L’énergie nucléaire sans radioactivité n’est pas un rêve

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De l'uranium au combustible nucléaire lithium: présentation de la brochure de H. W. Gabriel

bha. Il y a une année, le Japon a été frappé par une catastrophe nucléaire d’une ampleur considérable. L’incertitude de la population concernant les rejets radioactifs perdure. Dans notre pays, le débat politique sur l’abandon du nucléaire nous empêche de voir le problème central auquel est confrontée l’humanité à l’ère nucléaire:
Depuis que l’on désintègre l’uranium, la production et le rejet de grandes quantités de radioactivité représentent une source de graves dommages pour les hommes, les animaux et l’environnement.
La tragédie de Fukushima dont on ne peut aucunement minimiser la gravité, la tragédie de l’explosion du réacteur de Tchernobyl en Ukraine et d’autres catastrophes nucléaires dont on minimise depuis longtemps les conséquences sont dues essentiellement à la quantité de radioactivité rejetée. Les dommages économiques pour l’Etat et la société compromettent également l’existence même de la population en réduisant les superficies cultivables.
Alors que l’OMS et l’AIEA s’obstinent à dissimuler les véritables statistiques sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, des données médicales variées prouvent de manière irréfutable qu’une fois le rayonnement ionisant libéré, il a un effet somatique et génétique sur les cellules humaines. Le débat concernant les énergies renouvelables fait des vagues, ce qui est normal, car l’être humain doit apprendre à ménager ses ressources naturelles.
Avec sa brochure «L’énergie nucléaire sans radioactivité n’est pas un rêve», l’ingénieur Heinz Werner Gabriel apporte une réelle contribution de politique sanitaire et énergétique au débat sur l’arrêt des centrales nucléaires obsolètes. Son message principal est qu’un pays peut produire suffisamment d’énergie si l’on change le paradigme à la base de la technique nucléaire selon lequel la fission nucléaire et la production d’énergie n’est possible que grâce à l’uranium. En prenant connaissance de cette brochure, le lecteur découvrira un monde nouveau – et le débat sur l’abandon de l’énergie nucléaire acquerra une importante dimension constructive.
Voici un aperçu de la brochure.

Avant-propos

Ce qui m’a incité à reprendre la question de «l’énergie nucléaire sans radioactivité» remonte à 2001. A proximité de plusieurs installations nucléaires, on a constaté la présence de radioactivité liée aux particules et, d’après des documents de 1986/87 celle de béryllium 7. Ce type de radioactivité laisse clairement supposer l’utilisation de lithium.
La connaissance de la fission du lithium et du dégagement d’énergie qu’elle permet a progressé au cours des dernières décennies, de même que l’idée qu’on pouvait éventuellement produire de l’énergie nucléaire sans radioactivité.
Dans l’espoir d’avoir pu, avec cette étude, contribuer à rendre l’avenir moins menaçant, je dédie cette brochure à mes enfants et petits-enfants Ines et Andreas, Anna-Lina et Aurelia.
H.W. Gabriel, 20/1/12

