TRUMP RELANCE LA COURSE AUX ARMEMENTS : ‘LA PLUS GRANDE DE L’HISTOIRE DE L’AMÉRIQUE’

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« Nous devons gagner, nous devons commencer à de nouveau gagner des guerres. 
Quand j’étais jeune, tout le monde disait que nous ne perdions jamais de guerre. Vous vous souvenez ? L’Amérique ne perdait jamais. Et maintenant, nous ne gagnons jamais de guerre ».
– Donald Trump devant les gouverneurs US.
 
Donald Trump a proposé ce lundi « une hausse historique » des dépenses du Pentagone pour répondre aux menaces d’un monde « dangereux », une augmentation de 54 milliards de dollars qui serait en particulier compensée par une réduction de l’aide internationale. A la veille de son premier discours devant le Congrès, le président des Etats-Unis a affiché, lors d’une rencontre avec des gouverneurs, sa volonté de présenter un budget 2018 qui respecterait sa « promesse de protéger les Américains ». 
 
La Maison Blanche va suggérer une hausse de 54 milliards de dollars pour la Défense, soit une augmentation d’environ 9% d’une année sur l’autre. Elle sera compensée par une baisse d’un montant équivalent pour les dépenses non-militaires, soit « la proposition de réduction la plus importante depuis les premières années de l’administration Reagan (1981-1989) », selon Mick Mulvaney, directeur du Budget. Evoquant une réduction de l’aide internationale, ce dernier a mis en avant les promesses de campagne du magnat de l’immobilier: « Nous dépenserons moins à l’étranger et plus chez nous ».
 
L’exécutif a souligné que ce n’était que le début du processus de consultations, et refusé de rentrer dans le détail des baisses attendues pour le puissant département d’Etat, en charge de la diplomatie américaine, ou encore de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), en pointe dans la lutte contre le changement climatique. La présentation détaillée du budget fédéral (d’un montant total de près de 4.000 milliards de dollars) n’est cependant pas attendue avant plusieurs mois. Et les discussions s’annoncent, comme à chaque fois, ardues avec le Congrès qui tient les cordons de la bourse.
 
La défense représente environ la moitié des dépenses du budget de fonctionnement de l’Etat fédéral, qui elles-mêmes ne représentent qu’environ un tiers des toutes les dépenses fédérales (les deux autres tiers concernent les grands programmes sociaux de santé et de retraite). « Vous en saurez plus demain (mardi) soir », a ajouté M. Trump. « Ce sera un événement majeur, un message au monde en ces temps dangereux, sur la force et la détermination de l’Amérique », a encore dit le président septuagénaire qui avait évoqué il y a quelques jours « la plus grande montée en puissance de l’armée de l’histoire de l’Amérique ».
 
UN MILITARISME SANS PRECEDENT
 
Début février, des chefs militaires américains avaient décrit devant le Congrès une armée américaine affaiblie par des années de ressources budgétaires insuffisantes et près de deux décennies de conflits. S’ils ont déjà convaincu Donald Trump, c’est le Congrès qui tient in fine les cordons de la bourse. Profitant des retraits de troupes américaines d’Irak et d’Afghanistan, son prédécesseur démocrate, Barack Obama, avait réduit les dépenses militaires.
 
A 3,3% du PIB, soit près de 600 milliards de dollars, elles restent toutefois de loin les plus importantes du monde. Elles sont près de trois fois supérieures à celles de la Chine, la deuxième puissance militaire mondiale, et plus de huit fois supérieures à celles de la Russie, selon les chiffres de l’institut de référence suédois Sipri.
 
« Nous devons gagner, nous devons commencer à de nouveau gagner des guerres », a lancé Donald Trump devant les gouverneurs, reprenant des propos de campagne. « Quand j’étais jeune, tout le monde disait que nous ne perdions jamais de guerre. Vous vous souvenez ? L’Amérique ne perdait jamais. Et maintenant, nous ne gagnons jamais de guerre ».

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TRUMP : LE NOUVEAU STADE DE L’IMPERIALISME AMERICAIN
 
Alors que beaucoup d’analystes (confondant analyse et émotion du moment) se gargarisaient d’un « Trump isolationniste » (sic) ou « se rapprochant de la Russie » (resic), j’annonçais dès début décembre 2016 que « Trump ce sera la relance du militarisme à un niveau jamais égalé ». Mon analyse géopolitique prévisionnelle était une fois encore la bonne …
 
* Lire mon analyse de 2016 pour EODE THINK TANK :
La présidence Trump : vers un nouveau stade de l’impérialisme américain …
sur http://www.eode.org/eode-think-tank-la-presidence-trump-vers-un-nouveau-stade-de-limperialisme-americain/  
 
LUC MICHEL / EODE GEOPOLITIQUE
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Le Plan Secret US de Bombardement Atomique du Vietnam et du Laos

BANGKOK – L’Armée de l’Air US voulait utiliser des armes nucléaires contre le Vietnam en 1959 et 1968, et contre le Laos en 1961, pour anéantir les guérillas communistes, selon des documents secrets de l’Armée de l’Air US, récemment déclassifiés

 

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Photo Guerre du Vietnam 1964 - 1975

Le Plan Secret US de Bombardement Atomique du Vietnam et du Laos

En 1959, le chef d’état major de l’Armée de l’Air US, le Général Thomas D. White, a choisi plusieurs cibles dans le Nord du Vietnam, mais d’autres officiers militaires ont bloqué sa demande d’utiliser des armes nucléaires contre la nation du Sud Est Asiatique.

« White voulait écraser les insurgés et détruire leurs voies d’approvisionnement en attaquant des cibles sélectionnées au Nord Vietnam, soit avec des armes conventionnelles, soit avec des armes nucléaires, « selon ce que dit un document de l’Armée de l’Air déclassifié.

