Mind_Control_Facility

L'homme n'a pas le droit de développer sa propre façon de penser. Nous devons contrôler le cerveau électriquement. Un jour les armées et les généraux seront contrôlés par stimulation électrique du cerveau . » Si l’on en croit les diverses sources, tout le monde semble d’accord pour dire que ce discours a été transcrit le 24 février 1974 dans l'édition du “Procès Verbal des séances du Congrès américain”, numéro 26, vol. 118 alors que Delgado était neuro-physiologue à l’Université de Yale. C’est sur ce postulat que j’ai cherché à en savoir plus sur ce monsieur Delgado.

Delgado a commencé ses recherches en Espagne dans les années trente. A cette époque il travaillait sur la manière de stimuler électriquement le plaisir et la souffrance. En 1965 il fait les beaux jours du New York Times qui relate l’une de ses spectaculaires expériences. Delgado avait fait alors implanter une électrode dans le cerveau d’un taureau de combat et avait demandé à se faire charger par l’animal dans une arène de corrida. Il était parvenu à stopper nette la bête alors qu’elle fonçait sur lui. Ce n’est que plus tard qu’il deviendra responsable du département de neuro-physiologue de l’université de Yale au sein duquel il développera ses expériences initiales. Entre autre il démontrera qu’un vaste échantillon d’émotions et de comportements peuvent être suscités électriquement chez des hommes et des animaux. Et que l’individu n’a aucun moyen de résister à un contrôle de ce type. Dans Journey into Madness, the true Story of secret CIA Mind Control and Medical Abuse (Bantam Books, 1989), Gordon Thomas, ancien producteur de la BBC et journaliste d’investigation, fait état des propos partagés par le docteur Gottlieb et les behavioristes de l’ORD (Office of Research and Development, CIA) avec José Delgado quant à ce jour prochain où la technique sera suffisament au point pour permettre aux animaux, mais surtout aux hommes, de répondre à des sgnaux électriques. Il est décrit que l’ESB (pour Electronic Stimulation of the Brain ou Stimulation Electronique du Cerveau) pourra contrôler la mémoire, les réflexes, les sentiments et provoquer des hallucinations de peur ou de plaisir. Il sera alors possible de manipuler la volonté humaine – à volonté. ( traduit du site http://www.wireheading.com/jose-delgado.html)

 

