Screenshot - 2021-01-03T015356

 

Le 15 octobre 1942, un mois après le début du tournage, le scénariste Jean Marquès-Rivière écrivait dans Les Documents maçonniques : « Comme auteur du scénario, je tiens à présenter ce film qui traite de la Franc-Maçonnerie. J’ai voulu d’abord, par ce film, continuer la propagande antimaçonnique que font, chacun dans leur secteur, mes camarades de l’équipe à laquelle j’ai l’honneur d’appartenir. À une heure où les prudents cherchent le vent, où les habiles préparent de futurs reniements, à une heure où le F :. Marchandeau, l’auteur du fameux décret de mai 1939, ce décret qui interdisait de prononcer ou d’écrire le mot juif, peut encore paraître à la tête des maires de France sans être hué, il paraît singulièrement urgent de dire tout haut ce que personne n’ose prononcer et de dénoncer clairement le mal dont meurt la France.

« À force d’être secrète, la Franc-Maçonnerie a disparu déjà de la mémoire de nos concitoyens, ces Français qui ont la mémoire courte, et sa nocivité est en proportion de cette occultation. C’est pourquoi, par notre revue, par nos conférences, par nos tracts, par le film, nous ne cesserons de jeter le cri d’alarme.

« J’entends bien les indignations : union des Français, bonne volonté commune, respect des valeurs spirituelles, absolution du passé, reconstruction socialiste du pays... et nous sommes les attardés, les réactionnaires odieux, les gêneurs du renouveau français. Sur cela, nous nous sommes expliqués et nous nous expliquerons encore : qu’il me suffise de dire ici que, pour nous, ces mots ont une sonorité qui date d’avant 1940, mais que nous les voulons purs et vrais et non point au titre de commodes paravents ; nous nous refusons de jouer avec des dés pipés. Reconstruction de la France ? Oui, mais sans le IVe pouvoir occulte des Loges. Union des Français ? Oui, mais sans l’existence secrète des initiés auxquels tout est permis et des profanes qui n’ont qu’à payer et qu’à applaudir. Absolution du passé ? Oui, si les FF :. redeviennent sincèrement des Français du Maréchal, des Français pour le servir et l’aider et non point pour le trahir.

« Ce film, je l’ai voulu précis et dur ; il fallait montrer aux foules de cinéma — vous savez tous ce que représente une foule de cinéma, le samedi soir... — pendant trente minutes, le problème maçonnique. Pour voir la question, pour la transformer en images sonores, j’ai songé à ce qui était lié très particulièrement avec la Maçonnerie : le Parlementarisme. C’est l’histoire d’un jeune député dont le talent inquiète les Forces occultes qui dirigent la France ; le Grand Orient lui offre l’initiation maçonnique et lui promet une aide puissante ; mais il ne veut pas jouer le jeu malpropre qu’on lui propose et il clame son indignation et son mépris. La vengeance maçonnique l’attend ; de son lit d’hôpital, il verra partir ses camarades vers cette drôle de guerre qu’il a tant redoutée et dont il s’est expliqué si rudement dans une séance maçonnique fameuse. Et je remercie encore ici mon camarade Maurice Rémy du personnage émouvant qu’il a su créer dans ce film.

https://youtu.be/bkbxwQkxbTk