« Bien que le document de White appelait à prévenir les Nord Vietnamiens d’une attaque , les autres chefs d’état major l’ont ajourné, probablement à cause de l’utilisation d’armes nucléaires. Plusieurs mois plus tard, la proposition a été retirée » dit le document. Le document de 400 page intitulé « "The United States Air Force in Southeast Asia: The War in Northern Laos 1954-1973," (L’Armée de l‘Air US En Asie du Sud : la guerre au Nord Laos 1954-1973) a été écrit en 1993 par le Centre d’Histoire de l’Armée de l’Air à Washington, et « classé secret par de multiples sources ».

Il a été rendu public par Les Archives de la Sécurité Nationale – en même temps que plusieurs autres documents de l’époque de la guerre aérienne classés auparavant secrets – le 9 avril, après une procédure judiciaire intensive au titre du Freedom of Information Act (Loi sur la Liberté de l’Information). Les Archives sont un Institut de Recherche indépendant, non gouvernemental, à l’Université George Washington.

White «a demandé le feu vert de l’ensemble des chefs d’état major pour envoyer un escadron d’avions bombardiers B-47 du Commandement Aérien Stratégique (SAC) à la base aérienne Clarke aux Philippines » pour se préparer pour lancer une attaque sur le Vietnam proche, selon ce que dit le rapport déclassifié. La demande de White d’utiliser l’arsenal nucléaire américain a pu s’inspirer d’une étude de l’Armée de l’Air intitulée «Armes Atomiques dans des guerres limitées en Asie du sud » selon le rapport.

Cette étude «se focalisait sur l’utilisation d’armes nucléaires pour « contrôler la situation » dans les jungles, sur les routes d’approvisionnement dans les vallées, dans des zones de karst, et dans les défilés dans les montagnes pour bloquer les mouvements de l’ennemi et pour nettoyer les zones de couverture » dit le rapport déclassifié, dans une note de marge interprétant la stratégie de White. Le Nord Vietnam et le Laos sont constitués de terrains de ce type.

Un an plus tard, pendant décembre 1960 et janvier 1961, un pont aérien soviétique a ravitaillé en « nourriture, et équipement lourd militaire » les forces locales pro Moscou au Laos, via Hanoï, selon le document déclassifié de l’Armée de l’Air. En mars 1961, l’ensemble des chefs d’état major US « pour contrer cette proposition, ont présenté un plan demandant un renfort de 60 000 hommes, complété par une couverture aérienne et des armes nucléaires ».

« Cette inclusion des armes nucléaires par les militaires était un héritage de la guerre de Corée. Pour les chefs d’état major, il était impensable que les Etats-Unis s’embarquent dans une autre guerre conventionnelle sapant leurs forces » dit le document.

En 1968, juste avant leur Offensive de Tet, les troupes communistes du Nord Vietnam et leurs alliés Vietcong du Sud, ont attaqué les forces américaines au centre du pays, là où les US marquaient la division du Vietnam. En réponse, le général William Westmorland, commandant des forces américaines au Vietnam, a tendu le bras vers le bouton nucléaire.

« Fin janvier, le Général Westmorland avait averti que si la situation près de la zone démilitarisée (DMZ) et à Khe Sanh se détériorait drastiquement, des armes nucléaires et chimiques pourraient être employées » selon 106 pages déclassifiées, séparées, qualifiées comme « top secret », dans le rapport intitulé « L’Armée de l’Air en Asie du Sud : vers un arrêt des bombardements, 1968 »]i, écrit par le Bureau d’Histoire de l’Armée de l’Air en 1970.

« Ceci a poussé le Général John P Mc Cornell ( chef d’état major de l’Armée de l’Air) à faire pression, bien que sans succès, sur l’autorité de l’ensemble des chefs d’état major, pour demander au Commandement du Pacifique de préparer un plan pour utiliser des armes nucléaires de basse intensité pour éviter une perte catastrophique de la base de la Marine US » dit-il.

Pendant pratiquement toute la guerre - un échec - les US se sont appuyés sur des bombardements aériens massifs, plus du napalm au Vietnam au Laos et au Cambodge, mais n’ont pas largué de bombe nucléaire, malgré les trois tentatives de l’armée de l’air. Après la défaite des US, les communistes ont pris le pouvoir dans les trois pays en 1975.

Avec du recul, les auteurs du document déclassifié de l’Armée de l’Air de 1993, ont dit que cela n’aurait pas été une bonne idée « d’employer des armes nucléaires pour détruire les insurgés et leurs sources d’approvisionnement » au Vietnam et au Laos.

« il est fort douteux qu’il existait des cibles adaptées à de telles armes dans les jungles du Nord Laos et du Vietnam, « est-il écrit. « Plus important, une telle attaque aurait fourni aux communistes une énorme victoire de propagande, et il est possible que la guerre se soit étendue à la Chine et dans le Pacifique Ouest. »

La Chine communiste soutenait les guérillas au Vietnam, au Laos et au Cambodge, contre les attaques US. La mention faite dans le document de l’extension éventuelle par les US de sa guerre nucléaire dans le « Pacifique Ouest » était une référence à l’implication des Philippines, de Taiwan, du Japon, de la Corée du Sud et des îles avoisinantes, où les US avaient des installations militaires.

Copyright Richard S. Ehrlich 17/04/08 www.geocities.com/asia_correspondent.

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Richard S Ehrlich est un journaliste de San Francisco, Californie, basé à Bankok. Il est correspondant en Asie depuis 1978 et est co-auteur d’un livre de non fiction sur le journalisme d’investigation, « Hello My Big Big Honey! Love Letters to Bangkok Bar Girls and Their Revealing Interviews »

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Arrières-plans occultes de l'américanisation du monde

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"Au XIXème siècle, la science a découvert que notre système nerveux était parcouru par des forces électriques. Elle avait raison. Mais lorsqu’elle a cru, lorsque les chercheurs croient que la force nerveuse qui fait partie de nous, qui est la base de notre vie mentale, a quoi que ce soit à voir avec des courants électriques, ils ont tort. Car les courants électriques sont des forces qui ont été déposées en nous par cet être que je viens de décrire, ils ne font pas du tout partie de notre être : nous portons effectivement aussi des courants électriques en nous, mais ils sont purement de nature ahrimanienne.