jose-delgado

Delgado dans l'arène en 1965



Au cours de ces années passées à Yale, l’intérêt de Delgado pour l’ESB va progressivement être transférée vers le domaine des effets biologiques des champs électro-magnétiques. « Des craintes ont jailli que cette nouvelle technologie apporte avec elle la menace d’une question d’éthique relative au contrôle de l’activité cérébrale de l’homme par d’autres hommes mais, ainsi qu’il sera dit plus tard, ce danger paraît assez improbable et est déplacé par rapport aux bénéfices scientifiques et médicaux qu’elle pourrait apporter .», explique Delgado dans son livre Physical Control of the Mind, Toward a Psychocivilized Society (Harper & Row, NY, 1969) « les progrès de l’électronique et la micro-miniaturisation ont tellement évolué que la limite semble davantage biologique que technologique. Nous avons grand besoin de davantage d’expérimentations sur les mécanismes neurologiques liés aux processus mentaux et comportementaux et de perspectives de recherche illimitées avec la promesse d’une compréhension neuve de la pensée et de nouvelles thérapies pour les cerveaux perturbés . » Ce qui m’a frappé dans ce discours, c’est l’enthousiasme de Delgado. Et c’est ce que j’ai retrouvé dans d’autres extraits cités de ses ouvrages. Ca ne cadre pas forcément avec sa fracassante déclaration de 1974 mais ça n’en empêche pas moins que l’homme, que ses intentions soient bonnes ou non, a ouvert la boîte de Pandore. Mais toujours dans ce même livre on trouve également ceci : « Les transmetteurs cerebraux peuvent demeurer dans le cerveau d'un sujet à vie. L'énergie qui actionne le transmetteur est transmise par des fréquences radio. […] L'une des possibilité des transmetteurs cérébraux est d'influencer les gens afin qu'ils se conforment aux systèmes politiques. Les comportements individuels et sociaux, les réactions émotionnelles et mentales peuvent être provoquées, maintenues, modifiées ou inhibées, chez les animaux comme chez l'homme par stimulation des structures cérébrales spécifiques. Le contrôle physique de plusieurs fonctions cérébrales est un fait établi. Il est même possible de suivre les intentions, le développement des pensées et les expériences visuelles . » ( source : http://www.chez.com/clanmdrcs/article/o6.html) Je me permets une fois encore de mettre un bémol. Nul ne sait dans quel contexte a été rédigé ce paragraphe. Tous autant qu’on est on va principalement retenir l’allusion à l’alignement de la pensée à des systèmes politiques. Mais est-ce que Delgado servait une cause ou un régime à ce moment précis sinon celui de la recherche ? Ce qui m’a fait m’interroger sur la véritable personnalité de ce professeur. J’ai trouvé une interview de lui qu’il a accordé à Marie-Thérèse de Brosses dans laquelle son discours est bien éloigné du radicalisme de ses propos quant au fait qu’il est interdit à l’homme de penser par lui-même. « Il est possible de remplacer l'éducation et l'éthique par le biologique : grâce à la connaissance du cerveau, je veux introduire dans l'éducation un nouveau paramètre : bonheur . », raconte-t-il. « Les recherches sur le cerveau sont essentielles car si on connaît les techniques de manipulations, il est plus facile de ne pas se faire manipuler . » Ici Delgado introduit un nouveau concept : le bonheur. Plutôt stupéfiant, m’avouerez-vous ? « La culture résultera de la façon dont nous aurons manipulés les gènes et les idées. […] Que voulez-vous implanter ? Des idées démocratiques ou dictatoriales ? Plus tard, l'enfant pourra choisir, mais au début, c'est vous le responsable. L'éthique biologique est fondamentale, il faut savoir l'implanter, apprendre aux gens à être bons, à avoir de la moralité. […] Selon la biologie, l'être humain obéit à deux motivations : la recherche du plaisir et le rejet de la douleur. En partant de cette base, il faut apprendre aux enfants que le plaisir consiste à ne pas être égoïste mais généreux. […] C'est un système qu'il faut développer en essayant d'améliorer l'individu non pas selon le schéma connu, "sois sage, sinon Dieu te punira", mais "sois bon, et tu seras plus heureux". » ( l’intégralité de cette entrevue est à lire ici : http://www.nouvellescles.com/dossier/) A la lecture de ces questions-réponses, le professeur Delgado paraît animé de l’honorable volonté de souhaiter contribuer par ses recherches à un monde meilleur. Peut-on le blamer pour ça ? Quelque part oui car si dans le fond, l’intention est louable, dans la forme elle est inacceptable. Car qui peut, quel que soit le pouvoir ou le savoir qu’il détient, déterminer ce qu’est la morale, le bien, le bonheur ? Qui peut décider de ça à la place d’un autre ? D’une manière spirituelle il est bien connu que nous vivons dans un environnement relatif où toute chose dispose de son contraire afin de permettre à l’individu d’expérimenter des notions. Ainsi pouvons nous goûter au bonheur en y opposant le malheur.

Et ainsi de suite… Imposer artificiellement le bonheur à un homme c’est immédiatement le priver de son libre-arbitre et par extension le soumettre à un contrôle extérieur. C’est inconcevable… Ainsi finalement peu importe la motivation du professeur Delgado : ses travaux sont dangereux. Et ce type de travaux ne reste jamais dans les seules mains de son géniteur. « Il est nécessaire que les citoyens prennent conscience du danger lié à la recherche portant sur le domaine cognitif, tant de par les conditions d'expérimentation, que de l'usage qui en est fait ou qui en sera fait, car l'un et l'autre mettent les citoyens en danger, et ce danger va se développer de façon exponentielle . » ( J. Abadie )

Effets sur le cerveau

-La stimulation du lobe temporal du sujet peut provoquer des hallucinations [KR92 p. 175-176, citant les travaux de Michael Persinger], voire peut-être l’accès à un autre niveau de réalité ou sorte d’" univers parallèle " [KR92 p. 188]. Les hallucinations peuvent être visuelles (apparitions, magnétophosphènes, flashs lumineux, baisse de la luminosité…), sonores (voix, son suraigu, bourdonnements, craquements…), olfactives, gustatives ou tactiles (baisse de la température, sensation de courant d’air…).
Notons qu'un effet hallucinatoire peut bien sûr être aussi obtenu par administration de drogues ou par hypnose.


-Perturbation du fonctionnement des aires du langage : difficulté d’élocution, expression incompréhensible " en langues ", voix intérieure…


-Perception d’un silence anormal (impression subjective d’être " dans du coton ").


-Impression de flottement ou de décorporation.


