Nous l'emprunterons au Lama Denis Teundroup, disciple européen de Kalou Rinpoche, et "père-abbé" du monastère de Karma-ling (cité in "Les Racines du Monde", de Jean Denis, 1993) :
"L'enseignement bouddhique propose la compréhension de ce qui est intérieur à nous-mêmes : l'esprit. Le bouddhisme est donc ce qu'on peut appeler une voie d'intériorité. [...] Cette pratique est fondée sur la méditation, c'est-à-dire l'expérience d'une relation juste à notre vécu intérieur et extérieur, à toutes nos expériences. [...] Nous portons en nous la racine de nos conditionnements et de nos souffrances, tout comme nous portons en nous l'éveil, la nature du Buddha, l'état fondamental de l'esprit au-delà du jeu des projections de l'ego. [...]
Dans la méditation bouddhique, il n'y a plus ni sujet ni objet, mais l'expérience immédiate d'une réalité non dualiste. Car ne n'est plus l'intellect qui perçoit, mais une qualité énergétique particulière, permettant l'unification de l'esprit par la libération des projections conditionnées de l'ego.
La connaissance transcendante est la découverte de l'expérience non dualiste en laquelle l'esprit est auto-connaissant, il est le sujet et l'objet de sa propre connaissance. [...] Cette connaissance est au-delà des concepts et au-delà de toutes les formulations.
Le pur esprit irradiant en lui-même est le corps de la divinité, une luminosité vide, l'absence de toute fixation, tout comme l'expérience de la lune dans l'eau. Son mode d'être essentiel est vacuité, liberté vis-à-vis de toutes les catégories du mental. [...] Sans origine, sans fin et sans localisation spatiale, elle est immortelle, c'est l'intelligence fondamentale, la merveille des merveilles."


Ne perdons jamais de vue la différence entre ces deux termes : fusion et union, celui-ci supposant deux objets à unir, principe de la dualité.
On voit donc ici affirmée le principe de la non dualité, associé à l'état de vacuité qui caractérise la pureté acquise de l'esprit.
Nous sommes bien aux antipodes du christianisme. Mais retenons ces formulations : elles seront reprises (et déformées) par tous les gourous new-age...


L'Hindouisme ensuite.

Nous retrouvons la notion de non-dualité, mais cette fois dans l'intime identification entre le Soi (le moi profond de l'être humain, l'âtman selon le terme hindou sanskrit) et l'Esprit immortel, le Principe Unique, l'Absolu : le Brahman. L'Upanishad, écrit du VIII° siècle avant Jésus-Christ, définissait ainsi cette double "qualité" du Brahman : "Il y a en vérité deux aspects du Brahman : le corporel et l'incorporel, le mortel et l'immortel, le fixe et le mobile, le sensible et le transcendant." (2, 3, 1).

Pour parvenir à saisir cette unicité au plus profond de lui-même, l'hindou est appelé à pratiquer le yoga, discipline qui lui ouvre le chemin de l'intériorité. Shankara écrit ainsi au VIII° siècle de notre ère : "Le Soi est Brahman [...] le Soi est tout cet univers. Rien d'autre n'existe que le Soi... Je suis Brahman !" ("Shankara et le Vedanta" de Paul Martin-Dubost, Paris, Le Seuil, 1973).
Et cette identification à l'Absolu atteint son sommet dans les lignes qui suivent, extraites d'un poème de Shankara : "Je ne connais ni la mort, ni le doute, ni les distinctions de castes. Point de père, point de mère. Je n'ai jamais pris naissance. Je n'ai aucun ami, aucun parent, point de maître, point de disciple. Je suis Intelligence et Félicité pures..." (op. cit.) Etre, Intelligence et Félicité (Sac-Cid-Ananda), triple qualité du Brahman, unifié ici au Soi de Shankara.

Un autre élément de la croyance hindoue est à prendre en compte : le samsara, principe de la réincarnation. Dans la Bhagavad-Gita, Vishnu - créateur et destructeur des cycles du monde - s'exprime ainsi :"Les mondes sont assujettis aux retours [..]. Quand on sait que la durée complète d'un "jour de Brahman" est de mille éons, et de mille éons sa nuit, on connaît vraiment ce qu'est un cycle cosmique. [...] Cette multitude des êtres, lorsqu'elle est venue encore et encore à l'existence, se résorbe malgré soi, quand vient "la nuit" ; elle surgit à nouveau quand revient "le jour"." (VIII, 16-19). Cycle des mondes, cycle de la vie des êtres. Toujours dans la Bhagavad-Gita, est explicité ce retour incessant à l'existence : "En vérité, jamais ne fut le temps où je n'étais point, et plus tard ne viendra pas celui où je ne serai pas. Comme l'âme passe physiquement à travers enfance et jeunesse et vieillesse, ainsi passe-t-elle à travers les changements de corps. Le sage ne s'y trompe pas. [...] Les corps ont une fin ; l'esprit qui s'y incarne est éternel, indestructible, incommensurable. [...] A la façon d'un homme qui a rejeté ses vêtements usagés et en prend d'autres, neufs, l'âme incarnée, rejetant son corps usé, voyage dans d'autres qui sont neufs. [...] En vérité, pour qui est né, la mort est certaine et certaine la renaissance pour qui est mort..." (II, 12-13, 18, 22, 27)

Notons au passage que pour ce qui concerne la connaissance de ces vies antérieures, très en vogue dans tous les mouvements New-Age, hindouistes et bouddhistes restent extrêmement réservés. Tel le LamaDenis Teundroup déjà cité, qui rappelle que "en ce qui concerne les souvenirs des vies antérieures que prétendent avoir les êtres ordinaires, le bouddhisme demeure très réservé. Il n'est pas possible de distinguer ce qui peut être authentique de la pure affabulation ou hallucination. Dans le doute, mieux vaut traiter ce genre de phénomènes comme des projections illusoires, ce qui évite de délirer." (cité in "Les Racines du Monde", de Jean Denis, 1993).
Les Maîtres du New-Age n'étant pas des "êtres ordinaires", il est bien évident qu'ils peuvent ne pas se sentir concernés par cette prudente mise en garde...

On l'aura compris, cette perspective de réincarnations infinies n'a rien de réjouissant. Les philosophies orientales ont donc axé la quête de l'être humain sur la Délivrance de cet enchaînement (au sens strict du terme) des réincarnations. Cette délivrance est appelée moksha.
Reprenons la Bhagavad-Gita : "Les sages adonnés à la vigilance, détachés du fruit des actes, sont libérés du lien des renaissances [...]. L'homme qui, abandonnant tout ses désirs, va et vient, libre d'attachement, ne dit plus : C'est à moi, ni Je ; celui-là accède à la paix [...], ne s'égare plus [...] ; à l'heure ultime il atteint le Brahman." (II, 51, 71-72) "Ceux pour qui la connaissance détruit l'inconnaissance, pour eux la connaissance tel un soleil, illumine la réalité suprême. Tendus vers elle d'un esprit vigilant, s'identifiant à elle, ayant en elle leur fin ultime, ils arrivent à l'état où il n'y a plus de retour [...]. Le Sage, tendu vers la Délivrance, sa fin ultime, est dépris du désir, de la crainte, de la colère ; il est libéré à jamais." (V, 16-17, 27-28).

La quête spirituelle de l'oriental consiste donc à échapper à la roue des réincarnations. Au bout du voyage : le Vide pour le bouddhisme, et la fusion avec le Brahman pour l'hindouisme.

Il peut évidemment sembler étrange qu'une telle perspective ait pu trouver écho en Occident, mais comme nous avons commencé à le voir, pour masquer la lourdeur de cette loi implacable, les porte-parole du mouvement New-Age n'ont pas manqué d'arguments... tous aussi fallacieux que trompeurs.

Revenons donc à leur écoute.


Méditations Nouvel Age

L'individualisme spirituel qui caractérise ces pratiques de méditation présentées par les groupements New-Age, est toujours masqué par un vocabulaire chatoyant, qui enveloppe d'un papier cadeau rutilant ces méditations "unifiantes", censées agir pour le mieux-être de la planète tout entière. Un succédané de charité, passive, édulcorée, et de surcroît pratiquée à distance !

En voici un exemple, avec la "Méditation du Pissenlit" proposée par Daniel Meurois sur son site internet (http://pro.wanadoo.fr/bdvrevue/Pissenlit.html). On y retrouve les incontournables références au passé lointain et inconnu (les "peuples du soleil"), les termes empruntés à l'Orient ("prâna", mot qui désigne dans le monde hindouiste l'ensemble des énergies qui circulent en l'homme), et les formulations habituelles du New-Age ("ouvrez votre âme", "l'écran de votre conscience", "visualisation", "harmonie", etc.) :
"Voici une vieille façon d'agir utilisée autrefois chez les peuples du Soleil. Ce n'est pas une technique mais un moyen d'ouvrir la nouvelle ère du Don. Nous la nommons la Méditation du pissenlit. Elle voyagera à nouveau de poitrine en poitrine.
Voici : asseyez-vous à même le sol et les pieds déchaussés. Lorsque vous serez calme et relaxé, ouvrez votre âme, écoutez le silence et sentez la lumière du prana tourner autour de vous.
Ensuite, commencez à projeter sur l'écran de votre conscience la sphère duveteuse d'un pissenlit prêt à essaimer. Visualisez bien les milles graines dans toute leur perfection et chargez chacune d'elles de toutes les qualité dont la Terre a soif.
Ainsi rayonneront la graine de l'harmonie, celle de la tolérance, de l'amour inconditionnel, de la Paix et de tous les trésors qu'un cœur peut contenir et générer.
Lorsque la sphère duveteuse sera ainsi chargée de ces messages, avec votre "souffle intérieur", éparpillez-les et voyez-les se disséminer à travers les cieux des cent contrées de la Terre et y déverser leur suc..."