Ces entités hautement intelligentes, mais d’une intelligence purement méphistophélique, et d’une volonté plus apparentée à la nature que cela ne peut être dit de la volonté humaine, ont décidé un jour, de leur propre volonté, de ne pas vouloir vivre dans le monde auquel les dieux pleins de sagesse de la hiérarchie supérieure les avaient destinées à vivre. Pour conquérir la terre, elles ont besoin de corps ; n’ayant pas de corps propre, elles utilisent le corps humain autant qu’elles le peuvent, puisque l’âme humaine ne peut pas complètement remplir le corps humain.

Ces entités peuvent donc, compte tenu de la manière dont se développe le corps humain, s’introduire dans celui-ci à un moment donné, avant que la personne naisse, et elles nous accompagnent, en restant en dessous du seuil de la conscience.[...]" (R. Steiner, Derrière le voile des événements, Paris, 1999, p. 75 sqq.)
[OdilonRedon.jpg]
"Les milieux qui veulent introduire l’Antichrist en le faisant passer pour le Christ visent à exploiter ce qui peut agir notamment au moyen des forces les plus matérielles, mais qui, au moyen de ces forces les plus matérielles, agit justement de manière spirituelle. Ces mouvements visent surtout à exploiter l’électricité, et en particulier le magnétisme terrestre, pour produire des effets sur toute la terre… On lèvera le voile sur ce mystère. Les Américains détiendront le secret d’utiliser le magnétisme terrestre dans sa dualité des magnétismes nord et sud, pour envoyer sur toute la terre des forces de domination qui agissent sur un plan spirituel […] Je ne peux, sur ces questions, donner rien de plus, pour l’instant, que de légères indications : il existe une ligne du ciel le long de laquelle des entités spirituelles exercent continuellement leur action ; il suffit de mettre ces entités spirituelles au service de l’existence terrestre pour lever le voile sur ce mystère du magnétisme terrestre [...]

Les mystères spirituels en vertu desquels ce qui est cosmique peut, sur terre – à l’aide des forces doubles du magnétisme, le positif et le négatif – traverser ce qui est spirituel, proviennent des Gémeaux ; ce sont des forces de midi. Déjà dans l’Antiquité, on savait qu’il s’agissait là de quelque chose de cosmique, et les scientifiques savent bien, aujourd’hui, sur un plan exotérique, qu’il existe d’une manière ou d’une autre, dans le zodiaque, derrière les Gémeaux, un magnétisme positif et un magnétisme négatif. Il s’agira alors de paralyser ce qui doit être tiré du cosmos par la manifestation de la dualité, de le paralyser de manière égoïste, matérialiste, au moyen des forces qui affluent vers l’humanité depuis les Gémeaux, et qui peuvent être entièrement mises au service du Double.

[...]Conduire la dimension cosmique d’une double manière indue ou d’une simple manière juste, telle est la tâche qui attend l’humanité […] Par le détour des Gémeaux, des morts seront introduits dans la vie humaine, ce qui aura pour effet que les vibrations humaines continueront à raisonner et à vibrer d’une manière très particulière dans les travaux mécaniques accomplis par les machines. Le cosmos mettra les machines en mouvement par ce biais."
(R. Steiner, Les êtres spirituels individuels et le fondement unitaire du monde, G.A.178, Paris, 1999.)
"(...) il y a un lieu à la surface de la terre qui présente la plus grande parenté avec ces forces [ahrimaniques]. Lorsque l’homme s’y rend, il entre dans leur domaine d’influence ; dès qu’il le quitte, il n’en est plus ainsi, car il s’agit de caractéristiques géographiques, non pas ethnographiques ou nationales, mais purement géographiques. La région où ce qui afflue depuis le bas exerce la plus grande influence sur le Double est la région de la terre où la plupart des montagnes ne sont pas orientées transversalement d’Ouest en Est, mais où les montagnes sont principalement orientées du Nord au Sud – car cela est également en lien avec ces forces – et où l’on est proche du pôle nord magnétique. C’est la région où, sous l’effet des conditions extérieures, se développe avant tout une parenté avec la nature méphistophélique ahrimanienne [satanique]. Et beaucoup, dans l’évolution de la terre qui poursuit sa marche en avant, est dû à cette parenté. L’homme n’est pas en droit, aujourd’hui, de passer par l’évolution de la terre en aveugle ; il doit percer à jour ces liens entre les choses. L’Europe ne pourra établir des rapports justes avec l’Amérique que si ces circonstances peuvent être percées à jour, que si l’on sait quelles limitations d’ordre géographique viennent de là-bas. Sinon, si l’Europe continue à rester aveugle à ce propos, il en ira de cette pauvre Europe comme il en alla de la Grèce par rapport à Rome.

IL NE FAUT PAS QUE LE MONDE SOIT GÉOGRAPHIQUEMENT AMÉRICANISÉ […] CAR LES EFFORTS DE L’AMÉRIQUE VISENT À TOUT MÉCANISER, À TOUT FAIRE ENTRER DANS LE DOMAINE DU PUR NATURALISME, À EFFACER PEU À PEU DE LA SURFACE DE LA TERRE LA CULTURE DE L’EUROPE."
(R. Steiner, Derrière le voile des événements – Le mystère du Double, G.A. 178, Paris, 1999, pp. 88-89).






(Il était une fois dans l'Ouest)
Western classique:
Le duel entre le lumineux et le ténébreux, bien contre mal: l'homme contre son Double
Le "Far West" américain: peur, banditisme, violence, bagarre, meurtre.
Dans Histoire de Lynx, l'anthropologue Lévi-Strauss a mis en évidence le motif récurrent des mythes amérindiens, celui du héro et de son double démoniaque .



(La guerre des étoiles)
Western intergalactique:
Darth Vador, chef de l'empire du "côté obscur", en duel contre le dernier chevalier Jedi.
Avec leur programme "Star Wars", les États-Unis veulent être le premier empire interplanétaire.