Résumé

Quand on demande aux citoyens pourquoi ils sont contre l’utilisation de l’énergie nucléaire, on obtient généralement la réponse suivante: les risques dus à la radioactivité et aux déchets radioactifs ne sont pas tolérables.
Quand on demande aux scientifiques si l’on peut construire des centrales nucléaires qui ne produisent pas de radioactivité, on obtient quasiment toujours la réponse «non».
Or cette réponse ne correspond pas à l’état actuel de la science. Si, à la place du combustible nucléaire utilisé jusqu’ici, c’est-à-dire l’uranium, on recourt au lithium, qui est inactif, sa fission produit de l’énergie sans radioactivité. On comprend le processus quand on considère la désintégration du lithium-6 par le deutérium. Il en résulte tout d’abord un atome constitué de 4 protons et de 4 neutrons qui se décompose en deux atomes d’hélium inactifs semblables.
En revanche, la fission de l’uranium, composé de 92 protons et de 143 neutrons, produit plusieurs centaines de fragments radioactifs.
L’absence de radioactivité élimine le risque d’accident et la nécessité du stockage définitif des déchets hautement radioactifs. Cela rend l’énergie nucléaire acceptable socialement et économiquement exploitable.
On connaît la fission du lithium depuis 1932 et celle de l’uranium depuis 1938. Des documents et des brevets sur l’utilisation du lithium dans les réacteurs existent depuis respectivement 1955 et 1975.
On dispose de peu d’informations sur les projets de construction de petits réacteurs au lithium. Jusqu’ici, on a utilisé des réacteurs hybrides comme source de neutrons pour fabriquer des matières fissiles.
Deux projets de centrale produisant de l’électricité à 5 centimes le kWh ont été annoncés pour 2008. On peut estimer à 5 ans la durée de la construction car nous disposons d’une expérience pratique approfondie des réacteurs hybrides.
Il est facile de savoir pourquoi on a préféré l’uranium comme matière fissile: Contrairement au lithium, qui n’a pas de réaction en chaîne, l’uranium permet de fabriquer des armes.
Si l’on considère les réserves de lithium disponibles dans le monde, on pourrait couvrir les besoins en énergie primaire du monde pendant 800 ans sans produire de radioactivité.
Si l’on accepte une radioactivité de courte durée (demi-vie inférieure à 12 ans), on peut couvrir les besoins au moins pendant 2400 ans.
La fission du lithium représente maintenant déjà une alternative à la fusion nucléaire civile non encore disponible.
Aux dernières nouvelles (avant les accidents de Fukushima), on devrait, dans
les réacteurs compacts annoncés pour 2008, utiliser de nouveau de l’uranium ou du
plutonium plutôt que du deutéride de lithium.
Or qui pourrait trouver à redire à l’utilisation du lithium comme source d’énergie non radioactive à long terme?
Fukushima a montré avec évidence la nécessité de recourir à des systèmes énergétiques non radioactifs ou à radioactivité fortement réduite: les propriétaires et les exploitants des centrales nucléaires ne peuvent pas assumer le coût des dégâts matériels et l’Etat doit intervenir.
Conclusion: Il est impossible, aujourd’hui, d’exploiter dans le cadre de l’économie privée l’énergie nucléaire avec le volume de radioactivité qu’elle produit.

Chapitre 1: La sortie du nucléaire, une comédie politique

Les dernières explosions et fusions du cœur d’un réacteur nucléaire ont eu lieu à Fukushima en mars 2011. Certains pays veulent sortir du nucléaire tandis que d’autres tiennent à conserver leurs réacteurs.
Ces deux attitudes sont sans doute caractérisées par l’opportunisme politique, l’incompétence et l’absence de responsabilité.
En raison du conflit non résolu entre la sécurité et l’économie, on se livre maintenant à des galipettes au détriment des citoyens.
On peut qualifier d’incompétents ceux qui réduisent l’utilisation de l’énergie nucléaire à l’activité des types de centrales de 1955 dont la conception est dépassée.
Fallait-il interdire toute conduite automobile parce que les voitures du type «Coccinelle» provoquaient fréquemment des accidents à la suite de l’explosion du réservoir situé à l’avant du véhicule?
Présenter hier une centrale nucléaire de 40 milliards comme sûre et reconnaître aujourd’hui qu’elle n’est pas sûre relève de l’incompétence.
Sont irresponsables ceux qui, après plus de 7 fusions du cœur d’un réacteur depuis 1960 (dans des réacteurs analogues au point de vue physique), n’ont pas cherché un produit fondamentalement nouveau. Au lieu de cela, on a déguisé en agneaux des loups (capables, en cas d’accident, de détruire toute une métropole) et, après des tests de résistance, on a déclaré que les agneaux étaient «robustes».
La législation sur la «sortie-rentrée-sortie» du nucléaire en Allemagne n’a pas été un exploit dû à la compétence en matière de politique énergétique.
Dans ce qui suit, nous abordons la question des moments décisifs de l’évolution de l’énergie nucléaire qui ont finalement conduit à la technologie actuelle et à ses problèmes.
Il faut lutter contre la perte de crédibilité des acteurs politiques, économiques et scientifiques afin d’évaluer objectivement les chances d’une utilisation de l’énergie nucléaire sans radioactivité et permettre sa réalisation.
Ces chances ne relèvent pas du rêve mais de faits scientifiquement prouvés.
Les accidents dus à la radioactivité et la nécessité de stockage des déchets radioactifs pendant des millénaires n’existeraient plus.
Dans certains pays, par exemple en Suisse, on a fait un pas vers l’objectivité et on a mis en discussion des critères de sécurité pour la construction de nouvelles centrales, critères sévères et apparemment irréalisables:
a)    Une fuite de radioactivité dans l’environnement doit être exclue;
b)    On ne doit pas exclure d’importants dégagements de radioactivité selon les principes de probabilité des jeux de hasard;
c)    La durée de radiation des déchets radioactifs devrait être de l’ordre d’une génération.
Or l’utilisation de combustibles au lithium et au deutérium répond à ces critères.
Le fait de négliger des perspectives aussi décisives provient d’une formation étroite en physique nucléaire qui fait que les scientifiques fondent leur enseignement sur des produits industriels existants.
Les moyens les plus sûrs d’utiliser l’énergie nucléaire civile ne devaient être ni évoqués ni appliqués.
On ne souhaitait pas rendre objective la notion de «sécurité» au moyen de critères.
Pendant des décennies, on n’a pas voulu qu’un «nouvel état de la science et de la technologie» puisse nuire à la commercialisation d’installations standards.
Le contrôle de la prolifération des armes nucléaires est instrumentalisé par des pays dominants afin d’empêcher que la concurrence économique ne développe l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.    •

