rusty james news
Publicité
rusty james news
  • Dans la tradition secrète, le corps humain est considéré comme le symbole ultime de l'univers. Chaque partie du corps correspond à un idéal spirituel, une constellation étoilée ou un élément alchimique. De cette manière, les anciens philosophes se connectaient directement à toutes les choses, et par cette connexion, ils pouvaient influencer le monde qui les entourait, https://rustyjamesblog.link
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog

 

90243223_3015402811831487_8561877086778687488_o (1)

3323033

coronavirus-patentes

images (19)

219-2199429_love-heart-beautiful-wallpapers-happy-valentines-day-nature

1025600_652515874786871_1894874949_o


nVskOPKB

téléchargement (100)

universal-biometric-identity-1024x576

91848411

téléchargement (11)

tree_horizon_sunset_128367_5000x2830

f04543b60ef77267e2b31c5f3920fbb0

photo-1542805700-2fadb851b97a

qxJUj0O

 

pIHMc8u

7kKizZj

ZcuYl3V


sea-beach-sunset-boats-red-sky-1080P-wallpaper-middle-size

night-sky-background-7047

sky-wallpaper-38

18557077_1435376306500820_5842715664996553589_n

 

 

798041343248-national-geographic-wallpaper-zealand-photo-waikawau-desktop-bigest-images

Firefox_Screenshot_2017-02-18T13-56-14

16195622_1077703329024709_5740688279216232976_n

sf

 

Pyramides-Gizeh

atlantide-compressor

Ancien-arbre-1

Ancien-arbre-2 - Copie

Ancien-arbre-3 - Copie

h21

h25

h25

h26

h27

SDSDS

SZSDFZFS

ZDZD

931270ecd7_50010171_bohr-heisenberg-aip-niels-bohr-library

don

 

1a686c3b37ddba12f5e282679288047b

62e74d09a526f5250c3c16f5bbb7d342

3a2057e1930aac61c9451db179973253

5aa85f74b15975d75e8a6d4e547b40b0

5c3e0b7842f37a0d63504d0a032ca422

5f6fce1a34d9027bdedb78ef0658a5af

9dbf5fc4a80275b619f44e3e7a8314d2

a37cf9c85664975cf3660c8f21f70899

a96a954487d536bd6f75942a6d02f5b9

a977356a4e04ae0cdaf4c67ca90d1939

ad9ee9f2e4a1d0e83945b78313c60f27

b7e27913185d0679a669ce0f634d95f0

Archives
nom
17 janvier 2013

Histoire d'Ignace de Loyola et de la Compagnie de Jésus par j.Labruyère

1_Ignatius_990

 
 
" Avec les Jésuites il ne peut y avoir de paix dans les États. " (Pape Clément XIX)

" Je n'aime pas l'Institut des Jésuites. Élevé dans leur sein, je savais discerner, dès cette époque, l'esprit de séduction, d'orgueil et de domination qui se cache, ou qui se révèle dans leur politique, et qui, en immolant chaque membre au corps et en confondant ce corpus avec la religion, se substitue habilement à Dieu et aspire à donner à une secte surannée le gouvernement des consciences et la monarchie universelle de la conscience humaine. " (Alphonse de la Martine)

Les Jésuites! Ah, les Jésuites ! Un sujet bien usé, dira-t-on? Et l'on affectera d'en rire et de passer à autre chose. Notons simplement que les Jésuites ne sont pas étrangers à cet état d'esprit, et qu'ils font tout pour le répandre et le maintenir. Ils font de la religion un instrument politique. Désarmer toute opposition, afin d'avoir le champ libre, égarer les esprits, brouiller les cartes, ce sont des exercices où ils excellent. Nous le montrerons au cours de cet exposé, aussi succinct et insuffisant qu'il soit.




Les Origines


La Compagnie de Jésus a été fondée par l'Espagnol Inigo Lopez de Recalde, connu sous le nom d'Ignace de Loyola. Né à Loyola, en 1491, Ignace était, à l'âge de 23 ans, un jeune officier qui menait une existence très mondaine et même très dissipée. Il avait eu maille à partir avec les tribunaux de l'Ordinaire de Pampelune, pour avoir commis " d'énormes délits " pendant les nuits du Carnaval. (meurtre, viol ?)

Il ne songeait nullement a devenir un ascète et encore moins un " saint " de la Sainte Église catholique et romaine...

En 1521, Pampelune étant assiégé par les troupes françaises, Don Ignace est grièvement blessé à la jambe. Il doit subir une opération pénible. Il était presque guéri, lorsqu'il s'aperçoit que sa jambe fracturée resterait plus courte que l'autre. Désolé, mais courageux, il n'hésite pas à briser lui-même sa jambe de nouveau, espérant par un traitement approprié la voir reprendre par la suite sa longueur primitive.

Il endura de grandes souffrances, pendant de longs mois, mais n'en resta pas moins boiteux. C'est au cours de cette inaction prolongée que son esprit fut attiré par les questions religieuses. Il se mit a lire des ouvrages de piété. D'autre part, devenu infirme, obligé de renoncer à la carrière militaire, désespéré d'abord, il cherche ensuite à orienter son activité dans une autre direction. On le soigne à Manrèse. Il se retire souvent dans une grotte voisine, afin de méditer à son aise. C'est dans la grotte de Manrèse qu'Ignace recevra --- de source divine --- la révélation du nouvel ordre religieux qu'il est appelé à fonder. Il prétendra plus tard que les constitutions et les règles de cet ordre (la Compagnie de Jésus) lui ont été dictées ou inspirées directement par Dieu.

Contentons-nous, pour l'instant, de remarquer ceci : si Loyola n'avait pas eu la jambe cassée à la guerre, il n'eût pas été visité par la Grâce de Dieu et il n'aurait pas fondé l'ordre des Jésuites. Cette fondation, qui a joué un rôle si important dans l'histoire de la Catholicité et du monde, est donc simplement la conséquence d'un fait insignifiant en lui-même. Un jeune officier libertin se voit contraint de renoncer aux gloires de la guerre et aux joies mondaines, il tombe dans la dévotion, sincère ou non. Et plus tard, ne voulant pas rester inactif, il cherchera la satisfaction de ses ambitions dans une autre direction que celle qu'il avait primitivement adoptée...





Son instruction était nulle. A 33 ans, il était complètement ignorant et dut se mettre à étudier --- avec une rare volonté, il faut en convenir. Il avait le don d'une parole entraînante et il semble avoir exercé une incontestable influence sur ceux qui l'entouraient et le suivaient. Ignace rêvait donc d'organiser un nouvel ordre religieux, une sorte de phalange militaire (son tempérament autoritaire l'y disposait) destinée à venir à la rescousse de l'Église romaine, combattue de tous côtés. Luther venait de se dresser, en révolté, devant le Vatican et ses trafics. La réforme protestante s'infiltrait partout et faisait des progrès inquiétants.

Les papes offraient a Rome un spectacle peu édifiant et Ignace lui-même, parlant de Rome dans une lettre, écrit qu'elle est " vide de bons fruits, abondante en mauvais ". Plus tard, les Jésuites se flatteront faussement d'avoir sauvé l'Église catholique (au prix de sa mise sous tutelle par les Jésuites). Ignace se met donc à l'œuvre, mais il se heurte à de nombreuses difficultés. Avant 1543, avant même que ses projets soient venus à maturité, il avait déjà eu 8 procès devant les tribunaux ecclésiastiques et l'Inquisition --- laquelle s'inquiète de ses menées. Il parvient à échapper à ses griffes, mais il doit quitter l'Espagne, car les Inquisiteurs lui rendent toute activité impossible. Loyola vient donc en France, et c'est à Montmartre qu'il fondera (le 15 atout 1534) l'ordre de la Compagnie de Jésus. Ses collaborateurs sont peu nombreux. Les Jésuites sont sept, en tout: 5 Espagnols, 1 Portugais, 1 Savoyard. Pas un Français. Et par la suite, jamais un Français ne sera général des Jésuites.




15 août 1534 - Ignace et six compagnons, "Pierre Favre,
François-Xavier, Diego Laynez, Simón Rodriguez, Alonso Salmerón,
Nicolás Bobadilla" font leurs premiers voeux lors de la messe
célébrée par Pierre Favre dans la Chapelle de Montmartre à Paris.







Influences musulmanes


Fondée en 1534, la Compagnie est approuvée par le pape Paul III dès 1540. Le Vatican semble avoir compris bien vite tout le parti qu'il pourrait retirer d'une semblable milice, à condition, bien entendu, qu'elle lui fût entièrement subordonnée ( ce qui n'a pas été le cas par la suite, bien au contraire ). Dominicains et Franciscains, autorisés naguère par Innocent III, n'avaient-ils pas rendu de signalés services à l'Église Catholique et ne pouvait-elle en attendre d'aussi grands de la nouvelle Compagnie ? Certains écrivains ont discuté la question de savoir si Loyola fut un imposteur ou un fou. Etant très ambitieux, voulant jouer un rôle important, Ignace a joué la comédie de Manrèse et a monté très adroitement toute son affaire. On a prétendu qu'il s'était inspiré d'une secte musulmane, les Haschischins (dont on a fait les Assassins,) qui prenaient du haschisch, pour se mettre dans un état spécial. Loyola remplaça le haschisch par le mysticisme poussé jusqu'à l'exaltation --- et les résultats furent identiques. Le chef des Haschischins ou Ismaïliens, Hassan Ibn Sabbah devint célèbre sous le nom de " Vieux de la Montagne ". Muller avait déjà relevé " l'étrange analogie théorique et pratique des deux obéissances: celle des Jésuites et celle des Khouans " (cité par l'abbé Mir). L'abbé Victor Charbonnel publia en 1899, dans la Revue des Revues, une étude sur les origines islamiques de la Compagnie de Jésus. Certains rapprochements sont curieux: TEXTES MUSULMANS: " Tu seras entre les mains de ton cheikh comme entre les mains du laveur des morts " (Livre de ses appuis, par le cheikh Sisnoussi, traduction de Colas; livre antérieur aux Exercices et aux Constitutions d'Ignace.) " Les Frères auront pour leur cheikh une obéissance passive; ils seront entre ses mains comme le cadavre aux mains du laveur des morts ". (Dernières recommandations dictées à son successeur par le Cheikh Aliel-Djemal, de la Congrégation du Derquaonas.)

TEXTES DE LOYOLA: " Que ceux qui vivent dans l'obéissance se laissent conduire par leur supérieur, comme le cadavre qui se laisse tourner et manier en tous sens ". (Constitution de la Compagnie de Jésus, 6e partie - I) " Je dois me remettre aux mains de Dieu et du supérieur qui me gouverne en son nom, comme un cadavre qui n'a ni intelligence ni volonté. " (Dernières recommandations dictées par Ignace de Loyola peu de jours avant sa mort. Bartoli / Ignace de Loyola, II). Les Maures avaient laissé en Espagne des traditions nombreuses et toute une littérature. Il est vraisemblable, par conséquent, que Loyola ait eu connaissance de ces principes autoritaires et qu'il se les soit appropriés.

" Ignace, c'est un petit-petit nom charmant… "







Premières difficultés et premiers succès


En formant sa milice sur cette base tyrannique, on ne peut affirmer qu'Ignace avait prévu toutes les fautes et tous les crimes qui s'ensuivraient. Certains de ses successeurs, tels que Lainez et Salmeron, ont d'ailleurs accentué encore ses tendances, mais cet ancien officier, au tempérament dominateur, comprenait qu'il lui était nécessaire de subordonner étroitement ses affidés pour arriver au but poursuivi. Dès l'origine de la Compagnie, Ignace se heurte à la jalousie des autres congrégations, lesquelles voient d'un oeil hostile surgir une concurrence qui menace d'être redoutable. Les Augustins et les Dominicains la combattent âprement, mais les " enfants d'Ignace " vont se défendre avec énergie et par tous les moyens. Le 17 avril 1541, Ignace est solennellement reconnu comme Général de la Compagnie. Il le restera jusqu'à sa mort à Rome en 1556. Le pape Paul IV lui-même prit ombrage de la Compagnie et tenta de modérer les ambitions envahissantes de ses dirigeants. Ignace était alors malade, à l'agonie; il ne put organiser la résistance, mais il chargea son successeur Lainez de le faire à sa place. Peu de temps après la mort d'Ignace, le pape Paul IV mourut à son tour, en effet, et miraculeusement. Ses neveux (dont l'un était cardinal) furent jetés en prison et livrés au bourreau. Les crimes qui leur étaient reprochés étaient pourtant communs à toutes les familles des papes qui se succédaient alors sur le trône de saint Pierre, donnant un singulier spectacle. La Compagnie, non seulement était vengée, mais elle avait montré sa puissance. D'ores et déjà, elle est décidée à se frayer la voie, sans hésiter sur le choix des moyens à employer. Sur son lit d'agonie, Ignace fit déployer une carte du monde, sur laquelle les établissements des Jésuites sont marqués en rouge.

Le P. Bobadilla les lui indique: 12 provinces; 100 maisons ou collèges; des milliers de membres répandus partout. Ce résultat avait été réalisé dans une courte période de 16 années seulement. En 1609, c'est-à-dire 53 ans après sa mort, Ignace sera béatifié et sa Compagnie, continuant de grandir, comprendra 33 provinces (au lieu de 12) 356 maisons ou collèges (au lieu de 100) et plus de 11.000 membres...

NOS SOURCES. Nous allons à présent étudier, successivement, le fonctionnement de la Compagnie, son esprit, ses principes, son oeuvre --- à travers l'histoire, empruntant les éléments de notre récit à toutes les sources impartiales et véridiques. Il existe, on s'en doute, un grand nombre d'ouvrages rédigés à la gloire de l'illustre Compagnie. Ils suintent le parti pris à toutes les lignes et ils dénaturent les faits d'une façon systématique. Le pape Clément XIV (qui prononça la dissolution des Jésuites) a pu dire avec raison que c'était l'orgueil qui avait perdu la Compagnie. Les Jésuites se sont grisés de leurs succès. Ils ont mis leur Compagnie au-dessus même de l'Église - et au-dessus du Christ. Le Père Suarez dit " qu'un profès instruit, en demeurant dans son humble état, est plus utile à l'Église que s'il avait accepté un évêché ". Le Père Lainez (qui succéda a Ignace), dans une lettre adressée à toute la Compagnie, déclare que " ni parmi les hommes, ni parmi les anges eux-mêmes, on ne saurait rencontrer un plus sublime office " (que le leur...)

Les sombres Jésuites se croient donc supérieurs aux anges eux-mêmes " La Compagnie surpasse l'Église, tant parce qu'elle est le monument qui a révélé à la terre les merveilles du Christ, que par les prérogatives singulières qu'elle octroie et décerne à ses fils. Dans l'Église, le bon grain est mêlé à l'ivraie, et beaucoup y sont appelés, peu sont élus; il n'en est pas de même pour la Compagnie, où tout est choisi, limpide, pur et exquis... Les missionnaires de la Compagnie sont des Hercule, des Samson, des Pompée, des César, des Alexandre. Tous les Jésuites en général, sans aucune exception, sont des lions, des aigles, des foudres de guerre, la fleur de la milice de l'Église. Chacun d'eux vaut une armée... Saint Ignace dépasse et surpasse tous les fondateurs d'ordres religieux. C'est lui qui s'est le plus rapproché du Christ. Il a vu intuitivement la Divine Essence. En fondant la Compagnie, il a fondé pour la seconde fois l'Église. Sa conversation avait un si divin attrait que les habitants du Ciel descendaient sur la terre pour l'écouter... " Ces éloges grotesques (hérétiques selon la doctrine catholique) semblent l'œuvre d'un farceur ou d'un fumiste. Ils sont pourtant extraits d'un livre officiel de la Compagnie : " Imago primi saeculi Societatis Jésus ", publié en Belgique pour célébrer le centenaire de l'Institut, gros volume de plus de 1.000 pages, rempli d'apologies aussi ridicules que celles-là.

Les Jésuites sont d'ailleurs coutumiers du fait et ils ont toujours publié ou fait publier sur la Compagnie des ouvrages dithyrambiques... de très mauvais goût. Leurs historiens emploient la même méthode et le fameux Crétineau-Joly, l'historien le plus connu de la Compagnie, a laissé un gros ouvrage dont nous ferons bien de nous méfier car " à force de compliments et d'enthousiasme, il devient un outrage a la vérité ". (Abbé Miguel Mir.) Il en va de même pour l'apologie oncteuse de Jean Lacouture, autre esclave des Jésuites.

Je retiendrai cependant les livres des Pères de Ravignan et Du Lac, où nous trouverons des aveux très précieux, ainsi que celui de Schimberg, si favorable à la Compagnie. Je laisserai de côté les livres de Boucher, Arnould et autres auteurs intéressants et courageux (tels que Michelet et Quinet) que l'on ne manquerait pas de récuser comme tendancieux. Semblable reproche ne peut être fait aux ouvrages si documentés et si impartiaux de Boehmer, de Wallon, de l'abbé Mir, d'I. de Récalde, etc. Ce dernier nom m'oblige à ouvrir une parenthèse. Derrière ce pseudonyme (Récalde est le nom du village où naquit Ignace de Loyola) se cache la personnalité d'un très savant et très éclairé Jésuite, sorti de la Compagnie, qui lui a consacré une série d'ouvrages de premier plan: le bref Dominus ad Redemptor; les Écrits des Curés de Paris; une Histoire du Cardinal jésuite Bellarmin, et surtout la traduction de l'Histoire Intérieure de la Compagnie de Jésus, de l'abbé Mir. L'abbé Mir, de l'Académie royale espagnole, entré tout jeune dans la Compagnie, en sortit à la suite de démêlés politiques et publia en 1913 sa remarquable Histoire Intérieure. Il y garde un ton très mesuré, il respecte les autorités ecclésiastiques et les croyances et il se défend d'attaquer, aussi exagérément que certains l'ont fait: " un Institut qui, à certains égards, mérite le respect ". Je ne partage pas du tout ce respect, mais je m'incline devant la probité et la modération de l'abbé Mir. Il s'est basé uniquement sur des pièces officielles et des documents historiques irréfutables. Il a eu en mains " par des voies assez extraordinaires ", une collection de pièces provenant des archives du Tribunal suprême de l'Inquisition et d'autres documents, tirés de l'antique couvent de San Esteban, à Salamanque. L'ouvrage de l'abbé Mir est donc une mine incomparable de documents et de textes. Il a été traduit en français par Monsieur de Récalde. Malheureusement, le premier volume est seul paru (en 1922) (l'ouvrage complet devait former trois gros volumes de 600 pages chacun.) Je me suis rendu chez l'éditeur, qui m'a déclaré que les autres volumes ne paraîtraient jamais, qu'il était sans aucune nouvelle de M. de Récalde et qu'il ignorait même s'il n'était pas mort... Ce serait un " miracle " de plus à l'actif de la fameuse Compagnie! A moins que M. de Récalde ait été amené à faire sa soumission et à faire au bercail jésuite une rentrée repentante ? J'utiliserai donc, indépendamment d'un grand nombre d'autres auteurs, le livre de l'abbé Mir, en regrettant toutefois que sa publication --- si fâcheuse pour la noire cohorte --- ait dû être interrompue.




Les raisons du succès


Ces raisons sont multiples: obéissance aveugle et servilité des membres, d'abord ; habileté des tactiques, ensuite. Mais à l'origine, il a fallu que les Jésuites, pour supplanter les autres ordres religieux, déploient une intelligence toute particulière. Par sa bulle de 1540, le pape Paul III avait décidé que la Compagnie ne devrait pas grouper plus de 60 membres. Mais, dans la bulle suivante (1543) cette condition ne figure déjà plus. Les ambitions jésuites ne pouvaient accepter d'être ainsi limitées plus longtemps. Il en fût de même pour la Pauvreté. Au début, ils ne vivent que d'aumônes et n'acceptent aucun honoraire, pas même pour les messes qu'ils célèbrent. Grande colère chez les autres religieux, en voyant leurs clients les abandonner pour donner la préférence aux Jésuites --- si désintéressés ! En 1554, l'évêque de Cambrai va jusqu'à menacer les Jésuites de les mettre en prison parce qu'ils persistent à refuser toute rétribution pour leurs services, ce qui faisait injure aux curés et autres religieux (car ces derniers acceptaient des honoraires, cela va sans dire). Cela ne dura pas. Les Jésuites faisaient tout simplement du " dumping " pour chiper la clientèle de leurs concurrents. Lorsqu'ils auront réussi, lorsqu'ils seront connus et recherchés, ils se départiront de leur primitive sévérité. Et cette Compagnie, que l'on voulait mettre en prison parce qu'elle refusait de prendre de l'argent, deviendra, au bout de quelques années seulement, plus riche à elle seule que les Bénédictins et les Dominicains réunis. Le Père Nectoux écrira plus tard (1765): " Je nourris l'intime conviction que notre Compagnie ne peut tenir, sans préjudice, cachés ou amoncelés dans ses coffres, tant de millions... Je crains tout pour notre très aimée Société, si elle ne fait pas les oeuvres qu'elle devrait. " Depuis le pape Jules III, qui leur avait permis d'acquérir les biens nécessaires à leurs collèges, les continuateurs d'Ignace avaient fait du chemin. Ils ont évolué sur bien d'autres points et souvent même en violation des lois même de l'Église. Le Père Lancicio énumérait, dès le de but du XVIIe siècle, 58 points sur lesquels la Compagnie s'écartait du droit commun. " Aujourd'hui, il y en a bien davantage ", constatait mélancoliquement l'Abbé Mir. Il y a pourtant un point sur lequel les Jésuites n'ont pas varié; je veux parler de l'animosité et de la jalousie qu'ils ont toujours montrées envers les autres moines et congrégations. Ils ont toujours cherché à grandir et à développer la Compagnie en rabaissant et en dépouillant les ordres concurrents --- qui finirent par les détester cordialement... et par les craindre. Le Père Ribadeneira raconte qu'un Jésuite fut un jour réprimandé vertement et puni par saint Ignace. Pourquoi ? En causant avec un jeune novice, il lui avait vanté incidemment les vertus d'un certain frère franciscain. Quand Ignace l'apprit, il se montra furieux : " N'y a-t-il donc pas dans la Compagnie des exemples de ces vertus-là ? " Et il interdit au Jésuite en question d'adresser désormais la parole aux novices. Pour développer cet " esprit de corps ", ce dévouement absolu à la Compagnie, on cachait soigneusement aux novices tout ce qui émanait des autres ordres et même la vie des saints non Jésuites. Le mot d'ordre était de mettre toujours la Compagnie au-dessus de tout. Dans les Constitutions, on a compté que la célèbre formule A. M. D. G. (Ad majore Dei Gloriam: " Pour la plus grande gloire de Dieu ") revient 242 fois. Mais une autre formule revient plus souvent encore: " Pour le bien (ou pour le plus grand bien) de la Compagnie ". Pour les Jésuites, c'est d'ailleurs la même chose, et la gloire de Dieu n'est pas séparable de la grandeur de leur Compagnie ! (Si l'on comprend bien qui est leur véritable dieu ).




La Compagnie en Europe


Les Jésuites ne tardèrent pas à mettre la main sur l'éducation (nous en reparlerons plus loin) et, à force d'intrigues plus ou moins sournoises, ils se développèrent tant et si bien qu'un siècle seulement après la fondation de la Compagnie, sa bannière flottait sur le monde entier.
Leurs luttes contre la royauté française sont connues. Ils s'imposèrent en France par l'assassinat et se développèrent surtout sous le règne de Louis XIII, après le meurtre d' Henri IV. Mais Richelieu, jaloux de son autorité, résista cependant à leurs exigences. Ils avaient déchiré la France en alimentant les guerres et les complots de la Ligue. Ils exciteront la répression contre les Huguenots. Ils engageront contre le Jansénisme une lutte sans merci. (On connaît, sans qu'il soit utile de s'y attarder, la querelle de l'Abbé Quesnel, les controverses de port-Royal et du grand Arnaud, l'histoire de la bulle Unigenitus et les disputes fastidieuses sur le libre arbitre, la grâce divine, etc.) Contempteurs du pouvoir quand ils n'en étaient pas les maîtres (allant même jusqu'au régicide, comme nous le verrons), ils deviennent les serviteurs et les apologistes de l'autorité royale absolue, dès qu'ils y ont intérêt. C'est d'ailleurs sous le règne de Louis XIV qu'ils arrivent à l'apogée de leur puissance. Leur platitude à l'égard du " grand roi " ne connaît pas de limites. Le Père Daniel écrit une Histoire de France (qui lui valut faveurs et pensions) dans laquelle il va jusqu'à glorifier, pour plaire a Louis XIV, les bâtards royaux (doublement adultérins, pourtant) et à soutenir leurs prétentions. Les Jésuites n'avaient pas d'épithètes assez louangeuses pour célébrer le roi, qui, devenu vieux, était entre leurs mains le plus docile des instruments. À cette courtisanerie, ils joignaient le conservatisme social le plus outrancier. Tout était parfait dans le royaume de France; il n'y avait rien a réformer et il ne fallait toucher à quoi que ce soit. La révocation de l'Edit de Nantes est leur oeuvre, en grande partie. Dans leur collège de Louis-le-Grand, ils organisèrent une fête pour célébrer le " Triomphe de la Religion ", glorifiant le roi d'avoir détruit plus de 1.600 temples protestants, et le comparant à Dieu en personne, " pour sa rapidité à frapper l'hérésie ". Dans leurs collèges de province, feux d'artifices, cavalcades, représentations théâtrales et réjouissances de toutes sortes furent organisés. Jamais satisfaits, ils reviendront à la charge quelques années plus tard et demanderont de nouvelles rigueurs contre la
" secte calviniste expirante ". Louis XIV, gouverné par ses confesseurs jésuites (Le Tellier, La Chaise) est leur jouet. À sa mort, la Compagnie groupe 20.000 Jésuites et 1.390 établissements. Jamais elle n'a été aussi puissante. Sous la Régence, ils continuent et ils ont soin de munir Louis XV d'un confesseur jésuite. Néanmoins, ils ont trop abusé, trop exagéré. Les protestations s'élèvent de toutes parts contre leurs exactions et l'heure du déclin est proche. La Chalotais dresse contre eux des Conclusions qui font un bruit considérable. On l'enferme (1765) puis on l'exile. Mais la vérité poursuit son chemin. Des rangs même du clergé et de l'épiscopat, des critiques se font entendre et l'on demande à la Papauté de prendre enfin des mesures contre cette secte néfaste. C'est à ce moment que Voltaire écrivait à La Chalotais: " Vous ayez rendu, monsieur, à la nation, un service essentiel en l'éclairant sur les Jésuites. Vous avez démontré que des émissaires du pape, étrangers dans leur patrie, n'étaient pas faits pour instruire cette jeunesse ". Nous dirons aussi quelques mots de leurs méfaits dans les autres pays d'Europe. Ils ont déchiré le Portugal (qui les avait pourtant accueilli en premier lieu, lors de leur fondation, et qui ayant assuré leur réussite et leur fortune dans les Indes.) Ils poussèrent l'Espagne à s'emparer du Portugal (le pays fut conquis par le féroce duc d'Albe.) D'horribles massacres furent commis, mais le pape donna son absolution à Philippe II, bien que des milliers de prêtres et de moines portugais aient été mis à mort (1580). Le Portugal retrouve son indépendance en 1640 --- et les Jésuites (ils ont toujours un pied dans chaque camp) l'y aident. Mais ils ne devaient plus y retrouver leur ancienne faveur, car on les avait vus a l'œuvre. Le ministre Pombal chercha même à s'en défaire. Alors, ils essaient d'assassiner le roi, qui voulait garder Pombal (Ce dernier, après la mort du roi, finira dans la disgrâce et la misère). Ils ont appauvri et émasculé la Pologne d'une façon irrémédiable. " Aucun État n'a subi dans son développement l'influence des Jésuites d'une manière aussi forte et aussi malheureuse que la Pologne ", a dit Boehmer. Ce pays n'est-il pas resté, récemment encore, inféodé au Jésuitisme le plus dangereux POUR LA PAIX EUROPÉEENNE ? L'archiduc d'Autriche Ferdinand, leur créature, élevé par eux, n'ira-t-il pas jusqu'à dire: " J'aime mieux régner sur un pays ruiné que sur un pays damné ". Et il persécuta et chassa les protestants de ses États (1598).

M. Schinberg (qui n'était pas de la Compagnie mais qui l'aimait beaucoup) raconte, qu'à Schlestadt, les Pères avaient obtenu un arrêté interdisant aux cabaretiers de servir à boire dès que la cloche de l'église avait sonné. Il n'est pas nécessaire d'aller si loin chercher de tels exemples, car en France même on agissait de façon identique. J'ai trouvé à Chaumont un règlement permanent général de police dont l'article 6 dit: " Il est défendu aux hôteliers, aubergistes, cabaretiers, logeurs et cafetiers de tenir leurs établissements ouverts pendant les offices les dimanches et jours de fête reconnus par la loi ". Cet arrêté est basé sur la loi du 18 novembre 1814 (article 3) et l'on y reconnaît la pure inspiration des Jésuites, qui devaient, sous la Restauration, se manifester si brillamment (Le Républicain de la Haute-Marne, 15 novembre 1851 --- ledit arrêté était encore appliqué en certains endroits à cette époque). Les Jésuites ont approuvé l'extermination des Vaudois (Savoie) " par le fer et par le feu, comme une oeuvre sainte et nécessaire ". (Bochmer) Ils ont ensanglanté l'Irlande et l'Angleterre, les Pays-Bas, la France, le Portugal, la Pologne. Ils ont asservi et ravagé les Indes, le Japon, la Chine, le Paraguay, le Mexique. Partout où ils ont pu pénétrer, ce fut pour accomplir une oeuvre odieuse de domination et de mort.




Les Jésuites en Asie


L'un des premiers collaborateurs d'Ignace, François Xavier, était un homme intrépide et intelligent, dévoué et actif, aimant les courses aventureuses. Ignace l'avait connu professeur de philosophie au Collège de Beauvais. Il en sera un missionnaire et l'enverra conquérir pour la Compagnie les contrées lointaines d'Asie. Grâce à l'appui du gouvernement portugais, qui facilita ses entreprises et le protégea militairement, François Xavier parcourut les Indes en tout sens pendant plusieurs années, convertissant les " idolâtres " par dizaines de milliers et les baptisant à " tour de bras ". Conversions des plus superficielles, comme nous le verrons.




