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Une nouvelle estimation du rétrécissement du rayon de la planète Mercure a été évaluée entre 5 et 7 km par une équipe de l'Institut Carnegie de Washington. Cette estimation a été réalisée grâce aux données de la sonde américaine Messenger, en orbite autour de la planète depuis 2011.

Mercure s'est en effet contracté sous l'effet de son refroidissement interne, comme toutes les planètes sont appelées à le faire au fil du temps.

La nouvelle estimation est nettement supérieure aux précédentes, qui se situaient entre 0,8 et 3 km. Celles-ci avaient été établies d'après les données acquises dans les années 1970 par la sonde américaine Mariner 10. Cette estimation est cependant inférieure à celle prédite par les modèles de l'histoire thermique de la planète, qui est de 5 à 10 km.

L'estimation faite par l'équipe de l'Institut Carnegie a été basée sur l'observation des formations géologiques à la surface de Mercure. Ainsi, 5934 crêtes et escarpements, d'une longueur comprise entre 9 et 900 kilomètres, ont été attribués à la contraction.

« Fait intéressant, nos conclusions rappellent des modèles aujourd'hui obsolètes évoqués pour expliquer la déformation géologique à grande échelle sur Terre, à l'époque où la communauté scientifique croyait que la Terre avait une seule plaque tectonique », indique Paul Byrne, le directeur de l'étude.

L'enveloppe externe de Mercure étant effectivement constituée d'un seul bloc, les scientifiques considèrent que la plus petite planète du système solaire pourrait servir de cas d'école pour comprendre l'histoire du refroidissement et de la contraction des planètes rocheuses avec une seule plaque tectonique en général.

L'étude a été publiée dans la revue Nature Geoscience.