Le Crédit Immobilier de France met la clé sous la porte


 

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Les actionnaires de cette banque spécialisée dans les prêts immobiliers

L’acte de décès du Crédit Immobilier de France (CIF) vient d’être signé. Requiescat in pace. Le plan de résolution du petit établissement bancaire spécialisé dans les crédits immobiliers a été voté ce mercredi à l’unanimité par ses actionnaires, selon une source proche du dossier. En d’autres termes, sa fermeture ordonnée, prévue par Bercy, a été actée par les Sociétés anonymes coopératives d'intérêt collectif pour l'accession à la propriété (Sacicap), actionnaires de référence des HLM. 

Concrètement, cette décision concerne 2.400 salariés. 700 d'entre eux vont, pour au moins quelques années, continuer à gérer les crédits accordés par le CIF. La Banque Postale s’est engagée de son côté à reprendre 300 salariés, mais n’en a à ce jour effectivement recruté qu’une cinquantaine.

"Le plus gros plan social de l'année"

A minima, plus d’un millier de personnes devraient donc rester sur le carreau. "C’est le plus gros plan social de l’année", avait prévenu Yannick Borde, le président de la banque. Même si elle est anticipée et que le sort des salariés banque émeut moins que celui des ouvriers, c’est une mauvaise nouvelle de plus pour le gouvernement, confronté actuellement à une vague de plans sociaux: FagorBrandt, La Redoute, Alcatel Lucent...

Placé sous surveillance négative par l’agence de notation Moody’s en février 2012, l’établissement, qui tire ses ressources d’obligations émises sur les marchés financiers, a pu continuer à se financer grâce à la garantie de l’Etat. Bercy a obtenu cette garantie temporaire de Bruxelles à la condition de procéder à une extinction de ses activités.

L'Etat va récupérer une partie des fonds propres de la banque

Des voix s’étaient élevées parmi les parlementaires et au sein du CIF, pour dénoncer la condamnation à mort trop rapide de la banque, qui aurait pu continuer à exercer au moins partiellement son rôle de prêteur immobilier auprès de populations modestes.

Explication avancée par les opposants à la fermeture : Bercy n’aurait pas pesé en faveur de la survie du CIF qui allait contre ses intérêts financiers immédiats. La perspective de récupérer une partie des fonds propres de la banque, de 2,4 milliards d’euros, est une aubaine en cette période de disette financière.

Quant aux clients ayant contracté un emprunt auprès de cette banque, ils vont continuer à devoir rembourser leurs traites. Cette cessation d'activité ne change donc rien pour eux.

http://www.crashdebug.fr/

Posté par rusty james à 23:35 - - Permalien [#]
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Immobilier : N’achetez plus ! D'après une étude Une étude du cabinet PrimeView

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Une étude du cabinet PrimeView remet en question l’argument selon lequel accéder à la propriété reste plus rentable sur le long terme que rester locataire et payer un loyer.

Voilà qui devrait faire réfléchir plus d’un candidat à l’accession. La dernière étude du cabinet de recherche économique PrimeView montre qu’un primo-accédant parisien qui dispose d’un apport de 20 % et s’endette sur 25 ans mettra, si les prix de l’immobilier se stabilisent sur leurs niveaux actuels, 20 ans avant de « rentabiliser l’achat de sa résidence principale par rapport à la location ». Il lui faudra attendre 24 ans si les prix baissent de 10 %, 31 ans dans le cas d’une correction de 30 %.

 

Épargner plutôt qu’investir

Et encore, il s’agit là du scénario le moins défavorable envisagé par PrimeView, qui établit le postulat que l’économie devrait connaître une période de stagnation prolongée – « entre vieillissement de la population, gains de productivité limité, […] surendettement public poussant à la rigueur budgétaire » – assortie d’une faible remontée des taux d’intérêt.

Dans le cas jugé moins probable d’un rebond « fort et durable » de l’économie, la rentabilité de l’investissement ne serait avérée qu’après un délai de 26 à 32 ans selon l’ampleur de la baisse des prix. Dans ce cas là en effet, la remontée des taux d’intérêt qui ne manquerait pas d’accompagner la croissance de l’économie « laminerait la capacité d’emprunt des ménages en augmentant [leurs] frais financiers ».

Mais le pire serait un effondrement économique « à l’espagnole », avec « disparition de la croissance et fuite des investisseurs provoquant une forte remontée des taux d’intérêt » : dans un tel cas de figure, « un achat au niveau de prix actuel ne serait jamais rentabilisé par rapport à la location », prévient PrimeView.

Immobilier : N'achetez plus

Une « très mauvaise affaire »

Pour aboutir à ces conclusions, le cabinet compare l’évolution de la valeur de l’actif d’un ménage qui investirait aujourd’hui dans l’immobilier à celle d’un autre doté du même apport, qui le placerait au taux sans risque.