François Xavier


Xavier créa l'Inquisition dans les Indes et doit être regardé, par conséquent, comme responsable des brutalités qu'elle commit. Plusieurs peuplades, réfractaires au christianisme, furent massacrées par les conquérants portugais, dont saint François Xavier (car l'Église en a fait un saint) était l'auxiliaire. Il passe ensuite dans l'Île de Ceylan, où ses prédications firent couler des fleuves de sang. Pour arriver à ses fins, il employait tous les moyens. Par exemple, il écrit au roi du Portugal pour lui demander de punir et de révoquer certains gouverneurs des Indes qui le secondaient trop mollement. Il recommande à ses Jésuites, lorsqu'ils arrivent quelque part, de se renseigner sur les mœurs, le commerce, les vices régnants, etc. " La connaissance de toutes ces choses étant très utile ", ajoute-t-il. La Compagnie a toujours su gouverner les hommes, en effet, en exploitant leurs vices, leurs faiblesses et leurs appétits. Après une incursion à Malacca, il arrive au Japon, où il pénètre grâce à l'appui d'un criminel, qui le guide clandestinement. Il y reste deux ans, sans avoir obtenu de grands résultats, mais ayant préparé le terrain pour ses continuateurs.




François Xavier meurt sur l'île de Sancian
juste en face des côtes de la Chine


Il meurt le 2 décembre 1552, en vue des rivages de la Chine (sans y avoir pénétré), âgé de 46 ans, après avoir parcouru l'Asie pendant 10 années. (En 1612, on exhumera son corps et l'on en détachera un bras, sur l'ordre du général jésuite Aquaviva. Cette relique se trouve encore à Rome). J'ai dit plus haut que les conversions obtenues par les Jésuites étaient superficielles. En effet, ils se contentaient d'obtenir une adhésion de principe, sachant bien que, s'ils avaient voulu faire pénétrer intégralement les conceptions chrétiennes dans les cerveaux, ils n'auraient converti personne --- et leur influence politique et sociale n'aurait pu se développer, par suite, aussi rapidement qu'elle le fit. Ils accommodèrent donc les dogmes chrétiens aux cultes locaux, afin de les faire accepter des " idolâtres ". On pourrait citer des exemples bien amusants de ces accommodements. Ils allèrent jusqu'à écrire, pour les Japonais, une histoire spéciale de Jésus-Christ, tout à fait différente de celle qui est enseignée dans nos pays par l'Église. Leurs exagérations furent si grandes qu'il y eut des plaintes et des enquêtes et que le Vatican fut obligé de sévir. Des rites malabares (Inde) et les rites chinois furent condamnés solennellement par Rome en 1645 --- ce qui ne veut pas dire que les Jésuites les abandonnèrent. En attendant, ils avaient trouvé le moyen de rafler, non seulement dans les Indes, la Chine, mais le Tonkin, l'Annam, la Cochinchine, d'immenses richesses. Selon leur habitude, ils avaient concurrencé terriblement les autres ordres religieux; ils obtinrent même du pape Grégoire XIII une bulle leur accordant l'exploitation exclusive des Missions au Japon. Il est vrai que cette bulle outrancière, qui fermait la porte aux religieux autres que les Jésuites, fut révoquée par les successeurs de ce pape trop docile.

Par leurs intrigues, les Jésuites troublèrent profondément le Japon. Ils contribuèrent à la révolte du roi d'Arima, qui fut décapité (tandis que le Père Morejon, qui avait tout conduit, parvenait à s'échapper.) Ils entretinrent les discordes intérieures, car ils en tiraient profit, et, chaque année, ils envoyaient en Europe plusieurs vaisseaux entièrement chargés des produits les plus rares et de richesses inestimables. Ils annonçaient alors, avec fracas, que les chrétiens étaient plus de 100.000 au Japon. C'était du bluff, mais ils commirent tant de méfaits que l'esprit public finit par se monter contre eux et que des persécutions s'ensuivirent. Elles furent sanglantes. Pour la seule année 1590, les Jésuites donnent avec orgueil le chiffre de 20.570 martyrs chrétiens au Japon. Il faut espérer que ce chiffre est faux, car si la persécution avait atteint de pareilles proportions, toute la honte en rejaillirait sur la Compagnie de Jésus, qui en fut la véritable responsable par ses agissements provocateurs. Quoi qu'il en soit, les Jésuites furent expulsés du Japon et en 1638 il n'y restait plus un seul chrétien. Le succès de l'Évangile avait été de courte durée et la parole du Christ d'amour et de bonté avait fait, là comme ailleurs, beaucoup plus de mal que de bien. J'ai dit que François Xavier était mort avant d'entrer en Chine. Ses successeurs furent plus heureux, mais ils durent surmonter bien des difficultés, car les Chinois se méfiaient énormément des Européens --- en quoi ils n'avaient pas tort. Le Père Ricci, très adroitement, sut vaincre les préventions chinoises; il s'assura les bonnes grâces de l'empereur en réparant ses horloges (sic.) Il était médecin, mécanicien, astronome, astrologue, horloger, et j'en passe. Les Jésuites surent se rendre utiles par de multiples talents et les Célestes, facilement émerveillés, leur laissèrent prendre pied dans la place. Le Père Couler prédit l'avenir (merveilleux) d'un fils de l'Empereur et gagne ainsi ses faveurs. Plus tard, le Père Verbiest installe une fonderie de canons --- tous les métiers leur sont bons pour arriver à leurs fins. Cela ne va pas sans vicissitudes, le Père Schah faillit être exécuté pour son avidité, et les persécutions commencent (la Compagnie possède alors en Chine 151 églises et 38 résidences.) Les chrétiens chinois ne sont chrétiens que de nom et continuent à participer à toutes les cérémonies païennes. Les Jésuites leur permettent même d'épouser leurs propres soeurs. Le pape Innocent X les blâme et leur ordonne de prêcher le dogme catholique dans son intégrité; ils n'en tiennent aucun compte. L'envoyé du pape, le cardinal de Tournon, fut même maltraité par eux. Ils excitèrent le gouvernement chinois contre lui et le firent expulser. Le malheureux vieillard mourut, prisonnier en quelque sorte des Jésuites, qui ne voulaient pas laisser revenir en Europe --- et pour cause --- un témoin aussi gênant de leurs turpitudes et de leurs crimes. Avant de mourir, le cardinal de Tournon écrivit une lettre accablante contre eux. En voici un passage: " On n'apprendra qu'avec horreur que ceux-la mêmes qui devaient naturellement aider les pasteurs de l'Église, les aient provoqués et attirés aux tribunaux des idolâtres, après avoir pris soin d'exciter contre eux la haine dans les coeurs des païens et engagé les païens à leur tendre des pièges et à les accabler de mauvais traitements... " Furieux de la désobéissance et de l'obstination des Jésuites, le pape Innocent XIII se disposait à prendre des mesures contre eux. Mais il mourut subitement...et providentiellement. L'entreprise jésuitico-chrétienne se terminé en Chine aussi piteusement qu'au Japon, aprés avoir fait couler, bien inutilement, des fleuves de sang.




Amérique du Nord


Les Jésuites s'installèrent en Floride en 1566 avec les Espagnols, mais ils n'y firent pas grand-chose. Les indigènes y étaient trop hostiles, ainsi que dans toute l'Amérique du Nord. Ils obtinrent quelques résultats au Canada cependant, où ils exploitèrent de leur mieux les Indiens. Pour leur être agréable, Richelieu interdit aux protestants d'aller s'installer au Canada. Les exilés huguenots portèrent donc leur intelligence et leur puissance de travail dans les colonies anglaises et chez divers peuples plus accueillants (Hollande, Prusse, etc.). Boehmer signale une conséquence peu connue de cet ostracisme. La France perdit en effet le Canada, qui lui fut ravi par l'Angleterre, parce que l'émigration française y était insuffisante. Les Jésuites qui avaient éloigné du Canada les protestants français, sont donc responsables de la perte de cette belle colonie. Encore un " bon point " pour le patriotisme échevelé de l'Église! Les Dominicains étaient solidement installés au Mexique, ce qui n'empêcha pas les Jésuites d'y pénétrer à leur tour. L'Espagne y régnait par le fer et par le feu et elle y écrivait une des pages les plus sanglantes de l'histoire chrétienne --- qui en compte pourtant de nombreuses. Les fils de Loyola se socialisèrent dans le négoce et les affaires de banque, dont ils tirèrent d'immenses revenus. À la Martinique, les Jésuites possédaient plus de quatre millions en biens-fonds. (Boehmer)




Amérique du Sud


Ils furent plus heureux encore en Amérique du Sud. Dès 1550, ils débarquèrent à San Salvador (Brésil) et ils s'y développèrent selon leurs habituels procédés.





" J'ai trouvé, disait Don Juan de Palafox, dans une lettre qu'il écrivait au Pape (1647), entre les mains des Jésuites presque toutes les richesses, tous les fonds et toute l'opulence de l'Amérique méridionale ". Mais c'est particulièrement au Paraguay que nous allons les voir à l'œuvre. Ils y arrivent en 1549, avec les Portugais, et se répandent dans le pays, descendant les cours d'eau en jouant de la musique, afin d'attirer et d'apprivoiser les indigènes candides --- et inoffensifs. Ce pays, riche et fertile, était habité en effet par les Guaranis, race peu belliqueuse et passive, que nos " Loyolistes " vont pouvoir manipuler à souhait. Jamais leurs méthodes déformatrices ne trouveront pareil terrain d'élection. Il s'est trouvé les esprits avancés pour soutenir que les Jésuites avaient été au Paraguay les précurseurs du socialisme... C'était une oppression savante, coulant aux pieds l'individu et organisant l'esclavage de la masse au profit d'une minorité de parasites. (Il ne vaut pas confondre l'organisation jésuitique du Paraguay avec celle de l'ancien Pérou. Les chefs de famille possédaient la terre individuellement, mais ils ne pouvaient l'aliéner. Les pâturages, les forêts, les eaux d'irrigation étaient collectifs. Entre ce système équilibré et humain et celui des Jésuites exploiteurs, il n'y a absolument rien de commun.) Les Jésuites occupèrent au Paraguay une superficie de 180.000 kilomètres carrés. Ils y installèrent une trentaine de " réductions ", ou villes indiennes, groupant chacune plusieurs milliers d'habitants. La vie des indigènes était réglée de la façon la plus méticuleuse. Tout se faisait au son de la cloche: le réveil, les repas, le coucher. La population tout entière était soumise à une discipline abrutissante et avilissante. Les indigènes devaient se prosterner au passage des Révérends Pères Jésuites, véritables dieux et rois, et ne pouvaient se relever que lorsque leurs maîtres étaient partis. Les Guaranis étaient occupés aux travaux les plus divers: jardinage, briqueterie, fours à chaux, travail des peaux, culture du tabac, du coton, du thé, de la canne à sucre, etc. Les Jésuites ne cherchaient nullement à civiliser l'indigène, mais à l'exploiter. Aussi l'évolution des Guaranis fut-elle retardée de plusieurs siècles. Il est vrai que les réductions rapportaient aux Jésuites plus de deux millions par an. (Bochmer) Leur seul collège de Buenos Aires soutirait au public 12.000 pesos or par an, avait 600 esclaves et des propriétés plus vastes que celles du roi de Sardaigne (Bernard Ibanez de Echevarri.) Le collège de Cordoba était plus riche encore et possédait 1.000 esclaves.
Aussi l'abbé Mir écrit-il: " On peut conjecturer que les richesses de la Compagnie au Nouveau-Monde étaient réellement fabuleuses ". Pour mieux abrutir les Indiens, ils leur avaient fabriqué un culte spécial. Les saints des temples jésuites remuaient des yeux terrifiants et brandissaient des lances et des épées. Les Jésuites avaient règle la vie de leurs esclaves d'une façon si parfaite qu'ils dirigeaient même les accouplements sexuels de ce pitoyable troupeau humain, pour en obtenir une reproduction intensive.
Il vaut reconnaître qu'au point de vue humain, les Indiens n'étaient pas trop malheureux. En échange de leur travail, ils étaient nourris d'une façon convenable. C'était la moindre des choses, quand on évoque les formidables revenus qu'ils fournissaient à leurs exploiteurs. Mais la discipline était rigoureuse. On n'enfermait personne en prison car pendant l'emprisonnement, l'indigène n'aurait rien rapporté. On recourait rarement à la peine de mort, car on ne tenait pas a décimer un bétail aussi rémunérateur. Par contre, le fouet était souvent employé. Il constituait pour les Jésuites l'instrument de gouvernement par excellence. " Les indigènes étaient fouettés nus " (Voltaire.) Les Jésuites opéraient eux-mêmes, tant sur les femmes que sur les hommes. " À Buenos-Aires, dans une chapelle consacrée à une congrégation de femmes, on voyait derrière l'autel un petit corridor où se faisaient ces opérations, moins saintes que lubriques et que le sang des victimes avait gravé ces horreurs sur les murailles... " (Extrait du manuscrit routier de Louis-Antoine de Saint-Germain, embarqué comme écrivain sur la frégate La Boudeuse, commandant Bougainville, dans son voyage autour du monde, manuscrit qui m'a été confié par Mme de Saint-Germain, descendante du compagnon de Bougainville. Ce dernier a d'ailleurs confirmé les faits dans ses mémoires personnelles.)

On comprend que les Jésuites aient défendu leurs fructueuses Réductiones par tous les moyens.
En 1628, ils engagent une guerre terrible contre les Indiens des bords de l'Uruguay, qu'ils exterminent avec férocité. Plutôt que de renoncer au Paraguay, ils luttent, les armes à la main, contre le Portugal et l'Espagne.

Ils lutteront même contre l'évêque du Paraguay (Dom Bernardin de Cardenas) qu'ils insultent, combattent, emprisonnent et qu'ils finissent par expulser (parce qu'il leur tenait tête) après une guerre sanglante et le sac de la capitale de l'Assomption (1649).

Lorsque Benoît XIV condamnera la compagnie, il lui reprochera ses brutalités à l'égard des Indiens et ses trafics éhontés dans les Amériques, l'Inde, etc. Il leur reprochera même d'avoir réduit en esclavage et d'avoir vendu, non seulement des Indiens idolâtres, mais des baptisés (ce qui était une aggravation aux yeux de ce pointilleux chrétien.) Déjà, la bulle papale du 20 décembre 1741 avait interdit aux Jésuites --- vainement --- " d'oser à l'avenir mettre en servitude les Indiens du Paraguay, de les séparer de leurs femmes et de leurs enfants, de les acheter ou de les vendre ".

On frémit en songeant qu'une telle tyrannie sévit pendant deux siècles ! En 1768, les Franciscains avaient partout remplacé les Jésuites. Ce serait un leurre que de croire que le sort des indigènes en fut grandement amélioré. J'ai sous les yeux une photographie représentant des indigènes colombiens obligés de fuir devant les mauvais traitements des missionnaires en 1924.

Les Missions Évangéliques font régner une véritable terreur en Sierra-Nevada, confisquant les biens des indigènes pour les obliger à travailler pour eux, leur appliquant les plus humiliants systèmes de punition, etc. En 1918, le Dr Medina interpellait à la Chambre colombienne et dévoilait les agissements scandaleux des moines capucins dans les missions de Putumayo, dépouillant et exploitant les Indiens, avec autant d'âpreté que les anciens Jésuites du Paraguay. (Les Capucins, célèbres pour leur lubricité, ont laissé au début du XX° siècle des preuves photographiques montrant quels genres de pénitences on administrait aux religieuses…
(source : " érotisme indo-protugais ".)

Il en est de même partout. The Freethinker, parlant des Missions Anglaises en Nouvelle-Guinée, affirme qu'elles n'ont enseigné aux indigènes que l'art de mentir. Aux Îles Philippines, les missions possèdent de grandes plantations et frappent d'interdit toute tentative d'organisation syndicale. En Cochinchine, colonie française, les missionnaires détiennent le quart du territoire. Etc., etc. Terminons ce rapide voyage, car nous nous exposerions à des répétitions inutiles. La cause des Jésuites est jugée. Contentons-nous simplement d'indiquer qu'ils ont également essayé de pénétrer en Afrique. Leur action y fut moins efficace. Certains de leurs agents s'y rendirent pourtant pour y chercher des cargaisons de noirs, qui étaient transportés et répartis dans les différentes possessions Jésuites (Mexique, Paraguay, etc.,) ou revendus pour couvrir les frais de l'expédition. Esclavagisme, traite des noirs, forme les plus écœurantes de l'oppression, voilà l'œuvre de la prétendue charité chrétienne, dont certains hypocrites nous rebattent quotidiennement les oreilles. Ne pouvant tirer profit des noirs (à moins de les vendre) les Jésuites s'infiltrèrent dans un pays plus évolué, l'Abyssinie. Leur arrivée dans ce pays fut le signal de sa décadence (Ernest Renan, Histoire générale des langues sémitiques.) Quand ils le quittèrent, il était plongé dans une barbarie profonde et il n'en est plus guère sorti par la suite.




Dissolution de la Compagnie


Excédés par ces pratiques inhumaines, les gouvernants de divers pays finirent par se révolter contre le parasitisme des descendants d'Ignace. Ils seront successivement expulsés de la plupart des nations européennes: Angleterre, Hollande, France, Portugal, Espagne, etc. Le Portugal, qui leur avait fait tant de bien (et qui en avait été si mal récompensé) embarque ses 200 Jésuites en 1759, sur un bateau qui prend la route de Rome. L'Espagne (et pourtant les Jésuites avaient toujours servi sa politique fanatique) suivra elle-même cet exemple en 1767. 6.000 Jésuites sont embarqués pour Rome, mais à Civita Vecchia on refuse de les laisser débarquer et les autorités papales les reçoivent à coups de canon. Au sein même de l'Église, la Compagnie a été violemment combattue par saint Charles Borromée, sainte Thérèse de Jésus, par les papes Paul IV, saint Pie V, etc., etc. En 1658, les curés de Paris sont unanimes à se dresser contre la Compagnie et publient une série de neuf lettres documentées - rédigées par Blaise Pascal - qui forment un implacable réquisitoire contre les théories des casuistes, du probabilisme, des cas de conscience, l'apologie du meurtre (par le Père Lamé) etc. Tout le clergé de France était, on peut le dire, unanime à répudier les principes et l'action des Jésuites. Hélas! nous sommes bien éloignés aujourd'hui de cet état d'esprit, car le jésuitisme a conquis l'Église tout entière.
Le Parlement de Paris et les Parlements provinciaux ont condamné à maintes reprises la Compagnie. J'ai sous les yeux, par exemple, le " Compte rendu des Constitutions des Jésuites ", par Jean-Pierre- François de Ripert de Monclar, procureur général du Roy au Parlement de Provence, les 28 mai, 3 et 4 juin 1762. L'auteur montre que les Constitutions des Jésuites, tenues secrètes au début, sanctionnent le despotisme du Général, dépouillent les dupes qui entrent dans la Compagnie, font un dogme de l'obéissance servile, foulent aux pieds la morale lorsque l'intérêt de la Compagnie l'exige, etc. Monclar cite ce conseil des Constitutions, bien digne de figurer dans les Monita Secreta : " S'il a du crédit (le Jésuite) qu'il le cache soigneusement, parce que la haine qui pourrait en résulter pour la Société serait un Grand préjudice pour elle ". Toujours dans l'ombre et sournoisement ils travaillent. La banqueroute du Père La Valette aux Antilles vint mettre le comble au mécontentement public. Pratiquant la traite des noirs et exploitant d'immenses plantations, les Jésuites, pour accroître leurs bénéfices (qui dépassaient 1 million de francs pour la seule année 1753) s'étaient fait banquiers - grâce à leur allié Rothschild - recevaient des fonds et ne remboursaient pas leurs créanciers. Le Parlement rendit l'ordre responsable de la déconfiture, qui atteignit plusieurs millions. Enfin, en 1762, un arrêté fortement motivé chassait de France l'encombrante Compagnie. (Voir plus loin.) Le pape Clément XIV céda aux remontrances qui lui étaient faites, en particulier par l'Espagne et l'Autriche et se résolut à frapper l'ordre qui avait été si longtemps protège par la Papauté, malgré ses crimes. En 1773, il signa le Brel célèbre Dominus Redemptor, qui prononçait la dissolution complète de la Compagnie de Jésus. Les Jésuites assurent que le Pape eut la main forcée, ce qui n'est pas lui attribuer un grand courage. Plutôt que de commettre une injustice, n'eut-il pas dû résister jusqu'aux plus extrêmes conséquences ? Ils prétendent également que la décision papale fut la conséquence d'un regain de calvinisme et de jansénisme, ce qui n'est pas flatteur non plus pour l'Infaillibilité du pape. En réalité, la Cohorte Ignacienne n'était plus défendable. Au moment de leur expulsion, les Jésuites français possédaient encore pour plus de 60 millions de biens. Bochmer évalue la fortune immobilière globule de la Compagnie à plus de un milliard 250 millions. Ces chiffres ne sont-ils pas éloquents ? Le Père de Ravignan cite avec plaisir dans son livre une pensée très élogieuse de Chateaubriand sur les Jésuites. Il se garde bien d'indiquer que le génial écrivain avait changé d'avis à leur endroit dès qu'il eut appris à les connaître. Il écrivit en effet ceci : " Je dois avouer que les Jésuites m'avaient semblé trop maltraités par l'opinion. J'ai jadis été leur défenseur et depuis qu'ils ont été attaqués dans ces derniers temps, je n'ai dit ni écrit un seul mot contre eux. J'avais pris Pascal pour un calomniateur de génie, qui nous avait laissé un immortel mensonge; je suis obligé de reconnaître qu'il n'a rien exagéré... " (Chateaubriand, Journal d'un Conclave) Quelle condamnation plus sévère pourrions-nous invoquer que celle du très clérical auteur du " Génie du Christianisme " ?





 

 

 
 






   

PAGE 2





Fonctionnement de la Cie


Après ce rapide exposé de la vie historique de la Compagnie de Jésus, il nous faut à présent --- toujours très rapidement --- dire quelques mots de son fonctionnement intérieur, de ses règles, de ses méthodes.
Les Jésuites sont divisés en 4 catégories : les novices, les scolastiques qui prononcent les premiers vœux monastiques, étudient pendant 5 ans et professent pendant 5 ou 6 ans. L'écolier est ensuite renvoyé en théologie, où il étudie de nouveau pendant 4 ou à ans. Il arrive donc au sacerdoce vers 32 ou 33 ans. Il passe une année dans la méditation et accède au rang de coadjuteur et renouvelle les trois vœux religieux. Enfin les profès, qui sont seuls astreints au quatrième vœu, le vœu d'obéissance au pape; tous les supérieurs et dirigeants de la Compagnie viennent des profès.






La Compagnie est divisée en 22 provinces et, tous les 3 ans, chaque province se réunit en congrégation particulière, choisit un profès, délégué auprès du général. Ces délégués forment la congrégation des procureurs, qui décide s'il y a lieu de convoquer une congrégation générale (formée de tous les supérieurs des provinces.) Cette congrégation générale nomme le général de la Compagnie et les six assistants.

En théorie, les assistants peuvent contrôler et même déposer le général, mais il n'y a pas d'exemple que le fait se soit jamais produit. Le général a d'ailleurs le droit de suspendre les assistants qui lui déplaisent et même de les chasser de l'ordre, ce qui lui confère un pouvoir absolu. Chaque supérieur est souverain dans sa Maison. Il a le droit de décacheter les lettres adressées à tous les Jésuites placés sous ses ordres; il peut même ne pas les leur remettre si bon lui semble. Un théologien éminent d'Angleterre, le Père Tyrell, est sorti de la Compagnie parce qu'une telle exigence était devenue insupportable pour sa dignité. Il faudrait dire aussi deux mots des " Jésuites de robe courte ", instruments dociles, non affiliés à la Compagnie, que l'on peut utiliser pour diverses besognes, sans compromettre ladite Compagnie, car il est toujours possible de se désolidariser d'avec eux - et d'avec elles ! (Il y en a pour tous les goûts)
À notre époque, où la corruption politique est si grande, il n'est pas douteux que les créatures des Jésuites ont pénétré tous les milieux. La forte discipline de la Compagnie la met à l'abri des scandales, car il est assez difficile de savoir ce qui se passe dans son sein. Quelques rayons de lumière filtrent pourtant de temps à autre et les paroles du Père Jean Mariana (Jésuite) sont assurément toujours vraies: " Quelque faute qu'un des membres de la Société ait commise, pourvu qu'il ait beaucoup d'audace et de ruse et sache voiler sa conduite, l'affaire en reste là. Je ne parle pas des crimes les plus grossiers dont on pourrait faire un dénombrement assez grand et qu'on dissimule, sous prétexte qu'il n'y a pas de preuves suffisantes, ou de peur que cela ne fasse du bruit et ne nuise à l'ordre.. Parmi nous, les bons sont affligés et même mis à mort, sans cause ou pour des causes très légères, parce qu'on est assuré qu'ils ne résisteront pas. On en pourrait rapporter plusieurs exemples fort tristes. Quant aux méchants, on les supporte parce qu'on les craint ". (" Des maladies de la Compagnie de Jésus ")

Collin de Plancy, dans son livre en faveur des Jésuites (Paris, 1870) déclare que le livre de Mariana, accablant pour la Compagnie, est l'œuvre d'un faussaire, mais il ne fournit aucun argument à l'appui de son affirmation. C'est une vieille tactique des Jésuites (ces maîtres faussaires!) de déclarer apocryphe tout texte qui les accuse ou tout document qui les gêne...




L'obéissance


Toutes les religions sont assises sur un renoncement individuel plus ou moins exagéré. La religion catholique est assurément une organisation autoritaire, mais, dans ses rangs, personne n'a poussé aussi loin que les Jésuites, le despotisme des chefs et des supérieurs. Ignace a gouverné la Compagnie tout seul et sans aucun contrôle. Il ne sollicita jamais de conseils. " Le Père Maître Ignace était père et seigneur absolu et faisait tout ce qu'il voulait ", a pu écrire le Père Bobadilla. Le pape Paul IV, de son côte, a reconnu qu'Ignace avait régi la Compagnie " tyranniquement ". Nos critiques ne sont donc nullement exagérées. Pour obtenir cette omnipotence, Ignace avait trouvé un système très simple, employé du reste par tous les fondateurs de sectes. Il était l'élu de Dieu. Lui obéir, c'était obéir à Dieu même.

En 1521, à Manrese, n'avait-il pas reçu, comme je l'ai dit, directement de Dieu, au cours d'une extase, la révélation complète des principes et des règles du futur Institut des Jésuites ? Son collaborateur, le Père Jérôme Nadal, appelait cette révélation " une sublime illumination de son esprit par un singulier bienfait de Dieu ". La substance de cette prétendue révélation ne méritait pourtant pas une telle admiration... En tout cas, Ignace avait l'habitude, pour justifier ses décisions, de se contenter de dire: " Je m'en rapporte à ma révélation de Manrese ", ce qui coupait court à toute objection. Dans ses Exercices Spirituels, Ignace veut que " nous ne désirions quant à nous pas plus la santé que la maladie, la richesse que la pauvreté, l'honneur que la honte, une vie longue qu'une vie courte, et ainsi de suite pour tout le reste, voulant et choisissant seulement ce qui nous conduit le mieux à la fin que nous poursuivons... " Et cette " fin ", on sait qu'elle consistait uniquement dans la grandeur et dans la puissance de la Compagnie. L'abbé Mir emprunte aux Monumenta Ignatiana une anecdote curieuse. Deux Jésuites en s'amusant s'étaient jetés un peu d'eau à la figure. Grande colère d'Ignace, qui n'hésita pas à les punir cruellement, pour une " faute aussi bénigne ", les condamnant à faire pénitence publique, à manger à une table spéciale, les mains attachées, à passer le dimanche à l'écurie et à manger avec les mules, etc. Tout ceci pour un amusement sans conséquence ! On juge par ce petit exemple de la sévérité que Loyola tint à maintenir dans sa Compagnie. Des les origines, nous assistons aux plus grands éloges de l'obéissance.
Le mémoire ou résumé des premières délibérations des fondateurs de la Compagnie (1539) rédigé, soit par le Père Jean Coduré, soit par François-Xavier lui-même, déclare en effet que: " Rien n'abat toute superbe et toute arrogance comme l'obéissance, car le superbe s'enorgueillit de suivre ses propres lumières et son propre vouloir, ne cède à personne, s'exalte en grandeurs et en émerveillements sur soi même. Mais l'obéissance engage dans une voie diamétralement contraire, car elle suit toujours le jugement d'autrui et la décision des autres; elle cède à tous et s'allie étroitement avec l'humilité, car elle est l'ennemie de l'orgueil ". Pour vaincre l'orgueil, on foule aux pieds la personnalité humaine, le libre examen, l'esprit critique. Et l'on arrive à développer... l'hypocrisie, la fourberie, le mensonge, qui sont devenus les " qualités " essentielles de la Compagnie. À tel point que le mot " jésuitisme " est employé comme synonyme, dans le langage courant, de dissimulation et de tartuffisme. Le lecteur nous sera sans doute reconnaissant de lui donner quelques textes, rigoureusement authentiques, sur l'obéissance jésuitique. Peu avant sa mort, Ignace dicta au Jésuite Philippe Vito ses Instructions suprêmes sur l'Obéissance. Le morceau renferme 11 paragraphes, dont je me borne à extraire les passages suivants: "À mon entrée en Religion, et une fois entré, je dois être soumis en tout et pour tout devant Dieu Notre Seigneur et devant mon supérieur... Il y a trois manières d'obéir: La première, quand on me l'ordonne par la vertu d'obéissance, et c'est la bonne; la seconde, quand on me demandée de faire ceci ou cela sans plus, et c'est la meilleure; la troisième, quand je fais ceci ou cela au premier signe de mon supérieur avant même qu'il me le demande, et c'est la parfaite...Quand il me semble ou que je crois que le supérieur me commande une chose qui est contre ma conscience ou un péché et que le supérieur est d'un avis contraire, je dois le croire à moins d'évidence... Je dois me comporter : 1) comme un cadavre qui n'a ni désir, ni entendement ; 2) comme un petit crucifix qui se laisse tourner et retourner sans résistance ; 3) je dois me faire pareil à un bâton dans la main d'un vieillard, pour qu'on me pose où on veut, et pour aider ou je le pourrai davantage ".

