le cfr lance un plan mondiale pour le N.O.M
(Source : euro-med.dk et alterinfo.net)
Le CFR a lancé une nouvelle initiative sur 5 ans pour une gouvernance globale, avec le programme IIGG (Program on International Institutions and Global Governance) qui vise à identifier les besoins institutionnels pour une coopération multilatérale efficace au XXIe siècle.
Le programme IIGG répondra à ces besoins en analysant les forces et les faiblesses des institutions multilatérales existantes et en proposant des réformes adaptées à la nouvelle situation internationale.
Il s’appuiera sur les ressources des programmes d’études de David Rockefeller au CFR pour évaluer les mécanismes de gouvernance qui existent déjà à un niveau régional et global et pour proposer des recommandations concrètes aux décideurs politiques Américains.
Le programme va évaluer si la structure la plus prometteuse pour une gouvernance globale peut prendre forme dans une organisation centrale avec des membres universels (type ONU), ou régionale avec des structures sous- régionales, ou encore une coalition informelle de pays partageant les mêmes vues, ou bien une combinaison des trois.
La Gouvernance Globale du 21ième siècle pourrait ressembler à ce que Francis Fukuyama appelle "multilatéralisme".
Le programme IIGG a pour but d’assister les architectes de la politique étrangère américaine et leurs homologues des autres pays et des organisations globales ou régionales dans l’élaboration de modèles pour les nouvelles structures de coopération Internationale qui soient plus adaptés aux réalités globales, "plus conformes à long terme aux intérêts nationaux américains", et plus sensibles aux préoccupations américaines en matière de souveraineté domestique et de liberté d’action à une échelle international. "L’approche de ce programme vers une gouvernance globale doit rester pragmatique et flexible".
Voici les stratégies que le CFR compte mettre en œuvre pour resserrer son étau sur le Monde :
1. La lutte contre le terrorisme d’inspiration islamique ou salafiste a souvent pris des allures de "made in USA" au lieu de donner lieu à un véritable engagement multilatéral. Nous allons donc travailler pour des approches multilatérales.
2. Prolifération des armes de destructions de masse : Le programme travaillera pour évaluer les réformes nécessaires pour renforcer le traité actuel de non prolifération
3. Homeland Security (sécurité du territoire national) : La progression de réseaux de terrorisme transnational a forcé les Etats-Unis et ses alliés à tolérer certains sacrifices au niveau de leur souveraineté nationale. Il faut arriver à concilier la constitution avec les traditions légales. (comprenez une perte accru des libertés individuelles : écoute téléphonique et internet, dossier unique comportant toutes nos informations, restrictions de mouvements, lois martiales pour les situations dites exceptionnelles).
4. Maladies infectieuses, Biosécurité, et santé publique globale. Apparition pandémique dite « naturelle » ou fabriqué par l’Homme. Quelles réformes sont à élaborer par les ateliers du CFR actuels sur la gouvernance globale pour la santé, incluant une organisation mondiale de la santé, sont nécessaires pour faire face à cette menace émergeante ? (comprenez s’organiser pour répandre des pandémies et quelle organisation mondiale va être chargée de mener la propagande sur les questions de santé, comme l’OMS le fait très bien aujourd’hui avec la grippe A)
5. Changement climatique global. De nouvelles institutions internationales seront crées pour freiner la dégradation des bien communs de la Terre (mers, glaciers, air), et qui serviront probablement de modèle à l’élaboration d’une gouvernance globale pour le XXIème siècle. Travailler pour un nouveau protocole de Kyoto, et aussi créer des initiatives pour limiter les émissions carboniques.
6. Gestion d’une économie globale. Le programme va également assister le travail du CFR pour réévaluer le mandat du FMI.
7. Commerce International : réguler les flux de mains d’œuvre.
8. Investissements internationaux. Un accord pour une « banque » internationale, et examiner le besoin de lois pour gouverner les fonds souverains et de pouvoir accueillir leur capitaux. (toutes les banques centrales fusionnées en une banque centrale mondiale)
9. Développement d’une Politique Globale. Une Banque Mondiale dans une continuité pertinente et avec une mission appropriée, développer des banques régionales multilatérales (des banques appartenant a plusieurs pays en même temps), le programme de développement de l’ONU, le développement d’autres agences onusiennes.
10. La Prévention et la réponse aux conflits violents. Quelles réformes institutionnelles peuvent être mis en place pour améliorer la capacité, de l’ONU, du G8, de la Banque Mondiale et des autres instances internationales et partenariats, à faire face aux sources de conflits par la base et d’être capable de figer et de contrôler le conflit ? (en gros pour empêcher toute révolte contre le gouvernement mondial, on le prive de fond, d’électricité, de communications, d’approvisionnement et j’en passe…).
11. L’usage de la force. Le programme va travailler pour clarifier les possibilités d’avoir recours à la force, sur la base des précédents travaux du CFR et en incluant la doctrine de la “responsabilité de protéger”. (Comment se donner tous les droits d’user de la force tout en prétendant défendre les gens).
12. Opérations de paix et mis en place de la paix après un conflit. Approfondir les récentes réformes de l’ONU. (entendez plutôt pacification par la force et verrouillage de la société une fois les gros œuvres accomplis, comme en Irak ou en Afghanistan).