« L’effort financier du propriétaire (y compris le remboursement du capital, après paiement des frais de notaires et des frais d’agence au moment de l’achat) est supérieur aux frais du locataire (loyer) ».

Avec un apport de 20 %, et en évaluant les frais de notaires et les frais d’agence à 7 et 5 % de la valeur du bien, « le montant [que le locataire] capitalise au taux sans risque est composé de 32 % de la valeur initiale du bien, auxquels il faut ajouter la capacité d’épargne libérée chaque mois », du fait de la différence d’effort financier.

Dans l’hypothèse, jugée la plus probable par les analystes, d’une baisse de 30 % des prix de l’immobilier parisien, « le locataire possède au bout de 25 ans un actif correspondant à 87 % de la valeur initiale du bien acquis, contre 70 % pour le propriétaire ».

Ce n’est qu’au bout de 31 ans que les deux patrimoines sont égaux, et donc que le propriétaire aura rentabilisé son investissement. Or un primo-accédant ne conserve généralement pas son bien aussi longtemps, principalement à Paris, où les reventes de biens ont généralement lieu au bout d’une dizaine d’années.

« Dans ces conditions, l’achat initial peut-être considéré comme une très mauvaise affaire : 10 ans après l’achat d’un bien au prix actuel, l’actif du locataire surpasse de 3,5 fois celui du propriétaire dans un contexte de stagnation économique et de forte correction des prix de l’immobilier ».

 

28 ans pour un secondo-accédant

Mais au-delà de la primo-accession, c’est l’achat immobilier en lui-même que PrimeView semble déconseiller : l’étude montre que dans un contexte de stagnation économique doublé d’une forte baisse de prix, un secondo-accédant disposant d’un apport de 40 % ne rentabilisera son achat à Paris qu’au terme de 28 ans. Un acheteur qui n’aurait pas besoin de s’endetter, lui, devrait attendre 20 ans.

En appliquant sa méthodologie au reste du territoire, PrimeView montre que c’est dans les pôles d’attractivité, que l’arbitrage en faveur de l’achat est le moins favorable : autour des grandes métropoles (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes) et dans les régions où le tourisme est fortement développé (Côte-d’Azur, Alpes, littoral Ouest).

« Dans ces zones, il faut plus de 21 ans pour que l’achat de sa résidence principale soit rentabilisé », contre 8 à 13 ans dans le Centre, région où l’achat est le plus rapidement rentabilisé.

 

Classement des villes en fonction de la durée au terme de laquelle l’achat d’une résidence principale est rentabilisée :

  • Paris : 31 ans
  • Lyon : 25 ans
  • Nice : 24 ans
  • Bordeaux : 22 ans
  • Lille : 21 ans
  • Montpellier : 20 ans
  • Nantes : 20 ans
  • Toulon : 19 ans
  • Grenoble : 19 ans
  • Dijon : 18 ans
  • Marseille : 18 ans
  • Reims : 18 ans
  • Toulouse : 18 ans
  • Le Havre : 18 ans
  • Angers : 17 ans
  • Strasbourg : 17 ans
  • Nîmes : 16 ans
  • Rennes : 16 ans
  • Saint-Etienne : 16 ans
  • Le Mans : 11 ans

L’étude complète, avec le détail des situations par départements, villes et arrondissements est disponible sur le site de PrimeView.

Sources : PrimeView / LaVieImmo.com / Le Journal du Siècle

Posté par rusty james à 17:18 - Permalien [#]
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20 mars 2011

Les Anonymous rendent publique des emails révélant une fraude de grande ampleur chez Bank Of America

bubble_deesle groupe Anonymous a fait fuiter une première série de documents – des archives d’emails – censés prouver l’implication active de Bank Of America dans une fraude de grande ampleur. Le site sur lequel ces informations ont été mis à disposition du public est difficilement accessible mais des opérations de mirroring ont rapidement eu lieu afin de parer à toute tentative de censure.

Les conversations que l’on découvre à travers les emails rendus public font apparaître des tentatives de dissimulation d’une vaste fraude à l’assurance crédit, et laissent penser que la catastrophe des subprimes était parfaitement anticipée bien avant qu’elle n’éclate, avec pour seule préoccupation, du coté de la banque et de l’assureur qui s’occupait des assurances liés aux emprunts, de dissimuler ce qui pourrait par la suite les incriminer.
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La fuite viendrait de l’intérieur, comme pour les cables diplomatiques américains, qui aurait fourni à Anonymous une série d’emails echangés entre les membres de la direction de Bank Of America, prouvant, selon lui, l’implication de l’assureur Balboa, racheté depuis par BOA, dans une fraude de grande ampleur sur les assurances liées aux crédits.

L’employé responsable de la fuite, dans ses échange avec Anonymous, souhaite encourager ses collègues à faire de même : “une fois que les autres employés auront réalisé que c’est faisable, vous n’aurez pas seulement une hache pour décapiter une tête, mais 1000 haches pour vous débarrasser de toutes les têtes”.