Mecanopolis » La « BioDynamic Signature » détrône la puce RFID --Les puces RFID appartiennent déjà à la préhistoire de la biométrie. Une nouvelle technologie, appelée « BioDynamic Signature », mise au point par une société israélienne, permet d’ores et déjà de relever l’emprunte magnétique d’un individu. Plus besoin de puce électronique, car ce sont les signaux électro-physiologiques que votre corps émet qui permettent de vous identifier.

Mind Control? Scientists Have Discovered How To Use Nanoparticles To Remotely Control Behavior!

Les RFID micropuces sous-cutanées sont d'une génération dépassée. Aujourd'hui c'est des cristaux liquides (micro-ordinateurs sous forme de cristaux liquides) et autres nanotechnologies agissant comme des dispositifs biocybernétiques permettant la manipulation du système nerveux, du système hormonal, de l'ADN, etc., et par conséquent la modulation - très précise - de la pensée, des émotions, de la volonté et du comportement. Le double négatif - satanique - de chaque individu (le "doppelganger") de chacun s'en trouve puissamment influencé et c'est justement le but recherché. On n'en est pas encore aux simulacres humains robotiques, mais on y arrive -- en commençant par nous habituer à tendre toujours plus vers l'image, virtuelle et digitale, au détriment de notre contact direct avec le réel (déjà les dérivés du pétrole permettent de créer tout un univers de substances synthétiques pouvant imiter les propriétés de virtuellement tous les produits de la nature). De nouveaux matériaux ont été utilisés, tels que les supra-conducteurs, les tissus biologiques vivants servant de composantes d’ordinateurs (de tels ordinateurs seront des êtres physiquement semi-vivants), la fibre optique, et la miniaturisation, capable d'atteindre le niveau moléculaire de la substance. L'interface entre la pensée et les signaux électriques des machines n'est plus un mystère: ainsi autant les militaires que les amateurs de jeux vidéos peuvent maintenant se passer des leviers de commande et des manettes de jeu, car ils peuvent tout contrôler par la pensée. (Quant au cyborg, on y arrive en recréant les membres et les sens qui manquent aux handicapés. Bientôt la plupart des humains seront dotés de prothèses électroniques commandés par la pensée et la volonté, capables de simuler les impressions sensorielles, voire la réalité elle-même.). Parallèlement à Silicon Valley (déménagé récemment en Israël), le perfectionnisme japonais a été utilisé pour ouvrir la voie dans ce sens par les "Illuminés" de la Nouvelle Atlantide, c'est-à-dire l'Amérique, le dit "Nouveau Monde". Cette "Nova Atlantis" imaginée par Francis Bacon est le "paradis terrestre", rationaliste, mécanique et confortablement matériel, auquel rêvent les matérialistes. Silicon Valley se situe en plein dans les montagnes rocheuses américaines, qui parcourent tout le continent américain (du Nord au Sud magnétique). Dans le continent américain, en particulier dans ces régions montagneuses, certaines forces géomagnétiques sont très concentrées et ont une grande influence sur le double. Satan (alias Ahriman) se lie fortement à la terre par le biais de ces montagnes américaines et au continent américain, avec des conséquences importantes pour les habitants et les scientifiques qui travaillent dans ces zones. (Notez aussi la concentration remarquable de recensions d'observations d'ovnis dans le secteur Sud-Ouest des États-Unis. Ce n'est certes pas un hasard, d'autant plus que de nombreuses bases militaires souterraines s'y trouvent.) Le système HAARP est une résurrection du principe atlantéen de magie noire opérant sur les instincts des masses. Ce système est déjà en place et opérationnel. Il n'est pas encore tout à fait à l'échelle mondiale, il est d'abord et avant tout américain et irradie à partir de ce continent (en parallèle avec l'américanisation au sens large, c'est-à-dire la mondialisation de la culture américaine, en particulier de la culture hédoniste et matérialiste californienne). On n'a même plus besoin d'être pucé ou d'avoir le cerveau lavé pour être "sous contrôle". Si vous avez été vaccinés contre la méningite il y a une dizaine d'années, il est possible que le vaccin contenait des crystaux liquides, dont les effets peuvent être modulés par HAARP. (Des recherches ont été faites en ce sens par le journaliste québécois conspirationniste anti-maçonnique anti-mondialiste Serge Monast.) L'Amérique du Nord, avec son matérialisme exacerbé, son désir de contrôle du monde matériel et de la planète entière et grâce à son magnétisme Nord-Sud très puissant, était en quelque sorte destinée à être la Terre Promise de HAARP et à servir d'instrument entre les mains de forces anti-humaines féroces, voire sataniques. La Bête binaire du réseau informatique global entend devenir Dieu et remplacer notre réalité, notre contact avec le monde, par le virtuel, par un contact virtuel avec le monde, basé sur du binaire, du simulacre de réalité et une connaissance ayant pour support et fondement le code binaire. Aujourd’hui, tout est administré par des ordinateurs reliés en réseau par câble à haute vitesse, fibre optique, ondes radio ou satellites. Ces derniers, en plus des ondes émises par les téléphones portables, télévisions, radars, guidage de missile, etc., bombardent l’atmosphère et le cosmos de milliards d’ondes électromagnétiques, faites de séries de 1 et de 0, utilisant la dualité du magnétisme et de l’électricité. Une entité gargantuesque est née : l’araignée du Net, faite de l’activité collective et « consciente » de tous les ordinateurs en réseaux. L’intelligence artificielle n'est qu'un pas de plus vers l'autonomie de cette entité globale parasitaire qui étend ses tentacules dans toutes les sphères de la société. Les machines quelles qu’elles soient sont peuplées de démons, des êtres de nature maléfique. Et ces démons sont furieusement motivés par une volonté de détruire le "je" de l'être humain. Dans l'avenir, ils tâcheront de faire de nous leurs esclaves. Comme Satan (alias Ahriman) qui veut posséder la planète, des démons ahrimaniens émergent de sous terre pour envahir notre monde et nous remplacer. Ce Double ahrimanien entre en nous peu avant la naissance a son point d’impact dans les influx électriques du système nerveux. Ce Double lié aux forces géomagnétiques, d’une part, et aux machines, d’autre part, cherche à souder notre pensée et si cela était possible notre entier, aux forces infernales. Le grand danger est que le monde ahrimanien s’empare de la volonté humaine et que les êtres humains se trouvent complètement désemparés parmi les puissances démoniaques présentes dans les produits de la technologie. Les machines électriques, magnétiques et informatiques extirpent tout ce qu'il y a de spirituel dans notre système nerveux. Ainsi, plus nous sommes à proximité de telles machines, entourés par celles-ci, plus nous sommes influencés par les entités démoniaques qui y résident, et plus notre intelligence sera encline au matérialisme et à développer de nouvelles technologies, lesquelles serviront de corps et de vecteur d'influence à ces mêmes entités démoniaques. Dans le développement technologique, le technicien et l'inventeur ne sont que l’instrument du Double, car seule l’intelligence des démons ahrimaniens comprend les ordinateurs.
Le règne de la machine fait émerger les enfers de sous terre. Nous vivons plus que jamais en enfer, et cela même pendant un certain temps après la mort!