13. Réformer les institutions clé pour la construction de l’Ordre Mondial. Sur 5 ans, le programme cherchera des propositions pour reformer les institutions existantes pour un Ordre Mondial, y compris l’ONU.
14. Le Conseil de sécurité des Nations Unies. Régler le problème d’adhésion au Conseil de Sécurité de l’ONU, en particulier l’extension des adhésions permanentes ou semi-permanentes. (faire entrer des pays vassaux en tant que membre permanent pour donner l’illusion d’une ouverture)
15. Les Organisations Régionales et Sous-Régionales.
Examiner le statut actuel et le rôle potentiel des entités
multilatérales (organismes Internationaux et semi-Internationaux) dans
au moins les régions suivantes, et assigner les ateliers du CFR les
plus à même de les prendre en charge :
Europe : OTAN, Union Européenne, et l’OSCE.
Asie-Pacifique : forum de l’APEC, forum régional de l’ASEAN, et d’éventuels « architectures » de sécurité de l’Asie du Nord.
Afrique :
Union Africaine (y compris son nouveau conseil pour la paix et la
sécurité), Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique (NPDA),
Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO),
Communauté pour le Développement de l’Afrique du Sud (SADC), et autres
organismes pertinents.
Asie
Centrale et du Sud :Association de l’Asie du Sud pour la Coopération
Régionale (ASACR), Organisation de Coopération de Shangaï (OCS), et
d’autres éventuels accords subrégionaux pour ces 2 sous-régions.
Amérique
Latine : Organisation des Etats Américains, Sommet des Amériques, Les
groupes de commerce sous-régionaux (NAFTA, CAFTA, Mercosur), et
d’éventuels groupes de pays assimilés pour gérer des défis
transnationaux tel que la sécurité énergétique, l’immigration et les
narcotiques.
Moyen Orient : Forum pour le Futur sponsorisé par le G8, Ligue Arabe, et l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI)
(en résumé, toutes ses institutions travaillerons main dans la main pour le même objectif final pour un gouvernement mondial)
16. Re-conceptualisation de la “souveraineté” dans l’ère de la globalisation. Certains pays en échec ou en situation d’après conflit sont devenus des domaines d’action de la communauté internationale (Palestine, Irak…). Certains pays, à cause leur conduite, ont perdu leur capacité d’intervention, illustrant la doctrine émergente de « souveraineté contingente ». Presque tous les états – y compris les Etats-Unis – ont volontairement abandonné certaines de leurs libertés d’actions historiques pour faire face aux menaces transnationales et pour profiter des opportunités internationales. Enfin, certains pays, spécialement dans l’Union Européenne, ont décide de "noyer" leur souveraineté en échange d’un retour économique, social, et de bénéfices politiques.
17. Adapter des acteurs non étatiques pour leur permettre d’entrer la gouvernance globale. Partenariat et porte d’entrée à des dépositaires intéressés, incluant des acteurs de la société civile, des groupes de conseils, et des corporations. (intégrer des entités non démocratiques, privées et non élues, pour siéger dans les institutions dites "politiques")
18. Dépasser les pertes en matière de démocratie dans la mise en œuvre de la gouvernance globale. Les effort dans la coopération internationale, particulièrement à caractère supranationale (comme dans l’Union Européenne), deviennent souvent un divorce avec la volonté démocratique des populations des pays membres. Une alliance des Démocraties est-elle un cadre plausible pour un ordre global et une alternative à l’ONU ? Enfin, le programme IIGG jouera un plus large rôle dans la mise en œuvre d’un consensus bipartisan et de l’éducation du public, en faisant participer les responsables de l’administration et les membres du Congrès aux nouvelles orientations en matière de gouvernance mondiale, et en rendant ses conclusions largement disponibles par le biais d’une variété de médias.
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Citations :
« Non seulement le CFR exerce, au plus haut niveau au sein du gouvernement, une influence et un pouvoir sur la prise de décision concernant les dossiers clés, mettant en œuvre des pressions venant par le haut, mais ils mettent en place et utilisent d’autres personnes et groupes pour exercer une pression par le bas, pour justifier les décisions de plus hautes importances et pour avoir réussi à transformer les Etats-Unis d’une République Constitutionnelle Souveraine en une entité esclave faisant parti de la dictature Mondiale. » John Raick, ancien député américain
« En Septembre 1939, deux membres du CFR ont rendu visite au Département d’Etat pour offrir leurs services en tant que conseiller. Ils ont proposé de faire des recherches et d’obtenir des recommandations pour le Département sans occuper de poste officiel ou de responsabilité, en particulier concernant sur l’armement, les problèmes économiques et financiers, les problèmes politiques et territoriaux. La Fondation Rockefeller a accepté de financer la mise en place de ce plan. Depuis ce jour, les CFR a placé ses membres à des postes décisionnels dans le Département d’Etat et dans les autres agences fédérales. Tous les Secrétaire d’Etat depuis 1944, à l’exception de James F. Byrnes, ont été des membres du CFR. » Barry Goldwater, ancien candidat à la présidence américaine
























