Ignace poussant très loin cet amour de l'obéissance... pour les autres L'abbé Mir reproduit la lettre qu'il fit écrire au Père Lainez, l'un de ses plus précieux collaborateurs de la première heure. Il le blâme dans les termes les plus sévères pour s'être permis de ne pas être de son avis. (Rome, le 2-11-1552.) Dans le Sumario de las Constituciones, on peut lire également: " Que chacun de ceux qui vivent sous l'obéissance se persuade qu'il se doit laisser mener et régir par la divine Providence par le moyen du supérieur, comme s'il était un cadavre, etc., etc... "

Et dans un autre passage: " Soyons prêts à la voix du supérieur, comme si nous appelait le Christ Notre Seigneur, laissant là sans la finir une lettre ou une affaire commencée ". Le supérieur est ainsi comparé à Dieu en personne ! Pourtant, le supérieur peut se tromper mais il faut obéir quand même. L'inférieur n'a rien a y perdre. " Au contraire, il y gagne devant Dieu. Car l'obéissance, pour être méritoire, doit être surnaturelle... " (Abbé Mir.) Dans ses Instructions aux Recteurs de la Compagnie, le Père Nadal insiste sur la nécessité de perfectionner l'obéissance de l'entendement (c'est-à-dire le renoncement à tout esprit critique, à toute velléité d'examen) et il indique par quels moyens on peut y arriver: exercices de l'oraison, etc. (" Abêtissez-vous ", disait Pascal.) Une telle obéissance est choquante. Mais ce qui est plus choquant encore, c'est que ceux qui la prêchaient étaient loin de la pratiquer eux-mêmes. Ignace fut un véritable potentat, souvent en lutte avec l'Église et résistant aux autorités ecclésiastiques. La Compagnie, dans son ensemble, a été le plus indocile des ordres religieux. Il faut reconnaître que les Jésuites n'ont pas inventé l'obéissance aveugle. Ils l'ont simplement perfectionnée et systématisée. Car saint Paul (Romains XIII, 15) ordonnait déjà aux premiers chrétiens d'obéir à leurs princes et à leurs seigneurs, même lorsqu'ils étaient injustes et méchants. Et le célèbre Concile de Trente (voir Catéchisme, p. 468) a confirmé cette théorie: " Ainsi, s'il s'en rencontre des méchants (parmi les rois, princes et magistrats) c'est cette même puissance divine qui réside en eux que nous craignons et que nous révérons et non leur malice et leur mauvaise volonté, tellement que ce n'est pas même une raison suffisante pour être dispensé de leur rendre toute sorte de soumission et d'obéissance que de savoir qu'ils ont une inimitié irréconciliable... " Et l'angélique saint Thomas n'écrivait-il pas: " Le sujet n'a pas à juger de ce que lui commande son préposé, mais seulement de l'exécution de l'ordre reçu et dont l'accomplissement le regarde... " Saint Bonaventure a recommandé la vertu d'obéissance. Saint Basile a dit que le religieux doit être aux mains du supérieur " comme la hache aux mains du bûcheron ". Etc., etc. Dans un article de la revue Études, un Jésuite éminent, le Père de La Brière, assurait que la formule " obéir comme un cadavre " avait été employée longtemps avant Ignace de Loyola, par le doux saint François d'Assise lui-même. Mais avec les Jésuites, le pouvoir des supérieurs devient absolu. Il n'y a plus de règle, plus de garantie, si faibles soient-elles. Suarez pourra s'exclamer: " L'Église n'a point encore vu de général d'Ordre revêtu d'un pouvoir aussi vaste, et dont l'influence soit aussi immédiate dans toutes les parties du gouvernement ". Ce que confirmera le Père de La Camara, quand il dira: " Il n'y a plus qu'un homme dans la Compagnie: le Général ". Aussi l'abbé Mir peut-il constater : " Un pouvoir sans précédent ira s'affermissant dans l'Église, inconnu du droit canonique ancien, le plus autocratique et le plus indépendant de Rome qu'il y eût jamais, pénétrant jusqu'aux replis les plus intimes et les plus sacrés des consciences, plus puissant et plus autonome dans sa sphère d'action que le pouvoir même du Souverain Pontife, Vicaire de Jésus-Christ sur le texte ".

Ledit " Souverain Pontife " fermera d'ailleurs les yeux, car, si la Compagnie travaille avant tout pour elle, elle travaille aussi, par ricochet, pour l'Église et la Papauté. Le Père Louis Sempé (jésuite) continue dans le Messager du Cœur de Jésus de décembre 1934 une étude sur Jésus, directeur de Sainte Marguerite-Marie, et modèle des directeurs. " Il nous révèle, d'après l'autobiographie que Jésus aurait dit à Marie Alacoque: " ..et désormais, j'ajusterai mes grâces à l'esprit de ta Règle, à la volonté de tes supérieures et à ta faiblesse; en sorte que tu tiennes suspect tout ce qui te retireras de l'exacte pratique de ta Règle, laquelle je veux que tu préfères à tout le reste. De plus, je suis content que tu préfères la volonté de tes supérieures à la mienne, lorsqu'elles te défendront de faire ce que je t'aurai ordonné. Laisse-les faire ce qu'elles voudront de toi: je saurai bien trouver le moyen de faire réussir mes desseins, même par des moyens qui y semblent opposés et contraires... " Évidemment, Jésus n'a pas parlé à Marie Alacoque. Mais ce qu'elle a cru entendre n'est que l'expression des sentiments et des habituées d'obéissance de son milieu.

Eh bien ! Ne retrouvons-nous pas dans le passage cité ci-dessus la plus pure doctrine jésuitique de l'obéissance passive aux supérieurs, comme un cadavre - perinde ad cadaver ? Les paroles attribuées à Jésus peuvent très bien se condenser dans cet axiome: Quand un commandement de votre supérieur vous paraît opposé à un autre commandement de votre Dieu... c'est le supérieur qui a raison !

Placer l'ordre du supérieur hiérarchique au-dessus de la loi divine est la clé du système jésuite. L'Evangile n'est plus qu'un prétexte, et il peut être annulé à volonté pour servir la politique. Tout est donc permis, et le crime est justifiable. Ainsi lorsque la Loi dit " Tu ne tueras pas ", un règlement des Jésuites affirme : " Un enfant peut tuer ses parents s'ils sont hérétiques ". Selon la casuistique, on peut voler, torturer, violer, si…cela sert le but.

Lorsque Jésus dit : " Mon Royaume n'est pas de ce monde ", afin d'appeler les âmes à se détacher des souffrances terrestres, le Jésuitisme propose au contraire de se lier corps et âme à la vie matérielle, d'amasser de l'or par la ruse, l'usure et l'esclavage, de conquérir et d'exterminer, si cela sert les buts de l'Ordre qui est la domination du monde. Le Jésuitisme est en réalité une machine de guerre contre le Christianisme et il propose une exaltation des valeurs matérialistes. Comment le monde chrétien a t-il pu s'y laisser prendre depuis quatre siècles ? C'est parce que la Compagnie de Jésus a manœuvré de telle sorte qu'elle s'est présentée comme un rempart de la Foi. Ayant sapé l'Eglise catholique, elle n'avait plus qu'à s'en emparer avec le soutien des banquiers et de la mafia. C'est pourquoi de nombreux penseurs ont vu dans la Compagnie de Jésus le fer de lance de Satan dans le monde.




Les Exercices spirituels


Je ne dirai que quelques mots de cet ouvrage trop célèbre, simplement pour montrer par quelles méthodes les chefs jésuites arrivent à domestiquer leurs inférieurs. Les
" Exercices sont l'âme et la source de la Compagnie, a dit le Père de Ravignan. Ils ont pour but d'apprendre à se vaincre soi-même et régler tout l'ensemble de sa vie, sans prendre conseil d'aucune affection désordonnée ". Les Exercices ont pour auteur Ignace lui-même (il en existe de nombreuses éditions; j'ai utilisé celle qui a été annotée par le R. P. Roothaan, Général de la Compagnie, Paris 1879.) Ce livre a été approuvé des les débuts par le Vatican (bulle du pape Paul III, le 31 juillet 1548.) Il a recueilli les éloges des plus hautes personnalités ecclésiastiques et théologiques (ceux de saint François de Sales, par exemple.) L'étude des Exercices est obligatoire pour tous les novices pendant deux années. On y prêche d'abord en apparence l'indifférence complète pour les choses de la Terre, par " l'offrande entière de soi-même et de tout ce qu'on possède à Dieu ". On frappe surtout l'imagination par des évocations effrayantes: méditations sur la mort et sur l'enfer. Le novice doit se représenter les deux armées ennemies, celle de Jésus et celle de Satan, avec leurs deux étendards. Par le jeûne, la prière, la solitude dans les ténèbres, il doit concentrer ses idées sur un seul point: la vision de l'enfer qu'il doit se représenter d'une façon précise, imaginant la fournaise affreuse, l'odeur de soufre qui s'en dégage, les hurlements épouvantables des damnés, etc. Ensuite, d'autres Exercices lui apprendront à contempler l'Incarnation, le Crucifiement, la descente de Croix, la Passion tout entière et la Résurrection. Le novice " appliquera tous ses sens aux contemplations ". Après des mois de cette obsession morbide, s'il ne reste pas irrémédiablement abruti, c'est que son cerveau est vraiment solide. Ce livre est parfait, puisqu'il a été dicté à Ignace de Loyola par la Sainte Vierge elle-même et puisque Dieu lui envoya, par-dessus le marché, la collaboration de l'ange Gabriel. Je n'insisterai donc pas davantage. (Une analyse ésotérique s'avérerait indispensable pour comprendre les effets psychiques de ces Exercices que nombre de groupes religieux recommandent sans précaution, ne sachant pas qu'ils se placent ainsi sous l'influence occulte des jésuite-maçons.)

Un mot sur les Constitutions de la Compagnie. Elles ont été souvent discutées --- et souvent condamnées. Le Parlement de Paris, par son arrêt de 1762, condamnait la doctrine perverse de la Compagnie " destructrice de tout principe de religion et même de probité, injurieuse à la morale chrétienne, pernicieuse à la société civile, séditieuse, attentatoire aux droits et à la nature de la puissance royale, à la sûreté même de la personne sacrée des souverains et à l'obéissance des sujets, propre à exciter les plus grands troubles dans les États, à former et à entretenir la plus profonde corruption dans le cœur des hommes ". Dans le jugement sévère qu'il porta contre la Compagnie, le Parlement de Provence signalait qu'à côté des Constitutions que l'on connaît (et qui sont déjà très critiquables, pour leur absolutisme effréné), il existe des Constitutions secrètes, que l'on tient soigneusement cachées et qui ne sont connues que des seuls supérieurs. Ceci m'amène à parler des fameux Monita Secreta (Les Secrets Des Jésuites.)

La revue Études, dans un article subtil et habile, s'élève une fois de plus contre l'authenticité de ce document. Elle trouve invraisemblable que les supérieurs de la Compagnie aient publié des Instructions secrètes aussi cyniques et aussi compromettantes. Un argument prime, à mes yeux, toute autre considération: les idées contenues dans les Monita se retrouvent dans les Constitutions et dans tous les textes de la Compagnie; elles sont confirmées par l'histoire elle-même. N'oublions pas, d'autre part, que les Monita Secreta ont été publies au début du VIIe siècle, à une époque où la Compagnie toute puissante, se croyant tout permis, commettait des maladresses et des exagérations qu'elle n'a plus renouvelées par la suite.




Un moyen de gouvernement : la Confession


Les Monita nous initient aux pratiques tortueuses de la Compagnie pour mettre la main sur la fortune des veuves, pour attirer dans ses collèges les enfants des grandes familles (avec leur argent,) pour exercer une influence efficace sur les nobles, les princes, les dirigeants. Là réside, en effet, le secret de l'extraordinaire fortune des disciples de saint Ignace. Ils ont su manœuvrer de façon à s'assurer, bon gré mal gré, par la persuasion ou par la crainte, les appuis et les concours les plus précieux.
A l'origine même de la Compagnie, les Pères Miron et de Caméra, avaient cru devoir refuser, dans un esprit d'humilité, la charge de confesseurs du roi du Portugal. En apprenant cette décision, Ignace réprimanda vertement ses deux collaborateurs, leur démontrant que les Jésuites ne devaient négliger aucune occasion et aucun moyen de servir utilement la Compagnie. Depuis lors, les Pères Jésuites n'ont jamais manqué d'intriguer pour occuper de semblables fonctions. Ils se sont, en quelque sorte, spécialisés dans la charge de confesser les têtes couronnées --- ce qui était un moyen excellent d'obtenir leurs faveurs. Bochmer écrit avec raison: " Quand il (Ignace) envoie à tous les prêtres de l'Ordre, une instruction sur leurs devoirs de confesseurs, il est facile de voir qu'il est conduit par la pensée d'accroître la puissance de l'ordre par le Tribunal de la Pénitence ". François Xavier donnait de son côté des instructions... très habiles, à ses collègues en jésuitisme: " Vous prendrez garde de vous mettre mal avec les dépositaires du pouvoir temporel, lors même que vous verriez qu'ils ne font pas leur devoir en des choses graves... " Commencez-vous à comprendre comment et pourquoi l'illustre Compagnie parvint à se développer si rapidement ? Un document bien curieux nous est fourni par l'abbé de Margon: Lettres sur le Confessorat du Père Le Tellier. (L'abbé de Margon n'appartint pas à la Compagnie, mais il fut l'instrument des Jésuites.) Ces derniers préfèrent se servir de créatures prises en dehors de la Compagnie, afin de pouvoir plus facilement s'en désolidariser par la suite, s'il y a lieu. C'est ce qui advint à cet abbé de Margon : après l'avoir employé plus ou moins adroitement, les Jésuites le désavouèrent. Furieux, de Margon chercha à se venger en dévoilant les manigances de ses ingrats patrons. Ses lettres jettent un jour curieux sur le rôle du Père Le Tellier, confesseur de Louis XIV, et sur la mauvaise influence qu'il exerça sur lui. Dans son ouvrage sur sa Compagnie, le Père du Lac (qui fit beaucoup parler de lui pendant l'affaire Dreyfus) dit que ce fut " un dangereux honneur ", pour la Compagnie, de donner des confesseurs aux princes. En ce cas, pourquoi les Jésuites ont-ils recherché si souvent à exercer cette périlleuse fonction ? Ils ne se seraient pas exposés aux ennuis qui en pouvaient résulter s'ils n'avaient eu la certitude de trouver, en compensation, d'énormes avantages et de précieux privilèges. Par le Confessionnal, en réalité, ils ont dirigé les rois... et les reines, sans parler des favorites!

Ce sympathique jésuite est peut-être banquier ou psychiatre, à moins qu'il ne soit diplomate, conseiller auprès d'une multinationale ou de personnalités politiques, ou bien encore chercheur dans un institut scientifique. Rien ne permet d'identifier son appartenance.




Le Régicide et les Jésuites


Lorsque les Grands résistaient aux suggestions des fils d'Ignace, ceux-ci n'hésitaient pas à les faire assassiner. Les Jésuites avaient participé aux massacres de la Saint-Barthélemy d'une façon plutôt occulte, mais avec la Ligue, ils vont se lancer à fond dans la mêlée. À Toulouse, ils excitent des émeutes et fomentent un peu partout des troubles contre l'autorité royale, mettant à profit le désordre extrême dans lequel se trouve le pays. Les prédicateurs jésuites s'élèvent avec véhémence contre Henri III et soutiennent de toutes leurs forces le parti des Guise, car la Compagnie est subventionnée par l'Espagne et les immenses trésors du fanatique Philippe II sont à sa disposition pour lutter brutalement contre la Réforme. Dans leurs sermons contre Henri III, dont l'action anti-huguenote est jugée trop molle, ils le comparent à Néron, à Sardanapale, et. Le moine Jacques Clément, après avoir consulté son supérieur, le dominicain Bourgoin (qui lui déclare qu'il n'y a aucun Péché à tuer le roi et qu'il ira droit au ciel) frappe Henri III et le tue.

Le Jésuite Mariana écrira que le crime de Clément est " un exploit insigne et merveilleux ". En effet, Henri III avait été excommunié par le pape Sixte-Quint, qui avait délié ses sujets de leur serment de fidélité à son égard ! (Il est vrai que le même Sixte-Quint ne tardera pas à succomber mystérieusement à son tour, au moment où il voudra réfréner le zèle exagéré des Jésuites.) La haine des Jésuites contre Henri IV fut plus grande encore que contre Henri III. Ils multiplièrent contre lui les tentatives d'assassinat. Ce fut d'abord Barrière, stimulé par le Père Varade (de la Compagnie.) L'attentat de Barriere échoua et il fut exécuté, tandis que l'on n'osa pas inquiéter Varade. Henri IV avait beau multiplier les manifestations de bienveillance à l'égard du catholicisme, l'Église ne lui pardonnait pas son libéralisme. Le pape Clément VIII ne voulait pas désarmer et menaçait même de l'Inquisition les rares prélats français qui intercédaient en faveur du Béarnais converti. C'est que l'Edit de Nantes, dont il était l'auteur, qui reconnaissait la liberté de conscience pour tous, était un acte véritablement révolutionnaire pour l'époque. Un nouvel attentat, celui de Jean Chatel, est organisé par les Jésuites. Cette fois, Henri IV est blessé à la bouche. Le peuple, furieux, assiège le Collège de Clermont (qui devint par la suite le Lycée Louis-le-Grand.) Chatel avait été élevé dans ce collège jésuite. On y perquisitionne et l'on trouve, dans la cellule du Père Geignard, des papiers très compromettants. On y lisait, par exemple: " L'acte héroïque fait par Jacques Clément, comme doué du Saint Esprit, a été justement loué "."
" Si on ne peut le déposer (Henri IV) sans guerre, qu'on guerroie; si on ne peut faire la guerre, qu'on le fasse mourir ". Guignard fut inculpé, mais refusa de se rétracter, même sur l'échafaud. Il ne voulut jamais reconnaître Henri IV comme roi " puisque le pape ne l'avait pas reconnu ". Chatel et Guignard furent exécutés (7 janvier 1595.) La maison de Chatel fut rasée et une pyramide expiatoire fut élevée sur son emplacement. Puis les Jésuites furent expulsés de France sur l'ordre du Parlement. Ce qui n'empêcha pas l'historien jésuite Jouvenay de glorifier le Père Geignard et de le comparer.. à Jésus-Christ, le sauveur des hommes ! Tous les Jésuites ne partirent pas, et Henri IV ferma les yeux pour ne pas les exaspérer davantage, car il en avait terriblement peur. Il savait de quoi la Compagnie était capable et il vivait dans une inquiétude continuelle. D'autre part, il avait un confesseur jésuite, le Père Coton (" il avait du Coton... dans les oreilles ") qui l'importunait. Ses maîtresses et la plupart de ses courtisans le harcelaient aussi, lui demandant de laisser rentrer les Jésuites, pour les désarmer. Il finit par céder. Malgré les remontrances du Parlement, dont le Président, Achille de Harlay, lui écrit que " son geste sera fatal à la paix du royaume et dangereux pour la vie de Votre majesté ", Henri IV cède quand même aux Jésuites et il en donne les raisons dans une lettre qu'il envoie à Sully, disant que " les Jésuites ont des intelligences partout et que la vie inquiète et misérable qu'il mène est pire que la mort... " Les Jésuites rentrent donc en 1604. La pyramide expiatoire est enlevée. Huit ans plus tard, le roi sera mort, mais les biens de la Compagnie vaudront 300.000 écus de rentes et ils auront dépensé pour leur seule maison de La Fleche plus de 600.000 livres.

On s'étonne de l'influence que le Père Coton exerçait sur le roi. Pour obtenir sa confiance, il n'hésitait pas, en effet, à approuver ses débauches - technique habituelle des confesseurs jésuites à l'égard des puissants et des riches qui appréciaient beaucoup ces confesseurs si tolérants. (Henri IV avait de nombreuses maîtresses et des bâtards à profusion.)

Il allait jusqu'à le comparer au saint roi biblique David, qui possédait également un sérail Ajoutons que le Père Coton menait de son côté une vie très licencieuse. Bref, en 1610, Henri IV fut tué par Ravaillac. Les faits sont trop connus pour que je veuille les retracer ici. Je rappellerai seulement que Ravaillac avait demandé, de son propre aveu, à entrer dans la Compagnie et qu'il fut en étroites relations avec le Père d'Aubigny, curé de Saint-Séverin. Mais ce dernier ne fut pas inquiété. La reine, Marie de Médicis, était pressée de gouverner, elle étouffa enquêtes et poursuites. Le Père du Lac a cherché à innocenter la Compagnie de la mort de Henri IV. Voici ses arguments:

      1° Chatel n'accusa personne (cela prouve simplement sa fermeté de caractère) ;


      2° les textes régicides trouvés chez le Père Geignard reflétaient des idées qui étaient alors courantes et l'on aurait pu envoyer en Place de Grève dans ces conditions,

      "
outre des milliers de bourgeois, tous les moines et curés de Paris et tous les professeurs de l'Université
      ". (Voilà un argument qui se retourne complètement contre la thèse du Père du Lac, car il montre que les idées régicides étaient celles de la presque unanimité du clergé) ;


      3° si les Jésuites avaient été coupables, le Pape n'aurait pas manqué de les blâmer (le R. P. se moque de nous, Pape, roi d'Espagne et Jésuites avaient partie liée) ;


    4° Pourquoi l'aurions-nous tué? Nous n'y avions aucun intérêt, il ne nous gênait pas...C'est l'argument le plus habile. Il faut pourtant se souvenir que Henri IV, au moment où il tomba sous le poignard de Ravaillac, se préparait à soutenir la guerre contre l'Autriche et l'Espagne, les deux puissances foncièrement catholiques. Or, les Jésuites étaient à la solde de l'Espagne.

Autres exemples. --- L'Angleterre fut également déchirée par les menées de la Compagnie. Le pape Paul IV voulant enlever son trône à Élisabeth, les Jésuites fomentent des troubles, particulièrement en Irlande. Un attentat est perpétré contre la reine, par Guillaume Parry et la complicité du clergé (et même celle du nonce) fut établie. Les Jésuites excitent ensuite l'infortunée Marie Stuart contre Élisabeth. Babington, poussé par l'ambassadeur espagnol et par le Jésus te Billard, essaie à son tour de tuer Élisabeth. Il échoue et est supplicié avec douze de ses complices. Grâce aux Jésuites, les Espagnols s'introduisent en Irlande, d'où ils furent chassés en 1601. En 1603, nouveau complot contre Jacques Ier fils de Marie Stuart, qui ne donnait pas satisfaction intégrale aux Jésuites. Le P. Watson est exécuté avec de nombreux complices. Puis, c'est la conspiration des Poudres.




1580-Elisabeth I publie une loi interdisant
aux Jésuites toute entrée en Angleterre


Les Jésuites imaginent de faire sauter le Palais de Westminster au moment où le roi et la reine ouvriraient solennellement le Parlement. 32 barils de poudre sont entassés dans les caves, mais le complot est découvert par un hasard fortuit. Les conjurés avaient tous des confesseurs jésuites. Le Père Gérard, qui avait célébré une messe pour lesdits conjurés, parvint à s'échapper. Passons en Hollande. L'Espagne voulait abattre Guillaume de Nassau (dit " Le Taciturne "), homme des plus remarquables. Plusieurs attentats successifs sont préparés par les Jésuites. Jaureguy le blesse gravement; il est exécuté, ainsi qu'un moine nommé Tinnermann, qui l'avait confessé et encouragé. Un autre assassin, Geraerts, parvint à tuer Guillaume. Il avait consulté cinq ecclésiastiques, dont quatre Jésuites, dont il refusa de donner les noms. Le clergé catholique des Pays-Bas chanta les louanges du meurtrier. Revenons en France, pour dire deux mots de Damiens, ce fanatique qui tenta de tuer Louis XV. Il avait été pensionnaire des Jésuites à Béthune et à Paris. Au moment même de l'attentat (1757) les Jésuites faisaient jouer Catilina dans leurs collèges. Ils étaient mécontents de Louis XV. Le Dauphin, par contre, leur était sympathique. Bien que la complicité des Jésuites dans le crime de ce malheureux, tout imprégné de leurs théories, et qui répétait sans cesse " que la religion permet de tuer les rois ". Parlerai-je du meurtre de Jaurès ? C'est de l'histoire contemporaine et cela m'entraînerait dans des explications qui dépassent le cadre de la présente étude. Le meurtrier, Raoul Villain, membre du Sillon de Marc Sangnier n'était qu'un instrument irresponsable, dirigé et conduit dans l'ombre. Il frappa Jaurès, pour avoir servi la Paix et le rapprochement franco-allemand, avant 1914. Et le tout récent assassinat du général Obregon, président de la République mexicaine, n'est-il pas l'œuvre des Jésuites, qui avaient déjà essayé de faire tuer Calles, pour briser la politique anticléricale et laïque des démocrates mexicains. N'est-ce pas une religieuse, la sœur Conception, et un prêtre, qui ont armé le bras du criminel Toral ? Comment les Jésuites hésiteraient-ils à frapper un libre penseur, alors qu'ils n'ont pas reculé devant le meurtre de certains papes ! Innocent XIII, ayant dit qu'il se proposait de réformer la Compagnie, mourut subitement peu après.

Le Père Ribadeneira n'écrit-il pas, en parlant d'un autre pape: " Sixte-Quint rédigea un décret par lequel il ordonnait d'appeler désormais notre Ordre, non plus Société de Jésus, mais Société des Jésuites. Par bonheur, le temps venu où le Pape eut en mains les copies officielles de son décret, serrées dans son secrétaire pour les publier dans quelques jours, le Seigneur lui barra la route et il perdit la vie... au moment qu'il prétendait dépouiller la Compagnie de Jésus de ce titre glorieux et de ce très doux nom ".
Le pape Sixte Quint avait commis d'autres crimes.

En particuliers il avait mis à l'Index le livre du cardinal Bellarmin sur l'obéissance aveugle. Son successeur Urbain VIII revint sur cette décision et les Jésuites eurent gain de cause une fois de plus. Mais comment peuvent-ils s'indigner des accusations que l'histoire a portées contre eux, lorsqu'on lit sous la plume d'un Jésuite aussi célèbre que Ribadeneira des phrases aussi imprudentes que celle que je viens de rapporter? D'autant plus que derrière l'impertinence apparaît la satisfaction d'être débarrassé d'un adversaire --- et de quel adversaires. La mort de Clément XIV est tout aussi troublante. D'une Santé robuste, jeune encore (63 ans) il disparaît brusquement, après cinq années de pontificat. Cependant, il se méfiait et ne mangeait rien que des mains d'un moine, ami d'enfance. Il savait bien que les Jésuites ne lui pardonneraient pas d'avoir prononcé la dissolution de leur Ordre.




Paru dans la revue Undercover #4, novembre 2002
40 rue du Paradis
F-76530 Grand-Couronne
France.
Éditeur: Joël Labruyère
Publicité
25 décembre 2012

Il n'est point de progrès qui ne tourne pas à sa plus complète servitude

558695_400349409997134_2066034719_n

L'homme moderne est l'esclave de la modernité: il n'est point de progrès qui ne tourne pas à sa plus complète servitude
Paul Valéry

La crise à laquelle nous faisons face aujourd'hui est au-delà de sa composante économique une crise de civilisation. En effet, depuis quelques années le capitalisme semble engager un combat insensé. La crise financière de 2008 a constitué la preuve irréfutable que cette divinité factice appelée capital était dans l'incapacité de se reproduire automatiquement et de créer de la valeur par elle-même . Si la plupart des économistes s'accordent sur le fait que le système s'est totalement grippé depuis les années soixante dix, certains considèrent que la financiarisation de l'économie ne constitue qu'un combat d'arrière garde, un palliatif servant à prolonger artificiellement la vie d'un mode de production en complète décomposition. Cependant, un bon nombre de penseurs voient le phénomène sous un autre angle. Pour eux la généralisation de la spéculation financière constitue un système subtil de transfert massif du capital par le biais de la dette. Dans l'incapacité de se reproduire, le capital joue son va-tout et lance un hold-up à l'échelle mondiale pour s'accaparer de l'ensemble des biens publics et privés. C'est cette fuite en avant qui depuis deux décennies plonge l'hyperclasse dans une paraphrénie fantastique, un délire mégalomaniaque fait d'obsession accumulatrice et de tentation totalitaire.
Voila que le système s'affole de nouveau. Des relents fascistes emplissent de plus en plus l'atmosphère et nous replongent dans le cauchemar des années trente. Voila qu'encore une fois un avatar de l'utopisme totalitaire né des Lumières envahit la planète. A l'image du jacobinisme ou encore du nazisme, le néoconservatisme s'inscrit dans une pensée chiliaste. il se croit ainsi investi d'une mission universelle qui assurera à l'humanité paix et prospérité au terme d'une bataille apocalyptique contre les forces du mal. Presque tous les philosophes de l'histoire du 19ème siècle ont succombé au charme de cette marche triomphaliste de l'histoire sous la férule de l'homme blanc. Marx et Engels se sont laissé prendre eux aussi au piège de la mission civilisatrice d'un Occident impérialiste, considérant que le colonialisme permettait aux sociétés précapitalistes de sortir de leur inertie et de rejoindre l'histoire. On ne peut qu'être scandalisé par la teneur des écrits d'Engels à propos de la guerre coloniale menée contre l'Algérie de l'émir Abdelkader. Son discours n'avait rien à envier aux thèses racistes d'un Gobineau. Il faut cependant rendre justice à Marx qui à la fin de sa vie a complètement changé de point de vue et s'est élevé contre la barbarie du colonialisme. Toutefois, cette prétention à vouloir réaliser la fin de l'Histoire dans l'Histoire en en forçant le sens, a pris des formes terrifiantes et a produit les pires des totalitarismes tout au long du XXème siècle. Le rationalisme né des Lumières, en substituant la transcendance de la raison à la transcendance du divin, a fini par édifier à son tour sa propre Église. Nietzsche fustigeait déjà toutes ces « religions de substitution » que sont le culte de l’État, l'adoration de l’Histoire et la religion de la science. Délivré du joug de l'église, le sujet au lieu de se libérer tombe dans l'auto-adoration avec ses différentes manifestations : individualiste, anthropocentriste, nationaliste et ethnocentriste. C'est cet égo démesuré s'appuyant sur une avancée technique de l'Europe qui alimentera toutes les formes de spoliations, d'exactions et de mépris exercés contre le reste de l'humanité et qui atteint aujourd'hui son stade paroxystique. La pensée européenne reste dominée dans toutes ses nuances par ce rationalisme subjectif et égocentré. L'authenticité allemande si chère à Thomas Mann ou à Oswald Spengler et la modernité conquérante romane et anglo-saxonne étaient malgré leur divergences prises dans le tourbillon de cette même auto-adoration. Il est à remarquer cependant que la thématique de "l'authenticité" totalement disparue pendant la guerre froide refait aujourd'hui surface même dans des pays à tradition universaliste tels que la France. Elle ne cesse de se propager en réaction à l'agressivité du mondialisme unipolaire anglo-saxon.