(Traduction Horizons et débats)

A propos de l’auteur
Heinz Werner Gabriel est ingénieur en physique technique. Il a travaillé à la planification, à la construction et à l’exploitation de 5 centrales nucléaires et a dirigé des projets sur l’amélioration de la sécurité des réacteurs et des installations de retraitement du combustible nucléaire. Au sein de l’état-major scientifique du Bundestag, il a participé à la conception de la politique de l’énergie nucléaire. Pendant des années, il a apporté son soutien à la justice en tant qu’expert en matière de violation de la Loi sur l’énergie nucléaire et de la Loi sur le contrôle des armes de guerre. A l’aide de méthodes d’analyse spéciales, il a découvert l’origine de matières fissiles de contrebande de même que le moment et les causes d’accidents dans plusieurs installations nucléaires qui avaient été dissimulés.
Courriel: li-energy.info@arcor.de

Contenu de la brochure

Préface
Résumé (en allemand, anglais et français)
1.    La sortie du nucléaire: une comédie politique
2.    Objections à l’énergie nucléaire
3.    Fréquence des accidents dus à la fusion du cœur d’un réacteur et quantité de radioactivité libérée
4.    La fission de l’uranium est préférée car elle se prête très bien à la fabrication d’armes
5.    Les réacteurs de sous-marins, fondement des centrales nucléaires actuelles
6.    Manque d’intérêt pour les centrales nucléaires produisant peu de radioactivité
7.    L’énergie nucléaire sous forme de fusion nucléaire
8.    Passage au combustible nucléaire lithium
9.    Contribution du lithium à l’approvisionnement en énergie à long terme
10.    Coûts du lithium et du deutérium
11.    Installations destinées à la fission du lithium
12.    Maturité de la technologie de la fission du lithium
13.    Les centrales nucléaires encouragent-elles la prolifération des armes nucléaires?
14.    Bibliographie
A propos de l’auteur
(Traduction Horizons et débats)

+    L’existence d’une source d’énergie présente dans de vastes régions du globe et disponible pendant longtemps ne favorise-t-elle pas la paix mondiale?
+    Une énergie produite sans émissions de CO2 ne protège-t-elle pas le climat?
+    Une source d’énergie abondante pouvant être utilisée de manière centralisée et décentralisée n’augmente-t-elle pas la liberté d’action des citoyens?
+    N’évite-t-on pas les risques liés à la radioactivité – pertes en vies humaines et en terres exploitables – quand on dispose de suffisamment d’énergie dégageant peu de radio-activité?
+    Ne peut-on pas renoncer à des stockages de déchets radioactifs millénaires en ayant recours au lithium plutôt qu’à l’uranium comme combustible?