Cette émission à distance de "bonnes vibrations", "d'ondes harmonieuses", "d'énergie positive"… remplace ainsi avantageusement pour l'adepte du New-Age l'épuisante charité du christianisme, qui a fait se dévouer depuis des siècles auprès des plus pauvres des St Vincent de Paul, Mère Teresa, curé d'Ars et tant d'autres encore…
"Moi d'abord" : si je vais bien, le monde ira mieux, donc je ne m'occupe que de moi. Voilà ce dont on a convaincu l'adepte, qui ne doit avoir pour seule préoccupation que son bien-être, son évolution spirituelle, son destin. Et plongé dans cet égocentrisme spirituel, le "new-ager" est bien persuadé d'aimer l'humanité entière…

Par ailleurs, notez qu'au cours de cette méditation, c'est le cœur qui génère de lui-même les trésors d'amour qu'il va diffuser autour de lui… L'homme est considéré comme un petit dieu, capable de toutes les merveilles, de toutes les réalisations, de tous les "possibles". Cette auto-déification est une constante nous l'avons dit de la philosophie New-Age. Elle rejoint ici la philosophie hindouiste, qui recherche la fusion du Moi et du Soi, refusant toute idée de dualité (d'altérité), et donc d'un rapport Créateur – créature. C'est la raison pour laquelle il n'est jamais question de Dieu dans les doctrines New-Age, mais tout au plus de la "Divinité", vaste concept indéfinissable, que les différents "gourous" se gardent d'ailleurs bien de préciser davantage…

Egalement empruntée à l'Orient, une affirmation telle que "Ce que vous vivez sur terre, n'est qu'illusion", trouvée sur le site de L'éveil à la conscience (http://net.addr.com/eveil/index.htm) (dont le logo est un magnifique arc-en-ciel…). Sur ce même site, on trouve d'autres citations telles que : "Au sujet de vos croyances : Vous croyez à certaines choses mais des quantités de gens croient complètement autre chose et même le contraire. Les croyances ne sont pas la réalité. Tous ceux qui deviennent conscients découvrent la réalité." Autrement dit, votre foi ne vaut rien, puisque d'autres personnes ont une foi différente de la vôtre…

"Jésus leur dit : « Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif »." (Jean 6, 35)
"« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit a la vie éternelle »." (Jean 6, 47)
"Jésus l'a dit, il l'a clamé : « Qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé. […] Moi, lumière, je suis venu dans le monde pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres »." (Jean 12, 44-46)

On y lit aussi : "La connaissance est pratique, concrète et vécue. La connaissance est l'expérience d'une certaine réalité. La connaissance vécue par l'expérience directe procure la conscience." … Comment ne pas avoir pitié de cet auteur, qui ignore que "l'amour du Christ surpasse toute connaissance" (Ep 3, 18) !

Ce même site propose tout un panel de méditations ("méditation sur l'opulence", "méditation sur la lumière dorée", "méditation avec le symbole de la pyramide"), et de nombreuses méditations suggérées par les "Etres de Lumière"… Particulièrement remarquable est la "Méditation Merkabah", qui permet, après une longue séance de "toucher de doigt" et de respirations cadencées en 7 secondes, de pénétrer dans les "vibrations de la 5° dimension" (la quatrième dimension est complètement dépassée !). mais parvenu à ce degré, "L'Energie est multipliée par mille, mais attention aux pensées, elles sont très puissantes."… Ah, la puissance de la pensée, voilà décidemment un appât bien classique, sous couvert de charabia ésotérico-magique !

Sur le site Shakti (http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/pres.htm), "Revue encyclopédique de spiritualité, élaborée dans le respect de toutes les religions et à la lumière des enseignements ésotériques" (mais typiquement New-Age !), il nous est proposé cette citation de Saï Baba : "Si l'homme désire transformer sa vie intérieure comme extérieure en une vie de splendeur, la méditation est la meilleure discipline spirituelle qu'il puisse adopter." Notez bien : la méditation, pas la prière. Sur ce même site, l'on nous rappelle que méditer, c'est "simplement être, sans activité, sans pensée, sans émotion." (Osho Rajneesh, in "Techniques de méditation"). Et la citation suivante de Benjamin Creme (né en 1922, l'une des références incontournables aujourd'hui du Nouvel Age), précise ce qu'il en est (in "La Transmission, une méditation pour le Nouvel Age") : "La prière dans sa forme ordinaire est l'expression d'une supplication habituellement manifestée par l'intermédiaire du plexus solaire. Dans sa forme la plus élevée, la prière est aspiration ; plus l'aspiration est élevée, plus elle fait appel à l'activité du cœur. La méditation est une méthode visant à faire passer la personnalité sous le contrôle de l'âme. Par la méditation, un pont est édifié entre le cerveau physique et l'âme". La prière, acte d'amour. La méditation, oubli du cœur. Au-delà du jargon ésotérico-new-age de l'auteur, on ne pouvait mieux résumer l'antinomie de la pratique chrétienne et de celle du Nouvel Age !
On retrouve également sur cette page internet de nombreuses allusions au "Traité sur la Magie Blanche" d'Alice Bailey, qui fait également référence dans ce milieu.

Plus instructive sur ce site est la présentation des différentes formes de méditations : "méditation Zen", "Kriya Yoga", "méditation transcendantale", "méditation de transmission", "méditation sur la Lumière", etc..
Notons au passage que le Yoga semble avoir été introduit en France dès les années 1930 par un certain Félix Guyot (1880-1960), qui venait de publier à Londres sous le pseudonyme de C. Kerneiz un ouvrage intitulé "Yoga for the West" (Rieder, London). Il publie à Paris des articles dans la revue "Le Lotus bleu" (organe de liaison de la Société Théosophique), et tient la rubrique astrologique du "Journal de la Femme". C'est à la même époque que Jean Herbert (1897-1980) fait connaître en France les "Maîtres" de l'Hindouisme. Les cours dispensés par Kerneiz rencontrent un grand succès, cours destinés comme il le déclare lui-même dans la préface de son livre "à celui qui, en désaccord fondamental avec son milieu, douloureusement insatisfait de la vie tant dans ce qu’elle lui donne de bon que dans ce qu’elle lui donne de mauvais, a ressenti l’appel de l’Absolu"… L'expression "douloureusement insatisfait de la vie" sera reprise par les marchands de stages, ateliers, conférences et initiations de tout poils, nous le verrons au chapitre "maladie-guérison".

L'on apprend donc sur ce site internet cité plus haut que dans la "Méditation transcendantale", "l'énergie provient d'un Maître de la Hiérarchie, comme Guru Dev par exemple", qu'elle a été introduite en occident par Maharishi Mahesh Yogi, et qu'elle aurait 4 millions d'adeptes dans le monde entier, dont 50.000 en France… On devient pratiquant à la suite d'une cérémonie d'initiation, au cours de laquelle est attribuée "les yeux dans les yeux" un "mantra", qui sera aussi personnel que secret… "Initiation", "secret", voilà les mots choisis pour attirer l'adepte potentiel. Mais pour compléter l'attirail, l'accès aux pouvoirs surnaturels est indispensable :La méditation peut, selon le niveau du méditant, engendrer des phénomènes "surnaturels" décrits par Patanjali (puissance, omniscience, invisibilité, lévitation..."Vous serez comme des dieux…" (Gn 3,5) !

Dans la "Méditation de transmission" signalée plus haut – "méditation de service tournée vers l'humanité dans son ensemble""L'énergie est contrôlée par les Maîtres de la Hiérarchie. Elle est disponible dès la récitation de la Grande Invocation... L'essentiel du travail est accompli par les Maîtres." Nous expliciterons cette référence à la "Hiérarchie" un peu plus loin. Qu'est-ce que cette "Grande Invocation" ? Un ersatz de prière, divisé en strophes, où l'on lit des phrases telles que "Du point de Lumière dans la Pensée de Dieu, que la lumière afflue dans la pensée des hommes""Que le dessein guide le faible vouloir des hommes, le Dessein que les Maîtres connaissent et servent""Que Lumière, Amour et Puissance restaurent le Plan sur la Terre."… Et Benjamin Creme de conseiller, en récitant la Grande Invocation,"de visualiser le Bouddha pour la 1ère strophe, le Christ pour la seconde et une boule de lumière blanche pour la troisième"… On voit apparaître pour la première fois cette "Invocation" dans "L'état de disciple dans le Nouvel Age" d'Alice Bailey, livre qu'elle a rédigé comme tous les autres sous la dictée d'un "Guide spirituel invisible", Djawhal Kuhl"grand esprit de la Fraternité Blanche Universelle". Cette invocation y est présentée comme étant appelée à remplacer le "Notre Père"… Le dernier ouvrage qu'Alice Bailey écrit sous la dictée de D.K. se termine par cet appel : "Puissent la lumière, l'amour et le pouvoir briller sur votre chemin, et puissiez-vous, en temps voulu et le plus tôt possible, vous tenir devant l'Initiateur…" "Initiation", "pouvoir" : nous sommes toujours dans ce même schéma d'une ascension forcée, où sous couvert d'amour universel, on amène l'adepte sur ce terrible chemin de l'orgueil spirituel…
Peut-être plus grave encore – mais il semble n'y avoir pas de limite dans ce domaine que nous avons abordé… - est la "Méditation sur la lumière", proposée par Saï Baba. Inutile de détailler le long déroulement de cette méditation. Signalons seulement que le méditant la conclut par cette affirmation, énoncée lentement : "Le Père et Moi sommes un, Je suis un avec Jésus et avec le Père, Je suis Divin, Je suis Celui qui Suis : SO-HAM SO-HAM SO-HAM, JE-SUS JE-SUS JE-SUS." Est-il nécessaire de rappeler que "Je suis celui qui suis" est la traduction (si tant est que cette traduction soit possible…) des quatre lettres hébraïques du Tétragramme sacré, du Nom imprononçable de Dieu, qu'entendit Moïse sur le Mont Sinaï ?
Nous reparlerons de Saï Baba un peu plus loin.

"Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis qu'airain qui sonne et cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien…" (1 Cor 13, 1-3) 

Signalons encore le "site de Jésus-Christ" (http://www.lechrist.net/siteFRF/sitechristFR.htm), site "purement divin", qui "vous propose de vivre un moment énergétique privilégié avec celui qui 2000 ans après fait encore parler de lui tellement son passage a marqué les humains". Sur ce site est proposée une méditation mensuelle, "face à l'est, séance vibratoire de 20 mn maximum. Ne manquez pas de rendre Grâces à la Divinité pour ce moment Divin". Le texte de la méditation est court, tel celui-ci Merci Christ de m'avoir libéré de toutes mes illusions", texte sous lequel est précisé que "L'année 2002 correspond à l'année chinoise, Cheval Eau, l'année la plus prospère de l'astrologie chinoise. Cette année Cheval Eau ne revient que chaque 59 ans." A noter que l'on retrouve ces même phrases sur le site internet (http://www.eileen-caddy.net/francais/) d'Eileen Caddy (voir plus loin), dont celui-ci dépend directement… Avec une adresse internet qui mentionne explicitement le Christ (lechrist.net), le piège est plus grand encore…

Quelques sites s'annonçant comme "catholiques" n'échappent pas à cette tentation du syncrétisme, et aux pièges tendus par la vague du Nouvel Age. Témoin ce site (http://perso.wanadoo.fr/famille.delaye/Textes/fenetre_ouverte.htm) où l'on trouve après des pages d'Evangile, des Psaumes et des citations de saint Jean de la Croix, d'autres textes bien loin du catholicisme, parmi lesquels "Bouddha vivant, Christ vivant" de Thich Nhat Hanh ("le bouddhisme n'est fait que d'éléments non-bouddhiques, dont les éléments chrétiens, et le christianisme est fait d'éléments non-chrétiens, dont des éléments bouddhistes" … "Quand nous sommes calmes, quand nous regardons profondément en touchant la source de notre vraie sagesse, nous touchons le Bouddha vivant et le Christ vivant en nous-mêmes et en chaque personne que nous rencontrons"…), quelques "logions" de l'Evangile apocryphe de Thomas, ou encore ce texte de Krishnamurti (1895-1986) dont nous reparlerons plus loin, concernant précisément la méditation : "Ecoutez le mouvement de vos pensées ; ne les contrôlez pas, ne les façonnez pas, ne dites pas : "Celle-ci est bonne, celle-là est mauvaise." Mais accompagnez-en le mouvement. C'est cela, la conscience dénuée de tout choix, de toute condamnation, comparaison ou interprétation, et qui n'est qu'observation. Voilà qui rend l'esprit hautement sensitif."Nous sommes là dans une autre constante du New-Age : si le Bien et le Mal sont reconnus dans l'Absolu, ils n'ont aucune existence sur le plan relatif. Voilà qui explicite un peu mieux encore le succès rencontré par cette philosophie du Nouvel Age… Mais à qui peut profiter cette suppression de la distinction entre le bien et le mal, sinon au maître du Mal lui-même…?

"Les exercices corporels, eux, ne servent pas à grand-chose : la piété au contraire est utile à tout, car elle a la promesse de la vie, de la vie présente comme de la vie future." (1 Tim 4, 8)

Il y a, c'est exact, bien des étapes, des degrés, sur le chemin de l'amour. Mais nul besoin d'initiation pour les parcourir : ce cheminement – qui est aussi un "dépouillement" - s'accomplit au fur et à mesure de notre abandon confiant entre les mains du Père, sur les pas de Jésus-Christ sur le chemin de la Croix. Ce n'est pas la connaissance qui fait grandir, c'est l'Amour !
"Si tu es unifié, tu seras unifiant ; si tu es pacifié, tu seras pacifiant.
Aime-toi humblement et fièrement de l'amour dont Dieu t'aime,
et à partir de là, aime ton prochain comme toi-même.
Aime-toi jusqu'à l'oubli de toi.
Il y a l'amour qui reçoit, l'amour qui partage, l'amour qui donne, l'amour qui se donne, et enfin l'amour qui s'immole. Dieu t'attend jusque là." (Frère Pierre Marie, Supérieur des Fraternités monastiques de Jérusalem, in "Le Livre de Vie").

"Qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera" (Mat 10, 39 & 16, 25 – Marc 8, 35 – Luc 9, 24 & 17, 33).
"Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis" (Jean 15, 13).

Il est également important de bien noter la différence entre l'extase et l'enstase, telle que les définissait très bien Mircea Eliade : dans l'extase, le mystique est "ravi" hors de lui-même vers le Bien-Aimé. Dans l'enstase, l'adepte rentre complètement en lui-même, pour atteindre l'expérience impersonnelle du pur acte d'exister. L'extase appartient à la mystique chrétienne, l'enstase est spécifiquement "new-age".

"Apprends à rechercher toutes les réponses en toi" lit-on dans "La petite voix" d'Eileen Caddy (titre original : "Opening Doors Within"). "Eileen Caddy est une référence pour tous ceux qui veulent accéder à une nouvelle conscience" lit-on sur la page d'accueil de son site internet. On y trouve surtout une véritable invitation à rejoindre le Nouvel Age : "Un nouveau concept est comme une graine plantée dans la chaleur de ta maison. La graine ne peut être retirée directement de cette atmosphère tant qu'elle n'est pas assez forte pour être plantée là où elle doit résister aux éléments extérieurs. Il en est de même avec un nouveau concept: il ne peut être sorti comme un lapin d'un chapeau par un prestidigitateur. Lui donner substance et forme prend du temps. Il doit être testé sur un petit nombre avant de pouvoir être donné à tous. Cela demande un grand amour et une grande patience; cela demande de la consécration et du dévouement. Ce processus est ce qui se passe en ce moment avec le Nouvel Age. C'est tout neuf. Beaucoup de nouvelles idées et de nouveaux concepts sont en train de naître, et chacun doit être testé, compris, aimé et chéri. Si tu es un pionnier du Nouvel Age, tu dois être prêt à aller de l'avant sans peur et être prêt à essayer le plus neuf du neuf." Tout tenter, et ne rien craindre dans le domaine de l'expérimentation… Voilà la porte ouverte à tous les dangers, sous couvert de "dévouement" à la cause de l'ère nouvelle. A qui profite le crime ?

De même Paolo Coelho invite-t-il son lecteur à suivre sa "légende personnelle" dans "L'Alchimiste" (1994), livre vendu à près de 10 millions d'exemplaires et traduit en trente-quatre langues... Vous noterez au passage que la première scène de ce livre se déroule devant une petite église en ruine, image bien révélatrice de la pensée de l'auteur : "Le toit s'était écroulé depuis longtemps et un énorme sycomore avait grandi à l'emplacement où se trouvait autrefois la sacristie…" Et un peu plus loin il ajoute : "Il avait étudié la théologie, mais connaître le monde, c'était là quelque chose de bien plus important que de connaître Dieu ou les péchés des hommes." Voilà l'intention clairement posée ! Revenons à la "Légende personnelle" : "Le jeune homme ne savait pas ce que voulait dire "Légende Personnelle". "C'est ce que tu as toujours souhaité faire. Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa Légende Personnelle. A cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible, et l'on n'a pas peur de rêver et de souhaiter tout ce qu'on aimerait faire de sa vie. Cependant, à mesure que le temps s'écoule, une force mystérieuse commence à essayer de prouver qu'il est impossible de réaliser sa Légende Personnelle. […] Il y a une grande vérité en ce monde : qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c'est que ce désir est né dans l'âme de l'Univers. C'est ta mission sur la Terre.[…].Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. Tout n'est qu'une seule chose. Et quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir..."Voilà le seul chemin offert à l'homme : assouvir ses désirs… Tel est le condensé de ce message qui a fait le tour du monde… terrifiant ! "Relâche-toi et laisse-Moi prendre les rênes. Pourquoi ne pas jouir de la vie ?" insiste la "Petite Voix" d'Eileen Caddy. Comment résister à une philosophie aussi permissive, qui prône la jouissance passive et l'autosatisfaction ? L'hédonisme reste sous-jacent dans bien des aspects de la philosophie Nouvel-Age : priorité accordée au plaisir et à la liberté sans frein, au mépris de toute morale, naturelle ou chrétienne. Et tandis que les médias se pâment d'admiration devant ces livres, l'on s'étonne de voir la jeunesse braver toute forme d'autorité et réclamer toujours plus de liberté et moins de contraintes…
On pourra lire avec intérêt sur ce sujet "Hédonisme ou Christianisme ?" de Maurice Caillet, médecin, chirurgien, et ancien franc-maçon, qui a vécu à 50 ans un retournement "inattendu" de sa vie en découvrant le message libérateur de l'Evangile…

Sainte Thérèse de Lisieux disait de la prière qu'elle est un "dialogue d'amour avec Dieu", et le Padre Pio "un cœur à cœur avec Dieu". Est-il besoin de techniques pour apprendre à aimer ?

L'expérience personnelle - Piège de l'orgueil spirituel

new age

Que recherche donc l'adepte du New-Age ?
Une expérience initiatique, et l'accès à la Connaissance qu'on lui a fait miroiter dès l'abord.
N'oublions donc pas que cette recherche est stigmatisée dès le récit de la Genèse, en Adam et Eve : "Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort." (Gn 2, 16-17). "Vous serez comme des dieux" réplique le serpent (Gn 3, 5).
Saint Maxime écrivait : "L'homme a voulu s'emparer des choses de Dieu sans Dieu, avant Dieu, et non selon Dieu."