-Impression subjective du retrait du cerveau de la tête.


-Sensation de la présence de quelqu’un, de harcèlement ou d’être suivi.


-Impression de " déjà vu ".


-Stimulation de la région correspondant aux organes génitaux.


-Sensation de fatigue, endormissement, sommeil profond, réveil brusque.


-Dépression, angoisse, agitation, peur panique.


-Euphorie, soulagement de la douleur.


-Amnésie concernant une brève période de temps (missing time).


-Paralysie temporaire (akinésie) ou au contraire, contractions musculaires spontanées (fasciculation).


-Poussée de fièvre.


-Nausées.


-Effets radiesthésiques.


-Apparition de " dons ".

Le courant qui est induit par les rayonnements électromagnétiques dans le corps humain interfère parfois avec les courants endogènes et vient ainsi perturber le fonctionnement du cerveau, ce qui peut expliquer bon nombre de ces effets, tandis que d’autres peuvent être attribués à l’élévation locale de la température due à un rayonnement de micro-ondes. Certains de ces effets peuvent être récurrents ou rémanents et réapparaître temporairement ou subsister après que la stimulation électromagnétique a cessé.


Effets physiologiques

-Hérissement des poils.


-Tachycardie.


-Avortement spontané.


-Accélération de la régénération osseuse après une fracture, ou tissulaire après une blessure.


-Guérison " miraculeuse ".


-Marques rouges (production d’histamine).


-Elévation de la température (micro-ondes) pouvant entraîner l’échauffement des tissus jusqu’à leur carbonisation.


-Irradiation (rayons ionisants).


-Mort du sujet.


Tous ces effets, dont la liste n’est pas limitative [voir AB94 et AB98 pour plus de détail], seront repris au fil des cas étudiés dans cet ouvrage. Au regard de cette énumération, on comprend aisément qu’une personne peu familiarisée avec l’électromagnétisme sera facilement impressionnée par l’étrangeté d’un témoignage d’observation d’ovni qui la laissera désemparée et prête à conclure à l’intervention des extraterrestres ou du paranormal.
Parmi les différentes sources possibles de champs ou de rayonnements électromagnétiques, nous retiendrons les suivantes qui participent au phénomène OVNI :

-Installation électrique : centrale, transformateur, ligne à haute tension, antenne émettrice, radar…


-Source naturelle : faille géologique, étendue d’eau ou rivière pouvant conduire les courants telluriques…


-Canon laser à micro-ondes dont le nom exact est " maser ", acronyme de " microwave amplification by stimulated emission of radiation ", mais aussi magnétron ou klystron, et leur utilisation contemporaine comme arme à micro-ondes.


-Sujet auteur involontaire de poltergeist ou atteint du syndrome de sensitivité électrique (voir annexe A § III pour la description de ce syndrome).

Les Abus Rituels Les programmes de contrôle mental de la CIA ont été développés pour faire des abus rituels sataniques "traditionnels" et des troubles de la personnalité qui en découlent, une véritable science psychiatrique. Les programmes gouvernementaux secrets de MK (Mind-Kontrol) et les abus rituels sataniques sont donc intimement liés. Cette philosophie consistant à réduire un humain à l'état d'objet est satanique, qu'elle soit pratiquées par un médecin en blouse blanche ou par un prêtre en toge noire.L'un des buts des abus rituels sataniques traditionnels est la possession démoniaque, l'acquisition de pouvoirs et de puissance grâce aux alliances démoniaques.

La personnalité originelle de l'enfant est parasitée par une ou plusieurs entités, l'enfant devient initié et sacré. Un fait est que la plupart des survivants d'abus rituels sataniques souffrent d'un trouble dissociatif de l'identité (personnalités multiples). S'agit-il de réelles possessions démoniaques ? Voici ce que le père Georges Morand (prêtre exorciste) déclare sur France Culture en 2011 dans l'émission "Sur les docks" : "Je vous parle de personnes que j'ai rencontré, que j'ai aidé, accompagné pendant des années, qui ne se sont tiré de leurs affaires que par la prière d'exorcisme. Des personnes dont je pourrais vous citer le nom….