 

Dans son drame-mystère, Rudolf Steiner nous brosse un portrait original de la personnalité de John Keely, l'homme qui aurait re-découvert les fondements de la technologie éthérique, liée au corps éthérique - et donc à la force morale - de l'inventeur lui-même. (Les anglo-saxons et les peuples anglophones en général seraient destinés à développer ces technologies éthériques.) Le personnage de Steiner inspiré par la personnalité de Keely réalise bientôt que ses inventions n'appartiennent pas au présent mais au futur, et qu'elles ne peuvent pour l'instant servir qu'un être: Satan (alias "Ahriman"), celui qui veut maintenir l'homme esclave du matérialisme, coupé du spirituel. Nous pouvons observer les conséquences désastreuses et les effets hautement nocifs des découvertes de Nicolas Tesla dans les installations des super-antennes HAARP situées en Amérique.
HAARP, qui manipule les différences de potentiel terrestre, ne sert pas à contrôler le climat. C'est certes une de ses fonctions possibles, mais cela sert de couverture à sa fonction principale qui est d'influencer et manipuler la psyché des masses, en contrôlant totalement le schéma des ondes cérébrales. (Il est possible que la consommation de fluorures par les masses ait été voulue dans le but de faciliter le fonctionnement de HAARP et d'accroître sa capacité à nous manipuler.) Il est possible ainsi de moduler efficacement, mais pas totalement, les humeurs, les perceptions, les impulsions de volonté et les pensées des gens.

 


VIDEO - extrait du film "Control Factor" (USA, 2003, v.f.), sur les armes psychotroniques développées par les USA

 

"Microcosmiquement", Satan-Ahriman doit s'incarner dans un corps humain, mais il sera aussi incarné "macrocosmiquement" dans le réseau artificiel de l’électronique. Un règne totalitaire sera instauré et ceux qui y résisteront subiront les pires persécutions imaginables et on tâchera d'anéantir leur volonté indépendante par les moyens les plus aberrants. Ce qui s'est passé en Russie sous le règne des bolchéviques, alors que le peuple était torturé et enfermé dans des goulags et des camps de travail en Sibérie, n'est qu'un pâle exemple de ce qui s'en vient. Les nouvelles lois anti-terroristes telles que le Patriot Act, qui octroie aux gouvernements des nouveaux droits de détention illimitée, de confiscation de la citoyenneté et de torture (ex: Guantanamo) nous préparent subrepticement un avenir semblable, où la psychopathie sera quasiment la norme, et la torture un pain quotidien. Ainsi on cherchera à assujettir la volonté humaine et anéantir le noyau intime du "je" de l'être humain. L’« expérience socialiste » aurait été planifiée par des sociétés secrètes occidentales égoïstes (dits "de la main gauche") détentrices de grands secrets sur le futur de l’humanité, dans le but de saboter la mission spirituelle de l’Europe de l’Est. La croyance en une réalité spirituelle sera considérée comme une maladie mentale et le potentiel de développement psychique et spirituel sera dépisté dans les gènes et interprété comme une « disposition à la maladie mentale » nécessitant une médication appropriée.
Selon Steiner, le développement déviant, égoïste et unilatéral des forces inhérentes à la matière et à l'éthérique entraînera la mécanisation sociale par laquelle les élites contrôleront les masses en paralysant toute tentative de soulèvement (qui est justement le but visé par l'instauration du système HAARP). Ahriman veut étendre cet occultisme mécaniste à toute la planète. L’imposition des micropuces fonctionnant au moyen de cristaux (remplacées désormais par des machines de lecture de la signature électromagnétique) ainsi que l’utilisation des technologies à extrêmes hautes et basses fréquences électromagnétiques, telles que le projet HAARP pour la manipulation de la conscience humaine, servent un tel agenda. Les loges occidentales ahrimaniennes savent que les forces géomagnétiques exercent une action excitante sur le Double, qui éclipse alors plus facilement la conscience de l’individu. Elles savent aussi que cette action géomagnétique est très puissante et particulièrement mécanisante - donc puissamment liée au double infernal - sur le continent américain, tout particulièrement dans les Rocheuses, le repaire de Satan-Ahriman . Le flux constant d’ondes électromagnétiques dans lequel on baigne, couplé à l’effet excitant du géomagnétisme sur le Double, nous lie aux machines et aux entités ahrimaniennes telles que le Double. À proximité des machines émettant de l’électromagnétisme, les terminaisons nerveuses sont durcies et « meurent » car l’électricité et le champ magnétique font sortir des nerfs tout ce qui est spirituel. La pensée sera donc de plus en plus influencée par les démons du matérialisme. À l’avenir, l’homme et la machine seront de plus en plus étroitement liés. Sous l’assaut des forces ahrimaniennes, les humains risquent de perdre contact avec le spirituel et de se lier à la sous-nature, sur une voie d’émancipation descendante, contraire à la voie d’ascension spirituelle de la Terre. Une race matérialiste, animale et sans âme est déjà en train de naître. Non seulement mènera-t-elle le développement de la technoscience vers des sommets inimaginables, et ce dans tous les domaines, mais encore elle poussera l'expression du mal jusqu'à son paroxysme, à un niveau jamais égalé dans toute l'histoire du monde. Satan-Ahriman fait déjà miroiter à ses « élus » le pouvoir que leur procurera ces technologies : « Si vous combinez tous les ordinateurs en réseaux, vous centraliserez toute l'information, toute la connaissance, ainsi vous aurez l’omniscience, et vous pourrez contrôler le monde, être tout-puissants! ». Les services de renseignement (services secrets) sont fondés sur le même culte du renseignement qui a depuis longtemps infecté nos sociétés occidentales et qui cherche à tisser sa toile de renseignement aux quatre coins du monde. Au fond, l'utilisation de la torture par les services de renseignement n'est que la conséquence logique du fait que la méthode scientifique est infectée par les démons du matérialisme.