On peut se procurer la brochure,
uniquement en allemand, auprès de:
Genossenschaft Zeit-Fragen,
Case postale, CH-8044 Zürich
ou de:
Sarkis/A. Gabriel,
D-69434 Hirschhorn/Neckar
Courriel: li-energy.info@arcor.de
Prix: 15 francs / 12 euros (+ frais de port)

Citations
Serment d’un professeur
devant un tribunal administratif:
Je jure qu’une cuve de réacteur à pression ne peut pas exploser.
Un professeur intègre de l’EPFZ:
On n’échappe pas à une évaluation probabiliste des risques.
Reproche d’un collègue:
«Quelques années de travail en politique énergétique ont sans doute endommagé ta rationalité. En matière de sécurité nucléaire, un plus un continue de faire deux.»
Réponse et question: «Tu es marié et tu as un enfant que tu aimes. Est-ce que tu ne pratiques pas une rationalité dans laquelle un plus un peut également faire trois?
Regrets d’un physicien nucléaire
Il était fier de savoir apprivoiser le feu nucléaire,
Il tirait vanité du prestige de sa profession,
Il s’agaçait des doutes de simples citoyens,
Il se défendait par des mensonges qu’on lui avait dictés,
Il était inquiet pour l’avenir des enfants,
Il dissimulait honteusement ses actes passés,
Mais il espère maintenant rattraper le temps perdu.
Extraits de la brochure
«Kernenergie ohne Radioaktivität. Kein Traum.»
(Traduction Horizons et débats)

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En Bretagne, des déchets radioactifs en plein air ont été dispersés dans l’indifférence

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 Franck Baudouin

Entre 1956 et 1984, vingt-deux mines d’uranium ont été exploitées entre Guern et Le Faouët, dans le Morbihan. Les déchets ont été déposés sans grande attention de la Cogema ou des autorités, et les remblais radioactifs ont été dispersés. Mais la radioactivité est toujours là...


Photo : Ici, dans un chemin de randonnée près de Ty-Gallen, le scintillomètre de Patrick Boulé affiche 1 075 chocs par seconde... au lieu de 150.

Patrick Boulé, président de l’association Rozglas, sort du coffre de sa voiture un scintillomètre. Un compteur à scintillation, cousin du fameux compteur Geiger-Müller. Nous sommes dans la cour d’une ancienne ferme aujourd’hui inhabitée à quelques centaines de mètres de l’ancienne mine d’uranium de Ty-Gallen, entre Persquen et Bubry.

« C’est là », dit Patrick Boulé en montrant un tas de sable. Il y a encore un an, ce tas de sable devait avoisiner les 15 m3. Aujourd’hui, il en reste à peine un quart. « Presque tout a été volé. » Patrick Boulé met en marche le scintillomètre au-dessus de ce qui reste du tas de sable. L’appareil crépite et marque 1 337 chocs par seconde. « La normale, c’est 150 chocs par seconde. Mieux vaut ne pas s’attarder ici… » Quand bien même, ici tout est contaminé. Et le scintillomètre va aller de surprise en surprise.

A quelques dizaines de mètres du tas de sable, dans un bois, le compteur indique 2 200 chocs par seconde. Et ce n’est pas fini : près de l’ancien potager, au pied d’une source qui alimente le Blavet, c’est le record absolu : 8 000 chocs par seconde. Le compteur s’affole. Patrick Boulé, lui, ne s’éternise pas et s’éloigne illico.

Galeries comblées en 1993

Cette contamination aux particules radioactives trouve son origine de l’autre côté de la butte, à Ty-Gallen. Là, entre 1976 et 1981, une mine d’uranium a été exploitée par la société Simura (Société industrielle des minerais d’uranium). Des galeries ont été creusée sur trois niveaux, compris entre 15 et 50 mètres sous la surface du sol. 18 700 tonnes de minerais ont été extraits de la mine de Ty-Gallen, qui ont fourni 48,7 tonnes d’uranium métal.

