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Une nouvelle avancée dans le milieu médical serait possible grâce à l’utilisation de l’or dans les nanotechnologies. Les nano particules d’or permettraient en effet de tuer les mélanomes malins et les tumeurs de certains cancers.

La course de l’or n’est désormais plus réservée aux seuls investisseurs financiers, mais également a des applications nanotechnologiques dans les services de cancérologiques.

D’ailleurs, nous pouvons espérer qu’avant 2020 une méthode soit mise au point permettant l’intégration d’une microsonde injectable par voie veineuse afin de dissoudre les tumeurs et guérir de nombreux cancers.

L’or est connu depuis de nombreuses années, mais n’a encore jamais été utilisé pour soigner et encore moins pour éliminer des tumeurs. Mais c’est bien dans cette voie que c’est récemment engagé une équipe de chercheurs de l’université de Sandford qui a mise au point des microsphères qu’ils ont injectées dans des cerveaux de souris afin de suivre à l’aide d’une technique d’imagerie médicale associée l’évolution des tumeurs.

Le plus de cette technique du futur

Aujourd’hui, les chirurgiens sont obligés de retirer toute la tumeur et les cellules malignes en opérant le patient. Si on prend l’exemple du cancer du sein, les médecins sont obligés de pratiquer une mastectomie voir une ablation complète du sein. Mais, pour une tumeur au cerveau, cette méthode n’est pas possible, car ils ne peuvent pas prendre le risque de toucher d’autres tissus cérébraux indispensables au patient. Par contre, en utilisant les nanoparticules d’or, il est possible de traiter ces tumeurs et même d’espérer une guérison complète.

C’est un spécialiste de l’imagerie moléculaire qui nous l’affirme, le docteur Gambhir qui dirige l’unité de radiologie de Sandford. Il s’est associé aux laboratoires Merck et Pfizer et s’est spécialisé dans les domaines pointus des biotechnologies comme l’administration de médicaments, la mise au point de traitements personnalisés destinés aux patients ou encore la création de médicaments composés.

Les cancers du cerveau qui pourront bénéficier du traitement du professeur Gambhir à base de nanoparticules d’or ne comptent que peu de cas, 14 000 aux États-Unis, mais 3000 sont dénommés agressifs. Ces formes de cancers du cerveau atteignant souvent les jeunes, aussi, cette méthode est un formidable espoir qui leur est donné. De plus, grâce à la précision de cette méthode, d’autres cancers pourraient être décelés plus en amont.

Par ailleurs, le docteur Gambhir voit en cette découverte le moyen d’effacer la tumeur directement par réchauffement des nanoparticules d’or ce qui permettra de désagréger la totalité de la tumeur. L’or qui était déjà un bien très recherché et en passe de passer un échelon supplémentaire en devenant un médicament très efficace.

C. Nanoparticules d'or et cancer du poumon :

Un essai clinique récent, en 2012, utilise des nanoparticules d'or couplées à des anticorps, qui ciblent des cellules cancéreuses au niveau pulmonaire. Le laser, élaboré notament par le Prix Nobel Alfred Kastler, va stimuler les molécules d'or et créer localement une augmentation de la température, ce qui aura une action à 3 niveaux :

destruction de la membrane cellulaire et mort de la cellule

dénaturation de l'ADN et blocage de la réplication des cellules cancéreuses

ralentissement de la formation des néovaisseaux sanguins vascularisant la tumeur.

 

 D. Nouvelles approches :

 

Affamer la tumeur via la destruction des vaisseaux sanguins environnants : cette méthode est à sa phase d'essai clinique de phase 1 chez l'homme. Des agents toxiques pour les vaisseaux sanguins au voisinage des tumeurs sont transportés par des nanoparticules d'or. Ce mode de diffusion avec reconnaissance des tissus ciblés atténue la toxicité générale du médicament.

 

 

 

Booster le système immunitaire, 2 approches au stade de la recherche expérimentale:

1. Des nanoparticules d'or vont être absorbées par les macrophages. Les nanoparticules vont pouvoir amener jusqu'aux tumeurs cancéreuses des séquences d'acides nucléiques, qui vont lever le blocage de l'activité anti-immunitaire développée par les cellules cancéreuses.

2. Des nanoparticules couplées à un agent toxique vont cibler une cellule lymphocyte secrétée particulièrement par les tissus cancéreux. La destruction participe à la restauration de l'activité bénéfique du système immunitaire.

 

Source :www.moneymorning.com