 

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Toute démarche scientifique, tout centre de recherche, mais aussi tout ordinateur, suivent fondamentalement le même protocole pyramidal de collecte et d'intégration de renseignements.
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Conversations sur les Soulèvements démocratiques Mondiaux et les Nouveaux Défis à l'Empire US

 

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Les USA ont-ils le même niveau de contrôle sur les ressources énergétiques du Moyen-Orient qu’auparavant?

Les pays majeurs producteurs de pétrole sont toujours fermement sous le contrôle des dictatures soutenues par l’Occident. Donc, en fait, les progrès accomplis par le Printemps Arabe sont limités, mais pas inexistants. Le système dictatorial contrôlé par l’Occident s’effrite. En réalité, cela fait déjà un moment qu’il s’effrite. Alors, par exemple, si vous remontez 50 ans en arrière, les ressources énergétiques – le principal souci des stratèges US – étaient pour la plupart nationalisées. Il y a constamment des tentatives de renverser cela, mais ils n’y sont pas parvenus.

Prenez l’invasion US de l’Irak, par exemple. Pour tous sauf un idéologue dévoué, c’était assez évident que nous avons envahi l’Irak non pas par amour de la démocratie mais parce que c’est le deuxième ou troisième producteur mondial de pétrole, et se trouve en plein milieu de la région produisant le plus de ressources énergétiques. Vous êtes censés ne pas le dire. C’est considéré comme étant une théorie du complot.

 

Les USA ont été sévèrement défaits en Irak par le nationalisme irakien – surtout par de la résistance passive. Les USA pouvaient tuer des insurgés, mais ils ne pouvaient pas gérer un demi-million de personnes manifestant dans la rue. Petit à petit, l’Irak a été en mesure de démanteler les contrôles mis en place par les forces d’occupation. En novembre 2007, il devenait plutôt clair qu’il allait être très difficile d’atteindre les objectifs US. Et à ce moment-là, c’est intéressant, ces objectifs ont été clairement énoncés. Donc en novembre 2007, l’administration Bush II a sorti une déclaration officielle décrivant ce que serait dorénavant tout arrangement avec l’Irak. Il y avait deux demandes majeures: une, que les USA soient libres de mener des opérations militaires depuis ses bases militaires, qu’ils conserveront; et deux, « encourager le flux de capitaux étrangers en Irak, surtout les investissements US. » En janvier 2008, Bush fut très clair sur ce point dans une de ses déclarations signées. Quelques semaines plus tard, face à la résistance irakienne, les USA ont dû laisser tomber? Le contrôle de l’Irak disparaît sous leurs yeux.

L’Irak était une tentative pour ré-instaurer par la force quelque chose ressemblant à l’ancien système de contrôle, mais elle fut repoussée. De manière générale, je pense, les politiques US restent constantes, remontant jusqu’à la Deuxième Guerre Mondiale. Mais la capacité à les rendre vraies sont en déclin.

En déclin pour cause de faiblesse économique?

En partie parce que le monde devient tout simplement plus diversifié. Il a maintenant des centres de pouvoir plus diversifiés. À la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, les USA étaient à l’apogée de leur puissance. Ils détenaient la moitié de la richesse financière de la planète et chacun de ses rivaux était soit sérieusement endommagé soit détruit. Ils avaient une position de sécurité inimaginable et ont développé des plans pour, essentiellement, diriger le monde – ce qui n’était pas irréaliste à l’époque.

C’est ce qui s’appelait la projection sur « Grand Théâtre »?

Oui. Tout juste après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, George Kennan, patron de l’équipe de stratégie politique du State Department US (ministère des affaires étrangères, ndt), ainsi que d’autres, en ont ébauché les détails, et ceux-ci furent ensuite mis en œuvre. Ce qui se passe maintenant au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, jusqu’à un certain point, ainsi qu’en Amérique du Sud remonte jusqu’à la fin des années ’40. La première résistance couronnée de succès à l’hégémonie US fut en 1949. C’est alors qu’arriva un événement qui, de manière intéressante, est appelé « la perte de la Chine ». C’est une phrase vraiment très intéressante, jamais remise en question. Il y a eu beaucoup de discussions pour savoir qui était responsable de la perte de la Chine. C’est devenu un grand débat domestique. Mais c’est une phrase qui retient l’attention. Vous ne pouvez perdre quelque chose que si vous en êtes propriétaire. C’était tout simplement tenu pour acquis: nous possédons la Chine – et s’ils avancent vers l’indépendance, nous avons perdu la Chine. Plus tard vinrent des inquiétudes sur « la perte de l’Amérique Latine », « la perte du Moyen-Orient », « la perte de » certains pays, le tout basé sur la préconception que nous possédons le monde et que toute chose qui affaiblit notre contrôle est une perte pour nous et nous cherchons comment le recouvrer.