Pour vider l’eau des galeries souterraines, des pompes ont été installées. Mais l’eau ainsi récupérée n’a jamais été stockée et encore moins traitée : elle a été tout simplement rejetée dans la nature, de l’autre côté de butte. Direction, la ferme au tas de sable…

La concession de Ty-Gallen a appartenu à la Simura jusqu’en 1991, puis elle est passée en 2001 dans le giron de la Cogema (Compagnie générale des matières nucléaires), devenue depuis Areva. En 1993, la Cogema a comblé les galeries souterraines. Aujourd’hui, à part un panneau de type tourisme industriel (seules quatre anciens sites sont équipés de ces panneaux), absolument rien ne prévient les promeneurs et les cueilleurs de champignons du danger qu’ils courent. Quant aux riverains…

Une aire de boules radioactive

Le tas de sable provient directement de la mine de Ty-Gallen. Pendant des années, les propriétaires de la ferme ont joué aux boules dessus. « On a découvert que ce sable était radioactif. Le propriétaire en a parlé à une personne d’Areva et ce dernier lui a dit d’en faire un tas et qu’Areva l’enlèverait lorsqu’ils décontamineront le sol. » Areva n’est pas repassé et le sable s’est envolé. « On a même volé la pancarte que j’avais installée pour prévenir du danger !, raconte Patrick Boulé. Plus sérieusement, cela signifie qu’il y a du sable radioactif dans la nature et que des gens s’en servent sans savoir que c’est dangereux pour leur santé. »

Dans les chemins, les cours…

Cette histoire de sable radioactif est l’arbre qui cache la forêt. Si les mines ont été fermées et rebouchées plusieurs années après, si les terrains sont aujourd’hui régulièrement débroussaillés afin de permettre aux techniciens d’Areva d’effectuer des mesures de radioactivité, le danger ne se cantonne pas aux 22 anciens sites miniers.

Pendant des années, les remblais issus de ces mines ont été dispersés ici et là. « On s’est servi de toute cette caillasse sous des routes, pour renforcer des chemins, on en a aussi mis dans des cours de ferme du secteur, comme à Lignol, à Guern ou encore à Bubry… On en retrouve dans des chemins de randonnée… Les exploitants des mines en distribuaient à qui voulait… »

D’où la campagne, en septembre 2010, du recensement de ces remblais effectué par hélicoptère. Areva aurait comptabilisé 87 zones, réparties sur douze communes, contaminées par ces anciens remblais. « Areva doit décontaminer. Mais, elle minimise les facteurs de contamination pour ne pas intervenir sur ces zones », accuse le président de Rozglas. Il y a pourtant urgence… Le scintillomètre de Patrick Boulé n’arrête pas de crépiter.

22 mines exploitées entre 1956 et 1984


Cette carte montre les sites des anciennes mines d’uranium -

L’exploitation des mines d’uranium dans le pays du Roi Morvan remonte à 1952. Le gouvernement Pinay adopte alors un plan quinquennal de développement de l’énergie atomique, avec la participation de l’industrie privée. Résultat : certaines parties du territoire français sont retirées du monopole de Commissariat à l’énergie atomique (CEA). La Bretagne en fait partie. Des prospecteurs privés se lancent dans la recherche et l’exploitation de l’uranium.

Les premiers travaux de prospection débutent en Bretagne en 1954 : Joseph Monpas, originaire de Lignol, découvre le premier gisement de la région, à Kersegalec.
Entre 1954 et 1962, les principaux gisements découverts en Bretagne aboutissent à l’exploitation de 22 sites miniers (vingt dans le Morbihan et deux dans le Finistère). De 1956 à 1984, les gisements bretons ont produit 1 108 tonnes d’uranium métal, à partir de 275 974 tonnes de minerai d’une teneur moyenne de 4,01 kg d’uranium par tonne.


Source et photos : Pontivy Journal

Posté par rusty james à 00:39 - - Permalien [#]
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Un rapport de la CIA révèle les radiations en IRAK et AFGHANISTAN affecteront + de 800 millions de personnes