Ayant conquis son statut démiurgique, l'homme blanc guidera et s'il le faut traînera les humains vers cette fin heureuse et sécularisée de l'histoire. C'est le mythe du progrès, érigé en dogme, qui va constituer le moteur de ce mouvement linéaire de l'histoire. Pierre angulaire de l'édifice de la modernité, le progrès entame une chevauchée éperdue, à la poursuite d'un futur plein de promesses mais irrémédiablement insaisissable. Or ce mirage enivrant n'est en réalité que la figure euphémique de "la croissance à l'infini" nécessaire à la survie de l'économie de marché. C'est bien cette confusion de sens qui a servi à positiver l'aspect purement cumulatif de la croissance. Plus on s'enfonce dans le mode de production capitaliste, plus progrès et croissance s'imbriquent de telle sorte qu'on a fini par confondre totalement l'aspect qualitatif de l'un et celui quantitatif de l'autre. S'inspirant de l'eschatologie religieuse, l'eschatologie séculière née des Lumières assimile sa fuite en avant sur la ligne du temps à une élévation spirituelle. Le mythe du progrès, en octroyant à l'accroissement des produits une signification quasi-spirituelle constituera la plus grande mystification de l'histoire moderne. La fétichisation de la marchandise et du capital seront la conséquence directe de cette perversion et serviront principalement à éluder les rapports de production. Être magique, médiateur entre le capital investi et le capital reproduit, la marchandise se trouve ainsi élevée au rang de divinité au pieds de laquelle se prosterne toute une société de consommateurs idolâtres en manque, hypnotisés par le roucoulement de la publicité et les leurres de la mode. Le consumérisme, une religion sans transcendance, s'empare du monde et fera les beaux jours d'un productivisme effréné, générateur de plus-value. Telle est la perversion initiée par le mythe du progrès . C'est sans doute la première fois dans l'histoire que l'obsession de croissance fait que la production crée les besoins et non l'inverse.

Le mythe de la croissance exponentielle, un non sens qui ne cesse de désorienter l'humanité depuis deux siècles est en complète contradiction avec l'ordre immuable de la nature où toute croissance est suivie de déclin. C'est ce mouvement cyclique assurant à la fois l'équilibre et la régénération du vivant qui a toujours guidé la sagesse des civilisations anciennes . Or la fureur productiviste dont le parcours endiablé s'accompagne régulièrement de crises de surproduction ne cesse de pousser les nations vers les conflits les plus meurtriers de l'histoire. La dernière crise ne semble pas déroger à la règle.

En vérité, la crise financière de 2008 a été plutôt celle de la politique néolibérale venue au secours de la crise de l'économie réelle de la fin des années soixante dix. A cette époque, pour lutter contre la dégradation des conditions de profitabilité du capital, la solution a été d'intensifier la productivité du travail, tout en freinant voire en bloquant la croissance des salaires réels. En temps de crise, c'est toujours !e recours le plus courant pour maintenir à flot le taux de la plus-value. Une stratégie de démobilisation des travailleurs a alors été mise en œuvre. La hausse du chômage , à quoi s’est ajouté le développement du travail précaire et contractuel en brisant les solidarités auront définitivement affaibli la combativité des travailleurs. Mais cette mise en concurrence des salariés atteindra son comble lorsqu'elle s’internationalise grâce à la libre circulation du capital. Ainsi, dressés les uns contre les autres, les pays du centre et ceux de la périphérie se lancent dans la course au moins disant salarial, fiscal et écologique au profit des banques et des transnationales. Les profits ainsi amassés, faute de pouvoir se transformer en capital productif s'orienteront vers la périphérie ouvrant de nouveaux marchés dans les pays dits <<émergents>>. On assiste en parallèle au développant d'une industrie de luxe destinée à satisfaire une classe privilégiée de plus en plus cossue et en mesure de dilapider une partie de la plus-value qu'elle ne peut investir. Mais l'ultime recours de cette politique néolibérale aura été le développement de la spéculation financière. La plus-value non dépensée tentera alors de se valoriser sous forme de capital fictif. Il s'agit tout simplement de parier sur les variations de la valeur de produits financiers tels que les titres de crédit ou de propriétés, les actions, la monnaie, etc. Cela aboutit à la formation d'une accumulation de capital purement fictif composé de produits dérivés de plus en plus sophistiqués et dont la valeur fictive se gonfle au gré d'anticipations souvent délirantes. Aujourd'hui ces transactions sur les marchés financiers sont colossales et leur volume est plus de vingt fois supérieur au PIB mondial. Cette expansion vertigineuse n'est pas comme on a souvent tendance à le croire seulement le fait d'organismes bancaires mais aussi des multinationales dont 40% des profits proviennent de ce type de transactions.

La dérégulation financière impulsée par les États-Unis et leurs vassaux européens à la faveur de l’OMC, mais aussi à la faveur des machiavéliques «plans d’ajustement structurels» du FMI et de la Banque Mondiale à permis en définitive de concentrer le capital entre les mains d'une ploutocratie mondiale organisée en oligopoles. Géants bancaires, géants de l'industrie et géants de la distribution travaillent souvent en bonne entente et préfèrent parier sur des produits dérivés au grand casino des places financières au lieu d' investir dans l'économie réelle. La crise actuelle montre cependant que l'enjeu politique majeur du néolibéralisme est celui de la dette; celle-ci a envahi depuis un quart de siècle tous les recoins de la planète. Des sommes énormes sont transférées des débiteurs aux créditeurs à travers le mécanisme d’accumulation des intérêts. A titre d'exemple, la dette des pays du Sud est passé de 70 milliards de dollars en 1970 à 3545 milliards en 2009. Ces pays avaient pourtant remboursé l’équivalent de cent dix fois ce qu’ils devaient initialement. En Europe, le Traité de Maastricht, interdisant aux Banques centrales d'accorder tout type de crédit à leurs propres États, offre par la même occasion ce privilège aux banques privées. Celles-ci rétrocèdent ces mêmes crédits aux trésors publics à des taux beaucoup plus élevés. C'est à partir de ce moment là que le surendettement public entame son escalade vertigineuse partout dans les pays de l'UE. En France, la dette publique avoisine les 2000 milliards d'euros, ce qui représente plus de 90% du PIB alors qu'en 1978 elle atteignait à peine 20% de ce même PIB. L'objectif de cette financiarisation méthodique de l'économie est tout simplement le démantèlement systématique du secteur public que ce soit dans les pays du centre ou dans ceux de la périphérie. La classe politique complice, étranglée par la dette et le service de la dette s'empresse de vendre à ses créanciers les biens publics tout en appliquant une politique d'austérité jetant à la rue des millions de chômeurs. Mais ce capitalisme usuraire ne se limite pas à vampiriser les États. Assoiffé de profit mais cherchant en même temps à stimuler la consommation, il en vient à oublier toute prudence en prêtant à des salariés démunis l’argent qu’il a refusé de leur avancer sous forme de salaires. La crise des prêts hypothécaires subprimes a certes ébranlé le système mais elle est loin de l'avoir désarçonné. La marche en rangs serrés de cette armée d'usuriers dédaigne aujourd'hui de s'engraisser uniquement en exploitant le travail immédiat, elle préfère hypothéquer l'avenir en s'appropriant le futur des peuples et des hommes accablés et culpabilisés par l'accumulation des intérêts de la dette. Victime lui-même de l'illusion qu'il n'a cessé d'entretenir, le capital en position de quasi-monopole se met à croire en son autogamie. De moins en moins productif, il ne vit qu'en parasitant une économie réelle qui n'arrête pas de se désagréger. L' illusion de la profitabilité crue vient de supplanter le mythe du progrès, cette autre illusion de la croissance exponentielle propre au capitalisme productif. Toutes ces pratiques usuraires érigées en système constituent-elles simplement une fuite en avant d'un capitalisme aux abois ou alors sont-elles les prémisses d'une stratégie concertée visant l'appropriation du monde par une minorité de ploutocrates avares et avides de pouvoir absolu?

Si on jette un regard rétrospectif sur la fin du XIXème siècle on s'étonne des similitudes que cette époque avait avec la notre. La ritournelle mondialiste qui n'arrête pas d'agresser nos sens n'est en réalité que la réplique d'une vieille chanson de ces temps révolus. Tout en fredonnant paix et prospérité universelle, elle rythmait la marche des bidasses en route vers les colonies. Seuls les carnages de la première guerre mondiale ont su la faire taire. Guerre impérialiste par excellence, celle-ci a permis d'effacer les deux vieux empires ottoman et austro-hongrois et de les offrir découpés en petits morceaux aux empires coloniaux. Pendant la deuxième guerre mondiale le rouleau compresseur mondialiste n'a pas réussi malgré l'aide précieuse apportée par l'Allemagne nazie à effacer l'Union Soviétique. Néanmoins cela a permis quand même l'implosion des empires coloniaux français et britannique. Il a fallu patienter encore quelques décennies pour qu'une fois son dernier rival éliminé apparaisse enfin dans toute sa magnificence l'empire unipolaire. Le mondialisme néolibéral n'est donc pas un incident de parcours mais l'aboutissement sinon la continuation d'une logique implacable suivie à la lettre depuis le 19ème siècle mais initiée depuis le siècle des "lumières".

Rien n'arrête le progrès qui, imperturbable, poursuit sa quête même si des prophètes de l'envergure de Francis Fukuyama nous ont annoncé depuis quelques années déjà le "happy end" de l'histoire. Une fois les empires défaits, Il s'agit maintenant de parachever la dislocation ou alors l'homogénéisation du monde en s'attaquant aux Etats-nations. A l'Union Européenne, on applique la méthode de la mort douce au moyen du surendettement public, provoquant ainsi la faillite des États et la destruction du tissu social. Si la Grèce ouvre la marche, un nombre de plus en plus grandissant de pays de la communauté européenne sont en train de lui emboîter le pas. En Europe de l'Est, la main de l'Empire a été un peu plus lourde lorsqu'il s'est agi de démanteler la Yougoslavie que les accords de Dayton de 1995 ont fini par morceler en six nouveaux Etats. La tentative de déstabilisation de la Russie par la mise en scène des révolutions colorées n'a cependant pas eu l'effet escompté.

Dans le monde arabe et islamique, on aura recours à une recette qui de tout temps a prouvé son efficacité : l'instrumentalisation systématique du religieux ou pour être plus précis du fanatisme religieux. Les britanniques bien avant leurs héritiers étasuniens sont passés maîtres dans l'art de la manipulation. C'est bien en jouant sur le fanatisme sioniste qu'ils ont réussi à implanter cette entité israélienne en plein cœur du monde arabe. Ce sont eux aussi qui de peur des velléités nationalistes arabes du Chérif de la Mecque ont choisi d'installer les Saoud et les wahhabites à la tête de l'Arabie. Depuis, voilà maintenant près d'un siècle, britanniques et étasuniens n'ont eu aucun souci à contrôler les gisements de pétrole et de gaz de la région. L'islam politique qui depuis la fin de la première guerre mondiale rêve du retour du Califat s'est toujours dressé contre tout courant politique nationaliste arabe ou de sensibilité socialiste. Une aubaine pour l'Empire qui va exploiter à fond la naïveté des wahhabites et des frères musulmans pour déstabiliser les régimes baasistes et nasséristes et stopper l'activité des mouvements de gauche au sein du monde arabe. A partir des années 70, l'enseignement puis l'instrumentalisation d'un islam radical est devenue systématique partout dans le monde arabo-islamique grâce aux deniers saoudiens et à la diabolisation de l'URSS qui n'a pas manqué de tomber dans le piège afghan finement dressé par la CIA. La figure emblématique des "moudjahidines" afghans mais surtout arabes défendant l'islam face aux mécréants communistes est glorifiée par tous les médias occidentaux et arabes. Tout un montage médiatique usant des procédés théâtraux de l'identification vont servir à galvaniser les foules enflammées de jeunes islamistes prêts à mourir pour l'Afghanistan. Après l'implosion de l'Union Soviétique l'empire allait disposer d'un corps de combattants fanatisés, une nébuleuse islamiste malléable et manipulable à souhait qu'il s'empressa d'utiliser en Bosnie et en Tchétchénie. Mais le djihad va progressivement assumer un autre rôle, celui de la mise en œuvre de la théorie du "choc des civilisations" si chère aux néoconservateurs. Par un jeu subtil d'identification/distanciation, on creuse encore plus profondément le fossé séparant Occident et monde musulman. Actions terroristes par ci, dénigrements du prophète par là, le tout surmédiatisé et le tour est joué. L'Islam diabolisé vient ainsi remplir le vide laissé par le péril rouge et redonner sa cohésion à un Occident en mal d'identité. Voila que le décor est définitivement planté. Il s'agit alors de partir en croisade contre ce mal plein de menaces. Le coup de World Trad Center tombe à point nommé pour sonner le départ d'une campagne coloniale d'envergure digne du 19ème siècle.

Dans cette mise en scène du "choc des civilisations" Al-Qaïda assure le rôle d'opposant diabolique lorsqu'il s'agit de justifier des invasions comme celle de l'Afghanistan par exemple. Avec l'avènement du "printemps arabe" les "terroristes" ont vite fait de troquer leurs habits d'antihéros contre ceux de révolutionnaires au service de la démocratie. Ils partent avec la bénédiction d'El Karadhaoui et de Bernard Henri Lévy à l'assaut des "mauvaises dictatures", n'hésitant pas à mettre à feu et à sang des pays comme la Libye et la Syrie ... le reste ne saura tarder. Ces rôles contradictoires et souvent concomitants prouvent que ces combattants ne sont que des exécutants agissant selon les besoins du moment de l'Empire unipolaire dans sa conquête précipitée du monde. Si le rôle de terroriste sert à apeurer les peuples occidentaux et légitimer de la sorte les invasions, celui de révolutionnaire de "l'hiver arabe" sert à la destruction systématique des États et du tissu social dans ces pays pris dans le tourbillon de toutes ces révoltes immédiatement récupérées. Aujourd'hui, il n'est plus besoin d'engager toute une armée de fantassins pour détruire un pays comme ce fut le cas en Irak. Il est plus subtil et plus rentable d'appliquer une stratégie d'autodestruction en montant les extrémistes sunnites contre les nationalistes arabes, la gauche, les chiites, les alaouites, les coptes et le reste des minorités religieuses. L'objectif est d'instaurer un état de guerre civile permanent s'étendant de l'Afrique du Nord au Golf. Luttes tribales mais aussi conflits religieux et ethniques finiront bien par décomposer et somaliser l'ensemble du monde arabe. Les frères musulmans, bien structurés et financés par les pays du Golf n'ont eu aucune peine à se hisser au pouvoir en Tunisie et en Égypte. Ils sont de plus en plus contestés par la rue et les syndicats mais également par une opposition majoritairement ultralibérale et toute aussi compradore, lèche-bottes d'une modernité occidentale à l'agonie. Une fois au pouvoir, les islamistes ont vite oublié leurs beaux discours rassembleurs et tentent par tous les moyens de reconstituer l'absolutisme des dictatures précédentes. Les couches pauvres de la populations de plus en plus misérables se sentant trahies se révoltent alors que les islamistes, aplatis face à l'Occident, sont sommés de poursuivre la même politique néolibérale débridée et de se soumettre aux injonctions de la Banque Mondiale. Alliés objectifs de l'Empire, ils n'hésitent pas à soutenir sa politique dévastatrice au Proche Orient et en Syrie plus particulièrement. Leur attitude sans cesse provocatrice et agressive à l'égard de tous ceux qui s'opposent à eux dans les pays où ils exercent le pouvoir n'arrête pas de faire monter dangereusement la pression et d'instaurer un climat de désordre permanent laissant planer le doute quant à leurs véritables intentions...

Cependant, cette instrumentalisation de l'extrémisme religieux lorsqu'elle embrasse une étendue géographique allant du Maroc jusqu'au Tatarstan au cœur même de la fédération de Russie, elle se transforme tout simplement en arme d'autodestruction massive. Circonscrit au Caucase du Nord, le djihadisme, commence à s'étendre à d'autres régions de la fédération. Il y a quelques jours, La police russe a arrêté à Moscou six membres du parti Hizb al-Tahrir al-Islami. Accusés de prosélytisme radical dans plusieurs mosquées de la capitale, ces derniers étaient en possession d'armes et d'une grosse somme d'argent. Fin août, au Daguestan, le cheikh Saïd Afandi Atsaev, pilier de la confrérie soufie des Naqshabandi a été tué avec six autres personnes par une femme kamikaze. Le 19 juillet dernier, à Kazan, deux leaders musulmans modérés ont été victimes d'une double attaque revendiquée sur YouTube par un certain Marat Khalimov, émir des moudjahidins du Tatarstan. Il semble que l'effet domino si cher aux néoconservateurs a commencé à porter ses fruits après tant d'années de préparation. La mèche allumée en Tunisie et en Egypte, après avoir embrasé la Libye et la Syrie fait saliver l'Empire qui rêve d'étendre l'incendie à l'Asie centrale, à l'Oural et jusqu'au Xinjiang chinois. Zbigniew Brzezinski, dans son livre «Le Grand Échiquier » n'affirme-t-il pas que celui qui tiendrait l'Eurasie serait le maître du monde...pour ajouter ensuite que les États-Unis doivent veiller au respect légitime de la primauté américaine sur cette Eurasie. Tout est dit...


Les islamistes qui en incendiant leurs propres pays contribuent sans hésiter à la réalisation de ce nouvel âge de l'après nationalisme sont-ils assez niais pour croire que cet empire unipolaire va leur permettre de restaurer le califat? Comptent-ils sur les protestants évangéliques et sur les néoconservateurs pour les aider à réunifier le monde islamique? Faut-il rappeler à ceux qui l'ont oublié ce qui est arrivé aux «ikhwan» wahhabites, massacrés par les britanniques et les Saoud une fois leur mission remplie! Cependant l'instrumentalisation du religieux ne concerne pas que l'islam radical. Il semble en effet que les anciens masques idéologiques (civilisateur, humanitaire, démocratique) sont irrémédiablement tombés en désuétude. La manipulation des vieux démons des haines religieuses a beaucoup plus d'impact et forme l'écran idéal derrière lequel s'opère cette nouvelle vague colonialiste globalisante. Ce que nous vivons aujourd'hui, ce n'est nullement "un choc des civilisations" mais "un pseudo-choc des fondamentalismes" islamiste, sioniste et protestant évangélique, tous alliés objectifs de l'Empire en construction. Si les islamistes ont pour mission de détruire les résistances et d'aplanir le terrain, ouvrant ainsi toutes grandes les portes de l'Eurasie aux envahisseurs, les sionistes juifs et chrétiens contribuent quant à eux financièrement à asseoir une gouvernance globale qui si l'on se tient aux divagations d'un Jacques Attali aurait pour capitale mondiale Jérusalem. Il semble que le mythe du progrès en tant que mythe fondateur de l'économie de marché s'est totalement effiloché et qu'il n'est plus en mesure d'entretenir l'illusion de la croissance infinie. On préfère aujourd'hui se réfugier dans des mythes religieux qui privilégient l'élitisme obsessionnel propre au protestantisme et au sionisme. L'oligarchie ploutocratique consciente de l'incapacité du capitalisme productif à lui assurer une quelconque plus-value fait en sorte que les états et les salariés croulent sous le poids des dettes lui permettant ainsi de faire main basse sur l'essentiel des biens publics et privés. Depuis plusieurs décennies des groupes d'influence plus ou moins occultes pilotent discrètement l'économie mondiale(1). Le groupe Bilderberg, la commission Trilatérale, le C.F.R étasunien, la Franc-maçonnerie Internationale et les Illuminatis coopèrent en vue de parachever la formation de blocs continentaux débarrassés de leurs États, nécessaires à la constitution d'une gouvernance mondiale. Le bloc Euro-Atlantique ayant à sa tête le couple germano-étasunien tente d'intégrer Israël et les pays arabes tout en débarrassant ces derniers de toute forme de résistance nationaliste et religieuse. Il s'agit d'affaiblir et de diviser ces sociétés pour leur imposer ensuite une sorte d'islam soft compatible avec les règles du mondialisme. C'est aux frères musulmans qu'échoit cette lourde tâche qu'ils doivent impérativement mener à bien. Après le Vatican II catholique on tente d'imposer un "Vatican II" de l'Islam comme le préconise l'officier étasunien Ralph Peters. Ainsi les deux religions formeront avec le judaïsme une sorte de panthéisme inspiré des lois noachides (2). Cette uniformité spirituelle permettra aux "gentils", une fois les hordes de Gog et Magog anéanties, d'être pris sous l'aile du peuple élu dans le royaume de la fin des temps (3). C'est de cette manière que s'est tissé progressivement cette toile d'araignée idéologique que l'empire exploite machiavéliquement pour parachever ses desseins totalitaires . Le projet sioniste-protestant de conquête de l'Eurasie s'emboite si parfaitement avec le messianisme sioniste et engage les peuples dans une folle confrontation alimentée par les agissements de fanatiques de tout bord sponsorisés par les tenants du mondialisme. Actions terroristes, exacerbation du communautarisme, luttes fratricides dans les pays arabes servent à justifier des guerre prétendument défensives que mène l'empire du bien judéo-chrétien contre les forces du mal. L'offensive qui a commencé avec le déclenchement du "printemps arabe" culmine actuellement en Syrie. Mais à la différence de la Libye, ce pays constitue ce nœud gordien que l'Occident se doit de trancher pour s'emparer de l'Eurasie face à la Russie et à la Chine résolues à s'opposer aux visées unipolaires du bloc Euro-atlantique. Cette contradiction insurmontable est en train d'entrainer imperturbablement le monde vers une quatrième guerre mondiale. Ayant emporté les trois précédentes, l'Occident, sûr de sa bonne étoile, semble être tenté encore une fois par l'aventure. Les majorités silencieuses occidentales abusés par une prétendue méga-identité judéo-chrétienne, manipulées par des minorités agissantes, n'ayant plus subi les affres de la guerre depuis 1945, sommeillent paisiblement, convaincus que ça n'arrive qu'aux autres.

Il importe de rappeler que la Deuxième Guerre mondiale, partie d'Europe, a effacé d'un coup la puissante machine de guerre européenne et a amené toutes les nations dominées d'Asie et d'Afrique à se rebeller et à se libérer du joug colonial européen. Cette nouvelle crise néocoloniale prouve une fois de plus que le capitalisme occidental est incapable de se départir de sa nature prédatrice, Sa cupidité aveugle l'a poussé à se séparer de ce qui a fait sa force et consacré sa domination : le travail. Aujourd'hui, il ne lui reste que ses tonnes de fausse monnaie et une armada juste bonne à répandre la terreur et la désolation à travers la planète. Face à une économie asiatique en pleine expansion grâce à l'appropriation du travail et à la coopération qui unit de plus en plus les pays de ce continent, l'Occident, en poursuivant le projet chimérique Sioniste-Euro-Atlantique s'enfonce dans la violence, ne récoltant que de la violence. Le mal né au 18ème siècle, s'étant transformé en fléau à partir du 19ème, entre aujourd'hui en transe parano-mégalomaniaque. Nemrod, intraitable, n'en démord pas : "Nous arrivons vers l'émergence d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin, c'est de LA CRISE MAJEURE et le peuple acceptera le nouvel ordre mondial" dixit David Rockefeller.

6 septembre 2012

La stratégie britannique en Iran: Guerre et dépopulation A VOIR!

WarwithIran_naziUSA

Après la Libye, la pression s'accentue pour une guerre de l'OTAN contre l'Iran et la Syrie... Un tel conflit ne se limiterait pas à la région, impliquerait instantanément la Russie et la Chine, et déclencherait une catastrophe thermonucléaire entre le monde transatlantique et les puissances d'Asie-Pacifique. Le seul moyen d'enrayer ce processus est d'en attaquer la cause: l'Empire britannique, qui depuis 250 ans promeut guerre et dépopulation pour empêcher les peuples et les nations de croître, de progresser... et de le renverser.

 


La stratégie britannique en Iran: Guerre et... par Solidarite_et_Progres

7 août 2012

LA SOCIETE DE CONTRAINTE ET SES INSTRUMENTS

Mission-Impossible-Protocole-Fantome

IL EXISTE TROIS EXPRESSIONS POUR DESIGNER L’ORGANISATION RATIONNELLE DE L’ORDRE PUBLIC. C’EST-A-DIRE LA POLICE, GESTION ET DISCIPLINE, DES POPULATIONS.

LA SOCIETE DE CONTROLE, NOUS L’AVONS DEPASSEE.
LA SOCIETE DE SURVEILLANCE, NOUS Y SOMMES.
LA SOCIETE DE CONTRAINTE, NOUS Y ENTRONS.

mind

LE CONTRE-ROLE AU XIVe siècle), C’EST LE REGISTRE TENU EN DOUBLE DE CEUX QUE L’ON A ENROLES, c’est-à-dire inscrits sur un rôle, un parchemin roulé, afin de faire l’appel et de s’assurer de leur présence (roll-call, en anglais) ; notamment soldats et prisonniers. LE SENS DU MOT CONTROLE A DEPUIS SUBI UNE INFLATION EXTREME, D’ABORD EN ANGLAIS OU, DE GLISSEMENT EN GLISSEMENT, IL EN EST VENU A SIGNIFIER SURVEILLANCE, MAITRISE, COMMANDE, POUVOIR (self-control, birth control, remote control). D’où le slogan du Parti, cité par Orwell dans 1984. « Celui qui a le contrôle du passé, a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé. »

Ce glissement de sens s’est répandu en français courant via des traductions fautives, mais LE SENS CORRECT DEMEURE CELUI DE VERIFICATION, comme attesté par le Dictionnaire de vocabulaire technique et critique de la philosophie (André Lalande. P.U.F. 2006), et les deux expressions synonymes : contrôle ou vérification d’identité.

EN BREF, LE CONTROLE EST UN INVENTAIRE DONT LA METHODE REMONTE A L’INVENTION DE L’ECRITURE ET DU CALCUL EN MESOPOTAMIE ; « reçu trente jarres d’huile », « envoyé dix esclaves », « réserve, cent jarres de blé ». LA COMPTABILITE ET L’INVENTAIRE NE SONT RIEN D’AUTRE QUE L’ETAT-CIVIL DES BIENS : LES CHOSES, LE CHEPTEL, LES ESCLAVES, OUTILS VIVANTS (ARISTOTE), CONFONDUS DANS UNE MEME CATEGORIE. ON NE CONTROLE QUE CE QUE L’ON POSSEDE OU DIRIGE, AUSSI L’ASYMETRIE ENTRE CONTROLEURS ET CONTROLES, DISTINGUE-T-ELLE LE POUVOIR DES SANS POUVOIR.

Il y a dans cette simple liste de noms et dans l’appel des inscrits, un dispositif d’une effroyable efficacité. LE CONTROLE, quel qu’en soit le truchement (patronyme, photo, biométrie, empreinte digitale, ADN, etc.), ARTICULE TOUJOURS, D’UNE PART, LE ROLE – AUJOURD’HUI, LE FICHIER INFORMATIQUE-, OU L’ON ENREGISTRE L’IDENTIFIANT D’UN INDIVIDU, SON MATRICULE ; ET D’AUTRE PART, CET IDENTIFIANT LUI-MEME, QUE L’INDIVIDU PORTE SUR LUI, ET QU’IL SUFFIT DE COMPARER A SON DUPLICATA POUR EFFECTUER LE CONTRE-ROLE : que l’on fasse l’appel au camp, ou que l’on vérifie par transmission radio-électronique, la puce d’identité d’un passant dans la foule.

ABOLIR LE CONTROLE, CE SERAIT AU SENS MINIMAL, MATERIEL, DETRUIRE LES SIX CENTS FICHIERS OU FIGURE EN MOYENNE, CHAQUE FRANÇAIS, au premier chef ceux de l’état-civil, de la sécurité sociale et de la carte nationale d’identité.

CETTE ABOLITION NE METTRAIT NULLEMENT FIN AU POUVOIR, ELLE LE RENDRAIT JUSTE FAILLIBLE, PRESERVANT LA POSSIBILITE D’UNE OPPOSITION.

AINSI LA RESISTANCE FUT-ELLE D’ABORD, selon le mot de Kriegel-Valrimont, UNE ENTREPRISE DE FAUX PAPIERS ; et sinon, il n’y aurait pas eu plus de résistance, mais beaucoup plus de déportés : Juifs, militants, requis du S.T.O.