Qui ont été la proie de groupuscules satanistes extrêmement redoutables pratiquant ce que l'on appelle les messes noires liées à des rites de sorcellerie et de magie, avec des meurtres rituels… sous le do uble couvert, et je pèse mes mots, d'une part de la mafia, tous les réseaux mondiaux de la prostitution de bas et de haut étage, du trafic de drogue et d'autre part de personnalités que l'on pourrait dire au-delà de tout soupçons qui tiennent des postes clés dans notre civilisation, que ce soit dans le monde de la politique, tout tendance politique confondue… dans le monde de la magistrature, dans le monde scientifique, dans le monde de la finance, dans le monde intellectuel… et je dirais même hélas, trois fois hélas, dans le monde ecclésiastique. "

Le terme "Abus Rituel" a été employé pour la première fois en 1980 par un psychiatre canadien du nom de Lawrence Pazder. Il définit ainsi le phénomène: " Attaques physiques, émotionnelles, mentale et spirituelles répétitives, combinées avec l'usage systématique de symboles, de cérémonies et de manipulations à des fins malveillantes ." En dépit des preuves détaillées d'abus rituels venant de témoignages d'enfants, de familles, de victimes adultes et de professionnels travaillant avec eux, en dépit de la remarquable cohérence de ces rapports à la fois nationaux et internationaux, des recoupements entre les affaires, la société dans son ensemble résiste encore à croire en cette réalité des abus rituels. Il reste cette croyance erronée que le satanisme et autres activités occultes sont isolées et rares. Ce problème n'est pas nouveau, mais la société ne fait que commencer à reconnaître la gravité et l'étendue de ce phénomène. Nous avons tous besoin d'apprendre sur ce sujet.

Beaucoup de professionnels rencontrent des victimes de ces abus rituels mais ne saisissent pas forcément l'ampleur des abus. Le concept de l'abus rituel, selon lequel des groupes d'adultes terroriseraient et tortureraient des enfants afin de les contrôler, est effrayant et donc controversé. L'abus rituel est une forme de maltraitance sur enfants, adolescents et adultes, comprenant de la violence physique, sexuelle et psychologique sous forme de rituels. Le mot rituel ne signifiant pas nécessairement 'satanique' mais plutôt protocole ou méthode. Cependant, la plupart des survivants déclarent qu'ils ont été abusés rituellement dans le cadre d'un culte satanique, dans le but de les endoctriner dans des croyances et des pratiques satanistes. L'abus rituel est rarement isolé, il est généralement répété sur une longue période. La violence physique est extrême, comprenant de la torture et des meurtres.

Les abus sexuels sont douloureux, sadiques et humiliants. Cette pratique a pour but de dominer la victime, la violence psychologique est dévastatrice, elle implique un endoctrinement comprenant l'utilisation de drogues et de techniques de contrôle mental. L'intimidation et la violence extrême des membres de la secte terrorise profondément la victime, elle se retrouve dans un état de dissociation et de contrôle mental, ce qui rend la communication vers l'extérieur extrêmement difficile. Longtemps après, elles vivront encore dans cet état de contrôle. Le but de ces violences ritualisées semble avoir trois raisons:

1- Les rituels de certains groupes font partie d'une croyance dans laquelle la victime est endoctrinée.

2- Les rituels sont utilisés pour intimider et rendre silencieuses les victimes.

3- Les éléments du rituel (culte au diable, sacrifices animaux ou humains..etc) semblent tellement incroyables qu'ils nuisent à la crédibilité des témoignages et rendent les poursuites de ces crimes très difficiles (6) .

Ces abus rituels font partie intégrante de la vie de certaines familles dont l'un ou les deux parents participent ou collaborent à un réseau. Les enfants sont victimes de sévices sexuels avec rituel/intimidation pour les terroriser et leur imposer le silence; mais également pour les convertir à un système de croyance, à un culte. Il s'agit de les faire participer aux viols et aux tortures, pour les culpabiliser mais également pour leur faire extérioriser leur "rage intérieure" accumulée lorsqu'ils ont été eux-mêmes abusés et torturés. L'enfant développe une charge émotionnelle négative considérable lors des abus,

qu'il peut soit retourner contre lui-même ou bien contre autrui, contre d'autres enfants. Les abus rituels sont pratiqués dans des familles qui répètent les violences de génération en génération. Les enfants de ces lignées de sang étant systématiquement programmés pour perpétuer la tradition , l'enfant victime deviendra à son tour un bourreau reproduisant les sévices qu'il a subit. Beaucoup de victimes ou de bourreaux ayant été sous l'influence de ces pratiques durant l'enfance et l'adolescence peuvent avoir développé des troubles dissociatifs sévères, y compris un syndrome de personnalité multiple (Trouble Dissociatif de l'Identité),

le bourreau peut donc être éventuellement une personnalité de l'individu qui n'aura pas conscience de son fonctionnement à la Dr Jekyll & Mr Hide . En 2008, Une thèse intitulée "L'abus rituel: le point de vue d'intervenantes en agression sexuelle" a été déposée à l'Université du Québec en Outaouais. Voici le texte de présentation: L’abus rituel demeure un sujet très peu connu des différents milieux d’intervention.