sdfgsdgLa carte indique quelque chose
La pire contamination se produira bien sûr autour des théâtres de guerre, mais la région dans un rayon d'au moins 1000 miles (1610 kilomètres) fera face à une sérieuse contamination par de l'UA. (1) Un rayon de 1000 miles signifie une surface totale de 3,14 millions de miles carrés. Les deux cercles dans la carte couvrent une aire de 6,28 millions de
miles carrés et, en déduisant disons 20% pour les zones qui se chevauchent, la superficie affectée nette est exactement de 5 millions de miles carrés. La superficie mondiale des terres couvre environ 57,3 millions de miles carrés, ce
qui sous-entend qu'en gros 8% de la superficie mondiale des terres est maintenant gravement contaminée. Et je ne compte pas les théâtres de guerre de Bosnie et du Kosovo, qui ont gravement affecté aussi bien les Balkans que les
troupes de l'OTAN. (8) (Commentaire de Karl W.B. Schwarz : Je me demande si le peuple d'Israël se rend compte que la politique désirée par leur gouvernement et les USA a en attaquant les nations arabes pollué leur pays avec de l'UA ? On peut aussi tracer les mêmes cercles autour des zones de cibles, d'essai et de bases militaires US, où
des citoyens US ont été exposés. En plus, la circulation de l'air depuis l'Irak vers le Royaume-Uni aura fait traverser la contamination sur une grande partie de l'Europe.) En se référant à la carte, avec Kaboul, capitale de l'Afghanistan, comme centre, la région affectée par l'UA englobe le Pakistan, le Nord-Ouest entier de l'Inde, une partie du Népal, une partie de la Chine, les principales régions des républiques d'Asie Centrale, l'Iran, et les pays de Golfe, avec Dubaï et Abou
Dhabi, deux centres financiers et commerciaux majeurs. En prenant Bagdad comme centre, les régions affectées incluent l'Asie occidentale entière, une partie de l'Egypte, une partie de la Grèce, Chypre, des régions autour de la Mer Caspienne
et des îles de l'Est Méditerranéen. Il convient de noter que l'Iran et quelques États du littoral de la Mer Caspienne ont été frappés deux fois (zone de chevauchement des deux cercles) en deux ans : en 2001 et à nouveau en 2003. Ainsi l'effet le plus grave sera ressenti en Iran, dans quelques pays du Golfe, et dans quelques États d'Asie Centrale. La population affectée Le total estimé de la population dans les deux cercles était d'environ 857 millions (tableau ci-dessous) en juillet 2005. Si les USA montrent une brusque élévation de six fois dans l'incidence du seul cancer du poumon, quel sera le
destin de ces 857 millions de personnes dans les régions centrales ? Washington est exactement à 6194 miles du radioactif Bagdad ; et Kaboul, aussi fortement radioactif, est juste un peu plus loin, à environ 6923 miles de distance.
Les capitales de 19 pays sont dans le rayon des 1000 miles, incluant New Delhi (621 miles), Islamabad (232), Bichkek (651), Beyrouth (515), Le Caire (806), Ankara (785), Jérusalem (546), Damas (468), Koweït (347), Nicosie (643), Téhéran(429), Abou Dhabi (856), Aman (503), Riyad (615), Achkhabad (645) et ainsi de suite. Et les américains attrapent le cancer du poumon par milliers ?

Des pays comme l'Inde, le Pakistan, le Népal, l'Afghanistan, l'Irak, et quelques États d'Asie Centrale ne sont même pas bien établis, avec des équipement de dépistage du cancer fiables, et encore moins déterminants si la maladie est due
à la contamination par de l'UA ou par la manipulation imprudente de pesticides toxiques dans les fermes.

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De Kaboul Population % le conflit Afghan affecté
Afghanistan 29 928 987 100%
Iran 68 017 86 100%
Pakistan 162 419 946 100%
Inde (Nord-Ouest) 321 298 067 30%
Tadjikistan 7 163 506 100%
Ousbékistan 26 851 195 100%
Azerbaïdjan 7 911 974 100%
Arménie 2 982 904 100%
Koweit 2 335 648 100%
Bahreïn 688 345 100%
Quatar 863 051 100%
Géorgie 4 677 401 100%
Népal 13 838 274 50%
TOTAL 648 977 157

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De Bagdad le conflit Irakien a affecté
Arabie Saoudite 26 417 599 100%
Turquie 69 660 559 100%
Syrie 18 448 752 100%
Jordanie 5 759 732 100%
Liban 3 826 018 100%
Egypte 77 505 756 100%
Chypre 780 133 100%
Israël 6 276 883 100%
TOTAL 208 675 432
Grand total 857 652 589
Source : Données sur la population, du CIA Fact book
Estimations de juillet 2005, CIA Fact book

