Boire l'eau du robinet augumenterait les risques d'Alzheimer
De nombreuses études attestent que les habitants des zones où l’eau potable est particulièrement
riche en sulfate aluminium et pauvre en magnésium et en calcium sont plus exposés à la maladie.
la maladie d’Alzheimer était plus de deux fois plus courante chez les Afro-Américains que chez les Yoruba nigérians de
même sexe et de même tranche d’âge. En résumé, à l’échelle mondiale comme à l’échelle ré-
gionale, la maladie d’Alzheimer n’a pas de profil spatial aléatoire relativement uniforme. Elle semble augmenter
plus vite que la population ne vieillit et son incidence et sa prévalence sont grandement affectées par la migra-
tion. Bref, elle ne présente aucune des caractéristiques géographiques attendues d’une maladie principalement
génétique. ?
Dans leur livre Genome, Bishop et Waldholz affirment qu’« en eux-mêmes et d’eux-mêmes, les gènes aberrants ne
provoquent pas la maladie. Généralement parlant, leur impact sur la santé d’une personne est minime jusqu’à ce qu’elle soit
plongée dans un environnement nocif. » Par conséquent, les répercussions d’un gène aberrant dépendent de la localité et
du mode de vie, autrement dit de la géographie. L’analyse documentaire précédente établit que les « environ-
nements nocifs » qui amplifient l’impact de l’héritage du gène APO E4 et d’autres aberrations génétiques liées à Alzheimer possèdent deux caractéristiques majeures. Ils présentent des variations spatiales très claires et leur nombre semble augmenter rapidement.
De nombreuses preuves suggèrent que ces environnements sont des zones où l’eau potable est riche en aluminium dissous (en particulier sous sa forme monomère) et pauvre en magnésium et en calcium. En outre, cette eau est
généralement pauvre en acide silicique. C’est le cas dans les endroits où les eaux de surface peu alcalines ont beaucoup de mal à amortir les impacts des pluiesacides, l’un de ces impacts étant une solubilité accrue de l’aluminium
. Dans les régions à fortes pluies acides et à faible alcalinité, les taux croissants d’aluminium dissous,
présents à la fois dans l’eau du sol et dans l’eau de ruissellement, entraînent de vastes dommages écolo-
giques. Il semble que cet élément soit aussi le facteur de risqueenvironnemental dominant dans la maladie d’Alzheimer.
Intoxication et pertes de mémoireEn 1988, il a été clairement prouvé qu’un excès d’aluminium dans l’eau potable pouvait affecter la mémoire. À la suite d’un accident survenu dans une installation anglaise d’adduction d’eau, la population locale a bu une eau contenant des taux
excessivement élevés de sulfate d’aluminium. Les malheureux qui avaient utilisé cette eau contaminée se sont presque tous
plaints de pertes de mémoire
On trouve aussi des preuves significatives du lien entre la démence et l’aluminium dans l’étude menée en Ontario par
McLachlan sur 668 autopsies de cerveaux atteints d’Alzheimer
Ces dernières ont démontré que le risque de développer la maladie d’Alzheimer avait été 2,5 fois
plus grand chez les habitants des agglomérations buvant de l’eau qui contenait plus de 100 µg d’aluminium par litre que chez les personnes vivant dans des zones où l’eau potable affichait un taux d’aluminium inférieur. Les résultats de
McLachlan étaient encore plus spectacu- laires pour ceux qui avaient bu de l’eau contenant 175 µg d’aluminium par litre. Selon la façon dont ces patients étaient regroupés, le risque relatif approché de développer la maladie d’Alzheimer allait
de 6,7 à 8,14. Autrement dit, leur cerveau avait 7 à 8 fois plus de risques de présenter les signes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer si ces patients avaient régulièrement consommé de l’eau très riche en aluminium.Plusieurs auteurs ont tenté de quantifier l’ampleur du lien entre la maladie d’Alzheimer et l’aluminium. Forbes et McLachlan
, par exemple, ont étudié ce lien chez les très vieux, à savoir les personnes de plus de 85 ans. Ils ont découvert que,
après avoir tenu compte de six autres facteurs, tels que le fluorure, l’acide silicique, le fer, le pH et la turbidité, ceux qui
vivaient dans des quartiers où l’eau potable contenait plus de 250 µg d’aluminium par litre avaient presque 10 fois plus de
risques de développer la maladie d’Alzheimer. Cela confirmait une étude longitudinale antérieure réalisée en Ontario
ayant établi que les hommes de plus de 75 ans qui buvaient de l’eau potable contenant au moins 0,0847 mg d’aluminium par litre
avaient 1,72 fois plus de risques de présenter une altération du fonctionnement mental.De même, après un contrôle statistique de cinq
autres variables, la mortalité d’Alzheimer affichait un rapport de cotes de 3,54 pour les personnes ayant bu de l’eau qui contenait
au moins 0,336 mg d’alu- minium par litre Une étude longitudinale plus récente de huit ans
s’est penchée sur 3 777 personnes de plus de 65 ans vivant dans le sud-ouest de la France en 1988-1989. Elle a con-
firmé que celles qui buvaient de l’eau dont la teneur en aluminium dépassait 0,1 mg par litre avaient deux fois
plus de risques de développer la maladie d’Alzheimer
- L’impact négatif de l’aluminium semble être atténué par l’acide silicique, le calcium
et le magnésium, notamment dans l’eau potable ayant un pH compris entre 7,85 et 8,05.
























