Aujourd’hui, si vous lisez, disons, des journaux de politique étrangère ou, d’un point de vue de dérision, écoutez les débats des Républicains, ils demandent, « Comment pouvons-nous empêcher davantage de pertes? »

D’un autre côté, la capacité à préserver le contrôle s’est grandement réduite. En 1970, le monde était déjà économiquement ce qui s’appelle tripolaire, avec un centre industriel Nord-Américain basé aux USA, un centre européen basé en Allemagne, comparable par sa taille, et un centre d’Asie Orientale basé au Japon, qui était alors la région connaissant la croissance la plus dynamique au monde. Depuis, l’ordre économique mondial est devenu beaucoup plus diversifié. Il est donc plus ardu de mettre en œuvre nos politiques, mais les principes sous-jacents n’ont guère changé.

Prenez la doctrine Clinton. La doctrine Clinton était que les USA ont le droit de recourir à la force unilatéralement pour garantir « l’accès illimité à des marchés-clés, ressources énergétiques, et ressources stratégiques. » Cela va plus loin que tout ce que George W. Bush a dit. Mais c’était dit tout doucement et n’était ni arrogant ni abrasif, et n’a donc pas causé beaucoup de tollé. La croyance en un tel droit se poursuit jusqu’à aujourd’hui. Cela fait aussi partie de la culture intellectuelle.

Tout juste après l’assassinat d’Oussama ben Laden, parmi les « hourras » et les applaudissements, il y eut quelques commentaires critiques remettant en cause la légalité de l’acte. Il y a plusieurs siècles, il existait une chose connue sous le nom de présomption d’innocence. Si vous arrêtez un suspect, il est suspect jusqu’à ce qu’il ait été prouvé coupable. Il doit être amené en procès. C’est une partie centrale de la loi US. Vous pouvez la retrouver jusque dans la Magna Carta (texte fondateur de la Common Law, architecture juridique anglo-saxonne remontant à 1215, ndt). Il y avait donc quelques voix qui s’élevaient pour dire que nous ne devrions pas rejeter la base même de la loi anglo-états-unienne. Cela mena à moult réactions coléreuses et offusquées, mais les plus intéressantes étaient, comme d’habitude, à l’aile gauche du spectre politique humaniste. Matthew Yglesias, un commentateur humaniste de gauche réputé et très respecté, a écrit un article où il ridiculisait de telles prises de position. Il a dit qu’elles étaient « incroyablement naïves », idiotes. Et il en a ensuite exprimé la raison. Il a dit que « l’une des fonctions principales de l’ordre institutionnel international est précisément de légitimer l’usage de la force militaire létale par les puissance occidentales. » Il ne parlait bien entendu pas de la Norvège. Il parlait des USA. Et donc le principe sur lequel est basé le système international est que les USA peuvent faire usage de la force à volonté. Parler des USA violant la loi internationale ou quelque chose du même ordre est étonnamment naïf, complètement idiot. Incidemment, j’étais la cible de ces remarques, et je confesse volontiers ma culpabilité. Je pensse en effet que la Magna Carta et la loi internationale sont des choses qui méritent qu’il y soit fait attention.

Je n’en parle que pour illustrer le fait que dans la culture intellectuelle, même à ce qu’il faut appeler l’aile gauche humaniste du spectre politicien, les principes de base n’ont guère changé. Mais la capacité à les rendre réels a été sévèrement réduite. C’est pourquoi vous entendez parler tout le temps de déclin états-unien. Jetez un œil au numéro de fin d’année du magazine Foreign Affairs, le principal journal de l’establishment. Sa page de couverture demande, en gros caractères, « Les USA sont-ils finis? » C’est une complainte habituelle de ceux qui croient qu’ils devraient tout détenir. Si vous croyez que vous devriez tout posséder et que quoi que ce soit vous échappe, c’est une tragédie, le monde s’effondre. Alors les USA sont-ils finis? Il y a longtemps nous avons « perdu » la Chine, nous avons perdu l’Asie du Sud-Est, nous avons perdu l’Amérique Latine. Peut-être perdrons-nous les pays du Moyen6orient et d’Afrique du Nord. Les USA sont-ils finis? C’est une espèce de paranoïa, mais c’est la paranoïa des super-riches et des super-puissants. Si vous n’avez pas tout, c’est un désastre.

Le New York Times décrit la « difficulté politique définissant le Printemps Arabe: comment concerter des pulsions états-uniennes contradictoires qui comprennent le soutien au changement démocratique, un désir de stabilité, et la vigilance face aux Islamistes qui sont devenus une force politique considérable. » Le Times identifie trois objectifs états-uniens. Qu’en dites- vous?

Deux d’entre eux sont corrects. Les USA sont en faveur de la stabilité. Mais il faut se souvenir de ce que veut dire la stabilité. La stabilité veut dire la conformité aux ordres des USA. Donc, par exemple, l’une des accusations faites à l’Iran, la grande menace de politique étrangère, est qu’il déstabilise l’Irak et l’Afghanistan. Comment? En essayant d’étendre son influence dans des pays avoisinants. D’un autre côté, nous « stabilisons » les pays lorsque nous les envahissons et les détruisons.

J’ai parfois cité l’une de mes illustrations préférées de ce fait, qui vient d’un très bon analyste en politique étrangère humaniste, James Chace, un ancien éditeur de Foreign Affairs. Alors qu’il écrivait au sujet du renversement du régime de Salvador Allende et l’imposition de la dictature d’Augusto Pinochet en 1973, il a dit que nous avions dû « déstabiliser » le Chili dans les intérêts de la stabilité. Cela n’est pas perçu comme une contradiction – et n’en est pas. Nous avons dû détruire le système parlementaire afin d’acquérir la stabilité, voulant dire qu’ils font comme nous leur disons. Donc oui, nous sommes pour la stabilité de ce point de vue technique.