Pour l'adepte du New-Age, l'accès au "salut" se fait par la gnose, par un savoir supérieur réservé à une élite, et qui plus est, par un savoir… qui se paye (il faut bien acheter les livres, payer les stages, etc.) ! Curiosité, attrait de l'insolite, du merveilleux, voir des pouvoirs occultes, mais aussi attrait pour une certaine "facilité", dans la mouvance de "L'Alchimiste" de Paolo Cuelho : pour se réaliser pleinement en ce monde, il suffit de suivre sa "légende personnelle", répondre à ses propres désirs, à ses propres envies…

Sur le site internet "Emeraude" (http://www.chez.com/emeraude2/), site "dédié à notre Mère, la Terre", on lit par exemple les lignes suivantes (communication télépathique de "Lumière de l'Etre" reçue en 1997) : "J'aimerais vous rappeler, bien-aimés frères et sœurs de l'humanité, que la Réalisation Christique ne se fait pas seulement par la foi dans le Divin. Elle se fait également par l'intérêt et l'action de l'esprit vers la Connaissance. La Foi guide le pèlerin sur la route qui le conduit à la demeure du Père et la Connaissance révèle les indications de cette route. Pendant toute mon incarnation de Jésus, J'ai cultivé une détermination à vouloir m'ouvrir à des réalités qui m'étaient totalement étrangères. Cette attitude a grandement contribué à nouer mon esprit de la Connaissance et a amplifié ma Foi de la grandeur des affaires du Père." S'ouvrir à la Connaissance : nous retrouverons cet appel dans tous les mouvements se réclamant du Nouvel Age.

La déification de la volonté est également monnaie courante. Les livres de Paolo Coelho sont assez représentatifs dans ce domaine, lui qui fait dire par exemple à l'un de ses personnages dans "L'Alchimiste" : "Il y a une grande vérité en ce monde : qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c'est que ce désir est né dans l'Ame de l'Univers."

 

Détailler le processus et les étapes des différents niveaux initiatiques que doit, au sein du mouvement New-Age, parcourir l'homme pour atteindre le sommet de son accomplissement spirituel, n'offre que bien peu d'intérêt. Contentons-nous donc de jeter un œil sur cet aperçu donné sur le site internet de Shakti, une "revue encyclopédique de spiritualité" (http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/). On y apprend que les initiations sont au nombre de cinq pour le règne humain (pour le règne végétal, demandez à votre fleuriste), et qu'elles s'échelonnent sur une dizaine de vies (ce qui représente tout de même plusieurs siècles !), pour aboutir enfin à la dernière incarnation. Mais avant d'accéder à la première initiation, le prétendant aura du vivre des dizaines de milliers de vies, pendant lesquelles il aura progressé péniblement, surmontant les épreuves, et se libérant peu à peu de son karma... Et dire que nombreux sont ceux que cette théorie attire !

Voyons donc ce qu'il en est de ces initiations :
Première initiation : "maîtrise du corps physique" ; deuxième initiation : "maîtrise du corps astral" ; troisième initiation, "maîtrise du corps mental" ; quatrième initiation : "lorsque le lien avec l'âme est total"; cinquième initiation : "lorsque la personnalité est totalement imprégnée par l'âme et l'Etincelle divine. L'individu est alors un Maître de sagesse ou Maître ascensionné". Et voilà la perspective offerte à l'adepte : devenir peu à peu son propre maître, jusqu'au titre de "Maître de sagesse"… Voilà sans doute l'une des principales raisons du succès de ces théories, qui mettent tristement en valeur l'immensité de l'orgueil humain…

Vous vous demandez où vous en êtes personnellement de ce parcours ? Ne vous faites pas trop d'illusions : selon le "Maître" de Benjamin Creme (in "La mission de Maitreya"), sur 6 milliards d'êtres humains actuellement en "incarnation" : 6 millions (soit un pour mille) sont aux portes de la 1ère initiation – "c'est-à-dire ayant commencé à prendre contact avec leur âme", 850.000 ont atteint la 1ère initiation, 250.000 la 2ème, 3.000 ont la 3ème, et 450 seulement la 4ème … Et Benjamin Creme de préciser que le total des âmes s'élève à 60 milliards ! Nous avons donc toutes les chances de nous trouver dans la première catégorie ( Réjouissante perspective !

"Il y a eu de faux prophètes dans le peuple, comme il y aura aussi parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses et qui, reniant le Maître qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une prompte perdition. Beaucoup suivront leurs débauches, et la voie de la vérité sera blasphémée, à cause d'eux. Par cupidité, au moyen de paroles trompeuses, ils trafiqueront de vous, eux dont le jugement depuis longtemps n'est pas inactif et dont la perdition ne sommeille pas." (2 P 2, 1-3)

Les précisions qui suivent prêteraient à sourire, si le sujet n'était pas aussi grave. Elles figurent dans un livre d'Alice Bailey (dont nous reparlerons) : "Les rayons et les initiations", et reprises on ne peut plus sérieusement sur le site de Shakti déjà cité.
On y apprend que parmi les "Grands Initiés" se trouvaient Abraham et Moïse (difficile de les passer sous silence…), et qu'auraient atteint la "troisième initiation" les personnalités suivantes (accrochez-vous…) :
Dans le domaine de la politique : Jeanne d'Arc, Francis Bacon, Abraham Lincoln, Winston Churchill, Mao Tsé Toung, Willy Brandt ; pour ce qui est de la littérature : Shakespeare ; pour la poésie : Milarepa (Tibet), qui était en fait un "Instructeur spirituel" (petit cachotier !) ; pour la peinture : Michel-Ange, Rembrandt, Raphaël, Titien, Véronèse, Gréco, Rubens (Léonard de Vinci avait quant à lui atteint la quatrième initiation !) ; et dans le domaine de la musique : Bach, Mozart et Beethoven. Mozart - qui est soit dit en passant déjà revenu (n'oubliez pas la "loi" de réincarnation) - aurait été dans sa vie suivante un luthier aimé de tous ceux qui le rencontraient, et aurait atteint également cette quatrième initiation !

On trouve également dans les 3 tomes de "La mission de Maitreya" de Benjamin Creme, de nombreuses précisions sur les fondateurs du mouvement New-Age, ainsi que sur quelques personnalités historiques, ou attachées au christianisme… précisions toujours reprises sur le site de Shakti. Par exemple :
Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891), co-fondatrice de la Société théosophique : "Ame de 1er rayon, personnalité de 2ème rayon, corps mental de 1er rayon, corps astral de 6ème rayon". On ne peut être plus précis !
Selon le Maître de Benjamin Creme, elle a été Cagliostro (1743-1795) dans sa vie précédente. et s'est réincarnée depuis 1984 dans un corps masculin à Leningrad (et devrait devenir un Maître à la fin de sa vie présente)…
Helena Roerich (1879-1947), occultiste russe : "Ame de 1er rayon, personnalité de 2ème rayon"... Comme H.P. Blavatsky, c'était aussi une disciple directe du Maître Morya...
Jeanne d'Arc (1412-1431)... "Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les voix qu'elle entendait étaient les messages du Maître Hilarion, sur le même rayon d'âme qu'elle, c'est-à-dire le 5ème. De rayon de personnalité 1, elle était bien armée pour le commandement. Jeanne d'Arc est maintenant un Maître resté sur Terre."
Ste Thérese d'Avila (1515-1582)…
Auraient atteint la 2ème initiation : Ste Marie, mère de Jésus : "Ame 6, personnalité 6, corps mental 2, corps astral 2. Elle a eu ensuite des incarnations non médiatiques avant de devenir Maître (5ème degré). Elle est maintenant un Maître du 6ème degré, à l'origine des "apparitions" de la Vierge, et de miracles tels que des larmes ou du sang coulant de statues ou d'icônes."
Annie Besant (1847-1933) : "Ame 7, personnalité 1, avec sous-rayon 7, donc très attachée à l'aspect rituel" (oh la vilaine !)… mais aussi Marie Curie (1867-1934), Indira Gandhi (1917-1984), ou Maria Callas (1923-1977) !
Auraient "commencé la polarisation mentale (à mi-chemin entre la 1ère et la 2ème initiation)" : Elisabeth 1ère (1533-1603), Catherine la Grande (1729-1796), George Sand (1804-1876), Sarah Bernhardt (1844-1923), Marguerite Yourcenar (1903-1987), Françoise Dolto (1908-1988), Greta Garbo (1905-1990)... mais aussi Ste Thérèse de Lisieux (1873-1897) ou Marthe Robin (1902-1981) !
Ces précisions sur le cheminement spirituel des âmes est pour le moins édifiant. Ce qui suit ne l'est pas moins….