William Burroughs, parrain de la Beat generation et petit-fils d’un autre William Burroughs, inventeur de la première machine comptable, avait dans ses visions d’extralucide employé le MOT DE CONTROLE AU SENS D’EMPRISE ET DE MAITRISE. Ainsi avait-il défini la CAME, comme la marchandise et le moyen de contrôle idéaux. Eric Mottram rapporte ses propos en 1980, dans William S. Burroughs. L’algèbre du besoin. (ed. Christian Bourgois)

« Nul besoin de boniment pour séduire l’acheteur ; il est prêt à traverser un égout en rampant sur les genoux pour mendier la possibilité d’en acheter. »

Assertion non seulement vérifiée, mais extensible à toutes les camelotes dont la came constitue le type idéal. ET DE FAIT, NOUS VOYONS DES POPULATIONS ENTIERES RAMPER A GENOUX DANS LES EGOUTS QU’ELLES CREUSENT, CE FAISANT, POUR MENDIER LA POSSIBILITE D’EN ACHETER. LE FAUX BESOIN N’ETANT PAS MOINS IMPERIEUX QUE LE MANQUE.

BURROUGHS QUE LA QUESTION OBSEDAIT A VATICINE SUR D’AUTRES FORMES D’EMPRISE. LE CONDITIONNEMENT ET L’ALIENATION RELIGIEUSE, PAR EXEMPLE, à travers les rites et le calendrier des prêtres mayas. A ruminer par ces temps de régression. (Juive, islamique, chrétienne) LES TECHNIQUES DE COMMUNICATION : « Qui possède maintenant les communications contrôle le pays. » LE LANGAGE : « l’alphabétisme universel avec en un même temps un contrôle de la parole et de l’image est maintenant l’instrument de contrôle. » Comprenez, de suggestion, d’idéologie, de représentation du monde. Mais sa pensée la plus profonde reste que : « Les hommes libres n’existent pas sur cette planète à cette époque, car la liberté n’existe pas dans le corps humain. Par le simple fait d’être dans un corps humain, vous êtes totalement contrôlé par toutes sortes de nécessités biologiques et extérieures. »

On sait du reste, qu’outre William Burrough, TIMOTHY LEARY, AUTRE BATELEUR DU LSD ET DE LA CONTRE-CULTURE, A BEAUCOUP DELIRE SUR LE « CYBERESPACE » ET LE « TELECHARGEMENT DE L’ESPRIT DANS LE RESEAU », FRAYANT BRUYAMMENT LA VOIE AU TRANSHUMANISME. Mais quoi, seuls les nigauds s’imaginent que la contre-culture californienne de San-Francisco et de la Silicon Valley fut tout uniment un vecteur d’émancipation. Pour l’essentiel elle a servi comme la « recherche fondamentale » à renouveler les rayons de la FNAC, VIA L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE ET INDUSTRIELLE. (cf. Techno. Le son de la technopole. Pièces et main d’oeuvre.
L’Echappée. 2011)

En 1990, l’universitaire Gilles Deleuze, dans deux entretiens avec L’Autre Journal (n°1 mai 1990), et avec Toni Negri, dans Futur antérieur (n°1, printemps 1990), emprunte à Burroughs ce terme de contrôle pour désigner ce que « Foucault reconnaît comme notre proche avenir » EN MATIERE DE POLICE DES POPULATIONS.

On sait quelle célébrité le concept benthamien de PANOPTICON a valu à Foucault : QUE LE POUVOIR – CENTRAL-, PUISSE SELON UN DISPOSITIF GEOMETRIQUE RATIONNEL, TOUT VOIR SANS ETRE VU. IL NE S’AGIT PAS, D’AILLEURS, DE CONTROLE, MAIS DE SURVEILLANCE. LAQUELLE SE SUPERPOSE AU CONTROLE SANS L’ABOLIR ET VA BIEN AU-DELA DES MOYENS D’OPTIQUE EMPLOYES PAR LA SENTINELLE (de l’italien sentire, entendre), DEPUIS SON MIRADOR : lunettes, jumelles, télescopes.

A L’ERE TECHNOLOGIQUE ELLE MOBILISE SATELLITES, DRONES, CAMERAS (INFRA-ROUGE), GPS, TELEPHONES MOBILES, CAPTEURS ET PUCES ELECTRONIQUES (RFID), ET TOUS LES DISPOSITIFS DE TRAÇABILITE.

Citoyennistes ou radicalistes, les sempiternels passagers du train de retard prétendent contester la société de surveillance et ses instruments : C’EST-A-DIRE CE QUI EST ADVENU PENDANT QU’ILS COASSAIENT EN CHŒUR ET EN BOUCLE : « PAS DE CATASTROPHISME !... ON N’EN EST PAS LA ! », et grenouillaient contre la société de contrôle.

Cela donne des inventaires épisodiques tel La grande surveillance de Claude-Marie Vadrot (Le Seuil. 2007), mauvaise compilation, non sourcée, de ses confrères journalistes ; Sous surveillance !, autre compilation – mais sourcée-, de Françoise de Blomac, « géographe et spécialiste des nouvelles technologies de l’information et de la communication », et Thierry Rousselin « consultant en observation spatiale (…), directeur de programme d’armement à la Délégation générale pour l’armement (…), chargé du cours de géointelligence à l’Ecole des mines de Paris. Il écrit également dans des « fanzines » de rock n’ roll. » Oui – comme Eudeline ou Nick Tosches. Vous voyez bien que la contre-culture n’est pas sectaire.

LA GLOBALISATION DE LA SURVEILLANCE. AUX ORIGINES DE L’ORDRE SECURITAIRE, D’ARMAND MATTELART (ed. La Découverte. 2007), EST A NOTRE CONNAISSANCE LA MEILLEURE HISTOIRE DE L’INNOVATION SECURITAIRE ET DE SES LIENS AVEC LA TECHNOLOGIE ET LE TERRORISME D’ETAT.

« LA PRIORITE DE LA RECHERCHE-DEVELOPPEMENT VA AUX INSTRUMENTS CAPABLES DE DEBUSQUER LES GUERILLAS ET DE PROTEGER LES TROUPES DES ATTAQUES SURPRISES. LA GUERRE IRREGULIERE VA AINSI SE REVELER UN FORMIDABLE LABORATOIRE DES TECHNOLOGIES DE LOCALISATION. »

Quatre pages d’épilogue bâclé gâchent malheureusement cette riche et utile généalogie du technosécuritaire.

Génuflexions aux mandarins des années soixante-dix : Deleuze, Guattari, Foucault. Rituels saluts au clairon aux « altermondialistes » et aux « organisations citoyennes ». Appels au gouvernement, à l’Etat, pour partager avec eux l’accompagnement et l’encadrement des technologies de surveillance – la cogestion en somme. ESPOIRS NIAIS DANS LA COMMISSION NATIONALE INFORMATIQUE ET LIBERTE (CNIL), L’INSTITUTION PSEUDO-INDEPENDANTE, CHARGEE DE PREVENIR TOUTE CONTESTATION REELLE, ET DE FACILITER EN DOUCEUR, PAR CONCESSIONS SUCCESSIVES, LA REDUCTION DE TOUTE VIE LIBRE ET PRIVEE. On en reste pantois. Comme si l’auteur de ces quatre pages n’avait ni lu ni écrit les deux cents précédentes. Mais le contraire est vrai. Parce qu’il a écrit ce livre et fait ses recherches, Mattelart ne peut que céder à la lassitude, au désarroi, à un effroi qu’il ne peut ni ne veut affronter quand vient le passage obligé aux « propositions concrètes » - et optimistes-. Il s’en débarrasse donc n’importe comment pour taire que tout a échoué et qu’il n’a rien de plus à dire là-dessus.

Il ne faut pas désespérer la piétaille citoyenne ou radicale, étudiants en sociologie, crétins
« insurrectionalistes », pangolins de la Ligue des droits de l’homme, du Syndicat de la magistrature ou de la fondation Copernic, badauds des forums libertaires, abonnés du Diplo ou de Politis.

ALEX TÜRK, LUI, N’A PAS CET EMBARRAS, PUISQU’IL PRESIDE DEPUIS SEPT ANS LA COMMISSION NATIONALE INFORMATIQUE ET LIBERTE ; ET QUE, SENATEUR DU NORD, IL ENSEIGNE LE DROIT PUBLIC A L’UNIVERSITE. Qu’il siège à droite plutôt qu’à gauche n’importe pas plus en la matière qu’une préférence pour la betterave en hors-d’œuvre plutôt que pour le radis. SON ROLE, ON L’A DIT, CONSISTE A REGULER, RATIFIER, SOUVENT APRES COUP, LES PERPETUELLES ROGNURES A LA VIE PRIVEE ET AUX LIBERTES PUBLIQUES, DU FAIT DES ENTREPRISES, DE L’ETAT, DES FORCES DE L’ORDRE ; TOUT EN GEIGNANT DANS CHAQUE MICRO COMPLAISAMMENT TENDU SUR L’INDIFFERENCE DES CITOYENS, DES JEUNES SURTOUT, FACE « AUX PROGRES DE LA SOCIETE DE SURVEILLANCE ». Ceux que l’extension de la tyrannie technologique tourmente vraiment, apprennent ainsi, d’une pierre deux coups, qu’ils ont un champion et une institution à leur service, bien plus qualifiés et armés qu’eux-mêmes, et que ces derniers, hélas, ne peuvent pas grand chose à part remuer des doléances languissantes. Nonobstant, la solution pour Alex Türk réside évidemment dans Alex Türk ; dans le développement de la CNIL, l’accroissement de son personnel, de son budget, de ses compétences, de ses services ; la multiplication de ses arrêts, avis et condamnations.

EN SOMME, LA PROLIFERATION D’UNE ENIEME BUREAUCRATIE PARASITAIRE – à l’instar des domaines de la santé, de l’environnement, de l’alimentation-, sécrétant en langage abstrus une casuistique retorse à base d’arguties juridiques, d’expertises techniques, d’ « analyses coûts/bénéfices », d’obscure « transparence », de « neutralité technologique », de « bons et mauvais usages », de « principe de proportionnalité », de « degré d’intrusivité » , d’ « opt-in et opt-out », de « personnes vulnérables » et de « consentement délégué », de « pédagogie » (des « citoyens », des « jeunes »), de « technologie au secours de la technologie », etc. Tant, dans ce monde complexe et dangereux, il serait extrémiste et simpliste d’observer ce principe : LE CONTROLE ET LA SURVEILLANCE DE QUICONQUE PAR DES MOYENS MECANIQUES OU HUMAINS EST CRIMINEL.

Pour savoir ce qui se passe dans la tête de Türk, et ce que recèle la société de surveillance, on peut lire La vie privée en péril. Des citoyens sous contrôle, (ed. Odile Jacob. 2011), où notre sénateur-prof recycle avec cinq ans de retard et beaucoup de circonlocutions, ce que nous disions en 2006, lors de la manifestation contre l’inauguration de Minatec, à propos des RFID et des nanotechnologies. TÜRK ETANT LE CHAUFFEUR DU TRAIN DE RETARD où cahotent, cahin-caha, citoyennistes et radicalistes. Pour connaître l’horaire du prochain train et savoir de quoi on babillera dans ce tortillard d’ici cinq ans, mieux vaut lire la suite sur la SOCIETE DE CONTRAINTE.

Nous avons introduit cette notion en 2008, au dernier chapitre de Terreur et possession, pour caractériser une PHASE NOUVELLE DANS L’ORGANISATION RATIONNELLE – TECHNOLOGIQUE-, DE L’ORDRE PUBLIC : LE PANCRATICON OU L’INVENTION DE LA SOCIETE DE CONTRAINTE. Extension du panopticon, LE PANCRATICON EST UN DISPOSITIF DE QUASI-OMNIPOTENCE SUR LES ETRES ET LE MONDE. UN TECHNO-TOTALITARISME QUASI-DIVIN, si le divin est vraiment ce tout-puissant dont nous parlent les prêtres. L’étymologie du mot est transparente : Pan, tout ; cratos, la force, le pouvoir – voyez le pancrace-, cette lutte où toutes les prises, tous les coups, sont permis.

Quant à la contrainte, nous n’entendons par là ni plus, ni moins que le Robert et le Dictionnaire étymologique du français. Nous ne jouons pas avec les mots. Nous ne prétendons pas les « redéfinir » afin de duper les naïfs, c’est-à-dire les falsifier en les infiltrant d’acceptions floues, retorses, paradoxales, tronquées ou si larges au contraire qu’elles ne définissent plus rien. Nous nous plions au langage exact et commun afin de partager, autant que possible, une représentation exacte et commune de perceptions communes. Tenant pour acquis que si chacun voit midi à sa porte, cette vision, quoi qu’on raffine et singularise, est commune pour l’essentiel et particulière pour l’exception et le secondaire. Et voilà pourquoi le soleil de Rimbaud, de Van Gogh ou des Lakotas, brille aussi pour nous, quand bien même chacun le voit de son seuil. Et donc :

CONTRAINTE. Nom féminin dérivé au XIIe siècle du verbe contraindre pour signifier 1) une
VIOLENCE EXERCEE CONTRE QUELQU’UN, une ENTRAVE A LA LIBERTE D’ACTION. 2) Une REGLE SOCIALE, MORALE, OBLIGATOIRE. Le mot vient d’une racine Indo-européenne *streig- « serrer », d’où stringere en latin, strictus, constringere « lier étroitement ensemble » ; constrictio « resserrement » et constrictius, qui resserre, tel le boa constrictor.

C’EST CELA. C’EST EXACTEMENT CELA. SERRER, RESSERRER, LIER ETROITEMENT EN UN FILET CONSTRICTEUR. EN VAIN AURIONS-NOUS CHERCHE UN MOT PLUS APTE A NOMMER LES NOUVEAUX MODES D’ORGANISATION DE L’ORDRE PUBLIC. On nous opposera que l’expression semble un pléonasme ; qu’il n’est pas de société sans règles, obligations ni tabous. Le même pourrait d’ailleurs être dit de la société de surveillance – connaît-on une société sans surveillance ?-, ou de l’état de nature – y-a-t-il rien de plus contraignant que la vie des nomades, chasseurs-cueilleurs, astreints, sous peine de mort, à une stricte obéissance aux réalités du milieu ? Précisons donc.

Nous avons maintes fois cité la formule de Clausewitz suivant laquelle « la guerre est (…) un acte de violence destiné à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté. »

DANS LA GUERRE DE TOUS CONTRE TOUS, OUVERTE OU CACHEE, COLLECTIVE OU INDIVIDUELLE, DONT CELLE ENTRE POUVOIR ET SANS-POUVOIR CONSTITUE LE THEATRE PRINCIPAL, UNE ARME NOUVELLE PARAIT AU SERVICE DU POUVOIR, AVEC CETTE PERSPECTIVE SANS PRECEDENT D’ABOLIR, AU SENS LE PLUS MATERIEL, LE LIBRE-ARBITRE D’UN INDIVIDU ET D’EN PRENDRE POSSESSION. PAR POSSESSION, ON ENTEND L’ETAT DE CEUX QUE GOUVERNE UNE PUISSANCE TECHNOLOGIQUE – NEUROELECTRONIQUE PAR EXEMPLE-, QUI LES PRIVE DE LA LIBRE DISPOSITION DE LEURS PENSEES ET DE LEURS ACTES, ET EN FAIT L’INSTRUMENT DE SA VOLONTE. (cf. Dictionnaire du vocabulaire technique et critique de la philosophie. A. Lalande. P.U.F)

Au delà de ce que la loi, la coutume, les normes sociales et la force brute ont toujours imposé ou interdit aux sans pouvoir, des innovations issues de l’informatique et des statistiques, des nano et neurotechnologies, des supercalculateurs et de l’imagerie médicale, induisent bientôt LA POSSESSION ET LE PILOTAGE DU MONDE-MACHINE COMME DE L’HOMME-MACHINE PAR LE POUVOIR.

La pure gestion de flux et de stocks d’objets au lieu de la perpétuelle répression des sujets : macro-pilotage d’ensemble et micro-pilotage individuel.

Trois exemples parmi tant d’autres d’un mouvement général. IBM ET SON PROJET CYBERNETIQUE DE « PLANETE INTELLIGENTE » AUQUEL PARTICIPE TOUTE LA TECHNOCRATIE GLOBALE : DES MYRIADES DE CAPTEURS ET DE PUCES ELECTRONIQUES RFID DANS TOUT LE MILIEU, URBAIN OU NATUREL, DANS TOUS LES OBJETS, INERTES OU ANIMES ; AFIN DE TOUT DIRIGER AU FUR ET A MESURE, DE FAÇON OPTIMALE.

THALES ET SON ARCHITECTURE INFORMATIQUE HYPERVISOR, POUR INTEGRER TOUS CES MOUCHARDS ELECTRONIQUES AU SEIN D’UN SYSTEME UNIQUE, DE TRAITER LEURS MILLIARDS DE DONNEES, DE DECLENCHER LES ALERTES AUTOMATIQUES ET LES ACTIONS IDOINES, EN FONCTION DE LA SITUATION. En avons-nous entendu pourtant de ces fortes têtes de plomb nous assénant du haut de leurs dogmes intemporels « qu’on n’en était pas là », ou que, « forcément », « le système » s’étoufferait sous son propre poids, dans l’incapacité d’absorber des marées croissantes d’informations. Nos contre-experts auraient bien du savoir qu’on n’arrête pas le progrès, et que l’accélération technologique avalerait les obstacles, faibles et provisoires, en travers de sa ruée. Clinatec, un laboratoire du CEA-Minatec, à Grenoble, pour « nous mettre des nanos dans la tête ».

DES LES ANNEES 1970, LE PHYSIOLOGISTE JOSE DELGADO, HERAUT DE « LA SOCIETE PSYCHOCIVILISEE », ARRETAIT NET UN TAUREAU EN PLEINE CHARGE, PAR UN SIGNAL RADIO ENVOYE AUX ELECTRODES IMPLANTEES DANS LE CERVEAU DE L’ANIMAL. La stimulation électrique cérébrale sert aujourd’hui au traitement des TOC, de l’anorexie, de la boulimie, de la dépression – songez à tous ces malheureux salariés d’Orange sautant des fenêtres de leurs bureaux ; il y aura désormais une alternative à la réduction de leur charge de travail ou à leur désertion pure et simple. GRACE AUX COBAYES A SA DISPOSITION, RATS, CHIMPANZES, PARALYTIQUES ET VICTIMES DE LA MALADIE DE PARKINSON, CLINATEC PERMETTRA DE NOUVELLES AVANCEES DE LA SOCIETE DE CONTRAINTE. ET UN JOUR PROCHAIN LE PILOTAGE DE CYBORGS , D’HOMMES-BIONIQUES (« BIO-ELECTRONIQUES), D’HOMMES-MACHINES ENFIN. L’INTERFACE CERVEAU/MACHINE, LA CONVERGENCE DES NEUROTECHNOLOGIES, NANOBIOTECHNOLOGIES ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (TIC) ASSEMBLE AINSI LES PIECES D’UN DISPOSITIF PERMETTANT A SON MAITRE DE MANIPULER SES ESCLAVES, TELS DES ROBOTS, MARIONNETTES OU ZOMBIES SOUS HYPNOSE. Une possibilité insurpassable, irrésistible pour le pouvoir, en termes de sécuritaire, d’ergonomie sociale.

ON VOIT QUE LA TECHNOLOGIE EST LA CONTINUATION DE LA GUERRE, C’EST-A-DIRE DE LA POLITIQUE, PAR D’AUTRES MOYENS. QUE L’INNOVATION ACCELERE SANS FIN LE PROGRES DE LA TYRANNIE TECHNOLOGIQUE. QUE LES NEUROTECHNOLOGIES COURONNENT CE RATIONALISME POLICIER QUI PRETEND FAIRE DE NOUS DES INSECTES SOCIAUX, ET DE L’HUMANITE UNE FOURMILIERE-MACHINE. QUE NUL NE PEUT S’OPPOSER A L’ORDRE ETABLI NI AU COURS DES CHOSES, SANS D’ABORD S’OPPOSER A L’ACCELERATION TECHNOLOGIQUE.


Pièces et main d’œuvre

13 décembre 2011

LA METHODE LAMAÏSTIQUE au Tibet DE DOMINATION DU MONDE

 

LR-Destination-Tibet

LA METHODE LAMAÏSTIQUE DE DOMINATION DU MONDE

Nous allons vous donner maintenant d'autres indications quant à la méthode de domination du monde, appliquée par la fraternité lamaïstique du Tibet. A cet effet, il est bon d'essayer tout d'abord d'avoir une idée générale de ce qu'est cette fraternité. Toutefois, point nécessaire pour cela de sa rendre au Tibet, car, en appliquant la loi de l'analogie,nous pouvons obtenir une vue d'ensemble parfaitement exacte.
Nous connaissons également des fraternités de religion naturelle en Occident, qui disposent de milliers de foyers et d'autant de prêtres, célébrant et accomplissant des rites magiques. L'image générale que nous obtenons d'après leur comportement fait découvrir toute la gradation "dialectique" des magies : blanche, grise et noire.
Ce qui caractérise un homme de cette nature est qu'en vertu de son existence, il sert ce monde et est obligé de le servir, soit du côté du bien, soit du côté du mal, ou dans un mélange confus de ces deux aspects. En étudiant attentivement l'être humain, nous découvrons que, quel que soit l'endroit où se trouve le point principal dans cet être, ce mélange de bon et de mauvais est toujours présent, bien qu'il puisse être profondément caché. Ceci est une nécessité fondamentale, biologique, une loi de la nature que Paul a exprimée par ces mots : "Le bien que je désire faire, je ne le fais pas, mais le mal que je ne désire pas, je le fais". La lutte pour le bien, dans ce monde, découle de la résistance naturelle au mal ; c'est là une des réalités les plus cruelles de la " dialectique ". Bien que les gens tentent de cacher ce fait derrière des phrases et des mots, personne ne peut être bon sans mal et vice-versa ; même la créature la plus criminelle a des inclinations et des qualités qui tendent vers le bien. Quiconque, considérant cela superficiellement, le nierait, devrait penser aux paroles du Christ : " Que celui d'entrer vous qui est sans péché lui jette la pierre le premier "
L'humanitarisme lui-même, n'est pas exempt de l'un des éléments les plus déterminants de l'égoïsme : l'égocentrisme. Celui-ci trace toute la voie, du blanc au noir. Nous allons vous le démontrer.
Il existe au Tibet, un groupe qui, bien que totalement ancré à la terre, se réclame du nom de Shamballa. C'est là une erreur capitale, exactement comme en Occident, où un grand nombre de communautés religieuses naturelles, se réclament du Christ.
Ce groupe tibétain de SHAMBALLA donne de temps à autre, des conférences que l'on peut assimiler à des réunions de prière qui durent plusieurs jours. De telles pratiques s'exercent également en Occident. Au cours de ces rencontres, des pensées d'amour et de bonté "dialectiques", diversement nuancées, sont rayonnées sur le monde entier. Mais tout cela n'a pas plus de valeur qu'une tentative d'épuiser avec un seau toute l'eau de l'océan; car l'immense foule de prêtres lamaïstiques y joue simultanément toute sa gamme d'activités "dialectiques" et ceci par le truchement de créatures qui, animées d'honorables intentions, croient bien faire. Seul, un groupe restreint connaît le but réel de cette mise en scène et n'en ignore pas les auteurs.
L'ensemble de la vie "dialectique" est une existence SHAM, une illusion, une irréalité. Dans cette vie SHAM existent diverses gammes d'illusions. Les influences que vous recevez correspondent exactement à l'état d'illusion particulier qui est le vôtre. Supposons que vous soyez du type humaniste, vous ne serez pas touché, dans ce cas, par les mots et les impulsions qui s'adressent à un autre type humain. Vous manifesteriez immédiatement une résistance. Ceci est le cas de tous les types d'hommes, sans exception, tels que : religieux, occultes, matérialistes, scientifiques, etc. ...
L'on peut dire avec certitude que, lorsque l'une ou l'autre de ces puissantes fraternités mondiales désire exercer son influence et son pouvoir sur le monde et le genre humain tout entiers, elle doit être à même d'influencer avec succès, toutes les formes de l'illusion. Vous serez donc en mesure d'en déduire aisément que tous les efforts déployés dans ce monde et ce chœur de voix et de tendances apparemment discordantes, prises dans leur sens le plus profond, dérivent d'une source commune, car toutes les impulsions se réfèrent à ce monde, à ce cosmos, à cette nature, à cet homme, à notre moi ; elles se heurtent à toutes les possibilités qui s'y trouvent contenues et qui doivent être libérées par l'évolution ; en outre, elles suggèrent que grâce à la bonne volonté et à l'effort positif de tous, grâce à un dur travail et une certaine dose d'auto-sacrifice, et grâce à l'amour mutuel, ou avec l'aide de Notre Seigneur bien-aimé, toutes choses peuvent rentrer dans l'ordre en un laps de temps fort bref. A la seule condition que nous coopérions convenablement et nous tendions la main les uns les autres, tout ira bien !
Des chants de ce genre, ne provenant certes pas des Lohans, concourent à maintenir l'illusion et sont émis en permanence sur une gamme de tons dont le volume ne cesse d'augmenter, car une grande frayeur et une crainte pour la vie animent bien ceux qui se tiennent à l'arrière plan et tirent les ficelles de ce jeu de pantins. Les temps sont en effet révolus, et cette période de la vie du monde va à sa fin. Alors que la nuit cosmique commence à s'étendre sur le monde et l'humanité, notre sphère de vie collective et individuelle se trouve empoisonnée par l'afflux de ces chants magiques naturels. Le genre humain tout entier est subjugué à son insu, par ce subtil et démoniaque poison.
Nous voudrions vous rappeler, une fois encore, ce que nous avons dit au sujet de la réaction en chaîne au sein du processus de révélation alchimique de la nature, processus dans lequel nous sommes engrenés, auquel nous participons automatiquement par le truchement de notre corporéité. Saisie par l'illusion et née de l'illusion, notre âme pense par clichés ou se livre à des spéculations excessives. La même observation s'applique à notre vouloir, à nos aspirations et à nos actes. La réaction en chaîne prenant naissance dans l'éther-réflecteur et aboutissant dans l'éther-chimique, engendre le mouvement continu de tout ce qui avait été mis en action dans l'éther-réflecteur, jusqu'aux formes en question ; tout cela – répétons-le – s'effectue de manière automatique. Les facultés de notre appareil sensoriel y sont pleinement accordées. Notre système nerveux en majeure partie, afin d'empêcher toute déviation, fonctionne lui aussi, automatiquement, car, comme vous le savez, le système nerveux sympathique échappe au contrôle de notre volonté. Enfin, les sécrétions internes constituent, pour leur part, un système d'antennes recevant non seulement des impressions, mais aussi des forces et des mélanges.
Dans la vie ordinaire, certaines usines produisent des articles semi-fabriqués, utilisés par d'autres usines qui livrent des articles finis. Or, dans notre processus individuel septuple, alchimique, de révélation et de transmutation de la force en matière, l'humanité vit presque exclusivement de produits semi-finis ; autrement dit, elle vit au moyen de mélanges d'éthers, préparés selon des recettes parfaitement élaborées. Des aliments existent pour chaque catégorie d'illusion. Scientifiquement préparés d'avance, il suffit de les avaler.
Nous avons déjà mentionné que l'être "dialectique" ordinaire est incapable de contrôler lui-même, le processus alchimique septuple, car une loi de la nature ne le lui permet pas. Si c'était possible, chacun créerait son propre monde et sa propre sphère de vie, au sens absolu du terme ; et le cosmos disparaîtrait dans une violente déflagration. Mais, au moyen d'exercices occultes, il devient possible de développer une hyper-capacité à l'aide de laquelle ce contrôle pourrait, en partie, prendre forme. Une telle possibilité est exploitée par la fraternité lamaïstique afin de maintenir le genre humain et le monde dans les limites du schéma de révélation "dialectique", ceci pour être on mesure de conserver intacte, sa propre existence.
De quelle manière cela s'accomplit-il ? La vie "dialectique" comporte une inclination naturelle à commettre automatiquement le suicide. Une disposition si essentiellement contraire à la nature appelle fatalement un processus de dissolution naturelle et de destruction. Toute illusion entraîne, au bout d'un certain temps l'explosion. C'est pourquoi la chute humaine, dans un état contraire à la nature, constituait dès l'origine, un stade transitoire, une course en forme de spirale descendante conduisant irrémédiablement et à nouveau, vers la liberté et la résurrection futures, pourvues d'une somme nécessaire d'expériences utiles. Sous l'effet de cette magie, notre existence dans le champ de vie naturel est devenue une triste et sombre prison.
Par cette magie, le Tibet essaie donc d'alimenter l'illusion de l'homme, le maintenant dans un état de souffrance et de misère et lui apportant, an guise de consolation, les aspects séduisants d'une pseudo-culture. L'ensemble de l'humanité, avec ses infinies nuances, subit cette magie.
Les pensées sont des forces qui revêtent une forme ; comme telles, ce sont des produits semi-finis, composés éthériques de toutes natures.
Lorsque les pensées trouvent leur expression dans un livre ou un exposé, devenant ensuite des objets susceptibles d' accaparer votre attention, vous entrez en contact avec les produits semi-finis de leur auteur et vos pensées se trouvent accordées pour les assimiler. Lorsqu'une certaine conformité existe entre votre manière de penser et celle de l'écrivain, vous absorbez le produit semi-fini ; il pénètre alors dans votre champ respiratoire,votre aura, et exerce son influence sur votre système vital. Celui-ci se trouve alors accordé comme un diapason sur une longueur d'onde déterminée, l'onde des pensées transmises, et votre sang y est relié. L'auteur de ces pensées n'a plus besoin, dès lors, d'écrire un livre ou un article ; il n'a plus besoin de s'adresser à un auditoire, afin de vous influencer. Il lui suffira d'émettre, de temps à autre, des pensées exactement accordées à votre type réceptif, conforme à votre illusion. Vous restez ainsi enchaînés à la rotation de la roue.
La raison pour laquelle nous vous parlons de la redoutable imitation lamaïstique de la méthode de sauvetage des Lohans, vous apparaît-elle à présent avec suffisamment de clarté ? Avez-vous saisi le fait que la Science Sacrée de l’Œuvre Divine d'Amour accomplie par les Lohans en un auto-sacrifice permanent pour la libération de l'humanité, est imitée par le lamaïsme afin d'opprimer cette même humanité ?
A partir de son puissant foyer situé sur le TOIT du MONDE la plus formidable usine de produits semi-finis imaginable la fraternité lamaïstique, jour après jour et nuit après nuit, émet des faisceaux rayonnants de pensées sur l'ensemble de l'humanité. Tous ces faisceaux enchaînent l'humanité à la roue et au renforcement du processus "septuple-dialectique" de maintien de l'ordre naturel non divin. Les lamas tibétains sont tenus d'y contribuer, car ces forces tirent leur origine de la même chaîne septuple et de la même échelle alchimique septuple.
Vous savez peut-être comment, en paroles, par la littérature, l'art ou la science, la psyché de chacun est coulée dans l'un de ces moules innombrables; mais ils ont tous une particularité commune : ils sont, d'heure en heure, de plus en plus étroitement chevillés à la roue de l'illusion. Mais ce que peut-être vous ignorez encore, c'est que toutes ces forces extérieures sont des manifestations de la magie souveraine du TOIT du MONDE !
Après en avoir clairement exposé les "moyens", nous allons expliquer maintenant ce que cette magie est capable d'accomplir.
A la fin de ce chapitre, le lecteur sera en mesure de comprendre que les pensées constituées de mélanges d'éthers, comme produits semi-finis destinés à des buts précis, peuvent non seulement être émises ou irradiées, mais qu' elles accomplissent nécessairement et forcément une action dans l'existence de leurs créateurs eux-mêmes. Ainsi l'intoxication mentale permanente, imposée à l'humanité, produit-elle une formidable auto-intoxication parmi ces magiciens. Autrement dit : le destin d'être lié, infligé à l'humanité, devient - ipso facto - le sort de la fraternité lamaïstique. Toute cette immense misère du genre humain ainsi créée atteint en retour, ceux qui la provoquent... et ceci, parce qui il n'est pas possible de faire marche arrière sur ce chemin fatal. La crainte et l'instinct d'auto-défense obligent la fraternité lamaïstique à continuer son œuvre, à se efforcer de créer une culture, à élever l'humanité, à conduire le monde à un niveau supérieur, à donner au genre humain une "évolution plus marquée". C'est pourquoi ladite fraternité doit, au moyen d'une activité puissante et incessante, s'efforcer de gagner la bataille contre une plus haute compréhension qui permettrait aux hommes de percer le secret de ses intentions. C'est aussi la raison pour laquelle cette fraternité désire quelque chose d'impossible qui s'oppose à la loi de la nature : elle veut que l'humanité, appartenant à cette nature, atteigne le plan super-humain. La fraternité lamaïstique, poursuit, à cette fin, une destinée telle que l'a dépeinte NIETZSCHE, dans son "Zarathoustra" et, finalement, au paroxysme de la fureur elle sera obligée de s'écrier avec désespoir: " Ô CHRIST, la Victoire, malgré tout, est Tienne " !
Il devient ainsi tout à fait clair que l'humanité entière se trouve an danger permanent à cause de la course du destin, découlant de ce spasme d'auto-défense organisée.
IV LA METHODE LAMAÏSTIQUE DE DOMINATION DU MONDE (Suite)
Les réflexions qui précèdent nous feront mieux comprendre que l'application de la magie, dans la vie dialectique, n'est possible que dans le cadre du schéma de manifestation terrestre septuple. Comme nous l'avons justement dit, le mage peut agir par le moyen :
 