Les gouvernements continueront à tromper
Des études établissent une corrélation évidente entre le cancer et l'exposition à une décoction de pesticides utilisés dans les terres arables de certaines régions de l'Inde (surtout au Pendjab). L'incidence du cancer (du sang, des systèmes lymphatiques, de l'oesophage, des os, du cerveau, etc.) touche 5,12 à 10,3 pour 10.000 de la population. Aux USA eux-mêmes, le Centre de contrôle et de prévention des maladie (CDC), analysant des données sur les résidus de
pesticides chez 9282 individus de tout le pays, a révélé que parmi ceux dont ont on a testé des échantillons de sang et d'urine, 100% montraient des résidus de pesticides.  Maintenant, c'est un phénomène global et cela a sans aucun
doute posé de sérieux problèmes de santé (désordre immunitaire, poids des nouveau-nés insuffisant, et une foule d'autres maladies dégénératives. Mais un pic est absent.« Nous pouvons nous attendre à voir de multiples cancers chez une seule personne. Ces multiples cancers indépendants chez un même individu ont étérapportés en Yougoslavie et en Irak dans des familles qui n'ont aucun antécédent du cancer. C'était inconnu dans les études précédentes sur le cancer », « un nouveau phénomène », dit Leuren Moret. Mais le point faible de la gestion des données, des techniques d'investigation, et de la formation du personnel médicalet paramédical, sera usé jusqu'à la corde par les gouvernements dans les pays affectés, soudoyés par l'administration US et par les intérêts des sociétés, et
endormis par la berceuse des grands médias, pour faire croire à la population que l'empoisonnement à l'UA est l'un des nombreux risques bénins de l'environnement et que nous devons vivre avec, tout comme a été faite par des
analystes la « réduction de la matière grise » dans quatre études soutenues (directement ou indirectement) par le gouvernement US. (11, 12, 13, 14) Conséquences à long terme Dans notre mémoire vivante nous avons l'exemple de Chernobyl [3]. Les scientifiques disent que Chernobyl n'était pas une explosion nucléaire ; c'était
juste un énorme feu ardent dans le combustible nucléaire. Néanmoins, les retombées radioactives de Tchernobyl ont contaminé les champs et le bétail autour de l'Europe et de la Scandinavie pour longtemps, et les radiations sont
toujours décelables dans la terre et chez certains êtres vivante. Les régions entourant Chernobyl resteront inhabitables pour trois cent à six cents ans environ ! (15) L'UA est un peu plus pervers ; un fait qui découle de la
maniaquerie omnicide [4] de ceux qui contrôlent l'administration des USA. Maintenant, projetons ce fait scientifique sur seulement un pays, l'Inde. La région du nord-ouest entière, avec l'Himalaya, est affectée. Tous les fleuves
intarissables s'écoulant de l'Himalaya dans les plaines gangétiques (les[fleuves] Ganga et Yamuna avec des centaines d'affluents) et au Pakistan (les cinq fleuves : l'Indus, la Satled, la Jhelam, la Ravi et la Chenab),
contamineront la plus grande et plus ancienne région productrice de nourriture du monde. Cette région a un grand cheptel qui contribue au combustible, à la nourriture, et aux besoins agraires de l'Inde et du Pakistan. Il mourra ou devra
être détruit à cause de la contamination. La région du nord-ouest est aussi la région dont la croissance économique est la
plus rapide de l'Inde, prévue rattraper l'Europe en 2020. La migration de la région orientale à la croissance plus lente a gonflé la population de passage en Inde occidentale, et nous parlons de la migration saisonnière de millions de
paysans excédentaires sans terre, dont cinq millions en gros vivent seuls àDelhi en gagnant péniblement leur vie. Des pauvres, faibles physiquement à cause d'une nutrition insatisfaisante, sans accès aux équipements médicaux appropriés.
Ces gens seront sévèrement affectés. Quand ils contracteront l'une des 91 maladies induites par les radiations, sauront-ils seulement ce qui les a détruit, ce qui a détruit leur famille, et ce qui les a ensuite tué ? Je parle
de nombres s'élevant à des millions, chaque mois, dans les régions identifiées.

Quel cynisme qu d'accuser un pays de vouloir irradier le monde alors qu'en retour ce sont vos accusateurs qui le font .....