Je vous propose de rester sur le site de Shakti, décidément inépuisable en ce domaine, lui qui a puisé aux sources "inspirées" que sont Benjamin Creme et Alice Bailey, pour nous offrir l'organigramme de l'actuelle Hiérarchie Spirituelle, qui préside aux destinées de notre monde...
Au sommet, se trouve le Seigneur du Monde, Sanat Kumara. Son bras droit (son premier ministre en quelque sorte) est le Christ. Mais attention, il ne s'agit pas de Jésus. Ce Christ est Maitreya (son nom oriental), "Maître du 7ème degré, Maître des Maîtres de 6ème degré chargés des ashrams sur les sept rayons, lesquels sont les chefs d'autres Maîtres de 6ème et 5ème degrés." Vous suivez ? Bien, poursuivons donc la revue de détail.
Voici quelques noms de "Maîtres" restés sur terre (ils seraient une soixantaine à ce jour), pour notre plus grand bien, avec leur situation spirituelle (il est important de savoir à qui l'on parle) et leurs antécédents : "Maître Morya ou Maître M., du 6ème degré sur le 1er rayon, qui fut l'apôtre Pierre ; Maître Koot Houmi (Hoomi) ou Maître K.H., du 6ème degré, sur le 2ème rayon, qui fut Jean le bien aimé ; Maître Sérapis du 6ème degré sur le 4ème rayon ; Maître Hilarion du 6ème degré sur le 5ème rayon, qui fut Paul de Tarse ; Maître Jésus, 6ème degré, sur le 6ème rayon, qui fut Jésus de Nazareth puis Apollonius de Tyane ; Maître Rakoczi, ou Maître R., du 6ème degré sur le 7ème rayon, qui fut Francis Bacon puis le comte de Saint-Germain ; et enfin le Maître qui fut Marie, la mère de Jésus, du 6ème degré sur le 6ème rayon, qui est à l'origine des apparitions de la Vierge Marie."
Au-delà du ridicule d'une telle énumération, retenons la gravité d'une telle récupération des principaux piliers du christianisme… Songeons que tout cela est pris très au sérieux par de nombreux adeptes, prêts à gober tout ce qui leur est donné en pâture, pourvu qu'ils aient l'espérance d'une élévation spirituelle, et l'accès à la Connaissance… Et il y a là de quoi frémir…

"Auparavant doit venir l'apostasie et se révéler l'Homme impie, l'Etre perdu, l'Adversaire, celui qui s'élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu'à s'asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu..." (2 Th 2, 3-4)

"Sa venue à lui, l'Impie, aura été marquée, par l'influence de Satan, de toute espèce d'œuvres de puissance, de signes et de prodiges mensongers, comme de toutes les tromperies du mal, à l'adresse de ceux qui sont voués à la perdition pour n'avoir pas accueilli l'amour de la vérité qui leur aurait valu d'être sauvés..." (2 Th 2, 9-10)

 celle des humains particulièrement obtus et fermés aux révélations présentes), ce qui nous laisse encore quelques siècles devant nous pour progresser…
Le New-Age propose à l'adepte "d'élargir sa conscience". Il trouvera en même temps mieux-être personnel et accès à la Connaissance.
Quelques techniques de base lui sont proposées pour cela : méditation, relaxation, yoga, sophrologie…
Le danger de la contemplation narcissique y est évident. Est-il besoin de préciser que la sérénité naturelle induite par ces techniques (yoga, zen, etc.) - qui provoquent la dissolution de la conscience personnelle - n'a rien à voir avec la Paix surnaturelle de l'Esprit ? Celle-ci ne nécessite pas un recours à des "techniques" humaines pour être accueillie. Et il n'y a pas plus de yoga chrétien qu'il n'y a d'oraisonhindoue ou bouddhiste. Par ailleurs, les sensations du corps éprouvées lors de ces séances de "relaxation" sont volontairement ou non confondues par les pratiquants avec de soi-disant phénomènes spirituels…

Le New-Age ayant largement puisé dans les philosophies bouddhiste et hindouiste les éléments constitutifs de ces techniques de méditation, il semble important d'étudier succinctement mais précisément ce qu'il en est véritablement en Orient.


Le Bouddhisme tout d'abord.

Pour le bouddhiste, la vie en ce monde est douleur. La seule quête spirituelle possible consiste donc à s'en échapper.
Dans son premier sermon à Bénarès, Siddharta Gautama devenu Buddha (= éveillé) dira qu'il faut arracher les hommes à la souffrance, le seul moyen efficace pour parvenir à ce but étant l'extinction du désir : "L'extinction du désir, l'extinction de la haine, l'extinction de l'illusion (causes ou fruits du désir), cela, ô moines, est appelé l'absolu. [...] Ne te laisse pas abuser, Ananda, la vie est une longue agonie. [...] N'attendez rien des dieux impitoyables... Attendez tout de vous-mêmes, en n'oubliant pas que chaque homme crée sa prison, et que chacun peut acquérir un pouvoir supérieur à celui d'Indra lui-même." (Indra est le Roi des dieux dans le védisme-hindouisme). L'homme étant défini comme son propre maître, c'est donc par son effort personnel qu'il supprimera la souffrance, en passant par l'extinction du désir.

Ashvaghosa, l'un des maîtres actuels du bouddhisme tibétain en France, explicite ainsi l'idée de l'impermanence des choses, et de l'illusion de la vie : "Toute existence est comme une réflexion dans un miroir, sans substance, un simple fantôme de l'esprit. [...] Les idées cessant, le monde se termine aussi [...]. Tous les phénomènes ont leur origine dans l'esprit et n'ont réellement aucune forme extérieure : c'est une erreur de croire que quelque chose est là." Rien n'existerait donc en dehors de l'esprit.

Nagarjuna, autre maître du bouddhisme en France, va encore plus loin : "L'océan du sans formes est à la base de toutes les formes... Il n'y a ni naissance ni mort, ni unité ni pluralité. Tout est illusion, tout est Vide. Cette vacuité n'est ni l'être ni le non-être, ni le néant..." Il y a là identification du Vide et de l'esprit pur, dans l'unique Réalité.

On retrouve cette approche de la Réalité bouddhique dans le Livre des Morts tibétains (Bardo-Thödol) : "Tu vas connaître la Réalité, dans l'état de Bardo où toutes choses sont comme le ciel vide sans nuages (la Sagesse du Miroir), et où l'intelligence nue et sans tache est comme une vacuité transparente sans circonférence ni centre (la Sagesse du Vide)..."
Dans ce monde d'illusion, les dieux mêmes ne sont que création de l'esprit de l'homme : "Puisses-tu reconnaître que toute apparition (toute déité) est une réflexion de ta propre conscience. [...] Puisses-tu ne pas craindre les troupes des divinités paisibles et irritées qui sont tes propres formes-pensées."

Une dernière citation permettra de situer parfaitement la pensée bouddhique relative à la nature de l'esprit. Nous l'emprunterons au Lama Denis Teundroup, disciple européen de Kalou Rinpoche, et "père-abbé" du monastère de Karma-ling (cité in "Les Racines du Monde", de Jean Denis, 1993) :
"L'enseignement bouddhique propose la compréhension de ce qui est intérieur à nous-mêmes : l'esprit. Le bouddhisme est donc ce qu'on peut appeler une voie d'intériorité. [...] Cette pratique est fondée sur la méditation, c'est-à-dire l'expérience d'une relation juste à notre vécu intérieur et extérieur, à toutes nos expériences. [...] Nous portons en nous la racine de nos conditionnements et de nos souffrances, tout comme nous portons en nous l'éveil, la nature du Buddha, l'état fondamental de l'esprit au-delà du jeu des projections de l'ego. [...]
Dans la méditation bouddhique, il n'y a plus ni sujet ni objet, mais l'expérience immédiate d'une réalité non dualiste. Car ne n'est plus l'intellect qui perçoit, mais une qualité énergétique particulière, permettant l'unification de l'esprit par la libération des projections conditionnées de l'ego.
La connaissance transcendante est la découverte de l'expérience non dualiste en laquelle l'esprit est auto-connaissant, il est le sujet et l'objet de sa propre connaissance. [...] Cette connaissance est au-delà des concepts et au-delà de toutes les formulations.
Le pur esprit irradiant en lui-même est le corps de la divinité, une luminosité vide, l'absence de toute fixation, tout comme l'expérience de la lune dans l'eau. Son mode d'être essentiel est vacuité, liberté vis-à-vis de toutes les catégories du mental. [...] Sans origine, sans fin et sans localisation spatiale, elle est immortelle, c'est l'intelligence fondamentale, la merveille des merveilles."


Ne perdons jamais de vue la différence entre ces deux termes : fusion et union, celui-ci supposant deux objets à unir, principe de la dualité.
On voit donc ici affirmée le principe de la non dualité, associé à l'état de vacuité qui caractérise la pureté acquise de l'esprit.
Nous sommes bien aux antipodes du christianisme. Mais retenons ces formulations : elles seront reprises (et déformées) par tous les gourous new-age...


L'Hindouisme ensuite.

Nous retrouvons la notion de non-dualité, mais cette fois dans l'intime identification entre le Soi (le moi profond de l'être humain, l'âtman selon le terme hindou sanskrit) et l'Esprit immortel, le Principe Unique, l'Absolu : le Brahman. L'Upanishad, écrit du VIII° siècle avant Jésus-Christ, définissait ainsi cette double "qualité" du Brahman : "Il y a en vérité deux aspects du Brahman : le corporel et l'incorporel, le mortel et l'immortel, le fixe et le mobile, le sensible et le transcendant." (2, 3, 1).

Pour parvenir à saisir cette unicité au plus profond de lui-même, l'hindou est appelé à pratiquer le yoga, discipline qui lui ouvre le chemin de l'intériorité. Shankara écrit ainsi au VIII° siècle de notre ère : "Le Soi est Brahman [...] le Soi est tout cet univers. Rien d'autre n'existe que le Soi... Je suis Brahman !" ("Shankara et le Vedanta" de Paul Martin-Dubost, Paris, Le Seuil, 1973).
Et cette identification à l'Absolu atteint son sommet dans les lignes qui suivent, extraites d'un poème de Shankara : "Je ne connais ni la mort, ni le doute, ni les distinctions de castes. Point de père, point de mère. Je n'ai jamais pris naissance. Je n'ai aucun ami, aucun parent, point de maître, point de disciple. Je suis Intelligence et Félicité pures..." (op. cit.) Etre, Intelligence et Félicité (Sac-Cid-Ananda), triple qualité du Brahman, unifié ici au Soi de Shankara.