Le fait de passer par les Anonymous plutôt que de publier ces données sur un site comme Wikileaks est une évolution intéressante de la synergie Wikileaks / Anonymous et les armes choisies par ces derniers pour lutter contre ceux qui combattent la liberté d’expression et justifient la censure de l’internet. Plus mature qu’un DDoS, la stratégie ‘à la Wikileaks’ des Anonymous semble ancrer le concept Wikileaks dans une pratique hacktiviste et ne plus le limiter aux seuls sites de publication qui fleurissent ça et là en ce moment.

Il sera très difficile, pour ne pas dire impossible, de stopper Anonymous sur ce genre d’opérations, tout comme il s’est avéré vain de stopper les pratiques d’une génération habituée à télécharger ses mp3 gratuitement. La boite de Pandore de la surveillance et de la censure est désormais grande ouverte.

Posté par rusty james à 18:42 - - Permalien [#]
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15 juin 2009

Dans son rapport annuel sur l'économie américaine, le FMI affirme que le produit intérieur brut du pays devrait reculer de 2,5%

Le FMI un peu moins pessimiste pour les Etats-Unis

15.06.2009 Le Fonds monétaire international a légèrement revu à la hausse ses prévisions économiques pour les Etats-Unis, qui restent cependant plutôt pessimistes et sont assombries par plusieurs risques pesant sur la première économie mondiale.

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Logo du FMI

Logo du FMI ©  Brendan Smialowski

Pour le FMI, le pays d'où est partie la crise économique mondiale reste en récession, et confronté à des difficultés considérables. Son retour à la croissance se fera de manière "progressive", "une forte reprise n'étant prévue que vers la mi-2010".

"Nous sommes considérés comme plutôt négatifs sur les perspectives de croissance", a relevé lors d'une conférence de presse le directeur général adjoint du Fonds, John Lipsky.

Dans son rapport annuel sur l'économie américaine, le FMI affirme que le produit intérieur brut du pays devrait reculer de 2,5% en 2009, contre 2,8% prévus en avril, et augmenter de 0,75% en 2010, contre une stabilité dans ses prévisions d'avril.

Ces prévisions restent plus pessimistes que celles de la Réserve fédérale des Etats-Unis, qui table sur un recul du PIB de 1,3% à 2,0% en 2009, avant une croissance de 2,0% à 3,0% en 2010.

"La conjonction des difficultés financières et de la poursuite des corrections des marchés de l'emploi et de l'immobilier devrait peser sur la croissance encore quelques temps", a indiqué le Fonds dans son rapport annuel sur les Etats-Unis.

Pour le Fonds, le taux de chômage devrait être de "près de 10% en 2010", alors que pour la banque centrale américaine, il serait entre 9% et 9,5%. Et la réduction de la dette publique programmée par le président Barack Obama va demander "un effort budgétaire beaucoup plus important" que celui envisagé.

"La reprise aux Etats-Unis et pour l'économie mondiale va être très lente", a en effet insisté M. Lipsky.

Dans cette conjoncture déprimée, le Fonds a souligné le "degré d'incertitude inhabituel" qui pèse sur ses prévisions, "les risques de dégradation prenant le pas sur tout autre".

Le FMI cite la crise de l'immobilier, avec la poursuite des saisies et de la baisse des prix dans l'immobilier résidentiel, et la détérioration du marché non résidentiel. Il s'inquiète de "pressions à la hausse des taux d'intérêt en raison de doutes quant à la viabilité budgétaire et aux défaillances d"entreprises". Et il souligne le "rôle déterminant" de "l'évolution de la situation internationale".

Pour le Fonds, Washington a eu une réaction adaptée à la crise, tant avec ses mesures de relance budgétaires qui "viennent opportunément soutenir la demande" qu'avec le soutien au secteur bancaire. Celles-ci ont eu "des effets tangibles sur les conditions financières" qui "se sont sensiblement améliorées".

Mais le FMI appelle d'ores et déjà à une "stratégie de sortie" à la fois pour le soutien des finances publiques aux institutions financières, et pour "la politique de relance monétaire" menée par la banque centrale.

Il souligne également que "l'un des grands enseignements de la crise est celui de la nécessaire réforme en profondeur des dispositifs de prévention et de résolution des crises financières". Washington s'est lancé dans une telle réforme, mais les résultats s'en font encore attendre.

Le Fonds a enfin estimé que le dollar était légèrement surévalué, puisqu'il "se situe, en ce moment, légèrement au-dessus du niveau correspondant à l'orientation à moyen terme des fondamentaux". Il avait déjà émis cette opinion dans le rapport d'avril 2008, alors que le dollar a repris entre-temps environ 12% face à l'euro

http://www.greenlightcenter.fr/shop/page/2?shop_param=toute l'actualité en direct résumée

Posté par rusty james à 22:15 - Permalien [#]
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