Le manque de consensus quant à la façon de conceptualiser l’abus rituel et la controverse qui l’entoure nuisent à sa reconnaissance. Cette recherche qualitative comporte trois objectifs : documenter et analyser l’information concernant l’abus rituel, faire avancer les connaissances et la compréhension de ce genre d’abus à partir du point de vue d’intervenantes en agression sexuelle qui ont soutenu des femmes l’ayant subi dès la petite enfance, et contribuer à l’avancement des connaissances sur le sujet dans le milieu d’intervention francophone. Des entrevues semi- structurées ont été effectuées auprès de huit intervenantes qui pratiquent dans différents services d’aide aux victimes d’agression sexuelle et qui ont reconnu être intervenues auprès d’au moins deux survivantes d’abus rituel. Les résultats obtenus sont présentés en trois parties distinctes soit les résultats décrivant l’ensemble des caractéristiques appartenant au concept de l’abus rituel, ceux permettant de prendre connaissance des séquelles causées par ce genre d’abus et ceux qui découlent des expériences des participantes dans leurs interventions auprès des survivantes d’abus rituel. Cette recherche permet de reconnaître certains des problèmes relatifs à la conceptualisation de l’abus rituel dont l’utilisation du mot culte pour traiter du sujet.

Il est d’ailleurs souhaité que la définition de l’abus rituel élaborée dans le cadre de cette recherche serve de point de départ lors de concertation entre intervenantes qui ont de l’expérience pratique auprès de survivantes d’abus rituel afin qu’elles s’entendent sur la façon de définir ce genre d’abus. Il est également recommandé que plus de recherches soient faites sur l’abus rituel notamment en ce qui a trait à la programmation, une méthode de contrôle de la pensée, et en matière de dissociation chez les survivantes d’abus rituel. Il est surtout nécessaire de développer plus de connaissances pratiques en intervention dans ce domaine.

Plus de recherches devront également se pencher sur les liens existants entre l’abus rituel et le sadisme sexuel, ainsi que l’abus rituel et les réseaux d’exploitation sexuelle d’enfants (7)

.En 2011 a été publié dans le journal " Trauma & Dissociation " un dossier intitulé "Lignes directrices pour le traitement du trouble dissociatif de l'identité chez l'adulte". Ce dossier contient un chapitre intitulé "Abus organisés" dont voici un extrait: Une minorité substantielle de patients souffrant de Trouble Dissociatif de l'Identité (TDI) font état d’abus sadique, d’exploitation, de coercition aux mains de groupes organisés. Ce type d’abus organisé victimise les individus via le contrôle extrême de leurs environnements dans l’enfance et implique fréquemment plusieurs agresseurs. Il peut être organisé autour des activités de réseaux pédophiles, de la pornographie infantile ou dans les cercles de prostitution infantile, divers groupes «religieux» ou cultes, des systèmes de famille multi-générationnels et des réseaux de trafic et de prostitution d’humains.

L’abus organisé incorpore fréquemment des activités qui sont sexuellement perverses, horribles et sadiques et peuvent impliquer la coercition sur l’enfant comme témoin ou participant à l’abus d’autres….. Les victimes d’abus organisé – particulièrement de l’abus continu – sont ceux parmi les plus traumatisés des patients dissociatifs. Ils sont le plus enclins à s’autodétruire et à de sérieuses tentatives de suicide, apparaissent très souvent pris dans des attachements très ambivalents vis-à-vis de leurs agresseurs et présentent souvent des formes complexes de TDI. C ertains de ces patients très trau matisés présentent une amnésie marquée pour une grande part de leur abus et l’histoire de l’abus organisé n’émerge qu’en cours de traitement (8) .

En 1984 a eu lieu à Chicago la première réunion du ISSTD ( international society for study of trauma and dissociation ), où Naomi Mattis, Ph.D., JD qui devint plus tard co-président de l' Utah Legislative Satanic Ritual Abuse Committee , a déclaré dans le Deseret News: " Sur les 420 thérapeutes présents, environ 75% ont levé la main lorsqu'on leur a demandé si ils avaient déjà eu à traiter des victimes d'abus rituels. " Alors qu'obtenir de vrais chiffres de la prévalence du trauma rituel est une tâche difficile étant donnés le secret et la criminalité entourant le phénomène, il existe néanmoins de plus en plus de preuves que le problème des traumas rituels est considérablement plus répandu que jamais. Sur les 2709 membres de l'Association de Psychologie Américaine qui ont répondu à l'enquête, 30 % ont répondu qu'ils avaient vu des cas d'abus rituels ou en lien avec la religion.