Un autre élément de la croyance hindoue est à prendre en compte : le samsara, principe de la réincarnation. Dans la Bhagavad-Gita, Vishnu - créateur et destructeur des cycles du monde - s'exprime ainsi :"Les mondes sont assujettis aux retours [..]. Quand on sait que la durée complète d'un "jour de Brahman" est de mille éons, et de mille éons sa nuit, on connaît vraiment ce qu'est un cycle cosmique. [...] Cette multitude des êtres, lorsqu'elle est venue encore et encore à l'existence, se résorbe malgré soi, quand vient "la nuit" ; elle surgit à nouveau quand revient "le jour"." (VIII, 16-19). Cycle des mondes, cycle de la vie des êtres. Toujours dans la Bhagavad-Gita, est explicité ce retour incessant à l'existence : "En vérité, jamais ne fut le temps où je n'étais point, et plus tard ne viendra pas celui où je ne serai pas. Comme l'âme passe physiquement à travers enfance et jeunesse et vieillesse, ainsi passe-t-elle à travers les changements de corps. Le sage ne s'y trompe pas. [...] Les corps ont une fin ; l'esprit qui s'y incarne est éternel, indestructible, incommensurable. [...] A la façon d'un homme qui a rejeté ses vêtements usagés et en prend d'autres, neufs, l'âme incarnée, rejetant son corps usé, voyage dans d'autres qui sont neufs. [...] En vérité, pour qui est né, la mort est certaine et certaine la renaissance pour qui est mort..." (II, 12-13, 18, 22, 27)


Notons au passage que pour ce qui concerne la connaissance de ces vies antérieures, très en vogue dans tous les mouvements New-Age, hindouistes et bouddhistes restent extrêmement réservés. Tel le LamaDenis Teundroup déjà cité, qui rappelle que "en ce qui concerne les souvenirs des vies antérieures que prétendent avoir les êtres ordinaires, le bouddhisme demeure très réservé. Il n'est pas possible de distinguer ce qui peut être authentique de la pure affabulation ou hallucination. Dans le doute, mieux vaut traiter ce genre de phénomènes comme des projections illusoires, ce qui évite de délirer." (cité in "Les Racines du Monde", de Jean Denis, 1993).
Les Maîtres du New-Age n'étant pas des "êtres ordinaires", il est bien évident qu'ils peuvent ne pas se sentir concernés par cette prudente mise en garde...

On l'aura compris, cette perspective de réincarnations infinies n'a rien de réjouissant. Les philosophies orientales ont donc axé la quête de l'être humain sur la Délivrance de cet enchaînement (au sens strict du terme) des réincarnations. Cette délivrance est appelée moksha.
Reprenons la Bhagavad-Gita : "Les sages adonnés à la vigilance, détachés du fruit des actes, sont libérés du lien des renaissances [...]. L'homme qui, abandonnant tout ses désirs, va et vient, libre d'attachement, ne dit plus : C'est à moi, ni Je ; celui-là accède à la paix [...], ne s'égare plus [...] ; à l'heure ultime il atteint le Brahman." (II, 51, 71-72) "Ceux pour qui la connaissance détruit l'inconnaissance, pour eux la connaissance tel un soleil, illumine la réalité suprême. Tendus vers elle d'un esprit vigilant, s'identifiant à elle, ayant en elle leur fin ultime, ils arrivent à l'état où il n'y a plus de retour [...]. Le Sage, tendu vers la Délivrance, sa fin ultime, est dépris du désir, de la crainte, de la colère ; il est libéré à jamais." (V, 16-17, 27-28).

La quête spirituelle de l'oriental consiste donc à échapper à la roue des réincarnations. Au bout du voyage : le Vide pour le bouddhisme, et la fusion avec le Brahman pour l'hindouisme.

Il peut évidemment sembler étrange qu'une telle perspective ait pu trouver écho en Occident, mais comme nous avons commencé à le voir, pour masquer la lourdeur de cette loi implacable, les porte-parole du mouvement New-Age n'ont pas manqué d'arguments... tous aussi fallacieux que trompeurs.

Revenons donc à leur écoute.


Méditations Nouvel Age

L'individualisme spirituel qui caractérise ces pratiques de méditation présentées par les groupements New-Age, est toujours masqué par un vocabulaire chatoyant, qui enveloppe d'un papier cadeau rutilant ces méditations "unifiantes", censées agir pour le mieux-être de la planète tout entière. Un succédané de charité, passive, édulcorée, et de surcroît pratiquée à distance !

En voici un exemple, avec la "Méditation du Pissenlit" proposée par Daniel Meurois sur son site internet (http://pro.wanadoo.fr/bdvrevue/Pissenlit.html). On y retrouve les incontournables références au passé lointain et inconnu (les "peuples du soleil"), les termes empruntés à l'Orient ("prâna", mot qui désigne dans le monde hindouiste l'ensemble des énergies qui circulent en l'homme), et les formulations habituelles du New-Age ("ouvrez votre âme", "l'écran de votre conscience", "visualisation", "harmonie", etc.) :
"Voici une vieille façon d'agir utilisée autrefois chez les peuples du Soleil. Ce n'est pas une technique mais un moyen d'ouvrir la nouvelle ère du Don. Nous la nommons la Méditation du pissenlit. Elle voyagera à nouveau de poitrine en poitrine.
Voici : asseyez-vous à même le sol et les pieds déchaussés. Lorsque vous serez calme et relaxé, ouvrez votre âme, écoutez le silence et sentez la lumière du prana tourner autour de vous.
Ensuite, commencez à projeter sur l'écran de votre conscience la sphère duveteuse d'un pissenlit prêt à essaimer. Visualisez bien les milles graines dans toute leur perfection et chargez chacune d'elles de toutes les qualité dont la Terre a soif.
Ainsi rayonneront la graine de l'harmonie, celle de la tolérance, de l'amour inconditionnel, de la Paix et de tous les trésors qu'un cœur peut contenir et générer.
Lorsque la sphère duveteuse sera ainsi chargée de ces messages, avec votre "souffle intérieur", éparpillez-les et voyez-les se disséminer à travers les cieux des cent contrées de la Terre et y déverser leur suc..."


Cette émission à distance de "bonnes vibrations", "d'ondes harmonieuses", "d'énergie positive"… remplace ainsi avantageusement pour l'adepte du New-Age l'épuisante charité du christianisme, qui a fait se dévouer depuis des siècles auprès des plus pauvres des St Vincent de Paul, Mère Teresa, curé d'Ars et tant d'autres encore…
"Moi d'abord" : si je vais bien, le monde ira mieux, donc je ne m'occupe que de moi. Voilà ce dont on a convaincu l'adepte, qui ne doit avoir pour seule préoccupation que son bien-être, son évolution spirituelle, son destin. Et plongé dans cet égocentrisme spirituel, le "new-ager" est bien persuadé d'aimer l'humanité entière…

Par ailleurs, notez qu'au cours de cette méditation, c'est le cœur qui génère de lui-même les trésors d'amour qu'il va diffuser autour de lui… L'homme est considéré comme un petit dieu, capable de toutes les merveilles, de toutes les réalisations, de tous les "possibles". Cette auto-déification est une constante nous l'avons dit de la philosophie New-Age. Elle rejoint ici la philosophie hindouiste, qui recherche la fusion du Moi et du Soi, refusant toute idée de dualité (d'altérité), et donc d'un rapport Créateur – créature. C'est la raison pour laquelle il n'est jamais question de Dieu dans les doctrines New-Age, mais tout au plus de la "Divinité", vaste concept indéfinissable, que les différents "gourous" se gardent d'ailleurs bien de préciser davantage…

Egalement empruntée à l'Orient, une affirmation telle que "Ce que vous vivez sur terre, n'est qu'illusion", trouvée sur le site de L'éveil à la conscience (http://net.addr.com/eveil/index.htm) (dont le logo est un magnifique arc-en-ciel…). Sur ce même site, on trouve d'autres citations telles que : "Au sujet de vos croyances : Vous croyez à certaines choses mais des quantités de gens croient complètement autre chose et même le contraire. Les croyances ne sont pas la réalité. Tous ceux qui deviennent conscients découvrent la réalité." Autrement dit, votre foi ne vaut rien, puisque d'autres personnes ont une foi différente de la vôtre…

"Jésus leur dit : « Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif »." (Jean 6, 35)
"« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit a la vie éternelle »." (Jean 6, 47)
"Jésus l'a dit, il l'a clamé : « Qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé. […] Moi, lumière, je suis venu dans le monde pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres »." (Jean 12, 44-46)

On y lit aussi : "La connaissance est pratique, concrète et vécue. La connaissance est l'expérience d'une certaine réalité. La connaissance vécue par l'expérience directe procure la conscience." … Comment ne pas avoir pitié de cet auteur, qui ignore que "l'amour du Christ surpasse toute connaissance" (Ep 3, 18) !

Ce même site propose tout un panel de méditations ("méditation sur l'opulence", "méditation sur la lumière dorée", "méditation avec le symbole de la pyramide"), et de nombreuses méditations suggérées par les "Etres de Lumière"… Particulièrement remarquable est la "Méditation Merkabah", qui permet, après une longue séance de "toucher de doigt" et de respirations cadencées en 7 secondes, de pénétrer dans les "vibrations de la 5° dimension" (la quatrième dimension est complètement dépassée !). mais parvenu à ce degré, "L'Energie est multipliée par mille, mais attention aux pensées, elles sont très puissantes."… Ah, la puissance de la pensée, voilà décidemment un appât bien classique, sous couvert de charabia ésotérico-magique !

