revolte_urbaineLe Wikiputsch tunisien ». C’est l’expression employée par Webster Tarpley, qui ajoute : « la CIA veut un tsunami de coups d’Etats en Méditerranée ». Pour cela, la Tunisie aurait été choisie comme point de départ à l’éxpérience. Considérée comme un pays de moindre importance sur le plan stratégique, sans doute le « maillon faible » idéal pour tester la nouvelle génération de révolution colorée destinée à  faire tâche d’huile chez les voisins. Si les médias ont pointé le rôle important de Facebook et Twitter dans la révolte, l’impact des révélations de Wikileaks est plus significatif encore. Selon le quotidien mondialiste Le Figaro ; « En revanche, s’il y a eu un indéniable coup de boutoir de la part des Américains, il est venu des révélations du site WikiLeaks décrivant la corruption du régime en place. «Ces propos ont fait forte impression en Tunisie», relève un haut diplomate français, pour lequel «Julian Assange (le cofondateur du site Internet, NDLR) a eu plus d’influence que Hillary Clinton». »

L’opération « Wikileaks » (Opération Cyclone 2 selon un journal russe) aura donc été un franc succès pour échauffer les esprits. « Agiter le peuple, avant de s’en servir », comme le veut l’adage. Histoire de l’agiter un peu plus, la spéculation fait rage sur les denrées de base, histoire de pousser au desespoir les habitants de pays démunis face à ces attaques financières en règle . Cette crise alimentaire va frapper de plein fouet les pays du Sahel, avant de devenir un problème mondial. « Dans un rapport publié en janvier, la FAO a prévenu que les prix alimentaires avait atteint en décembre leur plus haut niveau depuis 2008, quand la hausse des prix avait donné le coup d’envoi d’une série d’émeutes dans plusieurs pays. » (La FAO met en garde contre une crise alimentaire majeure). Il faut noter que cette crise n’est pas due à une pénurie, mais est aussi une conséquence de l’essor des bio-carburants : « Aux Etats-Unis, la part de la production de maïs destinée à l’éthanol sera cette année de 38,3%, contre 30,7% en 2008. Dans le contexte actuel, c’est complètement irresponsable de continuer ainsi ! Les stocks mondiaux de céréales - toutes céréales confondues -seront en 2011 de 427 millions de tonnes, contre 489,8 en 2009. Cette perte de près de 63 millions de tonnes est imputable pour plus des deux tiers aux Etats-Unis et à l’Union européenne. C’est là que les stocks sont les plus restreints. Et c’est notamment dû à la diversification des productions de céréales vers les agrocarburants… » (Olivier de Schutter : «Vers une nouvelle crise alimentaire»). Vive le « réchauffement climatique », prétexte à affamer la planète en culpabilisant les bobos occidentaux !

Rien dans la révolte tunisienne ne semble être le fruit du hasard. Ce qui n’élève rien bien sûr au courage et au mérite des tunisiens qui semblent d’ailleurs bien partis pour ne pas se laisser voler leur révolution.  Assange déblaie le terrain, chauffe le peuple, Wall Street l’affame, et  le régime vermoulu et crapuleux de Ben Ali, grand allié de l’Occident s’écroule,  avec un coup de pouce de la diplomatie US.  (voir : Les USA derrière la fuite de Ben Ali) Soral fut l’un des premiers à envisager cette hypothèse impopulaire et à priori paradoxale.  Comme il le souligne dans l’émission « Ce soir ou jamais », c’est l’armée qui a joué un rôle décisif dans la destitution ». A ce sujet, un article du Figaro, « Dans les coulisses du départ précipité de Ben Ali », est plus qu’instructif. Notamment ce passage : « Les Américains ont ils joué un rôle actif dans cette exfiltration ? Selon un diplomate tunisien, interviewé par Le Figaro, l’ambassade américaine à Tunis aurait appelé le général Ammar, lui donnant son feu vert pour renverser le régime. » Signe qui ne trompe pas, à peine Ben Ali parti, une des première décision fut de placer un frère mondialiste à la tête de la Banque Centrale Tunisienne, comme nous l’indique cette depêche à priori anodine de l’AFP reprise dans Le Figaro :

« Le gouvernement de transition à peine formé aujourd’hui en Tunisie a annoncé ce soir le limogeage du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Thoufi Baccar, a été remplacé par Mustapha Kamel Nabli, ancien économiste en chef du département Moyen-Orient de la Banque Mondiale (BM), a annoncé le gouvernement, qui n’a pas fourni d’explication officielle à ce changement. » (Le Figaro 17/01/2011)
comment ne pas relier le prix des denrées avec les révolutions ,il se dégage alors une volonté sournoise d'affamer le peuple pour le pousser à la révolte ce stratagème a servit la révoltion française et semble, la meilleur ruse pour renverser un régime ..
il est interessant de voir que ces processus  respecte un agenda défini de longue date et theorisé au sein du livre: Le Choc des Civilisations
Huntington  qui vise à la division du monde en 10 blocs geopolitiques qui permettront de faire glisser l'ensemble vers une globalisation ,le Nouvel Ordre Mondiale est en marche et aucun continent ne pourra y échapper.choc_civilisation_carteblocs_club_de_rome

blocs_afr