Dans ce groupe, 93 % ont répondu qu'ils pensaient que des dommages et/ou un supposé ritualisme avaient bien eu lieu. Dans un sondage similaire avec des thérapeutes s'occupant de clients présentant des troubles de dissociation, 85 % des 1185 personnes interrogées rapportèrent une opinion comparable sur les traumas rituels, comportant l'existence de contrôle et programmation mentale associés. Dans un article de 1995 intitulé "Barrières culturelles et économiques à la protection des enfants de l'abus rituel et du contrôle mental", le Dr Catherine Gould indique que pour la seule année 1992, Childhelp USA a consigné 1741 appels se rapportant à un abus rituel, Monarch Resources à Los Angeles en a consigné approximativement 5000, Real Active Survivors en a enregistré presque 3600, Justus Unlimited au Colorado en a reçu presque 7000 et Looking Up dans le Maine en a traité environ 6000.

Cela dénote un nombre alarmant de demandes par assistance téléphonique, même si on réduit les chiffres ou qu'on tient compte des redondances. Le Dr Kathleen Faller a réalisé une analyse et une recherche empirique sur l'abus rituels. Elle note qu'il y a une grande similitude dans les déclarations d'abus faites individuellement par des enfants ou des adultes, et que des études démontrent indépendamment une confirmation de telles allégations. Étant donné qu'il existe des récits historiques d'abus rituels remontant à plusieurs siècles et que des enfants dès l'âge de deux ans et des adultes de quatre-vingt dix ans continuent dans le monde entier à faire des récits d'abus en relation avec des traumas rituels, il serait temps de tirer la sonnette d'alarme quand au peu réalisé pour accroître la prise de conscience du problème par des professionnels. Bien que dans l'impossibilité totale de stopper ou d'éradiquer le problème, nous devons dépasser le déni et commencer à comprendre la dynamique de ces abus pour que nos paradigmes d'investigation puissent changer en conséquence.

Dans une société à prédominance chrétienne, des symboles sataniques peuvent convoyer un message archétypal puissant aux victimes, particulièrement s'il est utilisé conjointement avec de graves traumas et tortures. Il n'est donc pas nécessaire que les responsables aient un quelconque système de croyance spirituelle derrière leurs pratiques ou activités. Autant dire que quelle que soit la motivation, une croyance religieuse, la pulsion sexuelle, le pouvoir ou le contrôle mental, les sectes utilisent systématiquement un cadre ritualisé pour maltraiter, exploiter et manipuler des enfants ou des adultes. En tant que groupe, leur structure fonctionne pour fournir un approvisionnement d'enfants et pour protéger les membres d'éventuelles poursuites judiciaires (9) .

Les témoignages Les témoignages d'abus rituels décrivent tous la même chose: viols en réunions, tortures, rituels occultes, drogues, hypnose, transes, sacrifices, enregistrement vidéo des scènes (snuff movies).Un grand nombre de ces témoignages sont anglophones, voici quelques noms: Cathy O'Brien, Mark Philips, "Svali", Jeannie Riseman, Kathleen Sullivan, Kim Campbell, Brice Taylor, Jay Parker, Fritz Springmeier, Cisco Wheeler, Ted Gunderson, Paul Bonacci, John DeCamp, David Shurter, Dejoly Labrier, Anne Johnson Davis, Vicki Polin, Linda Weegan, Jenny Hill, Lynn Moss Sharman, Kristin Constance, Kim Noble, Lynn Schirmer, Bill Schnoebelen, Neil Brick, Caryn Stardancer, Patricia Baird Clarke… etc… Le magistrat italien Paolo Ferraro a également témoigné et dénoncé le réseau satanique et le contrôle mental. En 1998, Wayne Morris a fait une enquête très approfondie sur le problème de la programmation mentale basée sur le traumatisme. Pendant huit mois, il a interviewé 24 personnes à la radio de l'Université Polytechnique Ryerson de Toronto. Il s'agissait de survivants et de thérapeutes (10)

 

Vers une société psycho-civiliséeJose M. Delgado1969 et révisions