Sur le site Shakti (http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/pres.htm), "Revue encyclopédique de spiritualité, élaborée dans le respect de toutes les religions et à la lumière des enseignements ésotériques" (mais typiquement New-Age !), il nous est proposé cette citation de Saï Baba : "Si l'homme désire transformer sa vie intérieure comme extérieure en une vie de splendeur, la méditation est la meilleure discipline spirituelle qu'il puisse adopter." Notez bien : la méditation, pas la prière. Sur ce même site, l'on nous rappelle que méditer, c'est "simplement être, sans activité, sans pensée, sans émotion." (Osho Rajneesh, in "Techniques de méditation"). Et la citation suivante de Benjamin Creme (né en 1922, l'une des références incontournables aujourd'hui du Nouvel Age), précise ce qu'il en est (in "La Transmission, une méditation pour le Nouvel Age") : "La prière dans sa forme ordinaire est l'expression d'une supplication habituellement manifestée par l'intermédiaire du plexus solaire. Dans sa forme la plus élevée, la prière est aspiration ; plus l'aspiration est élevée, plus elle fait appel à l'activité du cœur. La méditation est une méthode visant à faire passer la personnalité sous le contrôle de l'âme. Par la méditation, un pont est édifié entre le cerveau physique et l'âme". La prière, acte d'amour. La méditation, oubli du cœur. Au-delà du jargon ésotérico-new-age de l'auteur, on ne pouvait mieux résumer l'antinomie de la pratique chrétienne et de celle du Nouvel Age !
On retrouve également sur cette page internet de nombreuses allusions au "Traité sur la Magie Blanche" d'Alice Bailey, qui fait également référence dans ce milieu.

Plus instructive sur ce site est la présentation des différentes formes de méditations : "méditation Zen", "Kriya Yoga", "méditation transcendantale", "méditation de transmission", "méditation sur la Lumière", etc..
Notons au passage que le Yoga semble avoir été introduit en France dès les années 1930 par un certain Félix Guyot (1880-1960), qui venait de publier à Londres sous le pseudonyme de C. Kerneiz un ouvrage intitulé "Yoga for the West" (Rieder, London). Il publie à Paris des articles dans la revue "Le Lotus bleu" (organe de liaison de la Société Théosophique), et tient la rubrique astrologique du "Journal de la Femme". C'est à la même époque que Jean Herbert (1897-1980) fait connaître en France les "Maîtres" de l'Hindouisme. Les cours dispensés par Kerneiz rencontrent un grand succès, cours destinés comme il le déclare lui-même dans la préface de son livre "à celui qui, en désaccord fondamental avec son milieu, douloureusement insatisfait de la vie tant dans ce qu’elle lui donne de bon que dans ce qu’elle lui donne de mauvais, a ressenti l’appel de l’Absolu"… L'expression "douloureusement insatisfait de la vie" sera reprise par les marchands de stages, ateliers, conférences et initiations de tout poils, nous le verrons au chapitre "maladie-guérison".

L'on apprend donc sur ce site internet cité plus haut que dans la "Méditation transcendantale", "l'énergie provient d'un Maître de la Hiérarchie, comme Guru Dev par exemple", qu'elle a été introduite en occident par Maharishi Mahesh Yogi, et qu'elle aurait 4 millions d'adeptes dans le monde entier, dont 50.000 en France… On devient pratiquant à la suite d'une cérémonie d'initiation, au cours de laquelle est attribuée "les yeux dans les yeux" un "mantra", qui sera aussi personnel que secret… "Initiation", "secret", voilà les mots choisis pour attirer l'adepte potentiel. Mais pour compléter l'attirail, l'accès aux pouvoirs surnaturels est indispensable : "La méditation peut, selon le niveau du méditant, engendrer des phénomènes "surnaturels" décrits par Patanjali (puissance, omniscience, invisibilité, lévitation...)."

"Vous serez comme des dieux…" (Gn 3,5) !

Dans la "Méditation de transmission" signalée plus haut – "méditation de service tournée vers l'humanité dans son ensemble""L'énergie est contrôlée par les Maîtres de la Hiérarchie. Elle est disponible dès la récitation de la Grande Invocation... L'essentiel du travail est accompli par les Maîtres." Nous expliciterons cette référence à la "Hiérarchie" un peu plus loin. Qu'est-ce que cette "Grande Invocation" ? Un ersatz de prière, divisé en strophes, où l'on lit des phrases telles que "Du point de Lumière dans la Pensée de Dieu, que la lumière afflue dans la pensée des hommes""Que le dessein guide le faible vouloir des hommes, le Dessein que les Maîtres connaissent et servent""Que Lumière, Amour et Puissance restaurent le Plan sur la Terre."… Et Benjamin Creme de conseiller, en récitant la Grande Invocation,"de visualiser le Bouddha pour la 1ère strophe, le Christ pour la seconde et une boule de lumière blanche pour la troisième"… On voit apparaître pour la première fois cette "Invocation" dans "L'état de disciple dans le Nouvel Age" d'Alice Bailey, livre qu'elle a rédigé comme tous les autres sous la dictée d'un "Guide spirituel invisible", Djawhal Kuhl, "grand esprit de la Fraternité Blanche Universelle". Cette invocation y est présentée comme étant appelée à remplacer le "Notre Père"… Le dernier ouvrage qu'Alice Bailey écrit sous la dictée de D.K. se termine par cet appel : "Puissent la lumière, l'amour et le pouvoir briller sur votre chemin, et puissiez-vous, en temps voulu et le plus tôt possible, vous tenir devant l'Initiateur…" "Initiation", "pouvoir" : nous sommes toujours dans ce même schéma d'une ascension forcée, où sous couvert d'amour universel, on amène l'adepte sur ce terrible chemin de l'orgueil spirituel…
Peut-être plus grave encore – mais il semble n'y avoir pas de limite dans ce domaine que nous avons abordé… - est la "Méditation sur la lumière", proposée par Saï Baba. Inutile de détailler le long déroulement de cette méditation. Signalons seulement que le méditant la conclut par cette affirmation, énoncée lentement : "Le Père et Moi sommes un, Je suis un avec Jésus et avec le Père, Je suis Divin, Je suis Celui qui Suis : SO-HAM SO-HAM SO-HAM, JE-SUS JE-SUS JE-SUS." Est-il nécessaire de rappeler que "Je suis celui qui suis" est la traduction (si tant est que cette traduction soit possible…) des quatre lettres hébraïques du Tétragramme sacré, du Nom imprononçable de Dieu, qu'entendit Moïse sur le Mont Sinaï ?
Nous reparlerons de Saï Baba un peu plus loin.

"Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis qu'airain qui sonne et cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien…" (1 Cor 13, 1-3) 

Signalons encore le "site de Jésus-Christ" (http://www.lechrist.net/siteFRF/sitechristFR.htm), site "purement divin", qui "vous propose de vivre un moment énergétique privilégié avec celui qui 2000 ans après fait encore parler de lui tellement son passage a marqué les humains". Sur ce site est proposée une méditation mensuelle, "face à l'est, séance vibratoire de 20 mn maximum. Ne manquez pas de rendre Grâces à la Divinité pour ce moment Divin". Le texte de la méditation est court, tel celui-ci : "Merci Christ de m'avoir libéré de toutes mes illusions", texte sous lequel est précisé que "L'année 2002 correspond à l'année chinoise, Cheval Eau, l'année la plus prospère de l'astrologie chinoise. Cette année Cheval Eau ne revient que chaque 59 ans." A noter que l'on retrouve ces même phrases sur le site internet (http://www.eileen-caddy.net/francais/) d'Eileen Caddy (voir plus loin), dont celui-ci dépend directement… Avec une adresse internet qui mentionne explicitement le Christ (lechrist.net), le piège est plus grand encore…

Quelques sites s'annonçant comme "catholiques" n'échappent pas à cette tentation du syncrétisme, et aux pièges tendus par la vague du Nouvel Age. Témoin ce site (http://perso.wanadoo.fr/famille.delaye/Textes/fenetre_ouverte.htm) où l'on trouve après des pages d'Evangile, des Psaumes et des citations de saint Jean de la Croix, d'autres textes bien loin du catholicisme, parmi lesquels "Bouddha vivant, Christ vivant" de Thich Nhat Hanh ("le bouddhisme n'est fait que d'éléments non-bouddhiques, dont les éléments chrétiens, et le christianisme est fait d'éléments non-chrétiens, dont des éléments bouddhistes" … "Quand nous sommes calmes, quand nous regardons profondément en touchant la source de notre vraie sagesse, nous touchons le Bouddha vivant et le Christ vivant en nous-mêmes et en chaque personne que nous rencontrons"…), quelques "logions" de l'Evangile apocryphe de Thomas, ou encore ce texte de Krishnamurti (1895-1986) dont nous reparlerons plus loin, concernant précisément la méditation : "Ecoutez le mouvement de vos pensées ; ne les contrôlez pas, ne les façonnez pas, ne dites pas : "Celle-ci est bonne, celle-là est mauvaise." Mais accompagnez-en le mouvement. C'est cela, la conscience dénuée de tout choix, de toute condamnation, comparaison ou interprétation, et qui n'est qu'observation. Voilà qui rend l'esprit hautement sensitif."Nous sommes là dans une autre constante du New-Age : si le Bien et le Mal sont reconnus dans l'Absolu, ils n'ont aucune existence sur le plan relatif. Voilà qui explicite un peu mieux encore le succès rencontré par cette philosophie du Nouvel Age… Mais à qui peut profiter cette suppression de la distinction entre le bien et le mal, sinon au maître du Mal lui-même…?
http://www.spiritualite-chretienne.com/Nouvel-Age/new-age2c.html

Posté par rusty james à 10:01 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

Le Projet de Conscience Globale est une expérience parapsychologique débutée en 1998 sur les Egregores

projet-de-conscience-globale-magnétisme

Nous connaissons l’inconscient collectif, la mémoire collective ou encore les archétypes décrits par Jung. De bien des manières, nous nommons déjà ce phénomène mal connu et pourtant inscrit en nous : l’égrégore. Mais si nous sommes capables de générer ensemble cette conscience partagée, elle aussi a le pouvoir d’agir sur nous…

 

Un égrégore est produit par un puissant courant de pensée collective. Lorsque plusieurs personnes se focalisent ensemble sur un même objet, avec une même intensité, ils développent une énergie commune. Nous connaissons tous cet effet stimulant, éprouvé lorsque l’on partage avec d’autres un projet passionnant ou un moment fort. L’activité concentrée rassemble les intentions de chacun en une conscience collective, qui semble porter le groupe. Mais derrière l’impression personnelle, un processus réglé se déroule entre nous. 