- des solides,
- des liquides,
- des gaz,
- de l'éther-chimique,
- de l'éther-vital,
- de l'éther-lumineux,
- de l'éther-réflecteur.
L'éther-réflecteur est la matière première la plus importante, car elle contient toutes les possibilités de manifestation de la forme. Ainsi tous les éléments de densité plus accentuée y sont des mélanges de substance originelle.
La substance originelle est extrêmement ténue. Elle se situe à la limite de la perception humaine. On parle d'éther-réflecteur car cette substance possède antre autres, la faculté de retenir et de réfléchir les idées. Cette qualité est dès lors utilisée par la fraternité lamaïstique pour assurer sa mainmise sur l'humanité.
Les quatre éthers ont des tracés bien définis, le long desquels ils se déplacent. Or, à certaines heures, et sous certaines constellations planétaires, les courants en question se déplacent vigoureusement de l'Est vers l'Ouest. En outre, certaines heures et l'influence des constellations correspondantes, se révèlent être plus propices que d'autres pour graver les idées dans l'éther réflecteur. Pendant ces moments spécialement favorables à l'effet de conduction, des courants d'idées de toutes espèces se propagent à grande vitesse à partir du TOIT du MONDE. Ainsi, l'éther-réflecteur est-il imprégné de certaines idées et, contaminé de la sorte, il répand une atmosphère déterminée pratiquement à travers le monde entier.
Les différents centres du cerveau de l'homme, principalement la glande pinéale, sont sensibles à l'influence de cet éther-réflecteur. Il peut donc être dit avec certitude, que toutes les idées dont l'éther-réflecteur est imprégné, sont "photographiées" par le cerveau des hommes sensibles à ce genre de phénomènes.
Si vous possédez quelque notion quant au fonctionnement de la télévision, vous n'ignorez pas que les images étant composées de quelques segments ou d'un grand nombre de segments, images de fine ou de grossière texture, peuvent être transmises à distance. De la même manière, les images transmises vers le cerveau humain, par le canal de l'éther-réflecteur, peuvent être distinguées et classées en images à vibration élevée pour les cerveaux cultivés, et à une vitesse plus lente pour les cerveaux moins raffinés et incultes. Ces images peuvent être transmises directement aux sens, à l'inclination et aux instincts de l'homme, mais elles peuvent aussi présenter un caractère religieux, occulte, humain ou plus général.
Lorsque l'esprit humain est touché par ce genre d'impression, celle-ci se trouve transmise, dans la majorité des cas, à notre conscience. Si l'impression s'harmonise avec le type de notre illusion, nous y répondons par des pensées réfléchies. Autrement dit, nous projetons alternativement vers l'éther-réflecteur, nos réactions à l'impulsion reçue ; donc, lorsque le courant retourne vers ses émetteurs d'origine, il est possible de vérifier, par des moyens techniques occultes, quel a été le résultat du rayonnement émis.
Une fois le contact établi de la manière décrite, le processus d'influence continue. On dit parfois d'un tel : " qu'il s'échauffe " à.propos d'une idée ; or, cet "échauffement" se produit bien en réalité car, lorsque la pensée imprègne notre cerveau et atteint notre conscience, elle touche en même temps notre sang et y engendre une certaine chaleur. Il faut voir là, l'activité de l'éther-lumière qui, en se manifestant dans le sang, fait de l'homme une source indépendante de chaleur. C'est également l'éther-lumière qui rend possible le fonctionnement ordinaire des organes des sens, tels que : la vue, l'ouïe, le goût, l'odorat et le toucher. L’œil est, lui aussi, conservé par les forces de l'éther-lumière.
Vous pouvez à présent comprendre ce qui se passe. Lorsque, d'après les résultats, il devient clair que la première activité dans l'éther-réflecteur a été couronnée de succès et que beaucoup de pantins ont été contaminés par l'idée transmise, la fraternité lamaïstique poursuit son œuvre. Au moyen de rituels savamment élaborés, une liaison est établie par les ondes de l'éther-lumière. Ces rites sont répétés journellement, à plusieurs reprises, dans des milliers de monastères et de temples. Cet éther-lumière est produit au moyen de danses magiques, de musique, de mantrams, d'encens et de concentration. Dès que le courant "passe", il est dirigé d'Est en Ouest, de la même manière que précédemment. Ce courant va tout naturellement viser ceux qui ont déjà reçu le premier branchement, selon la loi d'attraction des forces égales. Simultanément, la première activité mentale est répétée avec une grande énergie, car la répétition, la répétition incessante, une continuation ininterrompue du bombardement est l'une des armes les plus puissantes de l'occultisme.
Nous pouvons, maintenant, voir avec précision, ce qu'il en est. Si l'homme était laissé a ses propres dispositifs, en tant qu'être faisant partie d'une masse, comme une bête dans un troupeau, alors l'impulsion mentale disparaîtrait rapidement. Mais l'impulsion étant inlassablement répétée et accompagnée par un flux d'éther-lumière injecté avec un tel résultat que certains hommes " s'échauffent " littéralement, on voit la conséquence de l'impulsion qu'ils subissent. Autrement dit : au moyen de la projection de l'idée et de l'injection d'éther-lumière, tout le système tête-cœur (la partie la plus importante de notre corporéité, en dehors de notre conscience) se trouve emprisonné.
L'idée tout entière des émetteurs circule désormais dans le sang et s'y "échauffe", ce dernier devenant aussitôt mobile et très actif. " S'échauffer a propos d'une idée signifie que le penser a été accroché par l'idée ". " Avoir le cœur chaud à l'ouvrage implique que le cœur est dans le même état ". La conséquence de ces deux états est que toute la perception de l'homme et le fonctionnement de ses sens sont instinctivement accordés à l'idée transmise, car l'éther-lumière produit et alimente notre sens de la vue, non seulement physiologiquement, mais aussi psychologiquement. Être sensible aux impulsions magiques de l'éther-lumière signifie en vérité, que nos mains et nos pieds sont attachés que notre vue est déviée de la réalité et entièrement accordés aux intentions du but qui nous est imposé par la force dont nous subissons l'influence.
Nous sommes alors dégradés jusqu'à devenir ce que l'on nous demande ; nous voici des animaux humains dressés comme des chiens policiers.
Lorsqu'un homme est atteint par l'injection d'éther-lumière causée tout d'abord par la magie du temple, le processus se développe à une vitesse supersonique. Dans ces cas-là, les impulsions d'éther-vital et d'éther-chimique ne sont généralement plus nécessaires. Conseils et directives sont suffisants. Ceux-ci sont fournis à l'homme par des créatures de second plan, apparaissant en tant qu'autorités, porte-paroles, écrivains, ou travaillant dans leurs paroisses. L'appareillage cérébro-sensoriel magiquement conditionné de l'homme, réagira alors suivant les directives et les conseils reçus, croyant qu'il le fait selon sa propre volonté et ses propres impulsions. Et réalité, il accomplit tel un automate, tout ce qui est exigé de lui, depuis le TOIT du MONDE.
L'éther-vital contrôle la propagation de l'espèce et supervise les énergies de propagation. Vous savez que la théologie et la philosophie de la morale indiquent à l'homme comment il doit vivre et travailler en vue de la propagation de l'espèce. Or si vous pouvez observer les choses de plus haut, et non du seul point-de-vue biologique, vous comprendrez, d'après ce qui précède, que lorsque notre vue est paralysée par ces injections d'éther-vital, il suffit de détenir quelque pauvre autorité conforme à notre état visionnaire artificiellement réveillé, afin que soit "dynamisé" et "maintenu" comme il convient le processus d'adhérence. Nais répondons dès lors à l'extension et la propagation de ce ope nous pensons être nos idées, nos sensations et nos appréhensions, ou bien nous désignons autrui pour le faire. Un instinct de propagation se répand sur nous, réveillé et nourri par les flux de l'éther-vital, attiré par nos propres réactions. Cet instinct de propagation est un instinct de conservation et, du point-de-vue psychologique, se démontre essentiellement sexuel, conservateur, primitif et tenace.
Nous sommes littéralement devenus esclaves et, d'en bas,nous propageons exactement ce qu'il nous a été ordonné de propager à la suite de l'activité primaire, provenant de l'extérieur, qui nous a touchés. La chaîne est bouclée. Pour assurer une plus grande sûreté, l'autorité garde l’œil vigilant et surveille l'état de l'éther-chimique, ce qui nous permet de puiser de la nourriture et de décider de la qualité des aliments qui nous sont nécessaires tel ou tel moment. Grâce au type de nourriture prescrite par l'autorité et à l'usage de narcotiques, l'état existentiel de l'homme se trouve confiné à un cercle étroit. Car, en réalité, la valeur de la nourriture est déterminée non pas selon son origine (c'est-à-dire d'un règne quelconque de la nature), mais en fonction de la qualité des éthers-chimiques respectifs, présents dans les mélanges sans nombre, ainsi que des différentes huiles-éthers.
Dès lors, la fraternité lamaïstique n'a plus qu'une seule préoccupation : veiller à ce que l'éther-chimique suspendu au dessus de nos régions soit d'une qualité spécifique. Les animaux, les plantes et les fruits contenant de cet éther, et ces produits nous servant de nourriture ou étant absorbés par notre organisme d'une autre manière, le succès escompté par la fraternité précitée se trouve ainsi assuré.
Vous savez que certaines nations s'accroissent, tandis que d'autres se déciment rapidement. La cause de ce phénomène réside dans la stratégie occulte qui amène à l'état désiré le champ d'éther-vital au dessus des pays en question.
Il convient d'être concis, en dépit de tout ce que nous pourrions encore vous dire. Précisons pourtant la raison du célibat imposé aux prêtres subordonnés à l'ordre des "bonnets jaunes" et à d'autres ordres religieux du même type, exerçant leur activité dans ce monde. Contrairement à ce que l'on pourrait supposer, ce ne sont point les motifs de chasteté, ni ceux d'un développement plus élaboré qui prédominent. Lorsque les fonctions de l'éther-vital sont supprimées par force, une poussée accrue de l'instinct de procréation s'éveille, mais qui se manifeste d'une manière inattendue. L'hystérie fanatique d'un zèle converti crée un état qui peut inciter les entités considérées à commettre n'importe quoi. La frénésie de persécution religieuse a été déchaînée de cette manière et a, maintes fois, fait couler le sang à flots. Voilà pourquoi des concentrations d'éther-vital ont été injectées aux volontaires du célibat forcé. Sans cette condition, les résultats escomptés n'eussent pas été possibles. Une telle frénésie étant dangereusement contagieuse, un seul fanatique est en mesure d'entraîner tout un groupe d'exaltés à des actions inconsidérées ; c'est là, un processus où la sexualité joue un grand rôle.
Nous venons de vous donner un bref aperçu de la funeste imitation que fait le lamaïsme de l’œuvre de sauvetage assurée par les Lohans. Nous voudrions conclure en disant que la crise qui secoue notre époque et le cours naturel des choses dans les royaumes terrestres vont engendrer une résistance contre la magie des lamas qui est en voie d'atteindre le point culminant de sa puissance.
Ceci annonce le commencement de son déclin et de son processus de désintégration.
V CONCLUSIONS ET REFLEXIONS

L'humanité se trouve à l'aube d'une ère entièrement nouvelle du développemsnt de la révolution cosmique, spirituelle et atmosphérique, dans laquelle nous sommes entrés depuis quelques années.
Les exposés qui précèdent ont permis de se rendre compte de l'influence que détient le Tibet, en tant que catalyseur des forces liées à la terre, et combien ces forces tiennent enchaînés le monde et l'humanité dans le chagrin et la peine. Or, avec l'évolution des choses, cette place forte est attaquée, à la suite de quoi la concentration des forces qui nous entravent est réduite à néant au cours d'un processus qui aura d'importantes et nombreuses conséquences.
Il est évident que la fraternité lamaïstique tentera de regrouper les forces dispersées, tentative qui entraînera inéluctablement une production intensive des forces-éthers.
La sphère chimique du monde matériel est peuplée par différentes formes de vie ; il en est de même en ce qui concerne le monde de l'au-delà. Cette lutte formidable pour l'existence adoptera de plus en plus le caractère d'un camp d'auto-défense. La fraternité lamaïstique, au moyen de la magie, essayera d'accroître artificiellement, jusqu'à une chaleur de fièvre, la tension orageuse des nerfs qui a prédominé dans le monde pendant si longtemps, afin d'inciter l'humanité à des actions abjectes qui seront ensuite amèrement regrettées.
Si cette tentative échoue - comme nous l'espérons et le croyons - il se développera au sein de la fraternité lamaïstique un état de crise qui provoquera des actes désespérés. Ceux-ci se manifesteront par des phénomènes ignés violents dans l'atmosphère, résultant de la formidable contrainte de volonté des magiciens qui imposent leurs impératifs à l'humanité.
Nous vous avons expliqué de quelle manière les idées peuvent être greffées sur l'éther-réflecteur ; nous voudrions, à présent, vous dire comment ce travail est effectué parla fraternité Iamaïstique.
 
Nous aussi, nous gravons sans cesse, mais sans aucune contrainte, nos pensées sur l'éther-réflecteur. Toutefois, notre activité - le plus souvent incontrôlée - de la pensée n'a pas d'influence aussi forte que celle décrite plus haut. Les magiciens-lamas accomplissent leur œuvre au moyen de la concentration consciente de la volonté. Les idées à transmettre sont incorporées à l'éther aussi solidement que possible à l'aide de la volonté et dirigées vers le but assigné. La volonté est un feu dévorant. La volonté est la force magique la plus remarquable qui existe chez l'homme. La volonté d'un homme est sa capacité la plus puissante, surtout pour œuvrer dans l'éther-réflecteur, ce qui la rend dangereuse en ce sens qu'elle risque d'échapper à notre contrôle.
N'est-ce pas là le cas le plus fréquent pour nous ? Combien de nuisance, causée bien souvent par manque de contrôle de soi !
 
Mais s'il est vrai que la volonté et sa magie sont soumises à des lois bien définies, elles n'en sont pas moins limitées par les lois naturelles. Ainsi, l'éther-réflecteur étant un feu cosmique, il peut être forcé par la magie de la volonté. La conséquence en sera une réaction en chaîne de divers phénomènes ignés dans l'atmosphère, décrits dans les mythes comme l'attaque de milliers de salamandres, entités qui demeurent dans l'éther-réflecteur et dans l'éther-lumière.
Ce feu modifie à son tour la composition de l'atmosphère, appelant de la part de l'humanité des réactions très particulières. Les échanges cosmiques seront perturbés. L'intérieur de la terre vomira du feu et des flammes, et bien d'autres évènements encore surgiront, qui ne peuvent être mentionnés dans la cadre de cet exposé.
Tout ce qui vient d'être dit peut faire naître bien des questions ! Comment est-il possible que la fraternité lamaïstique, faisant preuve d'une telle intelligence, se permette de pousser les choses aussi loin ? Sans doute, cette fraternité connaît-elle mieux que quiconque, les conséquences du viol des lois naturelles.
Qu'est-ce donc qui peut provoquer chez ces magiciens une telle panique ? Ils ne craignent sûrement pas les Lohans, puisque ce groupe de serviteurs de Dieu ne se venge point et ne recherche aucun conflit.
Non ! La fraternité des lamas est remplie de crainte mortelle, à cause d'une autre fraternité à la magie très puissante, qui, selon l'accomplissement des destinées de l'Univers, est guidée dans ses activités par une attitude et un but fort différents. C'est également une fraternité de nature dialectique pure, mais qui, répandant l'idée d'une paix absolue, oppose un contraste total par rapport aux Impulsions lamaïstiques de peur, de chaos et de pensées belliqueuses. Alors que les impulsions gravées dans l'éther par la fraternité lamaïstique se déplacent d'Est on Ouest, l'autre fraternité dirige ses flux de puissance suivant l'axe Nord-Sud, avec des résultats tout à fait contraires.
Soulignons avec force, que cette fraternité qui a déterré la hache de guerre contre son ennemi lamaïstique, ne présente aucun caractère commun avec l'Ordre des Lohans. Son apparition est la conséquence d'une loi naturelle qui gouverne les domaines de vie terrestres ; toute action entraîne une réaction; une force qui se concentre déclenche une contre-force.
Notre propos n'est pas de développer ici plus en détail ce que l'on doit penser de cette mystérieuse contre-force tant redoutée des lamas, cet exposé n'a qu'un but : jeter un peu de lumière sur la réalité affolante du Tibet des lamas, contribuant ainsi à l'urgente et nécessaire compréhension des raisons profondes qui entravent le réveil et l'auto-libération du genre humain, empêtré dans les liens des ténèbres, du chagrin et de l'épuisement.
Ceux qui, dans une certaine mesure, réalisent l'emprise profondément tragique de tout cela, et qui, conscients de plus en plus de leur responsabilité, désirent secouer le joug de cette néfaste influence, afin de pouvoir contribuer à l’œuvre immense de libération du genre humain - ceux-là montrent le Chemin de Liberté, la seule Voie menant à la libération réelle de l'homme. Cette Voie reste ouverte et accueillante à tous ceux qui souhaitent saisir la main que leur tend la Fraternité Universelle du Royaume Immuable.
Jan van Rijckenborgh
Publicité
6 novembre 2011

La RFID arrive dans les produits alimentaires.

 nanote10

La RFID arrive dans les produits alimentaires.

Un système appelé “Nutri-Smart» est en cours de développement. Il permettra à une puce RFID d’être insérée dans les aliments pour suivre les circuits de distribution alimentaire , en insérant des données de programmation des aliments dans la puce, de sorte que les consommateurs sachent ce qu’ils mangent, officiellement donc, pour des questions de traçabilité…

Après les gadgets et autres accessoires du quotidien, les tags RFID pourraient bien atterrir prochainement dans nos assiettes : c’est en tout cas un projet sur lequel travaille Hannes Harms, un élève ingénieur du Royal College of Art de Londres. Le concept, nommé NutriSmart, a des ambitions principalement diététiques.

Poser un aliment sur une assiette dotée d’un capteur RFID, puis lire des indications sur sa composition sur un ordinateur connecté : tel est le principe de base de NutriSmart, le projet conçu par un étudiant anglais nommé Hannes Harms. L’objectif : fournir au consommateur des informations sur la composition de l’aliment (dont l’apport nutritionnel) et offrir une traçabilité renforcée, en indiquant même le nombre de kilomètres parcourus par le produit avant d’arriver dans l’assiette.

Des ambitions nutritives et diététiques que Hannes Harms complète par un panel de possibilité plus technologique, comme la reconnaissance des aliments par un réfrigérateur équipé de capteurs, permettant par exemple de détecter la nourriture périmée. L’étudiant présente également un prototype de support intelligent capable de signaler au consommateur si l’aliment contient des éléments auxquels il est allergique.

NutriSmart n’est pour le moment qu’un concept : dans la vidéo de présentation de son projet, Hannes Harms ne s’attarde pas, par exemple, sur la façon dont le tag RFID est intégré à la nourriture. Reste que le projet est intéressant et pourrait potentiellement intéresser l’industrie de l’agro-alimentaire, ainsi que les fabriquant d’électroménager… En attendant, il faudra se faire à l’idée de manger de la nourriture traçable.

Le système serait en mesure non seulement de vous donner de données nutritionnelles sur les aliments que vous vous apprêtez à consommer, mais capable de vous dire aussi tout ce que vous avez manger. Bien que cela puisse être de bonnes nouvelles pour les diabétiques, les personnes atteintes de graves allergies alimentaire, il a aussi des applications en dehors de la médecine.

Un réfrigérateur bien équipé doit être en mesure de donner à l’utilisateur un coup d’oeil à tout ce que la boîte contient, et quand il va se trouver mal.

Le système peut également être couplé avec une “plaque Smart”, qui permettrait au lecteur embarqué dans le plat pour vous parler de l’information et de la nutrition calorique sur ce que vous mangez. Les données peuvent ensuite être envoyé à votre téléphone portable, via une connexion Bluetooth.

Aucun mot encore sur ce qui arrive aux balises lorsque vous avez terminé avec eux.

Mais les critiques disent que ceci n’est qu’une étape supplémentaire vers la société décrite par Orwell dans 1984 où les autorités utilisent des moyens de surveillance des aliments, des médicaments ou de l’apport en vitamine pour chaque personne et déterminent ainsi si le consommateur est respectueux du “Codex Alimentarius”, ou des prescriptions du médecin…

c'est ainsi un bon moyen de vous traçer à votre insu ,comme du simple bétail.....

Souce : naturalnews.com –

4 septembre 2011

La mondialisation des événements sportifs participe a la réalisation du plan NWO.

relai-torche-olympiqueUne des stratégies les plus efficaces de Satan pour instaurer ce "monde uni" est la mondialisation des événements sportifs, et les Jeux Olympiques sont le fer de lance de ce programme. Le sport élève les participants au-dessus des questions politiques et raciales ; il déchaîne de puissantes émotions, et fournit aux spectateurs, dans le monde entier, des occasions de communier dans un climat de grande ferveur. Si l'on veut promouvoir une cause (sans toutefois s'embarrasser de l'amour de la vérité) il est beaucoup plus efficace de susciter d'intenses émotions collectives que d'avancer des arguments rationnels, aussi inattaquables soient-ils ! Allen Neuharth écrit : "Le sport permet de transcender la politique et les questions ethniques. Il réalise l'unité du monde… L'esprit de compétition, qui nous fait aimer le sport, se porte bien, même dans les régions les plus pauvres et les moins connues du globe. Avec un degré d'engagement et une compétence incroyables, nous courons, marchons, sautons,…nageons et lançons des objets, sur toute la surface de la planète : dans les montagnes, dans les grandes métropoles, au sein des équipes et des tribus. Le sport est bien autre chose qu'un divertissement ; il est une passion, un mode de vie." (Extrait de "Nearly One World", Un monde presque uni, Ed. Today Books, Doubleday, 666, 5e Avenue, New York, 1989, pp. 24 & 25.)

Neuharth analyse ensuite les effets du sport mondialisé. Pour les petits pays, les compétitions sportives sont l'occasion de se faire connaître et respecter dans le monde entier ; elles sont aussi un moyen de cultiver la fierté nationale. Beaucoup de peuples sont prêts à fermer les yeux sur les manquements de leur gouvernement sur le plan économique, s'ils estiment qu'il a fait le nécessaire pour que des champions nationaux ramènent des médailles. "C'est incontestable, écrit Neuharth. Peu de facteurs sont plus efficaces, pour promouvoir l'unité, que la flamme olympique, la gloire, et les drapeaux flottant sur les Jeux."

Cette unité-là se fonde sur le feu de paille des émotions fortes, sur les coups de cœur collectifs, et sur une fausse identification personnelle ou nationale à des idoles masculines ou féminines. En fait, après avoir été encensées et portées au pinacle, les jeunes vedettes deviennent souvent un véritable sacrifice humain offert aux "dieux du stade" et au mythe du "progrès" à la Darwin. Beaucoup subissent des dommages physiques à brève échéance, parce que l'organisme humain n'est pas fait pour améliorer encore et sans cesse ses performances, pour supporter autant de pressions afin de gagner un centième de seconde de plus, ici ou là… Les blessures se produisent à un rythme alarmant. D'autres encore sont détruits psychologiquement. Par ailleurs, quoiqu'on dise, beaucoup sont poussés à "se doper" en cachette, donc à brûler la chandelle par les deux bouts.

Les trois symboles olympiques relèvent de la spiritualité païenne. Ce sont les anneaux olympiques, la flamme, et la colombe. Il est intéressant de remarquer que le chiffre trois a une valeur toute particulière pour le païen, et qu'il fait même l'objet d'un culte. Elizabeth Van Buren explique dans son ouvrage "The Secret of the Illuminati" que ce chiffre représente la trinité païenne, composée du Père, de la Mère, et du Fils. C'est un chiffre parfait.

1°) On a dit que les anneaux olympiques symbolisaient une des épreuves de gymnastique ; mais ce sont, en fait, des cercles. Pour l'occultiste, le cercle représente le chiffre zéro, "symbole de l'infini, et d'un univers sans limites", selon Héléna Blavatsky, dans son ouvrage "Isis dévoilée". C'est aussi une représentation de l'éternité, et du bonheur de celui qui est "né de nouveau" grâce à ses propres efforts dans une discipline occulte : c'est ainsi que l'occultiste conçoit le salut. Pourquoi ces cercles sont-ils au nombre de cinq ? Pas seulement parce qu'il existe cinq continents. Le chiffre cinq représente l'étoile à cinq branches ou pentagramme. Wynn Westcott, dans son ouvrage "The Occult Power of Numbers" (Le pouvoir occulte des nombres) souligne que le cinq représente l'illumination spirituelle, qui permet d'unir le nombre pair (le deux) au nombre impair (le trois). Le but des Jeux Olympiques n'est-il pas, justement, d'unir tous les peuples de la terre, sans considération de race, de croyance, ni d'opinion politique ? De plus, ces cercles sont entrelacés, ce qui symbolise l'interdépendance de toutes les races du monde et constitue un autre thème essentiel de la pensée du Nouvel Age.

2°) La flamme olympique est aussi un symbole occulte. Elle tire son origine de rites antiques et même de sacrifices humains. Dans son ouvrage "The Spear of Destiny" (La lance de la destinée), Trevor Ravenscroft décrit le déroulement des rassemblements hitlériens dans les stades allemands. C'étaient des cérémonies occultes, des rituels satanistes qui se terminaient par une procession, dans laquelle les participants s'approchaient d'une flamme en tous points semblable à la flamme olympique, et s'inclinaient devant elle. Les groupes rock satanistes se servent aussi couramment de la flamme et du feu au cours de leurs concerts.

3°) La Colombe aussi est un symbole franchement occulte La plupart des chrétiens y voient le symbole du Saint Esprit, et passent donc à côté du sens que lui donnent les ésotéristes. Elizabeth Van Buren précise : "la colombe représentait les Energies Cosmiques issues du Centre Mystique du Cosmos. Là s'unissent les manifestations mystiques et scientifiques des Puissances Universelles. Dans les Mystères sacrés, la colombe représentait la deuxième personne de la Trinité ; elle était consacrée à la Déesse. Elle symbolisait la pureté, l'innocence, et aussi la Sagesse." (Op. cit., pp. 135 et 138). Qui donc est le deuxième membre de la trinité païenne ? La mère divine, la déesse. Ainsi, la colombe olympique représente le culte de la déesse. Sous des formes manifestes ou voilées, ce culte connaît un succès sans précédent à l'heure actuelle. Dans "The Secret of the Illuminati", E. Van Buren explique (p. 130) : "La Colombe païenne joue également un autre rôle : elle porte l'hostie païenne de la terre jusque dans le ciel, où elle la dépose sur la pierre céleste de la pureté. Ensuite seulement, la Colombe se transforme en Phénix, cet oiseau qui s'immole dans le feu pour renaître de ses propres cendres." D'après les écrits des occultistes, la future monnaie universelle devrait s'appeler "le phénix". Il est prévu d'en faire une monnaie électronique, avec suppression totale de la monnaie en espèces. Si cela se produit, ce sera la réalisation d'une des prophéties de la Bible.