L’inquiétude autour de l’Islam politique est tout comme l’inquiétude face à tout développement indépendant. Tout ce qui est indépendant doit vous inquiéter parce qu’il pourrait travailler contre vous. En fait, c’est un peu ironique, parce que traditionnellement les USA et la Grande-Bretagne ont grosso modo fortement soutenu l’intégrisme islamique, pas l’Islam politique, en tant que force pour bloquer le nationalisme séculaire, la vraie menace. Donc, par exemple, l’Arabie Saoudite est l’état le plus extrêmement intégriste du monde, un état islamique radical. Elle a un zèle de missionnaire, répandant l’Islam radical au Pakistan, finançant le terrorisme. Mais c’est le bastion de la politique US et britannique. Ils l’ont constamment soutenue contre la menace de nationalisme séculaire de l’Égypte de Gamal Abdel Nasser et de l’Irak de Abd al-Karim Qasim, parmi beaucoup d’autres. Mais ils n’aiment pas l’Islam politique parce qu’il peut devenir indépendant.

Le premier des trois points, notre désir de démocratie, c’est à peu près du niveau de Joseph Staline parlant de la dévotion soviétique pour la liberté, la démocratie et l’émancipation pour le monde. C’est le genre de phrase qui vous fait rire quand vous l’entendez venant de commissaires politiques russes ou de religieux iraniens, mais vous opinez de la tête poliment et peut-être même avec admiration quand vous l’entendez de la part de leurs homologues occidentaux.

Si vous regardez les livres d’histoire, le désir de démocratie est une mauvaise blague. C’est même un fait reconnu par des intellectuels éminents, bien qu’ils ne le disent pas de cette manière. L’un des intellectuels majeurs sur la soi-disante promotion de la démocratie est Thomas Carothers, qui est plutôt conservateur et hautement respecté – un néo-Reaganiste, pas un humaniste flamboyant. Il a travaillé dans le State Department de Reagan et a beaucoup de livres traitant de l’histoire de la promotion de la démocratie, qu’il prend très au sérieux. Il dit que oui, il y a un idéal états-unien profondément ancré, mais il a une histoire singulière. L’histoire est que chaque administration US est « schizophrène ». Ils ne soutiennent la démocratie que si elle se conforme à certains intérêts stratégiques et économiques. Il le décrit comme une étrange pathologie, comme si les USA avaient besoin de prescription psychiatrique ou je ne sais quoi. Bien sûr, il y a une autre interprétation, mais c’en est une qui ne vous vient pas à l’esprit si vous êtes un intellectuel bien éduqué et de manières correctes.

Plusieurs mois après le renversement de Moubarak en Égypte, il était à la barre confronté à des accusations de crimes et à une condamnation. Il n’est pas concevable que des dirigeants US soient jamais tenus responsables de leurs crimes en Irak ou ailleurs. Cela va-t-il bientôt changer?

C’est à la base du principe d’Yglesias: la fondation même de l’ordre international est que les USA ont le droit de faire usage de la violence à volonté. Alors comment pouvez-vous accuser qui que ce soit?

Et personne d’autre n’a ce droit.

Bien sûr que non. Quoique, nos clients si, peut-être. Si Israël envahit le Liban et tue un millier de personnes en détruisant la moitié du pays, ok, ça passe. C’est intéressant. Barack Obama était sénateur avant de devenir président. Il n’a pas fait grand-chose en tant que sénateur, mais il en a fait une ou deux, dont une dont il est particulièrement fier. En fait, si vous alliez voir son site web avant les primaires, il a souligné le fait que, pendant l’invasion israélienne du Liban en 2006, il a, en commun avec d’autres, sponsorisé une résolution du Sénat réclamant que les USA ne fassent rien pour gêner les actions militaires d’Israël jusqu’à ce qu’ils aient atteint leurs objectifs, et censurent l’Iran et la Syrie parce qu’ils soutenaient la résistance à la destruction par Israël du sud-Liban, pour la cinquième fois en vingt-cinq ans. Donc ils héritent de ce droit. D’autres clients le font, aussi.

Mais les droits résident essentiellement à Washington. Voilà ce que veut dire posséder le monde. C’est comme l’air que vous respirez. Vous ne pouvez pas le remettre en question. Le principal fondateur de la théorie contemporaine en relations internationales, Hans Morgenthau,, était vraiment une personne d’assez bon aloi, l’un des rares chercheurs en politique et spécialistes en affaires internationales à critiquer la guerre du Vietnam sur des arguments moraux, et non tactiques. Très rare. Il a écrit un livre intitulé Le But de la Politique Américaine. Vous savez déjà ce qui va venir. Les autres pays n’ont pas de buts. Celui des USA, par contre, est « transcendant »: amener la justice et la liberté au reste du monde. Mais c’est un bon homme de lettres, comme Carothers. Il a donc étudié les annales. Il a dit, quand vous étudiez les annales, il semble que les USA n’ont pas fait honneur à leur but transcendant. Mais ensuite il ajoute, que critiquer notre but transcendant « est tomber dans le même erreur que l’athéisme, qui nie la validité de la religion sur des bases similaires » – ce qui est une bonne comparaison. C’est une croyance religieuse profondément ancrée. Si profond qu’il va être difficile de la démêler. Et si quiconque la remet en question, cela mène à de l’hystérie et souvent à des accusations d’anti-américanisme ou de « haine envers les USA » – des concepts intéressants qui n’existent pas dans des sociétés démocratiques, seulement dans des sociétés totalitaires et ici, où elles sont tout simplement tenues pour acquises.

Noam Chomsky est Professeur d’Institut Emeritus au MIT, au département de linguistiques et de philosophie.

Source: http://www.tomdispatch.com/post/175645/tomgram%3A_noam_chomsky%2C_why_it%27s_%22legal%22_when_the_u.s._does_it/?utm_source=TomDispatch&utm_campaign=69677fc999-TD_Chomsky2_3_2013&utm_medium=email#more

Traduit depuis le web par Will Summer

Posté par rusty james à 23:22 - - Permalien [#]
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