Une émotion active les atomes de nos cellules, transformant le corps en une pile électrique, capable de fabriquer sa propre énergie. Ainsi, par la seule force d’une émotion mutuelle et sans même s’en rendre compte, nous connectons nos sources d’énergie et en créons une plus grande, globale. Comme branchés les uns sur les autres, nous vibrons sur la même longueur d’onde. La tension est alors assez haute pour qu’émerge un esprit de groupe. « Le biochimiste Rupert Sheldrake parle de champ morphogénétique. Le ressenti d’un individu exerce une force sur celui de l’autre. Ce mouvement, par résonance, va influencer leurs comportements et leurs pensées », explique Rosa Claire Detève, formatrice en psychologie quantique. Mais cet esprit de groupe n’est pas que la résultante passive d’un instinct grégaire. 

Pierre Mabille, médecin et anthropologue, proche des artistes du surréalisme, considérait que l’égrégore possède « une personnalité différente de celles des individus qui le forment ». A l’échelle individuelle par exemple, nous savons qu’une pensée enracinée depuis longtemps finit parfois par nous dépasser. Elle est en quelque sorte devenue autonome et agira sur nous aussi longtemps que nous l’alimenterons par nos croyances. De la même manière, l’égrégore est une entité vitalisée. Il agit comme un accumulateur d’énergies, nourri par les sentiments, les désirs, les idéaux ou les peurs de ses membres. Plus ces derniers sont nombreux, plus l’égrégore se renforce jusqu’à influencer leurs existences. 

Une connexion héritée

« Dès lors qu’au moins deux personnes partagent une vision, elles forment un égrégore. Certains auront une durée de vie courte, d’autres traverseront les siècles : une histoire d’amour peut durer quelques jours, l’égrégore de l’église catholique a plus de 2000 ans », nous dit Alain Brêthes qui a beaucoup écrit sur le phénomène. L’auteur a répertorié les égrégores en trois catégories. Les égrégores neutres sont les plus nombreux. Ce sont les amicales de quartiers, les cercles professionnels ou les groupes d’amis de longue date. Ces égrégores ne sont pas très inductifs sur le plan de la pensée. Les gens partagent des choses mais vivent leur quotidien sans que cela n’ait de réelle incidence sur leur psyché. 

Ensuite, nous trouvons les égrégores dits « limitatifs » ; ce sont les égrégores de l’égo. L’individu se doit d’adopter les croyances et schémas comportementaux du groupe. C’est le cas des partis politiques, des religions. Ces dernières sont sans doute les égrégores les plus puissants car les plus longuement et largement partagés. L’égrégore s’appuie souvent sur une représentation. Et, de tous temps, les sociétés ont associé leur conviction à une symbolique forte. Or, le symbole c’est justement l’être humain qui projette sa pensée. Il est la manifestation formelle d’une énergie latente dirigée vers son accomplissement. Typiquement, l’étoile de David, la croix latine ou le yin et le yang servent de support de visualisation et de point de contact entre les membres, qui, célébrant leur foi, cultivent ainsi leur égrégore. A l’extrémité de cette catégorie, on trouve les radicaux, les gangs et les sectes. 

Enfin, les égrégores « féconds » sont ceux qui élèvent la conscience, qui s’efforcent d’unir et de rassembler, qui expriment des valeurs de justice, d’équité et de bienveillance. Ce sont des énergies utiles à la communauté mondiale, qui prennent la forme de courants de psychologie humaniste, d’associations humanitaires ou de mouvements spirituels contemporains. 

Tout est égrégore

« Observez un dîner entre amis, il y a toujours celui qui fait rire, celui qui râle etc. Chacun joue un rôle qu’il quitte une fois rentré chez lui. Ils entretiennent leur égrégore. Un match de foot avec son équipe préférée, la rentrée des classes de son enfant ou un déjeuner dans la maison de famille… Nous évoluons en permanence parmi ces zones sociales invisibles, très conditionnantes. Même quelqu’un qui voudrait échapper à ce phénomène en partant vivre sur une île déserte, se relierait encore à l’égrégore des gens qui aspirent à s’isoler sur une île déserte », plaisante l’auteur. Parfois trop forte, l’empreinte peut néanmoins donner cette impression d’être englué dans l’existence d’un autre. « Pour autant, souligne Kaly, magnétiseur,il ne faut pas confondre égrégore et possession. On sort d’un égrégore en quittant les gens ou les idées qui nous y rattachent. Cela peut être difficile mais il n’y a que ça à faire ». Dans ce cas, la psychothérapie peut être un moyen pour prendre conscience du parasitage « énergétique » qu’exercent les valeurs de notre cercle ou de notre communauté. 

Mais quitter un égrégore n’est jamais que l’occasion d’en intégrer un autre. Un cheminement de vie clairvoyant permettra simplement de choisir ses sources d’inspiration, toujours avec le cœur. « Car, insiste Alain Brêthes, on ne peut pas y échapper. Tout est égrégore, c’est l’archétype universel, ce qui vient conditionner nos représentations ». Lorsque l’enfant qui naît prend son premier inspire, il se relie déjà à l’égrégore de la famille dans laquelle il arrive, mais également à l’égrégore de son pays et de l’histoire de son pays. Il inhale une quantité d’énergie collective qui ne lui appartient pas en propre et qu’il va faire sienne. « L’égrégore est la contre-partie psychique d’un groupe humain », ajoute-t-il. Il vit donc à la fois sur un plan physique, au travers des êtres qui le portent et sur un plan astral. Celui-ci est un espace intermédiaire, une sorte de canal qui nous relie à notre dimension éthérique, ultra-pronfonde. C’est par lui que communiqueraient les énergies subtiles des uns et des autres qui, unifiées, forment l’égrégore. Nul besoin donc d’être physiquement ensemble ; l’égrégore est comme le négatif de notre expérience vécue, une réalité alternative dans laquelle nous sommes en présence les uns des autres. 

Le rapport entre le caractère invisible, impalpable de cette énergie et son pouvoir bien tangible a très tôt fait sa dimension sacrée. Dans certains courants occultes, l’égrégore est un véritable support rituel. Les premiers à avoir exploré leur potentiel égrégorique furent les francs-maçons, reliés à travers le monde et les époques par leurs codes et initiations mystérieuses. Les écoles ésotériques utilisent l’égrégore comme un puissant outil divinatoire. Le chamanisme fait également de la transe et des cérémonies collectives une porte d’accès vers l’énergie universelle. Mais aujourd’hui, notre sacro-sainte science moderne tend elle aussi à s’emparer du phénomène. 

Aura universelle

Depuis un peu plus de quinze ans, une théorie discrète est en train de révolutionner toutes nos connaissances sur la conscience humaine. Le Global Consciousness Project (Projet de Conscience Globale) est une expérience parapsychologique débutée en 1998 au sein de la prestigieuse université de Princeton, aux États-Unis. L’initiative, qui réunit scientifiques et ingénieurs, cherche à établir l’existence d’une activité énergétique universelle, grâce à un générateur aléatoire de nombres, un petit boîtier conçu au départ pour détecter les mouvements de pensées d’un cobaye. Après en avoir éprouvé l’efficacité sur une seule personne à la fois, l’appareil, baptisé Egg, est testé sur un groupe. On réunit une trentaine de personnes et on les invite à parler et à bouger comme bon leur semble. L’appareil de mesure, placé dans un coin de la pièce, ne réagit pas. Mais quand on demande ensuite au groupe de s’asseoir et de méditer ensemble, l’appareil semble capter une synergie et amorce une courbe. La découverte fait l’effet d’une bombe dans la communauté scientifique. Bientôt, des dizaines d’autres boîtiers Egg sont envoyés aux quatre coins du globe, de l’Alaska aux Fidji, avec une question précise : est-il possible de détecter un émoi collectif à l’échelle planétaire ? Les premiers résultats sont étonnants : lors des funérailles de Lady Di, les boîtiers enregistrent jusqu’en Chine une variation du champ psychique. 

A ce jour, 65 générateurs sont positionnés dans presque autant de pays, dont deux en France. Tous reliés en réseau, ils archivent en continu l’encéphalogramme terrestre. Chaque fois qu’un événement mondial se produit, des fluctuations sont enregistrées. Plus il est fort et médiatisé, plus elles sont importantes. L’informaticien Pierre Macias héberge l’un des deux Egg français à Toulouse : « Le flot de données des capteurs tend à s’éloigner des valeurs attendues lorsque se produit un événement public qui concentre les pensées et les émotions d’un grand nombre de gens. Le jour de l’attaque terroriste du 11 septembre 2001, la probabilité pour que les capteurs enregistrent une telle variation  »par hasard » fut de l’ordre de 1 pour 1 million… Nous ne savons pas encore comment expliquer ces relations subtiles entre des événements d’importance pour les hommes et les données obtenues mathématiquement, mais elles sont indéniables aujourd’hui. Ces résultats montrent à l’évidence que le monde physique et le monde de l’esprit humain sont liés d’une relation encore inconnue ».

http://www.krishnazen.fr/2014/11/connaissons-nous-la-puissance-de.html

Posté par rusty james à 22:54 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,