On voit donc que les Jeux Olympiques actuels sont tout aussi occultes que les Jeux Olympiques de la Grèce antique. Ils permettent également de dépasser les barrières culturelles et linguistiques, ce qui est un atout de taille pour les planificateurs du nouvel ordre mondial. Cependant, ils n'ont lieu que tous les quatre ans. D'autres compétitions sportives internationales jouent un rôle comparable : le hockey, le cyclisme, le basket, le football, le baseball, la gymnastique, et l'athlétisme. Réalisons-nous l'importance du temps d'antenne consacré aux informations sportives par les radios et télévisions tous les jours, plusieurs fois par jour, dans le monde entier ? C'est un véritable bombardement quotidien qui modifie nos échelles de valeurs ! Le sport n'est pas une petite affaire ; il prépare le monde à l'unification politique, économique, et religieuse.

Quelle doit être notre réaction ? Faut-il tenter de s'opposer aux manifestations sportives ? Devrions-nous essayer d'empêcher nos athlètes de prendre part aux Jeux Olympiques ? Nous ne le pensons pas. En elle-même, la pratique du sport ne constitue pas un péché. Il ne nous faut pas perdre de vue, toutefois, que les leaders du nouvel ordre mondial voient dans ces Jeux un puissant facteur d'unité pour le monde. Notre combat contre ce nouvel ordre est d'ordre spirituel. Plus que jamais, il nous faut prier et rendre témoignage. Si un chrétien prend part à ces événements sportifs, il doit saisir cette occasion pour présenter à ceux qui viennent de loin le témoignage de la grâce salvatrice en Jésus-Christ.

En guise de conclusion, évoquons brièvement une anecdote rapportée par un contemporain d'Eric Liddell, un athlète chrétien surnommé "l'Ecossais volant" qui participa aux Jeux de Paris en 1924. (Liddell s'attira les foudres des autorités olympiques en refusant, par respect du "jour du Seigneur", de participer au cent mètres le dimanche 6 juillet 1924 ; puis contre toute attente, il remporta la médaille d'or au quatre cents mètres la semaine suivante.) Par la suite, il devint missionnaire.

Un jour où il devait prêcher au cours d'un culte, quelqu'un lui dit : "Monsieur Liddell, un médaillé olympique comme vous doit souvent prêcher sur 1 Corinthiens 9:24 , n'est-ce pas ? : "Ceux qui courent dans le stade courent tous, mais un seul remporte le prix. Courez de manière à le remporter."

"Oh non, répondit Liddell, et si vraiment il me fallait parler du sport dans une prédication, je m'appuierais plutôt sur Ecclésiaste 9:11, qui dit : "la course n'est pas aux plus agiles…"

_____________________________________________________________

Sources :
"La fabuleuse histoire des Jeux Olympiques", de R. Pariente et G. Lagorce, Editions O.D.I.L., 1984 .

2 septembre 2011

Qui manipule la politique mondiale depuis quatre siècles ?

compagnie de jesus rusty jamesCe groupe qui manipule la politique mondiale depuis quatre siècles a pour nom COMPAGNIE DE JÉSUS

Auteur: Joël Labruyère
Voici une information qui n’a pas encore été révélée de manière explicite. Quelques chercheurs sur le thème des Illuminati ont mentionné ce groupe – dont chacun connaît le nom depuis toujours – mais ils ont contourné l’obstacle. Désinformation ?
À croire que tout le monde parle des Illuminati sans rien en savoir.

En clair, ce groupe qui manipule la politique mondiale depuis quatre siècles a pour nom COMPAGNIE DE JÉSUS. C’est, en réalité, une société secrète dissimulée sous l’apparence d’une congrégation de prêtres.

La Compagnie de Jésus est la société secrète la plus structurée et sans doute la plus active sur la terre. C’est, en tout cas, le seul groupe qui ait réellement des pouvoirs occultes concentrés et efficaces. Cela est ignoré par la plupart des gens qui croient que les Jésuites sont un ordre ecclésiastique dédié à l’éducation de la jeunesse issue de la bourgeoisie. Et il est vrai que nos élites occidentales sont passées par ce moule, mais être un élève des Jésuites ne fait pas de vous un Jésuite. Cela vous marque tout au plus, comme une trace psychique.

Les Jésuites initiés, c’est tout autre chose. Nous ne parlons pas du père jésuite de base, assez sympathique au demeurant, que vous avez pu croiser dans un collège, une organisation sociale ou un centre éducatif. Non, nous parlons des initiés, les Profès du grade du 4ème Vœu. C’est parmi eux que sont recrutés le gratin de la cour luciférienne, les véritables Illuminati.

Les chefs des Illuminati sont des Jésuites d’un grade supérieur ?

Les Illuminati sont de vrais Jésuites et vice-versa. Il ne peut pas en être autrement. Les Jésuites ont fondé le célèbre ordre des Illuminés de Bavière qui est devenu un leurre pour amateur de curiosités initiatiques. Si cet ordre était vraiment une société secrète, vous ne le connaîtriez pas. Car ce qui est vraiment secret demeure secret. Par contre, l’ordre intérieur des Jésuites est une véritable société secrète. Et vous n’en connaissez rien, ni vous, ni aucun soi-disant ésotériste. Lisez les livres d’occultisme et tout ce qui touche aux sociétés secrètes, et vous n’en trouverez tout au plus qu’une timide allusion.

Les gens ont-ils peur d’en parler, ou est-ce parce que cela est si secret que rien n’en transparaît ?

Lorsqu’on explique à des gens qui se gargarisent avec le complot des Illuminati que tout repose sur la société des Jésuites, il y a comme un flottement. Les gens ont été conditionnés à ne voir dans les Jésuites qu’un groupe de prêtres en noir qui rasent les murs. C’est l’image que les Jésuites ont voulu donner, afin qu’en les prenant pour des religieux, au demeurant parfaitement repérables, on ne puisse imaginer à quel point leur duplicité dépasse les normes. Chez eux, tout est paradoxal et extrême. Nous parlons des Jésuites des hauts grades car, encore une fois, les Jésuites de la base ne sont pas initiés aux secrets de l’ordre, quoiqu’ils forment un bataillon de soldats obéissants prêts à remplir n’importe quelle mission. On ne recrute qu’un seul initié sur quarante candidats qui, écoutez bien, ont été préparés pendant quinze ou vingt ans !

Avec eux, le paradoxe est la règle. Les Jésuites se font passer pour des faux-jetons pour comploter à l’aise. Ils sont experts dans de nombreux domaines de pointe. Ils sont pauvres avec les pauvres et riches avec les riches. Mais ils peuvent faire exactement le contraire que ce qu’on les croit occupés à faire. Depuis quatre siècles, ils ont pris à la fois l’Église catholique et la Franc-Maçonnerie en otage pour faire avancer leur grand projet : le Grand Œuvre. Le nouvel ordre mondial est leur invention. Dans cette période de l’âge noir, la destinée des peuples est sous leur contrôle. Aucune révolution ni guerre ne sont déclenchées sans eux. En quatre siècles, ils ont été bannis 73 fois d’à peu près tous les pays, tant ils causaient de zizanies et de problèmes politiques. Mais pour mieux le comprendre, revenons un moment sur leur histoire.

Ignace de Loyola a fondé l’ordre des Jésuites – la Compagnie de Jésus – au XVIe siècle pour en faire une armée théoriquement au service de Rome – je dis bien de Rome et non de l’Église qui devint leur outil de conquête. C’est une super inquisition pour les temps modernes ; une milice pour convertir les peuples ou tout au moins pour ramener les grandes religions mondiales dans le sein de Rome à travers l’œcuménisme, lorsque la conversion s’avère impossible. C’est pourquoi cette société s’appelle Compagnie et que son chef porte le titre de Général. Les fondateurs de la SS s’inspirèrent de l’ordre jésuite, et les services secrets internationaux y ont leurs racines. Mais nous verrons que les nazis ne furent que les marionnettes de leurs parrains bien plus malins.

Au début, il fallait contrer la Réforme de toute urgence, et sauver le Vatican d’une débâcle annoncée. Avec génie, Ignace de Loyola tira profit de cette situation critique pour l’Église afin de se placer en tant que défenseur de la Foi contre les « parpaillots et les hérétiques » contre lesquels les Dominicains semblaient incapables de lutter.

Dès sa fondation, l’ordre se répand sur la terre, d’abord en Inde, puis au Japon et en Chine. De Chine, les Jésuites sont passés au Tibet, sans doute les premiers – et l’on verra l’importance de cette pénétration clandestine. À chaque étape, ils se fondent dans la foule « comme des poissons dans l’eau ». Cette formule de Mao Tsé Toung, fut empruntée aux Jésuites, ses véritables maîtres. Et l’avancée continue durant le XVIIe siècle. Ils apparaissent en Amérique du Sud, en Afrique, et dans tous les pays du monde. En un siècle, ils sont partout, derrière les tentures de tous les palais. À chaque étape, ils s’incrustent profondément dans la culture locale allant jusqu’à se déguiser en sannyasin, en Inde, et en mandarin confucianiste, en Chine. Ils ne s’en cachent d’ailleurs pas car la dissimulation et l’infiltration font partie de leurs devoirs. Sur des gravures chinoises représentant des mandarins aux ongles longs et aux moustaches tombantes, on aurait du mal à identifier des pères jésuites, à moins d’un détail comme ce crucifix volontairement disposé dans un coin du décor. Au Tibet, ils disparaissent dans les lamaseries, mais réapparaissent au XIXe siècle en tant que… maîtres de la Grande Loge Blanche ! Vous avez compris l’astuce ?

Cela n’étonnera que les naïfs qui croient aux contes de fée de la Théosophie façon new age. Comment imaginer que la Grande Loge Orientale soit entre les mains de ceux qui tiennent également le Grand Orient sous leur coupe ? Mais, c’est ainsi. Les Jésuites ont investi le Tibet, et n’en sont jamais repartis.
Vous voyez le topo ? C’est pourquoi aujourd’hui encore, ils financent le bouddhisme tibétain – ils paient directement le salaire des lamas – après avoir lancé la Chine communiste contre le Tibet. Toujours « diviser pour régner ». Car, la Chine est l’une de leurs places fortes, et le communisme est leur cheval de Troie. Tout cela est dit en raccourci, mais le chercheur motivé en découvrira les preuves s’il y consacre un peu d’efforts. Car rien n’est caché lorsqu’on sait lire les livres de propagande sur le lamaïsme, par exemple.

Qui sont ces êtres pour détenir une telle puissance ?

Contrairement à l’immense majorité des êtres humains, ils ont un projet de grande envergure, des moyens financiers et intellectuels considérables, et une discipline de fer. C’est une Gestapo avec des pouvoirs occultes en plus. Imaginez une milice de SS déguisés en prêtres, et qui sévissent depuis quatre siècles, cela doit finir par donner des résultats, n’est-ce pas ? Ils ont un système de développement occulte qui les rend totalement déterminés et obéissants.

Ce système de conditionnement psychique est caché dans le sens ésotérique des Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola qui fut un initié investi par l’esprit de Mars. C’est la conquête du monde derrière le masque de la religion.

Les Jésuites mènent une guerre terrible depuis plusieurs siècles, et tous les conflits ont été directement ou indirectement déclenchés par leur volonté avec le soutien financier de leur généreuse banque, rien moins que l’honorable maison Rothschild. Ce sont les Rothschild qui ont financé les Illuminés de Bavière, et encore les Rothschild qui offrent des cadeaux somptueux aux Jésuites, tel le château de Chantilly. L’origine de la fortune des Jésuites est inconnue, mais si on cherche un peu du côté de la mafia italienne, alors tout s’éclaire, et l’on réalise que les fils d’Ignace de Loyola sont les plus grands trafiquants de drogue et de chair humaine de ce coin du système solaire. Je m’excuse si tout cela sonne un peu comme du David Icke qui voit des reptiliens partout, mais le temps est venu de dire les choses. À chacun d’en faire ce qu’il veut, soit pour rejeter, soit pour comprendre.

Lorsqu’on parle de la puissance des Illuminati, on pense souvent à des financiers internationaux comme les Rothschild, mais on n’évoque jamais l’importance des Jésuites.

Au XIXe siècle, les Jésuites lancèrent la « mode » de l’antisémitisme afin qu’on rejette la responsabilité de leurs turpitudes sur les juifs. Les premiers pamphlets et les écrits de l’idéologie antisémite ont été rédigés par des jésuites qui deviendront ultérieurement des militants de l’antiracisme. N’oublions pas qu’ils sont toujours des deux côtés à la fois. Diviser pour régner. C’est pourquoi, on pense que les Protocoles des Sages de Sion ont été mis en circulation par les Jésuites pour détourner l’attention vers les juifs qui sont devenus un bouc émissaire idéal en raison des juifs célèbres qu’on retrouve aux commandes du système jésuito-illuminati.

Pourtant, les juifs de base ne sont pas responsables si des milliardaires et des élites sionistes trempent dans la combine. Nombre de juifs doivent se demander ce qui leur vaut autant de succès dans les médias, la finance ou le monde du spectacle. Ils devraient quand même se méfier de leurs parrains et de ces familles puissantes comme les Rothschild qui n’hésitèrent pas à sacrifier leurs congénères durant la dernière guerre mondiale. Car, quoiqu’en disent les révisionnistes, les juifs ont souffert sous le joug jésuito-nazi même si cela ne leur permet pas de s’attribuer le monopole de la souffrance. Rappelons que les Rothschild n’ont perdu aucun des leurs ni souffert du moindre harcèlement depuis l’apparition de l’antisémitisme moderne. On prétend même qu’ils ont financé le régime nazi, lequel entretenait, au demeurant, d’excellents rapports avec le mouvement sioniste. Quoi qu’il en soit, nous ne développerons pas maintenant cette question fort épineuse qui exige du recul et des connaissances que l'on ne trouve pas dans les livres d’histoire.

La cause politique des atrocités révolutionnaires et des régimes totalitaires s’explique par la politique des Jésuites-Illuminati qui ont été de tous les côtés, trahissant et faisant massacrer leurs opposants sans relâche, assassinant des rois et des chefs d’état, depuis Henri IV jusqu’à Kennedy.

Et les services secrets ? Qu’il suffise de savoir que le responsable au Vatican des contacts avec la CIA est un jésuite, le cardinal Dulles, le petit-fils du fondateur de la CIA ! Les secrets des reptiliens restent en famille.


Comment peut-on s’appeler « Compagnie de Jésus » et poursuivre un dessein si contraire à la foi chrétienne ?

Cette question démontre notre naïveté. Nous n’avons toujours pas compris que si l’on veut atteindre un but sur le long terme, il faut agir au nom de Dieu et du Bien, en laissant croire aux meilleures intentions du monde. Le loup sait qu’on lui ouvrira la porte s’il se met de la farine sur le museau, et s’il se présente en bêlant des paroles de paix et de fraternité. Il connaît la réaction des hommes dès lors qu’on leur parle gentiment et qu’on vient pour les aider. C’est par le « bien » qu’on trompe vraiment l’humanité, et non par les explosions éphémères de force brutale. Le meilleur camouflage, c’est le masque de la religion car l’être humain est un enfant qui ne peut percer une telle malice. Cette candeur humaine est d’ailleurs la preuve de notre bonté originelle, mais cette bonté s’accompagne d’une stupidité indécrottable. Les bons sentiments, l’humanitarisme, le progrès scientifique et social, voilà les meilleures armes des Jésuites. Pourtant, lorsqu’on suit leur action à la trace, il n’y a que des larmes et du sang, depuis le massacre des Indiens d’Amérique jusqu’à la boucherie de Pol Pot, en passant par les purges de Staline et les massacres de la révolution culturelle de Mao. C’est signé.

Chaque fois, les Illuminati-Jésuites sont à l’arrière-plan, et si l’on ne comprend pas la raison d’un génocide, eux la connaissent. C’est toujours « Pour la plus grande gloire de Dieu », selon leur folle devise dont l’application pratique exige que « la fin justifie les moyens ». Quelle drôle d‘idée de vouloir ajouter de la gloire à Dieu ? Quel est ce dieu qui aurait besoin qu’on lui ajoute des conquêtes terrestres ? On a compris qui il est.

Comment la Franc-Maçonnerie est-elle tombée sous leur contrôle ?

Rien de plus simple. Ils entrent dans une organisation comme le ferait n’importe quelle personne intéressée, et une fois dans la place, ils deviennent les meilleurs et les plus dévoués, jusqu’à prendre naturellement les commandes de l’organisation qu’on leur livre les yeux fermés tellement ils sont devenus indispensables pour l’administration, les finances, etc. Cela devrait éveiller l’intérêt des membres de groupes qui ont pressenti que leur mouvement avait mystérieusement dévié depuis son origine. C’est souvent « signé Ignace ». Censure et manipulation des écrits originaux, ligne stalinienne du parti avec instauration de la langue de bois, manœuvres politiciennes, luttes de pouvoir, immobilisme ou au contraire activisme, transformation insidieuse de la doctrine initiale… les Jésuites instillent leurs manières dans l’organisation et le tour est joué.
Leur action est devenue aujourd’hui plus occulte que dans le passé. Leur puissant égrégore « magique » peut se greffer sur une sphère psychique collective – et y injecter son venin par des canaux subtils. Généralement, ils font pénétrer le poison par des individus télépathiquement sensibles ou dont les points de faiblesse peuvent être stimulés à volonté : ambition, sexe, argent… ce sont les failles naturelles par lesquelles on peut facilement détruire une organisation. Les Jésuites-Illuminati font du piratage occulte. Ils ont mis au point les rituels des hauts grades maçonniques pour servir leur propre égrégore. Ils ont inversé les colonnes du « rite français » des loges du Grand-Orient afin de remplacer les mythiques initiales I et B des colonnes du Temple de Salomon – Iakin et Booz – par les initiales de Beatus Ignatius (Saint Ignace).

C’est ainsi que les candides francs-maçons rendent un culte à Saint Ignace tout en accomplissant leur rituel maçonnique. Ce n’est là qu’un exemple parmi de nombreuses manipulations effectuées par les initiés Jésuites grâce à leur connaissance scientifique des effets occultes de la magie cérémonielle. Dans l’Église catholique, on parle des « rituels jésuites » pour décrire le détournement des rites de Confucius dans un sens jésuite. À ce sujet, savez-vous qui a traduit la plupart des écrits sacrés de l’Asie ? Lao Tseu aurait bien du mal à se retrouver dans le pseudo-Tao des Jésuites, et que dire des grands sages de l’Inde. Personne ne peut rivaliser. Aucun autre groupe n’est au niveau, et d’ailleurs, la plupart ont été mis sous contrôle – ou sont partiellement neutralisés par les Illuminati-Jésuites qui disposent d’agents – souvent inconscients – dans tous les milieux. Cela n’empêche personne de faire son chemin sur la voie qu’il a choisi, mais l’on se demande parfois pourquoi autant de difficultés irrationnelles apparaissent ? Nombre de groupes qui piétinent alors qu’ils devraient naturellement se développer, feraient mieux de se demander s’ils n’avancent pas avec les freins bloqués ? À l’opposé, d’autres mouvements ont une progression internationale miraculeuse qui est aussi peu naturelle que la stagnation des précédents… Cela dit, il serait absurde de mettre ses propres erreurs sur le compte d’une influence occulte.

L’incompétence, la stupidité et l’ambition demeurent les vices qui rongent la plupart des organisations, mais ces vices sont d’abord dans leurs membres.
Pour simplifier, nous dirons que l’Ordre secret des Jésuites est une inquisition occulte planétaire et, qu’à ce titre, il a inévitablement le contrôle des polices secrètes de tous les états. Ces services ne sont que des départements d’une centrale occulte. Une division apparente permet de motiver les innombrables dupes qui sont au service du système global – par idéologie ou par simple besoin de survie. Deux armées ennemies peuvent être sous le contrôle des Jésuites, lesquels feront livrer des armes aux deux camps, pour la plus grande satisfaction de leur banquier.

Mettez-vous à la place des Rothschild ! Quelle aubaine pour ces changeurs de Francfort lorsqu’ils virent de mystérieux inconnus leur proposer de créer les grandes banques européennes au XVIIIe siècle. Une partie du judaïsme tomba sous la coupe des Jésuites-Illuminati, et c’est pourquoi les juifs de base qui n’y sont vraiment pour rien, ont été littéralement pris en otage, et sont devenus la cible de l’antisémitisme. Les juifs ne semblent pas décidés à s’émanciper de cette tutelle qui offre des avantages matériels, mais peut les conduire au désastre lorsque le vent tourne.

Comment les Jésuites dirigeaient-ils les rois sous l’ancien régime ?

Les Jésuites s’étaient octroyé le monopole de la confession des princes et des rois catholiques de l’Europe. C’est ainsi qu’ils savaient tout sur tout le monde, dressant à volonté un roi contre son cousin, jusqu’à ce qu’excédés par ces manœuvres, les princes les expulsent de leur pays – ce qui est arrivé plus de 70 fois. Mais, ils revenaient rapidement et reprenaient leurs petites affaires. Il créèrent le personnage du Roi-Soleil avec la marionnette Louis XIV. Eux seuls connaissaient le cérémonial de l’empereur de Chine qu’ils appliquèrent au personnage du roi de France dont les ancêtres se seraient moqués d’un tel cinéma. La mise en scène de Napoléon, l’Empereur-aux-abeilles est visiblement signée Saint-Ignace. L’art jésuito-baroque et sa grandiloquence ! Le faste royal rapporté d’Orient qui permet de subjuguer les masses. Napoléon ou Louis XIV sont des exemples du passé, mais de nos jours, c’est moins spectaculaire avec les actuels chefs d’État et toute la clique des valets des Illuminati et leurs cohortes de technocrates serviles.

Sur quoi est basé leur pouvoir et leur science ésotérique ?

À l’issue d’un accident de guerre, en 1521, au siège de Pampelune, Ignace de Loyola, grièvement blessé à la jambe par un boulet de canon, a sublimé son énergie sexuelle de manière contrôlée. Ce n’est pas nouveau, car c’est la base même de l’occultisme. Mais il a codifié un système de développement occulte très efficace en liaison avec la force de la planète Mars ou, tout au moins, avec l’un des esprits de cette sphère.

On amuse les gens avec le yoga de la Kundalini, mais les hauts initiés jésuites détiennent de puissants secrets. De plus, leurs chefs sont dirigés par des entités occultes supérieures tel celui qui inspira Ignace de Loyola, ainsi que son incarnation suivante, le clairvoyant Swedenborg. Le « Jésus » des Jésuites est un prête-nom, une couverture fallacieuse car jamais Jésus ne commanda la ruse et le meurtre pour faire avancer le royaume de Dieu. Loyola était un militaire espagnol du XVIe siècle qui rêvait de conquérir le monde, mais qui réalisa que la religion était le meilleur moyen pour entrer chez l’ennemi avec des paroles de paix à la bouche. Blessé, il resta longtemps allongé ce qui lui permit d’analyser ses mécanismes psychiques les plus subtils. Il sublima l’énergie sexuelle et mit au point un système de développement psychique qui fabrique des anormaux. Il se fit prêtre pour infiltrer l’Église, débarqua à Rome, promit au pape de sauver son trône du danger de la Réforme, établit une milice totalitaire camouflée en ordre religieux et partit à la conquête de l’univers « Pour la plus grande gloire de Dieu ». C’est ainsi qu’il devint l’agent du destin dans l’âge noir. Il se mit au « service du Pape », ce qui signifie exactement le contraire si l‘on connaît le langage Jésuite. C’est dire que la religion catholique est totalement entre les mains du général de l’ordre, le pape noir, qui n’est lui-même que la pointe de la pyramide visible.

Tous les Jésuites du monde sont dans une obéissance absolue, et selon leur formule « s’abandonner comme un cadavre », ils sont comme des robots entre les mains de leurs chefs. Ils forment donc un corps militaire d’élite – à la fois prêtres et guerriers – présent dans tous les pays. C’est une armée démoniaque qui a investi la Terre, et la liaison des Jésuites avec les Gris extraterrestres est plus que probable.
Ils contrôlent les polices secrètes, les armées et les organismes internationaux.

À travers ces relais, ils expérimentent ce qu’ils veulent sur les populations. Par exemple, la guerre du Viêt-Nam leur a permis d’éliminer leurs adversaires dans ce pays, et le génocide du Cambodge a nettoyé un million de bouddhistes récalcitrants à la conversion chrétienne. Les bouddhistes de la tradition du Petit Véhicule ont particulièrement souffert, alors qu’au contraire les Lamas tibétains sont financés par les Jésuites. Sans cette aide, le lamaïsme ne serait pas connu du public et le Dalaï-Lama ne bénéficierait pas d’une telle publicité. Il faut un sérieux coup de pouce pour monter aussi haut lorsqu’on est un pauvre réfugié sans patrie ni argent.

Si on vous vaccine de force, dites merci aux Jésuites, sans oublier de remercier leur ami le baron de Rothschild qui fut le premier administrateur de l’Institut Pasteur.

Cela donne le vertige. Y-a t-il des preuves à l’appui de ces allégations ?

Il y en a abondamment, mais encore faut-il faire l’effort de les rechercher. À ma connaissance aucun chercheur « conspirationiste » ne semble véritablement intéressé par la piste des Jésuites. C’est encore un sujet tabou. Les gens évoquent parfois cette question, puis ils passent à un autre sujet car, à vrai dire, ils ne savent à peu près rien. Pour pénétrer cette sphère, il faut une sorte de sens prophétique car tout est dissimulé. Tout est truqué. Il faut s’armer de patience, réfléchir et progresser sans se focaliser outre mesure pour ne pas projeter de l’émotionnel. Il ne faut pas devenir un obsédé du « complot satanique jésuite » comme d’autres le sont des Reptiliens, du complot judéo-maçonnique ou du complot fasciste. Il faut garder sa bonne humeur, et ne jamais se laisser aller au ressentiment qui nous égare sur de fausses pistes. Comme le pêcheur qui surveille le bouchon, il faut savoir attendre longtemps avant de vérifier une simple petite information. Il faut se souvenir du moindre détail, selon la parole « Tu ne négligeras pas la poussière ». L’information vient toujours quand on ne s’y attend pas. Et c’est parfois le déclic.

Certains chercheurs américains ont révélé des informations essentielles sur les Jésuites, mais leur discours est souvent conditionné par un fanatisme religieux évangélique en lutte contre le catholicisme romain. Ils passent complètement à côté des aspects occultes de la question à cause de leurs préjugés religieux dogmatiques. Ils ne voient dans cette affaire qu’un combat entre le protestantisme et le catholicisme. Selon eux, le protestantisme du Nouveau-Monde serait le garant de la liberté de conscience, alors que Rome – par le biais des Jésuites – perpétuerait l’Inquisition et voudrait instaurer une théocratie mondiale avec un « pape-messie » à sa tête. Ces évangélistes américains qui s’appellent « patriotes », croient que l’Amérique est tombée entièrement sous le joug des Jésuites. Cela n’est pas faux, mais empreint de préjugés religieux, et d’une méconnaissance totale du monde de l’occulte.

Il est vrai que pour étudier cette question, il faut se sentir motivé. Il y a certes des inexactitudes dans tout ce que je déroule ici, mais je dispose de références pour 80 % de mes allégations.

Des sympathisants du bouddhisme tibétain pourraient se scandaliser lorsque j’affirme que des lamas reçoivent de l’argent des Jésuites. Mais je n’y peux rien, c’est un fait dont on trouve la trace dans un livre grand public écrit par un moine dont le père est philosophe.
Je ne vous demande pas de me croire mais de mener votre propre enquête, à condition que vous soyez bien inspiré et tenace.

Ainsi les Jésuites initiés contrôleraient la sphère du Nouvel Âge ? Cela va choquer les adeptes de ce courant qui y voient une ouverture de conscience et de nouvelles perspectives de civilisation.

Seul celui qui ne veut pas regarder la réalité en face sera choqué. Nous n’avons jamais prétendu que les courants spiritualistes n’étaient pas des voies d’ouverture. Mais ils le seraient encore plus si on identifiait lucidement ce qui dans ces courants est libérateur et ce qui emprisonne l’être. Il n’y a pas besoin de former une nouvelle inquisition pour cela. Chacun doit ouvrir les yeux. Toutefois, en ce qui concerne le new age et les fadaises sur les « maîtres de la Grande Loge Blanche », oui, cela est typiquement une opération jésuito-illuminati. Qui peut le plus, peut le moins. Des intelligences qui ont mis le grappin sur la politique du Vatican et la Maçonnerie, n’ont pas beaucoup d’effort à fournir pour tromper les amateurs d’occultisme. Souffler à l’oreille du médium Alice Bailey que l’âge d’or est venu et que le Christ va réapparaître, ce ne doit pas être trop difficile pour des initiés du niveau du « plan du Soleil ». (Voir l’Apocalypse de Jean)

Le soleil est un symbole de la Compagnie de Jésus. Un soleil sur fond d’azur. Leur but secret va au-delà du plan terrestre. C’est le système solaire qui les intéresse, et c’est pourquoi, ils ont développé la recherche spatiale et les sciences de pointe. Cela va très loin. On pourrait presque les admirer s’ils n’étaient à l’origine de tant d’horreurs. Helena Blavatsky disait : « Toutes les armées de Satan n’ont pas fait autant de mal sur la terre que les Jésuites ». Cette phrase est remarquable, car Blavastky en connaissait un rayon. C’est pourquoi elle fut mise sous camisole occulte durant un temps.

Comment se débarrasser des prédateurs ?

Se débarrasser d’un agent cosmique ? On peut toujours rêver. Dans l’âge noir, ils poussent à la roue et précipitent les événements. Peut-être préparent-ils la voie du démon de la matière qui doit s’incarner sur terre dans le futur ? L’implication des Jésuites dans la science expérimentale est l’indice de leur mission en tant qu’agents préparant le terrain pour quelque chose de prodigieux. Il est difficile de parler de cela en évitant l’imagerie religieuse, car il s’agit de politique. Il n’y a que de la politique dans l’Univers. Le Salut de l’âme est un enjeu politique cosmique. Il faut apprendre à voir les choses sous un angle réaliste, ce qui n’enlève rien au sacré. En politique, les Jésuites ont pris une très grande avance, car ils n’ont aucun préjugé. Lorsqu’ils favorisent le culte de la Vierge, par exemple, c’est pour eux du réalisme politique. Ils y ont un intérêt, voilà tout.

En attendant leur « démon solaire », ils mettent en place le Nouvel Ordre Mondial qui verra la fin de ce qu’on appelait la civilisation humaniste. N’oublions pas que les Jésuites furent les inventeurs des camps de concentration avec leurs « Reducciones » du Paraguay où les Indiens étaient dressés à devenir de bons citoyens robotiques dans le cadre d’une société communiste théocratique.

En termes de tyrannie, ils ont déjà tout expérimenté grâce au communisme, et cela n’annonce rien de bon pour le meilleur des mondes qu’ils nous ont préparé.
On en a assez dit. Si le lecteur ne peut comprendre ou admettre ces choses, qu’il considère ces informations comme des spéculations, et qu’il oublie les Jésuites contre lesquels nulle puissance terrestre ne peut grand chose de toute façon

27 août 2011

La planification du chaos de 2012 : le plan Omega

al-tod10

A lire absolument !


Voici ci-dessous un texte particulièrement intrigant, censé selon le journaliste Serge Monast, mort
subitement et surtout prématurément tout comme son compatriote le Père Régimbald, avoir été concocté
dans une loge crypto-maçonnique dénommée « 666 » :
But du Projet Mondialiste: ÉTABLISSEMENT DE L’OCCULTE MONDIAL
Moyens de Financement du Projet : Contrôle du F.M.I., du G.A.T.T., de la Commission de Bruxelles, de
l’OTAN, de l’O.N.U. et d’autres Organismes Internationaux.
Les dernières dix-huit années furent très profitables pour l'avancement de nos projets mondiaux. Je peux
vous dire, Frères, que nous touchons maintenant presque au but.
La chute des États-Nations n'est plus qu'une question de temps, assez court, dois-je vous avouer en toute
confiance.

EU_dees
Grâce à nos Agents d'infiltration et à nos moyens financiers colossaux, des progrès sans précédents ont
maintenant été accomplis dans tous les domaines de la Science et de la Technologie dont nous contrôlons
financièrement les plus grandes corporations.
Depuis les réunions secrètes avec M. de Rothschild dans les années 56, et qui avaient pour but de mettre
au point le développement, et l'implantation mondiale des "Ordinateurs", il nous est maintenant possible
d'entrevoir la mise en place d'un genre "d'Autoroute Internationale" où toutes ces machines seraient
reliées entre elles.
Car, comme vous le savez déjà, le contrôle direct et individuel des populations de la planète, serait à tout
le moins totalement impossible sans l'usage des Ordinateurs, et leur rattachement électronique les uns
par rapport aux autres en un vaste "Réseau Mondial".
Ces machines d'ailleurs ont l'avantage de pouvoir remplacer des millions d'individus. De plus, elles ne
possèdent ni conscience, ni morale aucune ; ce qui est indispensable pour la réussite d'un projet comme
le nôtre.


Surtout, ces machines accomplissent, sans discuter, tout ce qui leur est dicté. Elles sont des esclaves
parfaits dont ont tant rêvé nos prédécesseurs, mais sans qu'ils aient été à même de se douter qu'un jour,
il nous serait possible d'accomplir un tel prodige.
Ces machines sans patrie, sans couleur, sans religion, sans appartenance politique, sont l'ultime
accomplissement et outil de notre Nouvel Ordre Mondial. Elles en sont la "Pierre angulaire" !
L'organisation de ces machines en un vaste "Réseau mondial" dont nous contrôlerons les leviers
supérieurs, nous servira à immobiliser les populations. Comment ?
Comme vous le savez, la structure de base de notre Nouvel Ordre Mondial est composée, dans son
essence, d'une multitude de "Réseaux" divers couvrant chacun toutes les sphères de l'activité humaine sur
toute l'étendue de la planète.
Jusqu'à ce jour, tous ces "Réseaux" étaient reliés entre eux par une base idéologique commune : celle de
l'Homme comme étant le "Centre" et "l'Ultime Accomplissement" de l'Univers.
Ainsi, grâce à tous ces "Réseaux" unis par le lien de la "Nouvelle Religion de l'Homme pour l'Homme",
nous avons pu facilement infiltrer tous les secteurs humains dans tous les pays Occidentaux, et en
modifier la base "Judéo-Chrétienne".
Le résultat est qu'aujourd'hui, cet Homme, qu'il fasse partie du Politique, de l'Économique, du Social, de
l'Éducation, du Scientifique ou du Religieux, a déjà, depuis notre dernière Réunion de fin Juin 67,
abandonné son héritage passé pour le remplacer par notre idéal d'une Religion Mondiale basée
uniquement sur l'Homme.


Coupé ainsi qu'il est dorénavant de ses racines historiques, cet Homme n'attend plus, en définitive, que lui
soit proposé une nouvelle idéologie. Celle-ci, bien entendue, est la nôtre ; celle du "Village
Communautaire Global" dont il sera le "Centre".
Et c'est précisément ce que nous lui apporterons en l'encourageant à faire partie, "Corps et Ame", de ce
"Réseau Électronique Mondial" où les frontières des États-Nations auront été à tout jamais abolies,
anéanties jusqu'à leurs racines les plus profondes.
Pendant que cet homme égaré sera absorbé par son enthousiasme aveugle à faire partie de sa nouvelle
"Communauté Mondiale" en faisant partie de ce vaste "Réseau d'Ordinateurs", pour notre compte, nous verrons, à partir des leviers supérieurs qui lui seront cachés, à le ficher, à l'identifier, à le comptabiliser, et
à le rentabiliser selon nos propres objectifs.
Car à l'intérieur de cette "Nouvelle Société Globale", aucun individu ayant un potentiel de "Rentabilité"
pour nous, ne pourra nous échapper.

internet_lieu_travail_1
L'apport constant de la "Technologie Électronique" devra nous assurer de tous les moyens pour ficher,
identifier, et contrôler tous les individus des populations de l'Occident.
Quant à ceux qui ne représenteront aucune "Rentabilité Exploitable" par nous, nous verrons à ce qu'ils
s'éliminent d'eux-mêmes à travers toutes les guerres intestines locales que nous aurons pris soin de faire
éclater ici et là en nous ayant servi, et de la "Chute de l'Économie" des États-Nations, et des "Oppositions
et des Revendications" des divers groupes composant ces mêmes États.
Voici donc la manière détaillée par laquelle nous procéderons d'ici 1998 pour paver la route à la naissance
de notre "Gouvernement Mondial".

18
1. - Décupler la "Société des Loisirs" qui nous a été si profitable à date. En nous servant de l'invention du
 "Vidéo" que nous avons financé, et des jeux qui lui sont rattachés, finissons de pervertir la morale de la
jeunesse. Offrons-lui la possibilité de satisfaire maintenant tous ses instincts.
Un être possédé par ses sens, et esclave de ceux-ci, nous le savons, n'a ni idéal, ni force intérieure pour
défendre quoi que ce soit.
Il est un "Individualiste" par nature, et représente un candidat parfait que nous pouvons modeler
aisément selon nos désirs et nos priorités. D'ailleurs, rappelez-vous avec quelle facilité nos prédécesseurs
ont pu orienter toute la jeunesse allemande au début du siècle en se servant du désabusement de cet te
dernière !

hippies
2. - Encourager la "Contestation Étudiante" pour toutes les causes rattachées à "l'Écologie".
La protection obligatoire de cette dernière sera un atout majeur le jour où nous aurons poussé les États-
Nations à échanger leur "Dette Intérieure" contre la perte de 33 % de tous leurs territoires demeurés à
l'état sauvage.


3. - Comblons le vide intérieur de cette jeunesse en l'initiant, dès son tout jeune âge, à l'univers des
Ordinateurs. Utilisons, pour cela, son système d'éducation. Un esclave au service d'un autre esclave que
nous contrôlons.

4775508_1
4. - Sur un autre plan, établissons le "Libre-Échange International" comme étant une priorité absolue pour
la survie économique des États-Nations.
Cette nouvelle conception économique nous aidera à accélérer le déclin des "Nationalistes" de toutes les
Nations ; à les isoler en factions diverses, et au moment voulu, à les opposer farouchement les uns aux
autres dans des guerres intestines qui achèveront de ruiner ces Nations.


5. - Pour nous assurer à tout prix de la réussite d'une telle entreprise, faisons en sorte que nos Agents
déjà infiltrés dans les Ministères des Affaires Intergouvernementales et de l'Immigration des États-Nations
fassent modifier en profondeur les Lois de ces Ministères.
Ces modifications viseront essentiellement à ouvrir les portes des pays occidentaux à une immigration de
plus en plus massive à l'intérieur de leurs frontières (immigrations que nous aurons d'ailleurs provoquées
en ayant pris soin de faire éclater, ici et là, de nouveaux conflits locaux).
Par des campagnes de Presse bien orchestrées dans l'opinion publique des États-Nations ciblées, nous
provoquerons chez celles-ci un afflux important de réfugiés qui aura pour effet, de déstabiliser leur
économie intérieure, et de faire augmenter les tensions raciales à l'intérieur de leur territoire.
Nous verrons à faire en sorte que des groupes d'extrémistes étrangers fassent partie de ces afflux
d'immigrants; ce qui facilitera la déstabilisation politique, économique et sociale des Nations visées.

p11_19314577

6. - Ce "Libre-Échange" qui, en réalité, n'en est pas un car il est déjà contrôlé par nous tout au sommet
de la hiérarchie économique, noyautons-le en "Trois Commissions Latérales" :
[celle de l'Asie, celle de l'Amérique, celle de l'Europe]. Il nous apportera la discorde à l’intérieur des États-
Nations par la hausse du chômage relié aux restructurations de nos Multinationales.

8710md

7. – Transférons lentement, mais sûrement, nos multinationales dans de nouveaux pays acquis à l’idée de
« l'Économie de Marché », tels les pays de l’Est de l’Europe, en Russie et en Chine par exemple. Nous
nous fichons bien, pour l’instant, si leur population représente ou non un vaste bassin de nouveaux
consommateurs.
Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir accès, en premier lieu, à une « Main-d’œuvre-Esclave » (à bon marché
et non syndiquée) que nous offrent ces pays et ceux du Tiers-monde. D’ailleurs, leurs gouvernements ne
sont-ils pas mis en place par nous ?
Ne font-ils pas appel à l’aide étrangère, et aux prêts de notre « Fond Monétaire International » et de notre
« Banque Mondiale » ?
Ces transferts offrent plusieurs avantages pour nous. Ils contribuent à entretenir ces nouvelles populations
dans l’illusion d’une « Libération Économique », d’une « Liberté Politique » alors qu’en réalité, nous les
dominerons par l’appétit du gain et un endettement dont ils ne pourront jamais s’acquitter.
Quant aux populations occidentales, elles seront entretenues dans le rêve du [Bien-Être Économique] car
les produits importés de ces pays ne subiront aucune hausse de prix.
Par contre, sans qu’elles s’en aperçoivent au début, de plus en plus d’industries seront obligées de fermer
leurs portes à cause des transferts que nous aurons effectués hors des pays occidentaux.
Ces fermetures augmenteront le chômage, et apporteront des pertes importantes de revenus pour les
États-Nations.

obb_dees
8. – Ainsi nous mettrons sur pied une « Économie Globale  » à l’échelle mondiale qui échappera totalement
au contrôle des États-Nations.
Cette nouvelle économie sera au-dessus de tout ; aucune pression politique ou syndicale ne pourra avoir
de pouvoir sur elle.
Elle dictera ses propres « Politiques Mondiales », et obligera à une réorganisation politique, mais selon nos
priorités à l’échelle mondiale.

9. – Par cette « Économie Indépendante » n’ayant de Lois que nos Lois, nous établirons une « Culture de
Masse Mondiale ». Par le contrôle international de la Télévision, des Médias, nous instituerons une
« Nouvelle Culture », mais nivelée, uniforme pour tous, sans qu’aucune « Création » future ne nous
échappe.
Les artistes futurs seront à notre image ou bien ne pourront pas survivre. Fini donc ce temps où des
« Créations Culturelles Indépendantes » mettaient à tout moment en péril nos projets mondialistes
comme cela fut si souvent le cas dans le passé.

dayrage_dees

10. – Par cette même économie, il nous sera alors possible de nous servir des forces militaires des États-
Nations (telles celles des États-Unis) dans des buts humanitaires.
En réalité, ces « Forces » nous serviront à soumettre des pays récalcitrants à notre volonté. Ainsi les pays
du Tiers-Monde et d’autres semblables à eux ne pourront pas être en mesure d’échapper à notre volonté
de nous servir de leur population comme main-d’œuvre-esclave.

11. – Pour contrôler le marché mondial, nous devrons détourner la productivité de son but premier
(libérer l’homme de la dureté du travail). Nous l’orienterons en fonction de la retourner contre l’homme en
asservissant ce dernier à notre système économique où il n’aura pas le choix de devenir notre esclave, et
même un futur criminel.

Multinationales1

12. – Tous ces transferts à l’étranger de nos Multinationales, et la réorganisation mondiale de l’économie
auront pour but, entre autres, de faire grimper le chômage dans les pays occidentaux.
Cette situation sera d’autant plus réalisable parce qu’au départ, nous aurons privilégié l’importation
massive des produits de base à l’intérieur des États-Nations et, du même coup, nous aurons surchargé ces
États par l’emploi exagéré de leur population à la production de services qu’ils ne pourront plus payer.
Ces conditions extrêmes multiplieront par millions les masses d’assistés sociaux de tous genres, d’illettrés,
de sans abris.

13. – Par des pertes de millions d’emplois dans le secteur primaire ; à même les évasions déguisées de
capitaux étrangers hors des États-Nations, il nous sera ainsi possible de mettre en danger de mort
l’harmonie sociale par le spectre de la guerre civile.

ALeqM5gXyysI9SV8JnGvpmIMzKEBdkU9yQ

14. – Ces manipulations internationales des gouvernements et des populations des États-Nations nous
fourniront le prétexte d’utiliser notre F.M.I. pour pousser les gouvernements occidentaux à mettre en
place des « Budgets d’Austérité » sous le couvercle de la réduction illusoire de leur « Dette Nationale  » ;
de la conservation hypothétique de leur « Cote de Crédit Internationale » ;
de la préservation impossible de la « Paix Sociale ».

0622-OAUSTERITY-cameron-UK-austerity_full_380-300x199

15. – Par ces « Mesures Budgétaires d’Urgence », nous briserons ainsi le financement des États-Nations
pour tous leurs « Méga-Projets » qui représentent une menace directe à notre contrôle mondial de
l’économie.

16. – D’ailleurs toutes ces mesures d’austérité nous permettront de briser les volontés nationales de
structures modernes dans les domaines de l'Énergie, de l’Agriculture, du Transport et des Technologies
nouvelles.

17. – Ces mêmes mesures nous offriront l’occasion rêvée d’instaurer notre « Idéologie de la Compétition
Économique ». Celle-ci se traduira, à l’intérieur des États-Nations, par la réduction volontaire des salaires,
les départs volontaires avec [Remises de Médailles pour Services rendus] ; ce qui nous ouvrira les portes
à l’instauration partout de notre « Technologie de Contrôle ».
Dans cette perspective, tous ces départs seront remplacés par des « Ordinateurs » à notre service.

18. – Ces transformations sociales nous aideront à changer en profondeur la main d’œuvre « Policière et
Militaire » des États-Nations. Sous le prétexte des nécessités du moment, et sans éveiller de soupçons,
nous nous débarrasserons une fois pour toutes de tous les individus ayant une « Conscience Judéo-
Chrétienne ».
Cette « Restructuration des Corps Policiers et Militaires » nous permettra de limoger sans contestation, le
personnel âgé, de même que tous les éléments ne véhiculant pas nos principes mondialistes.
Ceux-ci seront remplacés par de jeunes recrues dépourvues de « Conscience et de Morale », et déjà
toutes entraînées, et favorables à l’usage inconsidéré de notre « Technologie de Réseaux Électroniques ».

3193602-4568475

19. – Dans un même temps, et toujours sous le prétexte de « Coupures Budgétaires », nous veillerons au
transfert des bases militaires des États-Nations vers l’Organisation des Nations-Unies.

20. – Dans cette perspective, nous travaillerons à la réorganisation du « Mandat International des
Nations-Unies ».
De « Force de Paix » sans pouvoir décisionnel, nous l’amènerons à devenir une « Force d’Intervention »
où seront fondues, en un tout homogène, les forces militaires des États-Nations.
348838f6-6776-11df-a2d4-192c23792909
Ceci nous permettra d’effectuer, sans combat, la démilitarisation de tous ces États de manière à ce
qu’aucun d’entre eux, dans l’avenir, ne soient suffisamment puissants (indépendants) pour remettre en
question notre « Pouvoir Mondial ».

21. – Pour accélérer ce processus de transfert, nous impliquerons la force actuelle des Nations-Unies dans
des conflits impossibles à régler. De cette manière, et avec l’aide des Médias que nous contrôlons, nous
montrerons aux populations l’impuissance et l’inutilité de cette « Force » dans sa forme actuelle.
La frustration aidant, et poussée à son paroxysme au moment voulu, poussera les populations des États-
Nations à supplier les instances internationales de former une telle « Force Multi-Nationale  » au plus tôt
afin de protéger à tout prix la « Paix ».

casquesB2

22. – L’apparition prochaine de cette volonté mondiale d’une « Force Militaire Multi-Nationale  » ira de pair
avec l’instauration, à l’intérieur des États-Nations, d’une « Force d’Intervention Multi-Juridictionnelle  ».
Cette combinaison des « Effectifs Policiers et Militaires », créée à même le prétexte de l’augmentation de
l’instabilité politique et sociale grandissante à l’intérieur de ces États croulant sous le fardeau des
problèmes économiques, nous permettra de mieux contrôler les populations occidentales.
Ici, l’utilisation à outrance de l’identification et du fichage électronique des individus nous fournira une
surveillance complète de toutes les populations visées.

23. – Cette réorganisation policière et militaire intérieure et extérieure des États-Nations permettra de
faire converger le tout vers l’obligation de la mise en place d’un « Centre Mondial Judiciaire ».
Ce « Centre » permettra aux différents « Corps Policiers des États-Nations » d’avoir rapidement accès à
des « Banques de Données » sur tous les individus potentiellement dangereux pour nous sur la planète.
L’image d’une meilleure efficacité judiciaire, et les liens de plus en plus étroits créés et entretenus avec le
« Militaire », nous aideront à mettre en valeur la nécessité d’un « Tribunal International » doublé d’un
« Système Judiciaire Mondial » ; l’un pour les affaires civiles et criminelles individuelles, et l’autre pour les
Nations.

24. – Au cours de la croissance acceptée par tous de ces nouvelles nécessités, il sera impérieux pour nous
de compléter au plus tôt le contrôle mondial des armes à feu à l’intérieur des territoires des États-Nations.
Pour ce faire, nous accélérerons le « PLAN ALPHA » mis en œuvre au cours des années 60 par certains de
nos prédécesseurs.
Ce « Plan » à l’origine visait deux objectifs qui sont demeurés les mêmes encore aujourd’hui :
Par l’intervention de « Tireurs fous », créer un climat d’insécurité dans les populations pour amener à un
contrôle plus serré des armes à feu.
Orienter les actes de violence de manière à en faire porter la responsabilité par des extrémistes religieux,
ou des personnes affiliées à des allégeances religieuses de tendance « Traditionnelle », ou encore, des
personnes prétendant avoir des communications privilégiées avec Dieu.
Aujourd’hui, afin d’accélérer ce « Contrôle des Armes à Feu », nous pourrons utiliser la « Chute des
Conditions Économiques » des États-Nations qui entraînera avec elle, une déstabilisation complète du
Social ; donc augmentation de la violence. Je n’ai pas besoin de vous rappeler, ni de vous démontrer,
Frères, les fondements de ce « Contrôle » des armes à feu.
Sans celui-ci, il deviendrait presque impossible pour nous de mettre à genoux les populations des États
visés. Rappelez-vous avec quel succès nos prédécesseurs ont pu contrôler l’Allemagne de 1930 avec les
nouvelles « Lois » mises en application à l’époque ; Lois d’ailleurs sur lesquelles sont fondées les Lois
actuelles des États-Nations pour ce même contrôle.

2391921-3350996

25. – Les dernières « Étapes » se rapportent à la « PHASE OMEGA » expérimentée à partir des
expérimentations effectuées au début des années 70. Elles renferment la mise en application, à l’échelle
mondiale, des « Armes Electro-Magnétiques ».
Les « Changements de Climat » entraînant la destruction des récoltes ; la faillite dans ces conditions, des
terres agricoles.
L’avenir du « Contrôle des Populations » de ces États passe obligatoirement par le contrôle absolu, par
nous, de la production alimentaire à l’échelle mondiale, et par la prise de contrôle des principales « Routes
Alimentaires » de la planète. Pour ce faire, il est nécessaire d’utiliser
l’Electro-Magnétique, entre autre, pour déstabiliser les climats des États les plus productifs sur le plan
agricole. Quant à l’empoisonnement de la nature, elle sera d’autant plus accélérée que l’augmentation des
populations l’y poussera sans restriction. la dénaturation, par moyens artificiels, des produits alimentaires
de consommation courante; l’empoisonnement de la nature par une exploitation exagérée et inconsidérée,
et l’utilisation massive de produits chimiques dans l’agriculture ; tout cela, Frères, mènera à la ruine
assurée des industries alimentaires des
États-Nations.

humour-chemtrails-dees

26. – L’utilisation de l’Electro-Magnétique pour provoquer des « Tremblements de Terre » dans les régions
industrielles les plus importantes des États-Nations contribuera à accélérer la « Chute Économique » des
États les plus menaçants pour nous ; de même qu’à amplifier l’obligation de la mise en place de notre
Nouvel Ordre Mondial.

27. – Qui pourra nous soupçonner ? Qui pourra se douter des moyens utilisés ? Ceux qui oseront se
dresser contre nous en diffusant de l’information quant à l’existence et au contenu de notre
« Conspiration », deviendront suspects aux yeux des autorités de leur Nation et de leur population.

Grâce à la désinformation, au mensonge, à l’hypocrisie et à l’individualisme que nous avons créé au sein
des peuples des États-Nations, l’Homme est devenu un Ennemi pour l’Homme.
Ainsi ces « Individus Indépendants » qui sont des plus dangereux pour nous, justement à cause de leur
« Liberté », seront considérés par leurs semblables comme étant des ennemis et non des libérateurs.
L’esclavage des enfants, le pillage des richesses du Tiers-Monde, le chômage, la propagande pour la
libération de la drogue, l’abrutissement de la jeunesse des Nations, l’idéologie du « Respect de la Liberté
Individuelle » diffusée au sein des Églises Judéo-Chrétiennes et à l’intérieur des États-Nations,
l’obscurantisme considéré comme une base de la fierté, les conflits inter-ethniques, et notre dernière
réalisation : « les Restrictions Budgétaires » ; tout cela nous permet enfin de voir l’accomplissement
ancestral de notre « Rêve » : celui de l’instauration de notre « NOUVEL ORDRE MONDIAL ».
Écrit Fin Juin 1985.
Ce qui intrigue dans ce texte ce n’est pas seulement son contexte comme les relais pro-NWO et autres
idiots utiles le font constamment remarquer en fustigeant un contexte paranoïde ou extrême-droitiste (ou
extrême-gauchiste, voire extrême-centriste ou nihiliste, c’est selon), mais le fond du texte lui- même, les
informations prédictives qu’il dévoile et qui se retrouvent pour une partie très importante vérifiés par les
faits, plus de 25 ans après leur première publication…

Ce qui importe ici c’est de lire ce qui est écrit noir sur blanc, ce qui a été écrit il y a plus de 25
ans et qui se trouve recoupé par les faits eux-mêmes.

14 août 2011

Nous aurons un gouvernement mondial, que nous le voulions ou non.

mondialisation_320-2010« Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial ». (David Rockefeller). Plus de quarante ans avant cette déclaration, James Paul Warburg (1896-1969), officier de l’OSS et membre du CFR, affirmait le 7 février 1950, devant le Sénat des Etats-Unis :

« Nous aurons un gouvernement mondial, que nous le voulions ou non. La seule question est à savoir si le Gouvernement Mondial sera instauré par l’adhésion, ou par la conquête. »

Aujourd’hui, nous avons les Bush, les Jacques Attali et Nicolas Sarkozy qui reprennent les mêmes termes, le même PLAN. Est-ce que cela s’appelle un complot ? A chacun de répondre.

Les familles oligarchiques qui orchestrent cette crise « majeure » si nécessaire pour introduire le Nouvel Ordre Mondial et son inéluctable REFORME MONETAIRE pour plumer la classe moyenne et appauvrir encore plus les gens modestes, répètent ce que leurs ancêtres ont fait avec le krach de 1929. Dans les années 1920, Paul Warburg est l’un des hommes les plus riches et les plus influents dans le monde. Il est particulièrement en charge du système monétaire des Etats-Unis et de Wall Street.

Il fera venir directement d’Angleterre Winston Churchill dans son bureau pour lui dire ceci, au matin de l’ouverture de la bourse du jeudi 29 octobre 1929 : « Nous allons vous montrer notre puissance ! »

A dix heures, la cloche sonna pour indiquer l’ouverture de la séance. En quelques mois, l’économie américaine allait s’effondrer et l’avènement d’Hitler allait suivre.

Donc, le KRACH de 1929 répondait à un objectif devenu clair dans les années qui suivirent avec la crise d’hyperinflation en Allemagne et l’arrivée du Parti nazi et d’A. Hitler, financés par les banques de Wall Street, comme l’avait été Lénine quelques années auparavant.

Que veulent-ils aujourd’hui ? Finaliser la troisième étape du plan Pike publié par William Carr en 1954-58, à une époque où absolument PERSONNE ne pouvait anticiper les contours de la géopolitique actuelle…
Pour les nouveaux lecteur et un rappel toujours utile aux « anciens »

Cette « planification » fut connue grâce à une correspondance du 15 août 1871 entre les deux hommes. Cette lettre fut exposée une seule fois au British Museum Library de Londres. Heureusement, un officier de marine canadien et «chercheur anti-maçonnique», le commodore William Guy Carr put en prendre connaissance. Il se trouvait sur ces lieux en qualité de conseiller des Etats-Unis à la conférence de San Francisco du 26 juin 1945. Ce qu’il découvrit bouleversa sa vie. Du résumé qu’il fit, des notes qu’il releva, et des passages qu’il copia, un livre allait les reproduire en 1954, à une époque où il était humainement impossible de prévoir ce à quoi nous assistons progressivement : Pawns in the Game (chap.1, pp. 15 et 16).
« … La Première Guerre mondiale devait être livrée afin de permettre aux Illuminés de renverser le pouvoir des Tsars en Russie et de faire de ce pays une forteresse du Communisme athée. Les diver-gences suscitées par les agents des Illuminés entre l’Empire britannique et l’Empire allemand furent utilisées pour fomenter cette guerre. A la fin de cette guerre, le Communisme devait être édifié et utilisé pour détruire les autres gouvernements et pour affaiblir les religions ».

« La Seconde Guerre mondiale devait être fomen-tée en profitant des divergences entre les Fascistes et les Sionistes politiques. Cette guerre devait être menée de telle sorte que le Nazisme soit détruit et que le Sionisme politique soit assez fort pour instaurer l’état souverain d’Israël en Palestine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Internationale Communiste devait devenir assez forte pour équilibrer la Chrétienté. Elle devait alors être contenue et tenue en échec jusqu’au moment où l’on aurait recours à elle pour le cataclysme social final ».

« La Troisième Guerre mondiale doit être fomentée en profitant des divergences suscitées par les agents des “Illuminés” entre les Sionistes politiques et les dirigeants du monde islamique. La guerre devra être orientée de telle manière que l’Islam (le monde arabe et le monde musulman) et le Sionisme politique (incluant l’Etat d’Israël) se détruisent réciproquement, tandis que les autres nations, une fois de plus divisées et opposées entre elles sur cette affaire, seront en cette circonstance contraintes de se combattre jusqu’à leur complet épuisement physique, moral, spirituel et économique ».

Quand le commodore William Guy Carr a publié cette lettre, juste avant les années 1960, il était impossible d’imaginer les contours de la géopolitique actuelle. Les choses se sont éclaircies seulement à la lumière de l’interprétation faite (par les pantins qui ont l’apparence de gouverner) des événements du 11-Septembre. Même la veille du 11-Septembre, ce n’était pas évident. Depuis, tout s’enchaîne selon la logique de ce plan. D’aucuns, surtout ceux qui ont intérêt à ce que le peuple ne comprenne rien et ne voit rien, diront hasard. Les médias à la solde des oligarques du mondialisme qui les contrôlent diront que si vous clamez la vérité sur ce sujet vous êtes étiqueté de « complotiste » et donc rangé dans la rubrique des gens dérangés. Ces médias continueront à faire croire que les deux pantins représentés par les deux partis politiques dominants dans chaque pays « évolués » vous sauveront et résoudront les problèmes de votre vie. Mensonge ! Ces pantins sont toujours membres de quelques petites sociétés secrètes, elles-mêmes intégrées dans une toile d’araignée dirigée humainement par ces mêmes oligarques. Chacun d’eux a des casseroles dans sa vie de manière à ce que le pouvoir de l’ombre, celui qui tient les manettes, puisse exiger de lui qu’il respecte le cahier des charges. C’est pourquoi, quand le peuple dit « non » à un référendum, ce dirigeant passera outre, comme cela fut le cas en France avec le traité européen.

Ce sont les mêmes qui assurent que la faillite des Etats et l’effondrement des monnaies est aussi le fruit du hasard. Pourtant, le Prix Nobel Soljenytsine (1918-2008), qui s’intéressait au plan des sociétés secrètes cherchant un « renversement sociétal », avait abouti aux mêmes conclusions que celles de LIESI et de plusieurs historiens sérieux. Soljenytsine était si horrifié de ses découvertes sur ce pouvoir de l’ombre qu’il avait interdit de publier ses conclusions tant qu’il serait en vie.

Publicité
<< < 1 2 3 4 > >>